Blog Culturel

Pour ne pas oublier trop vite tout en essayant de profiter de la vie et  de partager ses envies...

Essayez de trouver ici les quelques sorties qui peuvent vous inspirer...

 



Bookmark and Share

Bouquins photos

Lignes de fuites
By Herwann Perrin
Photo book
Le pays au-delà 
By François et Herwa...
Photo book
Quelques pas avec Miss Tic...
By Herwann Perrin
Photo book
Traits de femmes
By Herwann Perrin
Photo book
Déambulation urbaine
By Herwann PERRIN
Photo book
Nuit de nacre
Paris dans la nuit
By Herwann Perrin
Photo book
Espace d'expression urbain
By Herwann Perrin
Photo book
Le rouge vous va si bien
By Herwann Perrin
Photo book

W3C

  • Flux RSS des articles

 

 

Eh bien j’ai appris, une fois n’est pas coutume, la sortie de Vexations de Get well soon par un très bel article du Monde, aussi je me suis empressé d’aller l’écouter sur Spotify pour savoir si la très bonne critique était à la hauteur de ce nouvel opus après le très bon Songs Against The Glaciation ou encore Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon


Les rêveries démesurées de Get Well Soon : "Intituler Nausea le morceau d'ouverture de son nouvel album, en citant Sartre, invoquer ensuite le parrainage des stoïciens dans la chanson Seneca's Silence, avant d'évoquer le siècle des Lumières dans We Are Ghosts ou bien les cinq étapes de la mort (5 Steps-7 Swords) formalisées par la psychiatre américaine Elisabeth Kübler-Ross... On en voit déjà s'enfuir devant cet improbable mélange de pop et d'ambitions philosophico-littéraires. Ils auraient tort de ne pas s'immerger dans Vexations, le second album du jeune Allemand Konstantin Gropper (27 ans) , démiurge du groupe Get Well Soon. Ce disque ne cesse de frémir de mélodies crève-coeur, serties à la fois de fragilité folk et d'orchestrations luxuriantes.


Comme à la sortie du premier disque du groupe, Rest Now Weary Head ! You Will Get Well Soon (2008), on repère un chant influencé par la noirceur mélancolique de Thom Yorke, la voix de Radiohead, une dynamique émotionnelle également chère à Arcade Fire, des flâneries balkaniques croisées chez Beirut. Ses désirs de se façonner, en bricoleur solitaire, avec une énergie presque enfantine, un univers démesuré range Konstantin Gropper du côté de rêveurs magnifiques tels Sufjan Stevens ou Neil Hannon de Divine Comedy.

Difficile d'affilier Get Well Soon à une tradition rock allemande. Si, après des études de philosophie et de musique à l'université d'Heidelberg, le jeune homme a emménagé à Berlin, attiré par la bohème artistique locale, il se sent plus proche des cinéastes de la ville que de ses confrères musiciens.


(...)

Références littéraires et expériences personnelles s'entremêlent avec ce qu'il faut d'ironie pour ne pas crouler sous la prétention. L'illumination existentielle du narrateur de La Nausée devant les turgescences d'une racine de marronnier se greffe, par exemple, à des souvenirs de jeunesse. "Au début du morceau, on entend les bruits de la forêt située derrière la maison de mes parents. Elle représente à la fois le symbole de mon enfance, quand tout avait un sens, puis ce moment de ta vie où tu t'aperçois que le monde n'a plus rien d'enchanté et que tu dois trouver ta propre réalité.
"


 

Assez différent du dernier opus, je me laissez aller avec ce nouvel album assez planant il faut dire.


La très belle We Are Free, pour commencer et vous laisser entre de plein pied dans cet album tout comme la très douce et lancinante Werner Herzog Gets Shot. Vous êtes bercé dans un univers où tout commence à prendre forme, à se dessiner et se mettre en mouvement. Avec Angry Young Man, on change de registre et cela démange un peu, on se retrouve dans une sort de manoir, l’imagination faisant miroiter le reste. vous allez faire des sauts, vous élever d’un coup. Ecoutez également Teenage FBI, tout en douceur

 

