Voilà que débute une petite pièce pas comme les autres au Théâtre La Comedia. Une bande de 7 jeunes personnes avec quelque talent prenne d'assaut la scène de cet
espace de représentation pour nous emmener dans une comédie d'un nouveau genre. Pensez à 1984 d'Orwell, au meilleur des mondes d'Huxley pour les plus connus et vous reconnaîtrez d'entrée la
société dans laquelle ils évoluent. Aux frontières du réel, de notre société actuelle et de celle qui ne doit pas se mettre en place demain Angélique Zaini, Emilie Chevrillon, Yasmin Berber,
Baptiste Caillaud, Florian Jamey, Léopold Hedengren et Alexandre Blazy nous présentent un conte moderne.
Car sous ce titre à la fois énigmatique et bien compréhensible se cache une histoire d'amour contrarié. Et oui, il n'est pas évident de se rencontrer sans avoir
auparavant fait une demande de pré-conversation autorisée par le bureau X22g567J. Le papier bleu étant pour votre promise, si elle appartient au même district que vous bien entendu et
qu'elle est du même niveau social. La police sociale s'empara de vous dans le cas contraire. D'ailleurs l'amour n'existe pas et seul l'autorité à tout pouvoir sur vous et sur vos proches. Restez
vigilant ! Mêmes vos disputes sont partiellement filmées pour vérifier le mal qui vous atteint. Et horreur suprême, ne prononcer pas le mot "amour" en public, ce serait votre perte ce que ne veux
pas croire Romen lorsqu'il tombe littéralement Amoureux de Dana par un simple croisement de regard.... qu'a t-il fait et quel jugement l'Autorité va émettra-t-elle à son
encontre?
Dans cete univers flamboyant, 7 comédiens prennent tour à tour les apparences les plus diverses pour jouer les scènes de ce monde presque kafkaien.... haut en
couleurs, en vivacité, un texte qui alterne entre de très bons moments et d'autres qui me semble alourdissent inutilement la pièce. Une comédie grincante, pas évidente à mettre en scène mais qui
a le mérite d'être différente de ce que l'on voit habituellement, qui change un peu notre angle de vue et comme dirait Miss A. qui ne nous tartine pas quelque histoire de trentenaire... un peu
d'air que diable! Donc même s'il y a quelques inégalités de ton (d'ailleurs c'était la première, il y a ce temps d'ajustement), cela vous permet de voir la vie d'un autre côté. Quelques scènes
assez drôles je dois dire, l'Autorité est excellente avec des accents dont on ne sait où ! Le Chef/juge est tel en césar sur escabot, tout en panache et avec des expressions bien personnelles. La
mère et l'anarchiste sans code barre sont assez réussies quand à Mme Glycérine, on en revoudrait ! Et puis il y a notre chinoise préférée et son défouloir émotionnel à 3 cookies et le jeune lino
en sage dessinateur; j'ai moins apprécié le jeu de romen qui n'est pas assez percutant, surtout lors du procès.
Quelques bouffées de chaleur et de delirium tremens plus loin, nous sommes toujours vivants et dans un univers bien décalé à apprécier selon ses plaisirs
Peut être un peu plus d'infos sur leur espace My space et puis allez y faire un tour, c'est tous les lundis jusqu'à fin décembre, il faut
encourager la jeune création et les nouveaux talents
6 impasse Lamier - 75011 Paris (angle 8 rue Mont Louis)
M° Philippe Auguste (ligne 2)
Tel : 01 43 67 20 47
par Herwann PERRIN
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Théâtre & Opéra & Spectacles
Eh bien oui, il est de retour à près de 83 ans, le bougre est toujours vivant et on espère encore pour longtemps, de qui s'agit-il ? de Michel
Bouqet bien entendu.
Courrez, volez s'il reste encore quelques places disponibles pour cette pièce merveilleuse qui vous emmènes vers des ailleurs radieux. Elle a commencé le 5, et
voilà que le 6 déjà toute la salle était debout pendant près de 10 minutes pour applaudir la troupe au grand complet.
Alors qu'est-ce qu'elle donne cette pièce, ce malade imaginaire de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.
D'ailleurs ce fut sur cette pièce qu'il mourut il y a maintenant près de 245 ans, qu'on se le dise.... Eh bien, elle est toujours aussi sublime, avec une mise en scène de Georges Welter,
c'était également lui qui avait mis en scène l'Avare avec Bouquet.
