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Photographie



Rendez-vous était pris avec les nuits de Floriane de Lassée et découverte du petit théâtre d’Ambroise Tezenas


Deux artistes que j’avais déjà vu à plusieurs reprises que cela soit à la galerie Chambres avec Vues où plus récemment à la galerie Philippe Chaume. L’exposition a double facette se révèle un condensé de nuit dans lequel on se retrouve suivant ses penchants. La ville dans la nuit de Shangaï pour Floriane de Lassée avec des ombres évanescentes, des apparitions ou disparition nocturnes qui peuplent ce petit monde de la nuit dans ces immeubles gigantesques qui éclaire sous un nouveau jour la nuit.


Superbe photographies Floriane de Lassée où la nuit devient jour, les séances d’entraînement pour le dance floor se poursuivent tandis que les bureaux sont fermés et que l’appartement s’allume… la ville offre ses couleurs les plus chaudes, ses entrelacs de flux qui représentent tellement notre vie actuelle, un flux éternel et sans fin dans lequel on s’inscrit et évolue presque absent, presque fugitif dans ce mouvement perpétuel…


Retrouvez les photographies de Floriane sur le site de la Young Gallery


Tandis qu’avec Ambroize Tezenas, on retrouve un monde que l’on avait perdu de vue, oublié dans nos mégalopoles où la nuit offre une autre vision, plus humaine, moins désincarné, les ambiances surnaturelles sont là, sous jacentes… Quelques situations parisiennes viennent également nous rappeler que Sempé n’est pas loin…


Retrouvez les photographies d'Ambroise Tézenas sur le site de la Young Gallery


Une belle exposition à partager jusqu’au 24 octobre prochain

 

Young Gallery

75B Avenue Louise - Wiltcher's place - Conrad Hotel - 1050 Bruxelles - Belgique
Tel +32 2 374 07 04
Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 08:56
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Avez-vous déjà fait un tour sur Wanted galerie en ligne et en ville, elle avait ouvert un espace dans un charmant endroit mais pas très accessible ni passant, elle déménage aujourd’hui dans le cœur du Marais dans un espace sur deux niveaux, le second niveau étant interminable tellement il regorge de salles… allez y cela vaut le coup pour l’endroit et bien entendu pour les photographies présentées

Vous retrouverez si vous n’avez pas encore eu l’occasion de les voir la série Aernout Overbeeke sur les guerriers Massaï tout a fait ahurissante




Et puis au gré de vos pérégrinations quelques photos de photographes talentueux, par exemple Cédric Delsaux qui est arrivé quelques belles ambiances de la Belgique par exemple… 




ou encore Mark Marchesi




et plein d'autres...


Voilà, allez faire un tour sur place ou en ligne comme vous préférez....


Wanted

Nouvelle adresse : 23, rue du roi de Sicile - 75004 PARIS
Tél: + 33 (0)1 45 20 22 01

Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 00:03
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Un travail remarquable que celui proposé par Vera Lutter avec ces 11 photographies grand format prisent sur une dizaine d’années. Il s’agit pour l’artiste de capturer le temps à travers un la lumière, sa fidèle compagne.


La technique de la camera obscura utilisée enregistre en négatif les traces de la lumière sur le papier. L’exposition prolongée permet à l’instar de xxxx de mesurer en quelque sorte le temps ou plutôt de rendre la vision relative et lissée sur la durée. Les objets intervenant, apparaissant durant cette période ne laissant souvent que des impressions fugitives, relativité du moment et fragilité des instants pourraient ainsi caractériser ces œuvres.


« Ses photographies ne traduisent pas seulement le réel, mais révèlent également un monde en creux, un espace d’apparition relative, qui donne à ses images une sérénité irréelle et fluide, d’une matière photographique dense et riche, où le regard passe sur les magnifiques à-plats d’étendues de ciel ou d’eau, et s’arrête sur la précision surprenante de certains détails ».


Surgissent ainsi de cet enfer urbain, les structures les plus robustes, les plus ancrées, celles qui perdurent avec la course des nuages et n’ont que faire des saisons ou si peu… enfin presque jusqu’à ce que la main de l’homme revienne les chatouiller.