 Quelques chansons plus tranquille, comme, Avec My Door,, A Burial At Sea, Nausea ou encore We Are The Roman Empire mais cela me va bien, le temps est blanc, plus on avance, plus le paysage et le ciel deviennent uniformes, le blanc recouvre ces grands espaces et l’on peut se perdre sans ménagement, on s’engouffre plus profondément vers les Vosges, je me laisse porter par cette musique lancinante et je me prends à rêver

 

Enfin voilà, à vous découvrir le reste, l’album… mais je dois dire que je suis au final assez content de ce nouvel album qui devraient vous permettre de découvrir un tout autre univers

 

C’est la poésie qui prédomine dans cet album, la rêverie vous envahit avec cette voix mélodieuse, ces sons et ces chœurs/voix qui vous bercent comme dans Red Nose Day, on arrive au sublime tout comme avec La Chanson d'Hélène

 

Si vous avez Spotify, eh bien c’est Get Well Soon – Vexations et puis sinon, regardez leur espace My space par exemple

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 07:18
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire


 

 

Avec cette exposition, Patrick Messina revient en force sur des images qui font partie d'anciennes séries, ses premières.

Une exposition à la galerie Philippe Chaume qui permet de se faire une idée assez précise du travail du photographe.

 

Une manière de faire disparaître les alentours pour se focaliser sur une zone d’1m² ou presque, à la manière d'une sorte de gigantesque macro qui permet de rendre cet effet.


Elise Legris-Heinrich indique : "Il réduit la profondeur de champ des vues devant lesquelles il se poste, créant des zones de flou inhabituelles et réduisant la partie nette. Par réflexe physiologique, l’œil interprète ces paysages comme des maquettes. Les voitures et les piétons de New York, de Rio et de Toronto semblent tout droit sortis d’une boîte à jouets. Non sans humour, Patrick Messina a fait de ces métropoles des miniatures presque interchangeables : Pékin ressemble à Tokyo, Beyrouth à Los Angeles et Chicago à Hong Kong. Ici ou là, les villes sont les mêmes, mieux vaut en rire plutôt que de constater l’uniformisation de l’urbanisme."


En tout cas, ce mélange de genre entre netteté et flou e plaît beaucoup, je trouve que cela donne une poésie certaine à ces photographies, de la grandeur et un petit effet rétro également qui ne sont pas pour me déplaire, au contraire.

 

C’est plus présent ou plus identifiable sur des espaces urbains aux reliefs assez différents, on perd un peu de cet effet lorsque l’on se retrouve face à des étendus géantes comme la mer et une coquille de noix qui s’y ballade ou encore lorsque la vue prise de trop loin comme dans ce quasi-désert ; il faut se rapprocher et regarder plus précisément, se pencher

 


 

Galerie Philippe Chaume

5ue marseillaise – 75010 Paris


PS : sympathique nouveau site web de la galerie

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 07:17
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
Ecrire un commentaire

 


Une bande dessinée qui ne peut être qu’autobiographique. L’histoire d’un enfant, d’une famille, de lui de son enfance et des rapports plus que difficile avec une mère qui ne l’aime pas, un père toujours absent, qui ne parle pas, un frère avec lequel il n’est pas vraiment en phase, une vie pas évidente.

 

Des séances de rayons X qui le marqueront à vie, deux opérations successives qui lui enlèveront la parole et presque la vie. Une grand-mère qui n’est pas franchement sympathique, c’est le moins que l’on puisse dire, la découverte d’un psychiatre qui lui sera d’un grand secours, le dessin comme seule arme et laquelle, il nous raconte sa vie celle vécue, ressentit.

 

Les traits sont fins, les émotions transparaissent à travers les cases, le noir et blanc est là qui renforce cet aspect, l’absence de bulles est parlante,

 

Une vie comme il en existe tant, sûrement, un exutoire te une libération permettront à certains de s’y reconnaître et d’eux aussi s’affranchir de ces barrières mentales qu’on a pu leur imposer, même insidieusement, c’est le pire d’ailleurs

 

Émancipation et reconquête du soi peut être sont la clé des songes et surtout de la vie, enfin lorsque cela est encore possible.

 

Une histoire assez dure mais qui vaut la peine d’être lue


Sur du9.org, la critique n'est pas ambigüe mais a des airs de désabusement : "Pour qui s’intéresse à la bande dessinée depuis longtemps, Sutures  sera un livre de plus. Honnête, plaisant à lire, mais peut-être aussi plus intéressant dans le fait qu’il sort en 2009 alors que l’auteur est de la même génération que Crumb par exemple, que son style évoque Eisner dans certaines gestuelles, etc.