Le texte est toujours là, aussi resplendissant qu'alors, il faut tout de même reconnaître le génie de son auteur. Il y a finalement beaucoup de choses qui se
jouent dans cette pièce, c'est un peu la médecine d'aujourd'hui qui est raillée et à juste titre et quelle sarabande que nous offre Welter avec ces médecins bouffons, habillés de manière
moderne et d'une corpulence démesurée et jouant du clystère. Superbe scène que celle où Monsieur Purgon profère, tel Zeus, les plus grandes menaces sur le sieur Argan qui est trente-sixième
dessous... lui qui est atteint de tous les maux mais reste lucide pour bien d'autres choses, tels sa comptabilité, les droits de succession pour fruster ses enfants au profit de sa belle jeune
femme. Il a les pieds sur terre le bougre et d'autant plus qu'il est joué par un très grand homme qui lui donne toute son aura. Une aura qui se fait humble et sans trop de mimique, d'une
justesse assez irréelle, accompagnée en cela par une splendide toinette (Juliette Carré, sa compagne de vie) qui lui est opposée mais tout en délicatesse et en finesse, elle sait par où le
prendre et le fait remarquablement.
La moquerie de l'académisme est là aussi avec les diaphoirus réunis et cette absence de dialogue qui s'établit pour une éloge ma foi bien amusante lorsque l'on
est spectateur. C'est vrai qu'il est difficile de faire rire les honnêtes gens mais encore une fois le texte de Molière magistralement interprêté réussi ce coup de chapeau.
Tout est là pour nous ravir à souhait, du décor aux acteurs qui resplendissent, peut être certains costumes ne conviednront pas à tous mais qu'importe; pendant
près de deux heures vous suivez avec délicatesse et une sens inné de la composition, une pièce qui n'a pas pris une ride, même Bouquet est serein dans ses habits de malade, quelques références
dont une à de funes, mais tout en finesse, la scène et les dialogues lors de la scène où il doit feindre la mort, sont à plusieurs lectures et puis il y a cette comédie sur les médecins, une
pure merveille que je vous laisse découvrir plus en avant et au plaisir d'en discuter plus finement...
On se dépêche d'aller voir la pièce en réservant une place au Théâtre de la Porte Saint Martin; ce n'est pas tous les
jours que l'on a la chance de voir un Molière comme celui-ci...
par Herwann PERRIN
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Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'un spectacle de cirque !!! En effet, et c'est la toute la déception qui m'a anéantie hier avec La part du Loup, le spectacle de la 19ème promotion de l'Ecole nationale supérieure des arts du cirque. J'avais été comblé par celui de la 18ème promotion, je suis ressorti énervé et complètement sur les dents avec ce spectacle.
En effet, peut être est-ce une vue de l'esprit mais j'avais envie de voir du cirque hier soir. Et malheureusement je n'en ai pas vu. Ou si j'en ai vu, cela se résumait à un travail autour des cordes sans pour cela que cela réellement bien et donc loin d'être exceptionnel; autour d'un mat et puis un homme "canon" au dernier moment. Sur une durée de pratiquement 1H45, 2H, c'est très peu d'autant plus que c'est souvent, hélas encore, très répétitif et peu intéressant.... Trois envolées de l'homme canon, quasiment identiques... Ah oui, il y avait quand même en introduction, une partie trapèze...
Alors par contre, côté poésie et chorégraphie, vous allez être servi et je comprends mieux que l'on puisse lire "Mise en scène et chorégraphieFatou TRAORÉ ". La poésie de certaines scènes est bien là, réelle et belle en soi si vous avez envie d'aller voir de la chorégraphie. Ce n'était franchement pas mon intention hier, je voulais un beau spectacle de cirque avec tout ce que cet art peut révéler, je voulais pouvoir sortir et rêver. Je ne dis pas qu'il ne faille pas introduire un peu de poésie et donner une autre dimension au cirque contemporain comme cela est d'ailleurs le cas dans plusieurs compagnies de renom mais là, franchement, on est en dehors des clous...
Donc en résumé si vous voulez voir du cirque n'y allez pas et si vous voulez voir un spectacle de chorégraphie, courrez...
La part du Loup, c'est jusqu'au 16 août à à 20h30 à l'Espace Chapiteaux
par Herwann PERRIN
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Houps là, cela faisait un bail que je n'étais pas retourné à l'Opéra, faute d'avoir réservé of course, tout simplement et aussi devant le succès de certaines représentations qui se sont envolées en un rien de temps (Parsifal, Roméo et Juliette, les capulets et les montaigus par exemple). Donc me revoici pour Louise de Charpentier...