 


Regardez ces grands aplats, ces mers de gris qui apparaissent devant vous, noyant ces structures urbaines, métalliques dans une sorte de brouillard imperturbable, un morceau d’espace-temps qui se serait oublié…

 

Une exposition à ne pas manquer et qui se tient jusqu’au 24 octobre prochain donc avis aux amateurs éclairés ou pas d’ailleurs….


Galerie Renos Xippas

108, Rue Vieille du Temple - 75003 Paris

Tel : 01 40 27 05 55

Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 11:48
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Une nouvelle exposition d'Erwin Olaf qui rend hommage aux maîtres espagnols tels que Velazquez, El Greco ou Zurbarán pour ces nouvelles séries. La peinture flamande est au rendez-vous ou la photographie sous un autre angle, une représentation du réel sur base de tableau de grand maître, des natures mortes plutôt vivante et des portraits à la manière d'alors qui ont un je ne sais quoi d'intrigant. Parfois même, notamment sur la photographie ci-après, vous regarderez bien mais le caleçon est plutôt d'un autre siècle...

Et puis toujours ces séries phares qui montrent ces femmes a la limite de l'âge qui se montre non pas nus mais presque, le corps vieillit en perspective... Si vous n'avez jamais vu ces photographies, elles méritent un détour. C'est l'exposition Mature



Il y a également la série sur les meurtres, assassinat, décès célèbre avec César, Diana,... la pureté de ces hauts personnages figée dans ce qui les a fait changer de vie à trépas, une subtile vision de l'esprit et le rendu photographique est assez exceptionnel.



En bas, la série clownesque qui vaut toujours autant le détour, un monde hallucinant ou les débordements sont là qui s'exposent à tous


Et puis la série masquée si l'on peut dire les rapports enfants/parents and co, le cuir ou le latex sont au rendez-vous comme on avait pu les voir déjà à la galerie Rabouan Moussion...


Enfin voilà, une belle exposition qui ne manquera pas de vous étonner...



Enfin, voilà vous pouvez voir les séries surle site d'Erwin Olaf

Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot - 75011
Tel. : +33 (0)1 45 83 38 51



Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 17:11
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Un nouveau numéro sur le travail qui permet de faire un tour d'ensemble du sujet.
Les séries sont parfois inégales mais cela tombe sous le sens, il faut s'imprégner des ambiances et essayer de s'imprégner....

Allez hop, partez à la découverte de ces mondes que vous côtoyez finalement tous les jours....

Travailleurs de Robert Doisneau



 Dans les années d'avant et d'après guerre, le travail, les usines les travailleurs étaient là, regardez ce qui n'existe plus chez nous, repassez près de l'îleseguin. Le monde a changé et diablement même s'il n'est pas parfait, c'est image de mémoire perdure et s'exporte



Industry de Maurice Broomfield

Retour sur certaines scènes, sur des situations de travail, l'image est sobre, dépouillée, elle va à l'essentiel l'objet du travail et l'homme, la femme en charge. retour sur des images passées qui sont assez impressionnante. regardez ce souffleur de verre avec ses bajoues qui gonfle, cette homme qui fabrique du papier

At work de Lee Friedlander

Ces images de travailleurs devant leur instrument, de leur machine, vu d'en dessous, de dessus même si ce ne sont pas mes préférés

Copia de Brian Ulrich

Un parcours dans les arrières salles, la masse d'éléments générés, charriés, des hommes et femmes perplexes devant cet amas de rebus on ne sait s'ils vont acheter, trier...

Puis on passe dans la nuit, dans l'absence et le vide de ces salles, des ces étalages, en attente d'un réassort ou victime de la dépression économique ... Le retour ne sera plus...


Supermarket checkouts, supermarket portraits de Nigel Shafran


Ce n'est pas ma série préférée, des portraits de personnes travaillant dans des supermarchés, des portraits d'articles vendus dans des supermarchés, on aura quand même fait plus original...


Office de David Moore


Des portraits ou détails d'employés, assez beau ce fond noir, cela donne un très beau rendu

Stuff I Gotta Remember not to forget de Darin Mickey


"Stuff I Gotta Remember Not to Forget is a portrait of Ken Mickey, who sells storage space in converted caves and abandoned mines throughout Kansas. We follow Darin following his father as he makes cold calls, watches television, attends meetings at the Masonic Temple, drives through underground tunnels and drinks his scotch on the rock"

Bon, pas très très convaincant en fait...