Sutures est un livre intéressant répétons-le, il aura du succès c’est certain, le même que Blankets en son temps par exemple, et ce sera tant mieux pour l’auteur. Mais on peut aussi lui trouver des allures de story board qui fait se demander si le fait qu’il soit une bande dessinée ait une réelle importance. Un livre indéniablement sincère, mais qui n’est pas le jalon d’« une nouvelle ère pour le roman graphique », plutôt une suite logique de son évolution récente. L’importance de Sutures tiendra plus certainement à son succès public, voire son éventuelle adaptation cinématographique".


Ils ont certainement raison, cela va s'en dire mais il reste indéniable qu'il n'y a finalement pas tant de bandes dessinées de la trempe de Blankets and co, donc une très "belle" découverte

 

A vous de voir maintenant...

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 07:15
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Bande dessinée
Ecrire un commentaire



Retour pour cette troisième exposition de Roger Ballen à la galerie Kamel Mennour avec comme projet une ancien bâtiment de 3 étages et les gens qui le peuple en Afrique du sud. Plus exactement cette « Boarding House », nom donné par l’artiste, est située en périphérie de Johanesburg



Ancienne entre servant lors de l’exploitation des mines, maintenant désaffectée mais toujours habitée par les laisser pour compte qui sont pléthores là-bas comme ici d’ailleurs. Des criminels, des sorcières, des gens sans le sous, un véritable microcosme qui se partage bon an mal an cet entrepôt complètement délabré.

Une exposition qui met en scène peut d’hommes, de femmes ou d’enfants même si elle est « habitée » en permanence par ceux-ci, notamment les enfants.



Des mises en scènes qui tendent à rappeler au travers des dessins laissés, des objets retrouvés, des compositions et des murs taggés de dessins ou d’autres symboles que bon nombre d’enfants et donc de familles sont passées par ici ; dans ce lieu de perdition où il ne fait évidemment pas bon vivre. La zone est là et les photos rappellent cela tout de par leur composition qui tissent des liens entre les différents supports donnant par là du sens, une certaine résonance à ces instants figés par l’artiste. 

Des photographies en noir et blanc, comme à son habitude et au format carré qui révèle une grande maîtrise du cadrage, de la composition, de la lumière

On retrouve du Brassaï et du Doisneau of course mais sous une autre forme, un documentaire moderne

Une exposition à ne pas manquez en tout cas et qui est en place jusqu’au 6 février prochain

Galerie Kamel Mennour
47 rue saint andré des arts – 75006 paris
Tel : 01 56 24 03 63
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 11:49
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire

Dans la suite de l'exposition à la galerie applicat-prazan en novembre me voilà en semaine, oh chance inespérée, dans le Centre Pompidou et dans l’exposition rétrospective de Pierre Soulages.
Parcourir cet espace lorsqu’il est presque vide de personnes et où seules les toiles s’expriment est assez exceptionnel. Alors préférez les nocturnes ou la semaine, vous y gagnerez en visibilité d’ensemble et de détails aussi.
 
L’exposition se veut un parcours quelque peu chronologique sur l’œuvre de Soulages même si ce dernier n’aime pas forcément les découpages purement chronologiques, il a participé a l’accrochage donc a pu être force de proposition dans ce sens.
 
En exergue du catalogue, on peut lire de Pierre Soulages : "je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est libre et nécessaire  interprète. cette position du spectateur dépend et répond de son attitude général dans le monde et ceci avec d'autant plus de force qu'il n'est pas pris à parti à travers cette peinture qui ne renvoie pas à quelque chose d'extérieur à elle-même. c'est non seulement le peintre entier que ma peinture engage, mais aussi le spectateur, et le plus fortement qu'il soit possible"
 

Les salles du début concernent sa période antérieure à 1979 et à l’outrenoir. On retrouve les débuts avec les tableaux au brou de noix puis l’évolution vers les formes architecturales; composites qui se dégagent des compositions, les couleurs qui raisonnent et qui éclairent déjà d’une certaine manière le noir qui les composent majoritairement ; les essais de nouvelles techniques que cela soit le raclage, le lissage ; la densité du noir se faisant plus impressionnante de loin, un bloc dans lequel on pourrait se perdre, le rapprochement effrite un peu cette densité. Le goudron sur verre ou encore les peintures de 1968/1970 qui me rappelle quelque peut certaines photographies en noir et blanc de Jean-Claude Gautrand dans sa série Metalopolis.
 

