
Une exposition avec les modèles favoris de Robbert Mapplethore à savoir Lisa, Milton, Thomas & Ken. Dans cet espace gigantesque, les photographies de Robert Mapplethore prennent toutes leur
dimension. Le noir et blanc est à l'honneur sauf dans la petite vidéo dans la salle en bas.
De la nuance, de la force et de l'expressionnisme sen ressent, on ne saurait être plus au coeur de ses portraits d'hommes et de femmes. Ce sont les femmes qui ont ma préférence ici, de
manière plus qu'évidente. C'est cette grâce qui leur est propre, cette finesse des traits et la douceur des courbes qui prennent le pas et qui subjuguent. C'est dans ces photographies que l'on
peut s'enivrer et se laisser prendre au jeu, se laisser partir pour mieux revenir.
Donc de très bel photographies de femmes, des nus, des postures, un bel hommage à celles qui sont là toujours plus resplendissantes dans la lumière qui leur correspond.
Sinon, côté homme c'est moins poétique, ces sexes bruts qui sortent au détour d'une conversation, prolongement intime d'un costume, troisième oeil qui ne saurait rester en l'état,...

Par Herwann PERRIN
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Voilà qu'Ernesto Timor expose sur un sujet qui ne manquent pas de piquant : "les limites nous regardent". Étrange titre qui invite à une exploration
d'un monde de frontières dans lequel il évolue et qui lui donne à voir autrement : "Nous voici partis à musarder le long des clôtures de toutes sortes
— c’est souvent par ces lignes-là que je reconstruis des décors que mon oeil peut comprendre. Au-delà du parcellaire, on atteint les franges
des foyers d’habitation, la lisière où l’urbanisation est contenue. Avec un peu de chance, on croise par ici ce qu’il reste de non domestiqué dans nos contrées".
Entre apparitions et disparitions, les frontières sont également là, frêles mais bien présentes, les nôtres mais également celles qu'offrent le
paysage cerclé, les limites qui nous entourent, cet environnement dans lequel nous sommes restreints, dans lequel nous évoluons. Le regard se perd dans les limites de l'horizon, il en dit long
sur nous mêmes, sur cette perception que nous pouvons avoir de notre environnement extérieur et intérieur. Les limites n'existent plus que dans notre conception et il suffit de lesoutrepasser
pour voir au-delà, pour voir la réalité des choses.
Interrogation sur ces "panoptiques naturels qui relève de l’exorcisme, car ces contemplations partagées
sont autant d’utopies de frontières sans surveillance, et de liberté démultipliée".

Parcourez
quelques unes des photographies qui seront présentées lors de l'exposition
Et sinon, rendez-vous sur le site internet d'Ernesto Timor ou de Timor Rocks
Découverte en plein air d'un parcours de "panoptiques naturels" dans les Jardin du centre culturel le Marque-page, La
Norville, du 23 mai au 24 juin 2008.
Attention, pour le vernissage, le 23 mai à 19h30 est proposé un parcours en lecture Céline Liger (voix et gestes) et en
musique avec Gaël Ascal (basse, contrebasse et ondes diverses) qui permettra d'approcher d'un peu plus près le travail du photographe. Les textes sont des extraits deJean-Bernard Pouy, Olivier
Cadiot, Alessandro Baricco, Alain Robbe-Grillet, Italo Calvino, Samuel Beckett, Philip K Dick, Paco Ignacio Taibo II, Eugène Savitzkaya, Ghérasim Luca, Christian Gailly, Jean-Pierre Siméon,
Fabrice Melquiot, André Breton et Philippe Soupault.
Jardin du Centre Culturel le Marque-page - La Norville
Par Herwann PERRIN
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