Les travailleurs d'Emmanuelle Léonard



Des photographies prises par les travailleurs sur leur monde, un monde clos dans lequel on ne rentre pas.
Souvent les lieux sont déserts, inhabités et pourtant, ils sont là, derrière l'objectif captant pour nous cette pulsation insoupçonnée qui va redémarrer quelques heures plus tard...
Le regard de ces travailleurs sur ces lieux qu'ils "habitent". Du coup, c'est assez inégal et hétérogène....


retrouvez d'autres séries sur le site www.emmanuelleleonard.org



Barentin, 76, rue Auguste badin de Barbara Pellerin


Retour sur une filature, un lieu de souvenir et de vie passée pour Barbara Pellerin; le monde de la filature qui s'ouvre à elle

"Auguste Badin, dit-on, se promenait fréquemment dans la filature muni de son tabouret pour s’asseoir et contempler « sa » main-d’oeuvre en action. AuXIXe siècle, le paternalisme patronal va de pair avec une identification entre l’industriel et ses moyens de production — biens et hommes confondus — si forte, qu’une usine, dans ses moindres aspects, recelait quelque chose de l’autoportrait. En se confrontant trois années durant à la situation actuelle de la filature avec la photographie comme moyen de produire du sens, d’organiser différemment les jeux d’identité et de mémoire qui se sont tissés autour du territoire qu’est la filature, ce sont les ressorts de cette manière d’autoportrait queBarbara Pellerin a déplacés, transférés pourrait-on dire, en laissant résonner le sens psychanalytique du terme, pour s’en approprier finalement la forme :Barentin, 76, rue Auguste-Badin est un autoportrait en devenir "



Chambres avec vues d'anne Favret et Patricl Manez

En vue de la construction du nouvel hôpital pasteur à Nice, un retour sur l'hôpital, ces lieux, ces personnes, des chambres vides, des fauteuils qui attendent, des internes au chevet, un lit, une pomme et un pot de chambre, uneconsultation , une salle d'attente vide (possible ?); l'instant de la pause ou encore la fin de journée et le ciel qui modifie l'atmosphère : un bel ensemble à découvrir



Absence de Thomas Kneubühler

Moment d'errance du regard, perplexité du regard, moment d'absence, c'est nous, vous, ils devant un ordinateur vous ouvrant les portes d'un autre monde ...

"The people in my photographs are all working in front of a computer monitor. The monitor is the gate to the digital world which makes things visible to the user. Focusing on the computer screen, people are completely absorbed by the machine and forget about their physical environment: they dive into an other reality. The resulting expression in their faces is what I wanted to explore in this project, whereas thecomputers have been excluded as redundant objects. "

Une série assez réussit où vous vous retrouverez peut être....

Gestes de Gérard Dalla Santa


Des gestes simples, des gestes essentiels, cela peut sembler banal mais cela ne l'est évidemment pas...
"Ces gestes professionnels, ces attitudes et postures de travail mobilisés au profit de la production, ne sont pas seulement des enchaînements musculaires efficaces et opératoires mais sont autant de signes au profit d’un agir expressif comique, poétique, sensible."



Not yet Completed Récupération de David Mozziconacci

Un travail en cours, au Vietnam, des hommes, des femmes qui se reposent par terre, sur leur lieu de travail
 une très belle série dont on aimerait voir très vite la suite...




Shelters d'Henk Wildschut


Old blankets, a tree, even waste material like cardboard and plastic. They all serve to create one of the most primary human needs: shelter

des très belles photographies sur un sujet des plus difficile, car évidemment, derrière ces abris il y a souvent des hommes qui essayent de survivre au froid, à la vie, aux conditions précaires sans nom; un tourd'europe de ces endroits fabriqués de brics et de brocs, en cartons, en plastic,....



Esclavage domestique de Rapahëm Dallaporta et Ondine Millot





Si comme l'indiquent les deux photographes : "La France a aboli l’esclavage, il y a bientôt 160 ans. Chaque année, pourtant, en France, le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) reçoit près de 350 signalements : près de chez nous, dans les grands centres urbains, les banlieues ou les campagnes, des personnes sont battues, humiliées, maintenues parfois pendant des années dans un état de servitude et de dénuement complet".