Le noir envahit l'espace de la toile tout en se dispersant, les masques se divisent, des mondes s'opposent, entre la densité de l'un les stries de l'autre, le brossé et ses entremêlements qui se chevauchent, les polyptyques et leurs variations infinies, telles des dents, des paysages qui se dessinent et qui apparaissent différemment à chaque regard. Ces tableaux de pâte noire dans lesquels des écorchures, des cicatrices qui divisent la toile pour mieux en faire ressortir les lignes de force. Ces couleurs entre noir et bleu qui s'interpénètrent pour aller de l'une vers l'autre où plutôt se faire absorber, qui sait.
 
"La réalité d'une oeuvre, je l'ai dit souvent, c'est le triple rapport qui se crée entre la chose qu'elle est, celui qui l'a produite et celui qui la regarde, marquant bien le fait que la peinture ne transmet pas de sens mais qu'elle fait sens; elle n'en communique pas - tout ce qui en elle se réduit à la communication n'est qu'un moyen remplaçable. Elle est avant toute une chose qu'on aime voir, qu'on aime fréquenter, origine et objet d'un dynamique de la sensibilité"
 
Des lignes de fractures et des ciels de nuit qui sont fracturés par un ligne d'horizon, des toits de tuiles et la pluie qui tombe tout à côté, et plus encore; tels sont quelques unes des visions que l'on peut avoir dans ces salles où retentit calme et plénitude, un nouveau monde s'offre à vos yeux. Perdez-vous un tant soi peu sinon ce ne serait pas la vie.
 
L’outrenoir tel un nouveau monde s’offre bientôt à nous et avec lui un autre regard sur l’œuvre, sur les tableaux qui émergent de ce monde de noir et de lumières. Car en effet, il est avant tout question de lumière avec Pierre Soulages ; cela peut paraître irréaliste et complètement hors propos mais non, le maître du noir est un peintre de la lumière, de la clarté, de la découverte du monde tout simplement. Dans Connaissance des arts, on peut lire de Jean-François Lasnier : "Le noir, " c'est la couleur d'origine", affirme Pierre Soulages. origine de l'art qui serait né, selon la légende antique, d'une ombre cernée par un trait; origine de sa peinture qui naît dans le noir, s'y ébat et s'y reproduit sous des formes toujours inédites. (...) Alors qu'il était encore enfant, il dessinait des traits noir à l'encre sur une feuille blanche; A une parente l'interrogeant sur le sujet de son dessin, il répond : un paysage de neige. Grâce au noir de l'encre, le blanc du papier lui apparaît, par contraste, aussi éblouissant que la neige !"
 

Lorsque vous regardez ces toiles, l’éclairage de celle-ci, les matérialise de manière différente, suivant les tons de noirs (brillant), mat, les écorchures, les stries, vous allez apercevoir d’autres tableaux, des ombres,… "Si j'ai inventé ce mot "outrenoir", c'était pour montrer qu'il ne s'agissait pas seulement d'un phénomène optique de réflexion de la lumière. Ce mot désigne ce qui se passe en nous quand on aime ce genre de travail, provoqué par la réflexion de la lumière sur des surfaces noires. il ne revêt à mes yeux aucune nuance poétique. Je l'ai cherché pour une signification très précise : à l'image d'outre-Rhin, d'outre-Manche, d'outre-Atlantique qui désignent d'autres pays, l'outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui atteint par le simple noir".
 