Eh bien un mauvais retour vais-je dire, oui ce n'est pas que les décors ne soient pas bien pensés, loin de là mais c'est plutôt l'ambiance générale, le texte est un peu plat où en tout la mise en scène donne ce sentiment. En écoutant je me disais "flat line", pas de vie dans Louise, alors qu'il est question d'amour, de Paris, de cette belle ville qui donne tant d'envies, où tout est possible àMontmartre et sur ses toits de surcroît.
Déception véritable sur cet opéra alors je ne peux pas cous le conseiller, mais vous pouvez retrouvez plus de renseignement sur le site de l'Opéra Bastille et une petite vidéo pour vous donner une idée... et le synopsis indique : "Louise a été l’un des opéras les plus joués dans la première partie du XXe siècle, pas seulement à l’Opéra-Comique, où l’on a fêté la 1000e représentation en 1956, mais aussi dans le monde entier. Pourtant, à sa création, l’œuvre fut âprement discutée. Ses détracteurs la jugèrent vulgaire, parce que, dans le sillon du naturalisme littéraire à laZola , elle mettait en scène des gens qu’on n’avait pas l’habitude de voir sur les scènes lyriques : les ouvriers. Et ils lui reprochèrent aussi de faire l’apologie de l’amour libre – revendication il est vrai bien audacieuse pour l’époque –, qui n’était que le prolongement sur le plan individuel des idées socialistes et même anarchistes de Charpentier.
Quoiqu’il en soit, un élément domine l’œuvre, qui lui donne un ton et une atmosphère très particuliers : Paris, la ville qui dévoie les jeunes filles et sert de refuge aux amoureux, et en particulierMontmartre , avec son cortège de fous, d’artistes, de noctambules, qui sert d’échappatoire au milieu gris et triste auquel appartient l’héroïne."
par Herwann PERRIN
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© Comédie-Française /Cosimo Mirco Magliocca
Une superbe critique dans Télérama, et voila, je me suis laissé avoir, j'ai foncé la tête basse...
Cela faisait un bail que je n'étais pas retourné à la Comédie Française, ce haut lieu du théâtre qui devient de moins en moins classique... au programme, la divorce de Figaro deÖdön von Horváth, les changements d'âmes et de comportement issu des changements sociétaux. Si Figaro et Suzanne aide, feu son maître, le comte et la comtesse Almaviva à fuir le pays. Et, de les abandonner pour l'ouverture dans un petit ville bien paumé et à l'esprit bien arrêté d'un salon de coiffure. Les changement qui s'opèrent dans le bon Figaro qui délaisse sa femme, Suzanne, amène celle-ci a le tromper puis à demander le divorce...
Un jeu d'acteur pas mal du tout mais franchement la pièce manque de piquant et de subtilité, c'est un peu plat tout cela.
Aussi, je ne saurai vous recommander...
Le site de la comédie française
Une superbe critique dans Télérama, et voila, je me suis laissé avoir, j'ai foncé la tête basse...
Cela faisait un bail que je n'étais pas retourné à la Comédie Française, ce haut lieu du théâtre qui devient de moins en moins classique... au programme, la divorce de Figaro deÖdön von Horváth, les changements d'âmes et de comportement issu des changements sociétaux. Si Figaro et Suzanne aide, feu son maître, le comte et la comtesse Almaviva à fuir le pays. Et, de les abandonner pour l'ouverture dans un petit ville bien paumé et à l'esprit bien arrêté d'un salon de coiffure. Les changement qui s'opèrent dans le bon Figaro qui délaisse sa femme, Suzanne, amène celle-ci a le tromper puis à demander le divorce...
Un jeu d'acteur pas mal du tout mais franchement la pièce manque de piquant et de subtilité, c'est un peu plat tout cela.
Aussi, je ne saurai vous recommander...
Le site de la comédie française
par Herwann PERRIN
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Eh bien très très agréablement surpris par cette unique représentation de la pièce de Francis Scuillier "Top Chrono ou le temps de vivre". Celle-ci est accompagné pour l'occasion de textes de textes de Gérard Levoyer et Jacques Gamblin.