Les photographies ici sont indissociables de l'histoire qui est mis en exergue, des situations dont on voudraient qu'elles n'existent plus, qu'elles ne soient que des souvenirs d'un passé révolu mais qu'on se le dise, ce n'estmalheureusement pas le cas.

Un très beau travail que vous invite à découvrir....


Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 11:19
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Voilà un petit arrêt qui vaille le coup, tout se passe dans un quartier finalement pas terrible, à l'ouest mais bon l'endroit vaut le déplacement, une sorte de grande bâtisse, un ancien théâtre peut être, en tout cas cela y ressemble. Une belle librairie avec desTaschen à revendre et puis deux niveaux, le rez-de-chaussée dédié à l'artiste et à sa mémoire, des accessoires, une chambre reconstitué, unepajero , des appareils de légende; des menottes, des prothèse de seins, des poils de pubis et oui, des jambes si longues que vous y perdriez et les fameuses chaussures Talons aiguilles qui font si mal mais pourêtrre belle, ne faut-il pas un peu souffrir et puis ces couvertures de magazines sans fin qui s'alignent et s'offrent à vous...



Une première approche qui se confirme avec les salles du premier étage dans lesquelles vous allez retrouvez sous différents formats, taille presque réelle et tirage plus dimensionné toute une série de photosd'Helmut Newton, de ces photographie qui vous marque, dont votre iris restent imprégnés quelques années durant, le souvenir de ces jambes, de ce regard, de cette attitude de ces couleurs aussi qui voustranspercent littérallement et des cadrages et et de la beauté de ces femmes ou des portraits qui émanent de ceux-ci. De grands moments à partager ou à savourer de manière égoïste jusqu'à ses limites.



retrouvez la superbe Charlotte Rampling, Gainsbourg et Jane ou encore Brigitte Nielsen à la piscine sans oublier David Bowie, Alice Spring, Deneuve et encore 100 et 1000 femmes innondées de lumières avec hauts talons et dénuement extrême. Vous avez bien évidemment en tête ces 5 femmes nues et habillées, photo mythique s'il y en a et également ces modèles deMonaco qui crèvent la pellicule de part leur présence...


En fait, il s'agit de 394 photos qui proviennent d'un projet : "With SUMO, the Helmut Newton Foundation presents what might just be the most spectacular and expensive photography book project ever. Ten years ago, publisher Benedikt Taschen persuaded Helmut Newton to agree to produce a gigantic book with a print run of 10,000 copies, all signed by the photographer. Accompanied by a custom-made book holder by Philippe Starck, the book found its way into the homes of well-heeled buyers.

Now, for the first time, its 394 photographs will go on display to mark the 10th anniversary of a photography publication that today is a much sought-after collector's item. To accompany this presentation, Taschen will publish a smaller and revised version of the book for the regular book market".




Allez-y vous ne serez pas déçu, c'est l'occasion de passer en revue vos classiques, c'est d'ailleurs ce dont je me suis en partie aperçu en y allant, de nombreusesphotographies ont bercées mon enfance/adolescence, on se demande pourquoi l'on aime la photographie et un jour cela devient évident, on a vu du Helmut Newton...

Et dire que la France a refusée d'accueillir ce musée Helmut Newton, quand même on est parfois un peu (souvent) con...



Cerise sur le gâteau, une exposition de trois photographes dont un vous intéressera plus particulièrement : Just Loomis où la prise d'une série de photographie dans l'Amérique profonde. Des situations, des visages, des endroits qui s'inscrivent dans la tradition du road movie ou de l'histoire en marche, des visages qui sont beau, qui respirent la lumière et qui donnent envie d'aller là-bas pour essayer de trouver les traces qu'il aurait laissé sur son passage...







Retrouvez les oeuvres de Just Loomis sur son site Internet

En tout cas, vous l'aurez compris, cela vaut le coup d'aller y faire un tour...


le site du musée alias le site d'Helmut Newton
Helmut Newton Foundation
Jebensstrasse 2
D-10623 Berlin-Charlottenburg
Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 23:28
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Des portraits étranges que ceux de Katy Grannan que cela soit dans la série "The Westerns", "Mystic Lake" ou encore dans ses travaux de 1998 à 2003 tel que présentés sur le site de la Galerie Fraenkel.