Voici donc une exposition que je vous conseille très vivement d’aller voir, elle ne pourra que vous interpeller et vous faire réfléchir que vous l’appréciez ou pas d’ailleurs, un de ses artistes humbles et qui apporte une autre vision de l’art, de la peinture à ne pas manquer donc
 

Et puis je vous conseille vivement l’achat du catalogue de l’exposition, le prix est modique (8,5€) dont la lecture ne pourra que vous ravir, Pierre Soulages y racontant quelques anecdotes de son enfance, l'une sur cette tâche de l'autre côté de la rue et sa transmutation, l'autre sur un lavis de Rembrandt qui maqué se révéla d'autant plus à ses yeux, le drapé de la robe prenant alors une tout autre signification,... tout en lisant également l'article de Pierre Encrevé dont on notera par exemple ce passage : "Dans la déclaration de Soulages à pierre Schneider, en 1963, à propos du noir : "il est l'absence de couleur la plus intense, la plus violente, qui confère une présence intense et violente aux couleurs, même au blanc", il faut retenir les termes absence et présence indissolublement liés par les qualificatif : intense, violente. Pour Soulages, la picturalité du noir tient dans l'intensité et la violence de son absence ( de couleur) qui produit la présence intense et violente des couleurs et du blanc : de la lumière. Inversement, la présence du noir n'est fidèle que dans la mesure où la lumière l'installe dans l'absence". Vous l'aurez compris, il y a de la matière et cela vaut la peine de s'y pencher... A compléter également par Connaissance des Arts qui vous donne une vision d’ensemble du travail de Pierre Soulages y compris sur les vitraux de Conques et le futur Musée Soulages qui devrait bientôt ouvrir ses portes et puis sinon il y a des écrits plus complet disponible chez vos libraires préférés
 
Centre Georges Pompidou


Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 00:13
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Expositions
Ecrire un commentaire


Nouvelle exposition du grand maître de la photographie à la fondation Henri Cartier Bresson. Elle permet de voir des photographies inédites de Robert Doisneau, des photographies qui sortent du cadre habituel des expositions qui lui ont été consacrées : "une centaine d'épreuves originales, choisies en majorité parmi les trésors de son atelier et dans diverses collections publiques ou privées" qui s'étalent de 1933 à 1966.

Un parcours dans le Paris d’alors nous est servis qui permet de croiser de voir ce qu’était la ville à l’époque. Finalement pas tant de différences que ça par rapport à aujourd’hui, tout proportion gardée bien entendu.

On retrouve les amis en terrasse, se délassant autour d’un verre rafraîchissant, les jeunes parents et leurs poussettes de compétition se retrouvent pour un repas en extérieur. Les laissés pour compte vivent dans des cabanes, les clochards sont toujours sur le trottoir et les bouches de chaleurs, la ville a évolué, certes, elle s’est peuplée d’âmes mais finalement pas tant que ça. Le cirque n’est plus dans le centre mais en périphérie, les voitures plus nombreuses et colorées ; la neige restera toujours immaculé recouvrant Paris de son manteau soyeux.

Un parcours qui vous permet de vous replonger un temps dans l’avant maintenant, l’instant qu’il soit anodin ou pas a été figé dans le temps et l’espace par Robert Doisneau. Cela peut paraître hétéroclite et désordonné, cela l’est un peu mais c’est normal, quand le photographe se ballade dans la ville ouverte, son regard capte les émotions, les détails et les figent.

Un parcours que je vous conseille de faire plutôt en semaine car quand nous y sommes allés un dimanche, la queue était trop longue, nous avons renoncé, c’est vrai que c’était le we de démarrage avec un article dans le Monde et que le lieu n’est pas gigantesque. Donc, en semaine, vous aurez une meilleure vision d’ensemble et vous pourrez vous arrêtez sur quelques détails significatifs à vos yeux
 

L'exposition a commencé il y a peu et reste en place jusqu'au 18 avril prochain, avis aux amateurs...

Une petite biographie lui est consacrée sur le dite de la Fondation Henri Cartier Bresson

Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:17
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
Ecrire un commentaire

Avec John Fante, on est propulsé dans l’Amérique des années 30, celle de la dépression, les immigrés italiens n’ayant malheureusement pas assouvi et réalisé le rêve américain.

Dans ces deux récits, il s’agit de deux familles d’origines italiennes où le père se saigne au travail, la mère essaye d’éduquer ses enfants dans le respect de la religion catholique. 