Un petite troupe d'amateur qui arrive sur scènes pour nous conter en musique, en danse, en petites scénettes de la vie quotidienne qui vont se succéder avec un certain rythme. On se demande d'où ils sortent tous car il y a pas mal de rôle différent entre le médecin rentable, l'avocate complètement a coté de ses pompes, ... et j'en passe et des meilleures, on se laisse aller par cette troupe d'amateurschevronnés.
Il faut espérer qu'une salle puisse leur ouvrir les portes pour quelques représentations et plus si affinités, ce serait dommage de passer à côté d'une si sympathiqueperformance et sans aucune prétention aucune. Encourager de jeunes initiatives, il n'y a rien de tel pour se sentir vivre et exister.
L'idée étant que l'urbain est toujours en train de courir à droite, à gauche, le médecin de rentabiliser les opérations, les lits disponibles, la bouffe et lamal bouffe , les relations entre les personnes. l'idée étant de dire qu'il faut savoir apprécier et connaître le bonheur propre à chaque jour, chaque minute. Une belle réflexion sur lesaffres de notre société moderne où m^me si les loisirs prennent une certain place, il n'en demeure pas moins que la plupart des personnes ne font que courir.... Il faut arriver à se poser et à respirer....
Voilà alors en tout cas, encore un grand bravo à la troupe de Francis Scuillier
Espace Jemmapes
116 quai de Jemmapes - 75010 Paris
Tel : 01 48 03 33 22 / Mail : information-je@crl10.net
par Herwann PERRIN
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Oui je sais en ce moment, on fait pas dans la dentelle, entre Nos amis les bobos et son flop évident et maintenant les homos préfèrent les blondes, c'est un peu la périodeBlockbuster théâtrale...
Enfin pour celui-ci, même si on a eu peur la première demi-heure, on s'en sort bien au final.
Évidemment, je ne pourrai pas vous dire que c'est du grand art et que le texte est un petit bijou de subtilité. Non, c'est même un peu caricatural et bien lourd mais bon on s'amuse bien ce qui est finalement l'essentiel lorsque l'on va voir ce type de comédie bonne enfant.
Il ne faut pas s'attendre à un grand jeu d'acteurs ni d'actrices même si cette dernière à quelques atouts... Merci à LC pour le lien sur le site d'Eleni Laiou
En résumé, une fille à la recherche de son prince charmant qu'elle ne trouve pas, des amis gays auprès de qui elle se sent en sécurité et s'amuse bien, untrublion hétéro qui revient des US et c'est parti pour une comédie de moeurs bien rythmée où les vannes vont bon train avec cosmos aux manettes et un nouveau venu à former, Dallas, le jumeau virtuel gay deNicolas ... Entre quiproquos, situations rebondissantes et chorégraphies improvisées, c'est une histoire d'amour qui se joue...
Des réductions sur billet reduc si le coeur vous en dit....
Théâtre le Mery
7 place de clichy - 75017 Paris
Tel : 01 45 22 03 06
par Herwann PERRIN
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Bon d'accord, je savais que cela n'allait pas être le top mais de là à subir cela, je ne m'y attendais guère!!
L'histoire, si l'on peut dire, c'est : "Quatre couples de bobos décident de faire un trek en Afrique, mais attention dans un but humanitaire! Le "tourisme équitable" est né".
Les personnages sont totalement creux et insipides, tellement caricaturaux que cela n'a pas de sens. Et puis, côté scénario et jeu des acteurs, eh bien c'est nul, tout simplement, voilà, je ne sais pas comment on peut jouer ce genre de chose. En plus, ce n'est même pas marrant !! Même pour la description du côté "Bobos", c'est très peu vraisemblable
Donc je la ferai courte, à éviter de manière presque trop évidente
par Herwann PERRIN
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Théâtre & Opéra & Spectacles
Vous avez le choix entre la version "intello" qui indique que la subtile composition et le jeux des artistes permet de se plonger dans une nouveau monde, un cirque contemporain où on va en quelque sorte au-delà des arts simples; où la fusion des genres entredanse , acrobatie et musique permet de passer une nouvelle étape dans la découverte des possibles. Que les jeux de perception entre les artistes permettent d'entretenir avec eux une certaine intimité; qu'ils vous font prendre conscience de la matière brut et de vous même dans le monde quiest le votre et qu'enfin c'est une performance physique qui fait ressortir le côté animal de chacun...
Attention, danger...
La version réaliste indique tout simplement qu'il est bon de savoir lire entre les lignes et qu'à la lecture du bel encadré, je me suis dis,houla la, cela ne va pas être marrant.