Il s'en dégage un je ne sais quoi; il n'y a rien de malsain mais plutôt un sentiment bizarre, est-ce la posture prise qui rompt avec le naturel du corps, les couleurs ou les situations qui donnent cette impression. En tout cas, ces photographies dégagent une certaine aura que je vous invite à découvrir


 
Elles sont également visibles sur le site de la galerie Greenberg Van Doren mais il faudrait quand même qu'il remette à jour leur système de navigation ...


Le site de Katy Grannan
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 19:19
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Il s'agit d'une invitation à la découverte d'un ancien monde, d'un monde qui n'est plus et qui est également.
Des détails de paysages qui vous donnent envie de partir, de prendre le premier avion et d'aller vous planter là-bas en plein désert, en pleine plaine à l'étendue que le regard ne peut pas embraser tellement c'est vaste. la ligne d'horizon se confond avec les variations du ciel, vous êtes dans un rêve ou presque, non c'est la réalité de Joni Sternbach. Pas ici besoin de la réalité augmentée, vous êtes déjà subjugué par ces images qui vous collent à la rétine et ne vous quittent plus. Vous savez que vous irez là-bas, un jour prochain.
C'est le ton et le vieillissement de la photographie qui donne, sur certaines du moins, cet aspect passé, lavé et puis le ton utilisé qui donne un sentiment de passé, de révolu. Mais se côtoient également d'autres photographies avec un aspect plus récent, perdez-vous en tout cas dans la série The Salt Effect.

Et puis, plongez avec les surfers dans un univers de portraits au temps dilaté, elles sont récentes mais donnent toujours cet effet de légende, d'ailleurs. Des femmes, des hommes et des jeunes filles et garçons qui affrontent, qui vont affronter l'océan déchaîné; la solitude aussi parfois qui surgit sur cette plage déserte de fin de monde...

L'abandon est également là, qui vous emmènent dans des mondes d'antan, des mondes où les lois de l'homme n'existaient pas ou peu, seuls les Dieux régnaient encore sur ce chaos ... ou presque... On continue alors en naviguant entre mer et ciel, des espaces qui s'ouvrent et qui surplombent la mer paisible, les couleurs se dessinent, subtiles et indécises parfois, se confondant mais marquant également de leurs empreintes  



Voilà vous l'aurez compris c'est assez beau et je vous invite à découvrir ce photographe...
Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 11:47
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Assez réussit que la série proposée par Nigel Tomm sur les froissages papiers et les photographies qui en ressortent, quelques très beaux portraits et une très belle idée qu'il faudra garder en mémoire pour la combiner avec une autre manière de voir




rendez-vous sur son Flickr et sinon sur son blog
Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 07:00
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Quelques très belles ambiances et cette sensation de plénitude qui émane de ces photographies, il n'y a rien d'exceptionnel et à la fois on ressent les choses, que cela soit dans la nature des choses, des éléments, la nature qui s'efface ou le clapotis de l'eau voire dans les postures, dans les visages ou encore la position des objets.


De même, des vues aériennes assez belles le regard qui se pose, on prend du recul et le calme vient, l'apaisement pour ainsi dire...


Retrouvez le travail de Lane Coder sur son site internet et naviguez au gré de vos envies
Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 03:22
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Quelques très belles photos que celles proposées par Guy Aroch, ambiance et mode sont au rendez-vous pour ce photographe comme vous pouvez l'apercevoir sur ces quelques tirages.




Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 02:53
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Bon je suis un peu en retard car l'exposition vient de se terminer mais voilà, c'est toujours un plaisir de voir, revoir quelques photographies de ce grand monsieur qu'est Marc Riboud. En exergue de l'exposition on peut lire : "Mon obsession : photographier le plus intensément possible la vie la plus intense. C'est une manie, un virus aussi fort pour moi que le réflexe d'indépendance". Marc Riboud
Un beau programme que ce jeune homme de 86 ans a su tenir jusqu'à nos jours pour nous amener des photographies subtiles, simples, belles, des moments saisis sur la tour eiffel en passant par la jeune femme à la fleur contre la guerre du vietnam au lapin de pierre ou encore les brumes des montagnes chinoises et tant d'autres oeuvres moins connus dont certaines étaient présentées au Musée de la vie romantique pour notre plus grand plaisir. 
La place rouge, le mur, jusqu'à l'élection d'Obama il y a quelques temps, un parcours qui vous permet de vous perdre dans les époques avec des ouvres parfois intemporelle et d'autres figeant l'histoire avec par exemple le portrait de Mao.... Il nous fait revivre les grands évènements, voir autrement quelques grands artistes comme Picasso devant le bateau Ivre ou Saint Laurent.... Cuba et le Che et bien d'autres encore jusqu'à la réflexion sur un canal tout simplement
Un oeil, un parcours, des instants, un itinéraire qui vous permet de suivre les pas d'un homme
L'endroit est d'autant plus agréable qu'il se situe dans une demeure où un petit café attenant vous permet de vous rafraîchir par ces temps de canicule à venir...
André Velter
Pour Marc Riboud
« Comme dans le tir à l’arc où la visée ne vient qu’après avoir fermé les yeux,
le coup d’oeil du photographe requiert ce réflexe premier
pour peu qu’il fasse de sa pratique un nouvel art martial.
Il n’y a pas à tirer au hasard, à tout va,
le visible recèle aussi ce qui ne se voit pas
et l’instant se donne à l’instantané qui a pouvoir de
dévoilement.
C’est là, en ce lieu, à cette heure qui ne dure qu’un millième
de seconde,
que s’inscrivent soudain le geste, le regard, le sourire, l’effroi
d’un visage de femme, d’un frémissement d’homme épuisé,
d’une trouée d’espace
arrachés au temps, sortis à jamais du bain du réel, et révélés. […] »
Et puis rendez-vous sur le site internet du photographe Marc Riboud
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal - 75009 Paris
Tél. : 01 55 31 95 67
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h
sauf les lundis et jours fériés
Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 19:43
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Voilà un projet intéressant que je vous invite à visiter directement sur le site du même nom : NO CODE

Le projet est le suivant : "Nø Code est un espace dédié à la création et à l'expérimentation photographique.
Seuls les membres inscrits peuvent librement participer, échanger et contribuer à l'évolution de la plateforme.
Les visiteurs non inscrits ont accés à la section " Blog Picture " (section que vous consultez actuellement )
ainsi qu'aux galeries et aux informations personnelles des membres inscrits.

L'accès à la plateforme Nø Code se fait sur invitation".

Regardez par exemple a galerie de Yann Orhan's qui est assez exceptionnelle








ou encore celle de Frank Juery par lequel je l'ai découverte




Et puis balladez-vous, c'est fait pour cela....
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 18:10
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Une exposition qui se prête bien au lieu. Une exposition qui se découpe en trois parties (voire quatre).

La première, intitulée "Le Ciel gris s'élevant (paraissait plus grand)" regroupe des photographies en noir et blanc prise en un lieux dit et qui sont autant d'itérations de la mémoire, du souvenir de ce qui est, de ce qui était et de ce qui ne sera sans doute plus. Une sorte de mémoire vivante ou de fixation par le réel d'un temps révolu, des souvenirs à l'état réel en quelque sorte mais décalé dans le temps. des aides au souvenir perdu peut être aussi ou encore l'arrêt du temps.

Des photographies en noir et blanc qui s'inscrivent dans une grisaille qui prend racine au dehors. Suit une petite pièce qui est semble t-il l'écho des premières photos notamment de Robert Dumas mais aussi très caractéristique et vu il y a quelques temps à la MEP des photographies de Bernard Faucon et une photographie, reconnaissable parmi toutes par sa texture et son ambiance de Michael Ackerman

 Deuxième partie avec le "Roi du bois (chap. 2)" qui est en quelque sorte la fixation physique de la première partie, des photographies miniatures essayant de sauvegarder ou de stimuler dans un futur proche ou lointain cette mémoire des instants et des lieux qui fais souvent défaut surtout àl'ère du flux dans lequel nous sommes entrés depuis maintenant une bonne décennie... Illusion de fixation alors ou réalité, allez savoir cela dépendra des personnes, en tout cas, les tableaux sont assez réussis.