Dans les deux récits le père est poseur de briques. Dans l’orgie, le père rêve de pouvoir donner plus à sa famille et son fils n’a que des égards et de l’admiration pour lui. Ils espèrent tous, surtout le fils que la mine qu’on lui a donnée sera cette occasion qui lui faisait défaut et que bientôt il n’aura plus à travailler. Mais que se cache t-il vraiment dans cette mine et que fait le père avec son acolyte Frank Gagliano tous les dimanches… la fin d’un monde

Dans 1933 a été une mauvaise année, on retrouve encore un père poseur de briques et joueur de billard pour améliorer les fins de mois (quand il ne perd pas) et son fils Dominique Molisse qui a un bras magique, enfin c’est ce qu’il nous en dit.
Un jeune homme de 17 ans qui las de la pauvreté dans laquelle sa famille se trouve a envie de changer d’air. Son ami Kenny bien qu’il ne soit pas du même milieu semble également intéressé par l’aventure californienne.

Deux univers dans lequel on s’immerge très rapidement pour comprendre, sentir les sentiments de chacun, le rire est là également avec Dominique et ses onguents à bras, son expérience avec la sœur de Kenny ou encore ses visitations, les personnages sont attachants, singuliers. Les vies défilent sans que leurs acteurs puissent vraiment arriver à joindre les deux bouts mais il faut croire en l’avenir…

A lire définitivement pour découvrir cet univers si particulier de John Fante
Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:04
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire

Un très beau conte initiatique qui nous est servis là par Spike Jonze. On pouvait effectivement se demander comment allait être mis en scène cet opus de quelque 20 pages écrites par Maurice Sendak en 1963 sous le titre « Where the wild things are »
 
Originellement Max qui a été privé de dîner s’invente un monde ans lequel il rencontre d’étranges créatures et en devient finalement roi. Eh bien dans cette adaptation, cet épisode est quelque peu chamboulé et même si le résultat est sensiblement le même, de mon point de vue il est passé dans l’autre monde, il y reste d’ailleurs un certain temps et la rencontre avec les maximonstres est tout à fait exceptionnelle, un sentiment étrange vous assaille et vous replongez dans l’univers de l’enfance avec grand bonheur
 
Une belle traversée qui l’amène à se découvrir un peu plus et à découvrir les autres, à essayer de comprendre les enjeux, les peurs et les attentes de chacune de ces immenses boules de poils pour lesquelles il n’y a pas de frontières car ils sont lui et lui eux, tout du moins en partie, chacun de ces monstres représentant peu ou prou les angoisses, la peur, la solitude,… qui peuvent assaillir Max dans sa vie, transposition rêvée, imaginaire du monde dans lequel il évolue. Une plongée en plein subconscient dont il sortira sûrement grandit
 

Un beau film plein de poésie mais que je ne conseillerai pas au jeunes enfants, un peu trop en avance sur son temps, enfin quelques uns s’en rappelleront comme peut être l’expérience que j’ai eu rétrospectivement avec Jonathan, le goéland, également mythique (enfin dans mon souvenir).
 


Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 20:55
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire

On continue dans la lancée. 

Après 1974 on retrouve 3 ans après jack Whitehead, le reporter de l'année de l'époque qui est de retour, enfin c'est assez étrange, on est entre le passé et aujourd'hui, un autre tueur, le même allez savoir tue des prostitués à coups de marteaux et autres objets contondants... 

En tout cas l'horreur est là qui s'accélère. Sur fond d'amour entre un flic et une prostituée, un jack complètement déboussolé, des flics plus pourris que pourris, une ambiance malsaine qui suinte de tous côtés, des non dits, des intrigues, le noir est là qui s'insinue de partout pour nous emmener vers la vérité, mais laquelle car il y a beaucoup d'éléments qui restent cachés, les flics savent, c'est sûr du moins quelques uns mais se taisent, la toile se referme sur ceux qui essayent d'en savoir plus, Bon Fraser sera de ceux là et on aimerait pas être à sa place. 

Un canevas dans lequel il faut trouver le chemin, les voies qui vous permettront peut être d'en savoir plus avant le prochain opus. Une écriture qui se découpe en deux temps en deux personnages qui s'entrechoquent, des pensées qui remontent et toujours la lumière qui se fait de plus en plus ténue, les pintes qui descendent et l'envers du décor.

Encore une fois David Peace nous emmènent dans les profondeurs du monde, du Yorkshire

To be continued...
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 13:01
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire




Impressionnante et tragique série de photographies de Stephan van Fleteren sur la pauvreté en Belgique.

Le noir et blanc rend à ces personnes cette noblesse du regard malgré la situation, leur situation de précarité extrême. Non nous ne sommes pas au début du siècle ou après la guerre, c'est aujourd'hui que cela se passe et il est bon de se souvenir que la pauvreté est là à nos portes ou presque et qu'elle tue tous les jours bon nombre d'hommes et de femmes...