En effet, lorsque ont peut lire "« se déshabillent » et révèlent leur nature organique", "En constante interaction avec les objets, l’espace", "recouvrer un langage originel refoulé", "atteindre une pureté formelle du mouvement", "une pénombre délibérée ensorcelle le spectateur", "Même si la pièce aborde des question difficiles", "l'âpreté faisant place à la tendresse"
Du cirque ou pas ou presque, on se demande de quel cirque il était question en tout cas. Assez chiant de rester dans la nuit, c'est en finlandais mais aussi avec un peu de russe m'at-il semblé, désolé je ne parle pas et puis peu ou pas de vie sur ce plateau. Des sons qui retentissent, le matériel et sa force brute comme pourrait dire certain, la rencontre avec le son pur de la matière travaillé par le corps,aha ah... des constructions de briques qui se font et se défont, une emmurée , un ou des couples qui s'entremêlent. J'ai bien failli m'endormir alors que le spectacle ne dure que 1h10. C'est vous dire le degré de vitalité dégagée par les artistes.
Seul bon moment qui parcourt le spectacle de bout en bout, la musique qui vous sauve de la torpeur, enfin un peu et c'est peu dire.
Aussi, aussi tentant que cela puisse être n'allez pas voir FUR, ce sera du temps gagné sur la vie qui s'épanouit en dehors de ce contexte...
Voilà et sinon, eh bien allez sur le site du Parc de la villette
par Herwann PERRIN
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HELOISE de Patrick Cauvin avec une mise en scène de Patrice Leconte
Bon, avec comme teaser ceci : "Un cours de danse, à l'enseigne "HELOISE et ROMEO". On y apprend les danses de salon, mambos, tangos, pasos, valses et rumbas… Mais monsieur Roméo est seul à enseigner. Héloïse est partie. Ou morte. Ou bien peut-être n'a-t-elle jamais existé.
Il y a là quelques élèves, les derniers sans doute: Serafina et Ramos, qui s'entraînent pour se présenter à des concours de danse en province; madame Delat qui, depuis des mois, apprend la valse pour préparer le mariage de sa fille, du moins c'est ce qu'elle raconte; Aristide Bénard qui se dit prof de français, mais n'est que chauffeur livreur… Ils s'inventent tous des vies qu'ils n'ont pas. Parce que, lorsque l'on entre ici, on est ailleurs, sur une autre planète, et l'on peut, le temps d'uncha cha, être quelqu'un d'autre.
Entre les factures qui s'empilent, les soirées solitaires, les bouteilles de whisky qui finissent par se finir, monsieur Roméo va bientôt mettre la clef sous la porte.
Jusqu'à ce soir d'automne où une jeune fille, Mona, discrète et menue, pousse la porte du cours de danse, et, d'une voix brisée par la timidité, demande à monsieur Roméo: "Apprenez-moi à danser". Alors va commencer la lente remontée vers la surface de deux naufragés, Mona et Roméo, chacun servant de bouée à l'autre. Jusqu'à ce que Mona, élève appliquée, devienne une danseuse épanouie, et que monsieur Roméo reprenne goût à la vie.
Reste cette Héloïse, dont on ne saura jamais très bien qui elle était, ni ce qu'elle est devenue. Même en pleine lumière, chacun a le droit de garder une part de mystère…"
on pouvait se dire que cela allait être sympathique.
Eh bien non, au final nous sommes partis au bout d'une heure (sur 1h30) non pas que cela soit complètement mauvais et que les acteurs jouent mal, loin de là mais il faut reconnaître que le texte ne les sert pas, il est assez creux et malgré leurs efforts on arrive pas à se fasciner pour cette histoire qui met sûrement trop de temps à arriver, à sortir de la danse et ce d'autant plus que la mise en scène de PatriceLeconte n'est pas des plus formidable.
Donc, je ne vous conseillerai pas d'y aller ; c'est d'ailleurs l'avais des Trois Coups...
Ce n'est pas possible deux pièces et toujours la moitié de la salle qui est présente, que se passe t-il ? Où sont les belles pièces comme L'Hiver sous la table ou encore de 84 Charing cross road et bien d'autres aussi, j'aimerai retrouver cette vitalité d'antan, le théâtre de l'Atelier étant un de ces petits théâtre plein de la magie de Paris...
Théâtre de l'Atelier
1 place Charles Dullin - 75018 Paris
par Herwann PERRIN
publié dans :
Théâtre & Opéra & Spectacles