La troisième partie, c'est "Le Courage des oiseaux" allusion à la chanson de Dominique A (lien Spotify) suivi de "La Chanson bleue" allusion à la chanson de Stephan Eicher (lien Spotify). Ou le parcours en bleu et blanc d'une histoire qui se termine mal, ponctué de portraits et de figures, un parcours plus poétique et humain

Soit respectivement :

"Dieu que cette histoire finit mal !
On n'imagine jamais très bien
Qu'une histoire puisse finir si mal
Quand elle a commencé si bien

On imagine pourtant très bien
Voir un jour les raisons d'aimer
Perdues quelque part dans le temps
Mille tristesses découlent de l'instant

Alors, qui sait ce qui nous passe en tête ?
Peut-être finissons-nous par nous lasser ?
Si seulement nous avions le courage des oiseaux
Qui chantent dans le vent glacé !

Tourne ton dos contre mon dos
Que vois-tu ? Je ne te vois plus
Si c'est ainsi qu'on continue
Je ne donne pas cher de nos peaux"

Dominique A

"Si je partais
sans me retourner
je me perderai
bientot de vue
Si je partais
sans me retourner
je me perderai
bientot de vue"

Stéphan Eicher

Voilà, une belle exposition en tout cas que je vous invite à découvrir mais attention, il ne reste plus que quelques jours, c'est jusqu'au 1er août....


Galerie VU
2, rue Jules Cousin
75004 Paris
T : +33 1 53 01 05 03
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 17:49
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Vous connaissez sans aucun doute le photographe Martin Parr fameux notamment pour ses photographies sur la société contemporaine et parfois le kitsch qui s'en dégage. Au jeu  de paume, est exposé son âme, son intérieur, ce qui le fait lui et ce qu'il a amassé au cours des "siècles", son trésor de guerre si l'on peut dire car Martin Parr est un collectionneur, un virtuose éclectique qui ouvre les portes de son caveau avec à la fois des objets qui vous paraîtront souvent kitsch mais c'est si amusant de voir ce que produit également notre monde. En passant par une collection d'assiettes à l'effigie de Maragret Tatcher, une série de montre où c'est le portrait de Saddam Hussein qui vous suit tout au long de votre journée ou encore en version plus diversifié, Obama et ses objets dont une superbe paire de tong... ou encore un slip... je vous laisse découvrir les autres types d'objets au coeur de sa collection

Ensuite nous avons droit a une vaste collection de cartes postales plutôt ancienne (fin 19ème jusqu'à nos jours) dont certaines séries sont tout a fait sublimes, d'autres un tantinet kitsch et pour finir avec des cartes écossaises que l'on achète pour son pire ennemi ou lorsque l'imagination manque, on peu entrer alors dans les premières salles où vous allez pouvoir admirer, voir, revoir des photographies d'artiste tels que Tony Ray-jones, Chris Philip, Graham Smith côtoyant des oeuvres de Robert Frank, William Egglegston (superbe) et puis une ribambelle d'autres artistes que vous avez pu voir dernièrement dans différentes expositions présentées à paris que cela soit dans le cadre de galeries ou de musée, il serait trop long de les énumérer mais vous serez agréablement surpris en tout cas.


Une série également sur le luxe et les rapports induits, Martin Parr voyage a travers le monde en passant en revue les différentes foire artistiques et réception. L'on peut par exemple voir un maître et son chien avec un diamant où le grotesque et son apparition... les rapports entre luxe, argent versus pauvreté sont à envisager différemment... Les séries de 2008 sur les habitants de différentes villes sont plus des focus contemporain mais je ne les trouve pas extraordinaire sauf une photographie peut être mais c'était de circonstance, enfin j'ose espérer qui montre de dos une jeune fille avec des dreads locks ou une chevelure abondante bariolée de tissus de couleurs or devant cette photographie était une personne similaire en tout cas au niveau de la coupe, cela devait être elle, ce n'est pas si commun ce genre de personnage... Elle faisait également un clin d'oeil à la photographie tirée de la série Luxe où l'on voit un homme avec une chemise bigarrée regarder une toile dans les couleurs similaires...


Voilà voilà, un parcours rapide dans cette exposition du monde Martin Parr sans réel parcours sur ses photos

Vous avez un peu de temps, c'est en place jusqu'au 27 septembre

retrouvez tous les détails de l'exposition dans le Petit journal

Jeu de Paume (site concorde)
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris

Métro : Concorde (lignes 1, 8, 12)
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94

Renseignements : 01 47 03 12 50
Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 08:24
- Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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