Lire cet article du Post de 2008 : "Pauvreté - 7,9 millions de Français vivent avec moins de 880 euros par mois
Ce taux représente 13,2% de la population.
Le Secours populaire soutient 1,4 million de personnes démunies et la fréquentation de ses permanences d'accueil augmente. Mais au-delà des statistiques, ce sont les conditions de vie des plus fragiles qui se dégradent. L'angoisse du lendemain, combinée aux besoins matériels, démultiplie les risques de dérive."



D'autres séries a découvrir sur son site telles que Waiting for the promised land: Ethiopia, Hobo's in the U.S.A.

Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 12:42
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
Ecrire un commentaire


Découverte bien sympathique que que cette écoute de Monomaniacs Vol 1 de Chriss Joss.
Il est de retour avec un sixième album aux allures grooove, funk d'antan qui ne sera pas pour vous déplaire, au contraire, cela balance tranquillement mais sûrement. retrouvez vos repères 

Vous allez retrouvez quelques bonnes trouvailles, des ambiances qui vous feront parfois penser à quelque château des carpathes, pour ensuite enivrer vos autres sens. Des sons en voili en voilà, une cargaison à laisser décanter en l'écoutant, la guitare est là pour vous emmener mais pas seulement, il y a des bip et des bops, des youp et des yah, même des paroles...

A découvrir en tout cas... le break beat is back


Il est accessible sur son espace My space


Une vidéo d'un ancien album pour vous donner une idée
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 09:58
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire

 

Découvert l'autre jour dans les InrocksThe Gun Club est un groupe des années 80 qui date maintenant mais qui reste toujours d’actualité. 

Avec lui, revenez ou découvrez plutôt le Punk-blues et redemandez-en, ils ont quelques albums assez détonnant et qui s'écoutent bien à leur actif. Il suffit juste de regarder les pochette des albums pour déjà les apprécier et plus encore 

Ecoutez juste la voix et laissez vous porter vers avant, vers ces instants de jeunesse perdu, ces grandes virées sur les routes, la nuit, le désert n'est pas loin, vous êtes parti en tout cas... 

Je vous conseille notamment Miami et The Las Vegas Story


En écoute sur spotify 
Gun Club of course et un espace My space ….

Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 09:18
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire


Arrêtez-vous quelques instants sur la travail de Sébastien Keitel et deux séries : Fat et Punks.

La première met en scène quelques photographies d'hommes assez imposant, gros, obèse, comme vous préférez dans des positions de pose qui peuvent déranger quelque peu notre sens de l'esthétique surtout à une époque où le culte de la minceur est de rigueur. Ne nous voilons pas la face, la surpondération est là qui arrive à nos portes, qui est déjà bien installé en Europe.
Circonscrite pour un temps aux Etats-Unis, consommateur invétéré de mal bouffe, sodas et autres sucreries, l'Europe suit lentement mais sûrement. Il faudra prendre en compte cette donnée dans le future, qu'on le veuille ou pas...

Sur le site de la cite des sciences on peut lire : 

"Selon un rapport de l’International Obesity Task Force (IOTF) rendu public en mars 2005, un enfant sur 5 est en surpoids ou obèse en Europe. 

C’est dans la région méditerranéenne que l’on trouve la plus forte prévalence : certains pays présentent même une proportion d’enfants en surpoids supérieure à celle des Etats-Unis estimée à 30%.


La prévalence du surpoids chez les enfants de 5 à 11 ans augmente partout.

Les experts notent une accélération rapide de l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité : de 0.2% dans les années 70, elle est aujoud'hui aujourd’hui de 2% par an, soit 400 000 jeunes Européens en surpoids ou obèses en plus chaque année". 


Et puis, dans un autre registre, la série sur les punks, enfin sur un couple lors d'une soirée, des photographies d'instants partagées dans lesquels ce couple s'inscrit, une vie de bohème et de galère.... Un beau rendu en noir et blanc 


Jetez un oeil sur le site de Sébastien Keitel
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 09:04
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
Ecrire un commentaire


très belle réussite que ce simages composites, certains parlant de "phasmes" photographiques, 

L'explication en tout cas se trouve sur VITE VU : "Fred Lebain met à l’épreuve un nouveau procédé de son cru : cette fois, le photographe a mis au point un leurre qui lui permet de fondre ses images dans le décor. Pendant trois mois, le périple new-yorkais de Fred Lebain a donné lieu à l’envoi régulier de singulières cartes postales. Photographiant dans un premier temps un détail de paysage urbain prélevé au hasard de ses pérégrinations touristiques, il le reproduit sous forme de poster à l’échelle 1, puis le réinstalle à l’endroit même de sa capture. Enfin, il re-photographie in situ cette mise en scène qui se confond avec l’environnement d’où il provient. Ces manipulations directes impliquent des stratagèmes tangibles au moment de la prise de vue. Mais l’artifice est volontairement laissé visible dans ces photographies qui se nourrissent de ce dont elles émanent. Parfois, des jambes dépassent du cadre de l’affiche. Ou bien l’image intégrée se plie par endroits, provoquant des ruptures de raccord avec l’environnement. L’image passée constitue le préalable de celle à venir".
Un étonnant voyage et découverte que propose cet artiste, auteur qui nous emmène vers de slieux revisité, de manière expresse et avec un rendu tout à fait amusant, les images sont belles, certaines se déroulant presque comme un livre de possibles, une continuité avec un autre monde où l'idée de changer de décor, de s'intégrer à autre chose

une belle découverte en tout cas

Quelques photographies sur Propice mais le mode de navigation n'est franchement pas terrible... alors on préférera celui du nouveau site de la galerie Philippe Chaume
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 00:47
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
Ecrire un commentaire



Une bande dessinée riche en expériences, celle de la vie qui passe à Mayotte, une île de la République qui est en soi un microcosme impressionnant. 

D’un côté les expatriés et leur sens des valeurs égoïstes, qui ne pensent qu’à eux, qui jouissent de leurs privilèges, en abusent évidemment, honteusement, se plaignant tout le temps alors que finalement en « Métropole » ils seraient des êtres lambda. 
Des hommes qui souvent sont partis pour se réfugier, pour échapper à une vie soit qui ne leur convenait plus soit par dépit et pour changer d’air ; très peu comme Danièle et quelques autres qui sont heureux d’y être d’aider et de donner de leur personnes, d’aider les gens dans le besoin, ce n’est d’ailleurs pas ce qui manque.

D’un autre côté il y a les habitants de l’île, souvent pauvres et pour ce qui est des filles, une des seules portes de sortie est de se trouver un blanc et qu’il lui fasse des cadeaux, on est à la frange de la prostitution pour ne pas dire plus, une sorte de colonialisme par l’argent au final. 
C’est moche mais c’est la réalité qui est dépeinte, sur la base de faits réels. 
Et puis on retrouve enfin on voit les clandestins, les sans papiers qui arrivent sur l’île sur des bateaux de noix, ce qu’ils/elles ont à subir avec les passeurs, les situations d’horreur et d’urgence, les risques, c'est clair, la France n’est plus la « terre d’asile » dont on pouvait rêver, c’était au temps où nous avions besoin des autres que nous avions l’argent et l’influence ; ce n’est plus vraiment le cas, le rejet de l’autre est devenue une des politiques des gouvernements successifs depuis 1995. 

Il n’y à qu’à lire les récents chiffres relatifs à la politique d'Eric Besson pour s’en convaincre, il a même dépassé ces objectifs ... c'est rare.. et triste. De même, l’OFPRA a semble t-il oublié que les initiales « R » et « A » avait un sens plus large que la seule notion juridique de « réfugié » et « d’apatride ». 

On navigue ainsi dans cette petite île avec tous ses problèmes dont celui de l’accès aux médicaments, à l’hôpital, … l’évolution avec l’arrivée de la « sécu » mais les laissez pour compte qui en résultent, c’est certain, ce n’est pas une question facile mais peut être faudrait-il essayer d’autres méthodes moins policières. 

Et puis quand au droit du sol, c’est vrai que l’on se dirige de plus en plus vers un droit du sang, 

Bon en tout cas, une bande dessinée assez intéressante que je vous invite vivement à lire et à diffuser autour de vous

Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 00:28
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Bande dessinée
Ecrire un commentaire

Rechercher

Photoblog

Un petit tour sur...

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés