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Mardi 27 mai 2008


Une exposition avec les modèles favoris de Robbert Mapplethore à savoir Lisa, Milton, Thomas & Ken. Dans cet espace gigantesque, les photographies de Robert Mapplethore prennent toutes leur dimension. Le noir et blanc est à l'honneur sauf dans la petite vidéo dans la salle en bas.

De la nuance, de la force et de l'expressionnisme sen ressent, on ne saurait être  plus au coeur de ses portraits d'hommes et de femmes. Ce sont les femmes qui ont ma préférence ici, de manière plus qu'évidente. C'est cette grâce qui leur est propre, cette finesse des traits et la douceur des courbes qui prennent le pas et qui subjuguent. C'est dans ces photographies que l'on peut s'enivrer et se laisser prendre au jeu, se laisser partir pour mieux revenir.

Donc de très bel photographies de femmes, des nus, des postures, un bel hommage à celles qui sont là toujours plus resplendissantes dans la lumière qui leur correspond.

Sinon, côté homme c'est moins poétique, ces sexes bruts qui sortent au détour d'une conversation, prolongement intime d'un costume, troisième oeil qui ne saurait rester en l'état,...



Galerie Thaddaeus Ropac
7 rue debelleyme - 75003 Paris
Tel : 01 42 72 99 00
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Lundi 26 mai 2008


Exposition hétéroclite qui intègre plusieurs artistes dont Paulo Paes, Bright Eke et Claire Morgan ainsi qu'Adam Broomberg et Felipe Chanarin. Pour a part, ceux qui m'auront le plus marqué sont les travaux de Lynn Davis et de Sergio Vega.

Opposé par les longitudes et les latitudes, le travail de Lynn Davis sur la mer et sur ces rocs insubmersibles que sont les icebergs est assez fantastique. Des murailles se dressent devant vous, immergés, tel d'ancienne fondation d'un peuple cyclopéen pour qui la pureté et la nature ne faisait qu'une. Dans la lumière tranchante, ils luisent tels des géants.Lynn  Davis atteint le sublime dans ce travail, le format carré renforce également ce pouvoir de concentration, cet impact tonitruant qu'elle peut avoir sur nous.

Ici, c'est un autre monde qui se joue, celui des extrémités, de la planète mais aussi de l'extrême, une terre peu peuplée et qui se dresse un peu comme le seul rempart un peu comme un des coeurs de la planète. Mais malgré tout cela, il dépérit d'heures en heures, ses fondations étantsapés par une force invisible qui bientôt le réduira à sa substance première, l'eau.

Un superbe travail que je vous conseille vivement.

Pour ce qui est du travail de Sergio Vega, c'est de toute autre chose dont il est question mais ce n'est finalement pas si éloigné. La forêt amazonienne luisant dans la chaleur de la fin de journée. Une chronique en quelques photographies qui peuvent sembler banales. Peut le sont-elles d'ailleurs mais elles sont la face cachée d'un problème qui nous touche tous : l'extinction progressive de la forêtamazonienne, la déforestation et notamment la forêt qui brûle et qui est dévasté nécessitant le déplacement des populations.

Près d'un petit village, la forêt a commencé à s'embraser pour combien de temps, pour quelle superficie ? c'est illégal mais malheureusement cela arrive souvent causant par là des exodes, une catastrophe écologique... retour sur un sentiment d'impuissance, la seule possibilité de témoigner étant de capturer cette image d'un paradis perdu qui bientôt cessera d'exister si l'on y prend garde...

L'exposition est là jusqu'au 12 juillet 2008, avis aux amateurs.


Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme - 75003 Paris
Tel : 01 42 77 19 37

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Vendredi 23 mai 2008



Eh bien, en dehors de cette photo qui est celle du teaser, j'ai été plus que déçu par l'exposition de Richard Pak que vous pouvez retrouver en intégralité et plus encore sur son site internet.

Il y a souvent, malheureusement, un sacré décalage entre le travail présenté et la réalité des photographies exposées. En effet, en lisant que "Le travail présenté, chronique désenchantée d'une Amérique fantasmée, est une sélection d'images d'un projet entamé en 2003. Rencontre d'un imaginaire et de l'expérience vécue, c'est une fiction photographique à travers une errance dans un pays qui court après son rêve", je ne peux qu'adhérer et venir.

Seulement la réalité rattrape ici encore la fiction et le résultat manque de cohérence, d'unité plus particulièrement. En effet, on a du mal à suivreRichar Park dans ses pérégrinations, certes quelques photographies de voyages sympathiques mais de là à provoquer une émotion et à rester en émoi, il y a de la marge, en tout cas, de mon point de vue.

La femme nue sur son lit, elle est impressionnante mais pas véritablement mise en perspective, la fameuse femme de 55 ans dans la laverie a un air de plus que déjà vu, les visages ne sont pas franchement très représentatif de cette quête. A la limite, c'est dommage que la photoHope qui est sur le site ne soit pas présente et puis la tête d'ours, elle n'est pas également très juste... bon allez hop j'arrête, j'ai pas trop apprécié je crois alors que je m'en faisais au départ un grand plaisir

Voilà, si vous voulez aller jeter un oeil, c'est jusqu'au 13 juin

Le site de Richard Pak

Espace Dupon
74 rue Joseph de Maistre - 75018 Paris
Tel : 01 40 25 46 00
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Mardi 20 mai 2008



Voilà qu'Ernesto Timor expose sur un sujet qui ne manquent pas de piquant : "les limites nous regardent". Étrange titre qui invite à une exploration d'un monde de frontières dans lequel il évolue et qui lui donne à voir autrement : "Nous voici partis à musarder le long des clôtures de toutes sortes — c’est souvent par ces lignes-là que je reconstruis des décors que mon oeil peut comprendre. Au-delà du parcellaire, on atteint les franges des foyers d’habitation, la lisière où l’urbanisation est contenue. Avec un peu de chance, on croise par ici ce qu’il reste de non domestiqué dans nos contrées".

Entre apparitions et disparitions, les frontières sont également là, frêles mais bien présentes, les nôtres mais également celles qu'offrent le paysage cerclé, les limites qui nous entourent, cet environnement dans lequel nous sommes restreints, dans lequel nous évoluons. Le regard se perd dans les limites de l'horizon, il en dit long sur nous mêmes, sur cette perception que nous pouvons avoir de notre environnement extérieur et intérieur. Les limites n'existent plus que dans notre conception et il suffit de lesoutrepasser pour voir au-delà, pour voir la réalité des choses.

Interrogation sur ces "panoptiques naturels qui relève de l’exorcisme, car ces contemplations partagées sont autant d’utopies de frontières sans surveillance, et de liberté démultipliée".



Parcourez quelques unes des photographies qui seront présentées lors de l'exposition

Et sinon, rendez-vous sur le site internet d'Ernesto Timor ou de Timor Rocks

Découverte en plein air d'un parcours de "panoptiques naturels" dans les Jardin du centre culturel le Marque-page, La Norville, du 23 mai au 24 juin 2008.

Attention, pour le vernissage, le 23 mai à 19h30 est proposé un parcours en lecture Céline Liger (voix et gestes) et en musique avec Gaël Ascal (basse, contrebasse et ondes diverses) qui permettra d'approcher d'un peu plus près le travail du photographe. Les textes sont des extraits deJean-Bernard Pouy, Olivier Cadiot, Alessandro Baricco, Alain Robbe-Grillet, Italo Calvino, Samuel Beckett, Philip K Dick, Paco Ignacio Taibo II, Eugène Savitzkaya, Ghérasim Luca, Christian Gailly, Jean-Pierre Siméon, Fabrice Melquiot, André Breton et Philippe Soupault.

Jardin du Centre Culturel le Marque-page - La Norville
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Mercredi 14 mai 2008

Tombé par hasard sur cette exposition d'Anne Deguelle à la Galerie Dix9 en allant chez sa compagne, la galerie Les Filles du Calvaire juste à côté. Une nouvelle galerie, enfin récente du moins, trois expositions déjà à son actif sur de la photographie avec Pauses / Wonderpools de Yohann Gozard et Stasi / Secret Rooms de Daniel & Geo Fuchs qui aurait ma préférence a priori.

Donc voilà, je ne savais pas trop de quoi il en retournait et sans lecture du dossier de presse vous ne pouvez que passer à travers le travaild'Anne Deguelle. Une exposition photographique "souvenir / mémoire / quête / ..." sur Raymond Roussel. Alors qui était Raymond Roussel ? là est la question qu'il est intéressant de se poser quand comme moi on ne le connaît pas. Tout d'abord, la lecture du dossier de presse vous apprend que c'était un écrivain, qu'il était fasciné parCamille Flammarion, qu'il fréquentait Marcel Duchamp où le connaissait  et finalement qu'il est allé faire un tour dans la Ville de Palerme en Sicile, c'est en effet là qu'il a fini ses jours dans la nuit du 13 au 14 juillet 1933.

Lorsque que l'on effectue une recherche sur Google sur Raymond Roussel, on apprend qu'il s'agit d'un écrivain complexe a priori :

Dans Locus Solus il indique : "je choisissais deux mots presque semblables. Par exemple billard et pillard. Puis j'y ajoutais des mots pareils mais pris dans deux sens différents, et j'obtenais ainsi deux phrases presque identiques. Les deux phrases trouvées, il s'agissait d'écrire un conte pouvant commencer par la première et finir par la seconde. Amplifiant ensuite le procédé, je cherchais de nouveaux mots se rapportant au mot billard, toujours pour les prendre dans un sens autre que celui qui se présentait tout d'abord, et cela me fournissait chaque fois une création de plus. Le procédé évolua et je fus conduit à prendre une phrase quelconque, dont je tirais des images en la disloquant, un peu comme s'il se fut agi d'en extraire des dessins de rébus"

François Almaleh indique : "Le procédé dans Nouvelles Impressions d'Afrique est quelque peu différent et extrêmement compliqué. Il a fallu 7 ans pour écrire les 40 pages du livre auxquelles se sont adjoints 59 dessins assez mystérieux par rapport au texte, par rapport à leur agencement très particulier dans le livre ! R.Roussel a même imaginé une machine pour lire son livre. La principale difficulté de lecture est l'imbrication de parenthèses à plusieurs niveaux, avec des notes de bas de page (cf extrait ci-après)

Visiblement, rien ne peut être expliqué simplement : les textes et dessins ont fait l'objet de très nombreux commentaires, tant le mystère demeure.

Extrait : ((((Dès que l'homme, au surplus, pour avoir ausculté (((((Comme on fait d'un jeune être à qui la Faculté A défendu l'amour et la fenêtre close En le trouvant miné par la tuberculose, Qui, dure aux jouvenceaux, respecte l'âge mûr))))) Pendant qu'on l'épluchait telle porte ou tel mur (((((Gardons-nous d'oublier qu'en effet la voix porte;))))), Voit tout nus ses défauts, ses tics, ses appétits, Par ses yeux complaisants ils sont rendus petits (((((Tels : -l'ombre, vers midi, sur le cadran solaire, ... "

Ailleurs, on trouve une citation d'André Breton : "Roussel est, comme Lautréamont, le plus grand magnétiseur des temps modernes. Chez lui, l'homme conscient extrêmement laborieux (…) ne cesse d'être aux prises avec l'homme inconscient extrêmement impérieux (…). La magnifique originalité de l'oeuvre de Roussel oppose un démenti lourd de signification et de portée, inflige un affront définitif aux tenants d'un réalisme primaire attardé…"

Benoît Virot nous raconte quelques unes des anecdotes liées à la vie de Raymond Roussel : "Toute la vie de Raymond Roussel, né en 1877, est tissée d’anecdotes rebattues le consacrant comme excentrique : tous ses repas de la journée pris à la suite l’un de l’autre, le refus de porter ses chemises ou ses faux cols plus de trois fois, son don pour les imitations (il travaillait sept ans chacune d’elle), sa roulotte ultra-perfectionnée où le nonce du pape et Mussolini sont venus lui rendre visite, son goût pour les jeux et les pâtisseries (particulièrement la guimauve, la panade et le racahout), son admiration pour Jules Verne (« Demandez moi ma vie, mais ne me demandez pas de vous prêter un Jules Verne ! »), le soin qu’il laissait aux ouvriers de l’Imprimerie Lemerre de remplir au dernier moment les noms de ses personnages, laissés en blanc, ou son monumental caveau de 32 cases au Père Lachaise..."

Et plus succinctement sur Wikipedia avec une mini-biographie...

Aussi, allez savoir quel est le vrai du faux dans cet ensemble complexe... Personnage étrange en tout cas et à découvrir un peu plus avant.

L'exposition est quelque part un peu dans le même tons. En effet, difficile de dire que l'on aime ou pas, ce qui est certain c'est qu'il y a unécho à l'Homme, à son monde et si Anne Deguelle s'est en allé sur ses traces que cela soit dans la ville même, voire jusqu'à son hôtel et dans la chambre de feu R. R.

A découvrir donc mais surtout l'oeuvre de l'écrivain ...

Rendez-vous sur le site Internet d'Anne Deguelle pour en apprendre un peu plus sur elle... et on comprend déjà mieux son travail en lisant cet extrait trouvé sur son site : "Élevée à l’art surréaliste du lapsus, experte en glissements dans sa conversation comme dans son œuvre, l’artiste aime à jouer des mots comme des signes du réel : « difficile, quand on est obsessionnelle comme moi, de ne pas voir des signes partout », s’amuse-t-elle. Son art consiste ainsi avant tout à arpenter ce « Ministère des coïncidences » » qu’évoquait Marcel Duchamp, un de ses « cobayes » esthétiques préférés.(...)"

 


Galerie Dix9

19, rue des Filles du Calvaire - 75003 Paris
Tel: 01 42 78 91 77
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Mercredi 14 mai 2008


Partez à la découverte des abstractions urbaines de Céline Huard qui expose au Comptoir du Marais

Dans ces photos prisent au vent, il y a de très belles compositions naturelles. Des espaces Rothko aux graffitis en construction dans la lumière de la ville, des déchirures ou effeuillages de sols et de murs. Des éclats du temps passé qui recouvre maintenant la ville, enfin les villes où ces photographies ont été glanées, des portraits à la mode andalouse telle cette femme superbe, représentation de LaScarlett ou encore des textures. Enfin, vous croiserez certainement d'ancien morceau de navire et des coins de coques qui attendent que l'on viennent les revoir, une dernière fois.

N'hésitez pas à aller y faire un tour d'autant plus que la boutique de fringues recèle de belles petites choses notamment pour les filles...


Et bientôt d'autres séries notamment de fêtes foraines dans la nuit étoilée


Une première exposition à découvrir au Comptoir du maris jusqu'au 1er juin. Et si vous n'avez pas l'occasion faites un tour sur son site Photoblog: www.photos-hasard.com

Le Comptoir du Marais

8 rue de Moussy – 75004 Paris
Métro : Hôtel de Ville
Ouvert du lundi au samedi de 11 heures à 19h30
le dimanche de 14 heures à 19h30
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Mardi 13 mai 2008



Si j'avais bien apprécié et accroché au travail présenté par Paul Graham dans ses expositions précédentes, ce n'est franchement pas le cas avec celle-ci.

Le projet est intéressant : "A Shimmer of Possibility est un nouveau départ radical, des images assemblées de la vie quotidienne de l’Amérique d’aujourd’hui, un haïku cinématographique où il ne se passe pas grand-chose mais où rien n’est déterminé d’avance. Que faisons-nous, que voyons-nous, ou à quoi pensons-nous quand nous marchons dans la rue ? Comment cela fait-il notre expérience et comment cela est-il fait de nos expériences ? […]"

Mais par contre la réalité vécue et figée photographiquement n'est semble pas fascinante. Certes me direz-vous c'est souvent le cas mais de là à en faire une exposition...  Concrètement, comme l'indique le dossier de presse "cette série est composée de plusieurs ensembles photographiques qui contiennent chacun des petites séquences d'images, comme un homme fumant une cigarette en attendant un bus à LasVegas , ou une promenade dans une rue de Boston un après-midi d'automne. Souvent deux, trois ou quatre séquences s'entrelacent dans une même série : comme cette femme assise mangeant du poulet dont on retrouve les os à même le sol ou cet homme tondant la pelouse lorsque qu’une légère averse survient".

De là à y voir du novateur, une nouvelle manière de penser et de voir le Monde qui nous entoure, j'en doute...  enfin faites vous une idée par vous même !?

L'exposition est en place jusqu'au 21 juin prochain

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire - 75003 Paris
Tel: 01 42 74 47 05
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Mardi 6 mai 2008


Un superbe livre que je vous conseille vivement.

Découvert grâce à Purpose n°7 et sur Paris Photographie voilà qu'après avoir vu une petite partie du livre, le livre dans son entier est venu jusqu'à moi et quel livre... Un périple à travers laHongrie, l'Inde, la Grèce, la Roumanie, la France, la Russie et la Finlande pour nous compter l'histoire des Roms, des gitans, de ce peuple. Un voyage de 7 ans mené par Cia Rinne (les textes) et Joakim Eskildsen (les photographies) : "Between 2000 and 2006 I together with writer Cia Rinne undertook travels in seven different countries with a view to gaining an insight into the life of the Roma and the conditions they face. We always tried to spend a considerable length of time among the people whom we wanted to learn about and, if possible, to live with them for a while".


Une belle préface de Gunter Grass qui revient sur le racisme subit par les Roms, leur persécution sous le régime nazi et leur mise à l'écart systématique. C'est d'ailleurs dans ce sesn qu'il indique : "Whether it be here in Germany, in Lithuania, in the Czech Republic, or Slovakia - many Roma simply do not dare to reveal their backgrounds. Experience has taught them of the injuries they and their families can be subjected to once they have been identified - chich means registred".

Un petit article dans le monde diplomatique d'avril 2008 et anne cécile Robert d'écrire : "Les Tziganes seraient vingt millions en Europe, même si le recensement est difficile. Les photographies donnent à voir les visages, souvent marqués par la pauvreté, mais aussi les modes de vie construits sur une persistante relégation sociale. Dans son propos introductif, l’écrivain allemandGünter Grass rappelle les discriminations dont souffrent les Roms un peu partout en Europe, notamment en raison de leur nomadisme ".

De sublimes photographies à vous couper le souffle pour certaines, segmenté par Pays, en série, le noir et blanc puis la couleur pour découper ces vies d'exilés mais pas seulement non plus.


 
En tout cas, un livre à découvrir, à offrir pour en savoir plus sur ce peuple.
 
Sur Amazon, le livre The Roma Journeys ou chez Steidl, à vous de voir....
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Vendredi 25 avril 2008

Me revoici chez Philippe Chaume avec la vision de Floriane de Lassée sur la nuit à Paris, New York et Shanghaï.

Comme on a pu le voir, elle était partie précédemment explorer les stations services puis les nuits, parisiennes, newyorkaise et de Shanghai; elle revient aujourd'hui avec ces photographies d'une nuit intérieure qui sont toujours aussi belles. J'avais vu celle qui est en exergue à Art Paris au stand de la Galerie mais je dois dire que les quelques autres présente sont prenantes.

Ces femmes disparaissantes, apparaissantes comme on voudra les voir, discussion et effacement dans ces nuits magiques ou ces personnes alanguis sur un lit, en attente que la nuit les enveloppent de son manteau de velours. Cela rappelle ses moments ou chez mon père nous étions à scruter avec ma soeur, enfants ces fenêtres qui s'allumaient et derrière lesquelles la vie prenait place, un peu un côté "voyeur" me direz-vous, oui peut être mais toujours dans le bon sens et puis l'enfance est l'âge de l'innocence enfin avant...



Un temps de pose et tout s'éclaire et s'efface, c'est aussi simple que ça en quelque sorte mais il faut réussir à capter ces instants, ces espaces; se lesaccaparer et qu'ils deviennent des moments sensibles, qui vous touche, vous renvoie vers d'autres lieux, d'autres mondes en un mot qu'il vous fasse oubliez où vous êtes tout simplement.

Natalia Grigorieva indique "A partir de ces visions de la vie des autres, elle construit des mises en scène captées par des temps de pose pouvant aller jusqu'à dix minutes. Après avoir disposé son appareil photo sur le toit d'un immeuble, elle l'abandonne pour aller s'installer à la fenêtre ou sur le balcon du building d'en face. Elle est ainsi auteur et sujet de ses photographies, elle est aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des gratte-ciel qui la fascinent".


Voilà, allez découvrir la beauté froide la nuit qui s'ouvre avec Floriane de lassée sur ces vies de tous les jours




Galerie Philippe Chaume
9 rue marseille - 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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Jeudi 24 avril 2008




Voilà une toute petite exposition qu'il faut aller voir et rapidement comme le souligne Lunettes rouges car elle n'est là que jusqu'au 27 avril c'est à dire presque demain. La Galerie Mycroft, est un petit coin perdu au milieu d'un mini-quartier très sympathique pour se poser et boire un verre aussi, n'hésitez pas et laissez-vous tenter.

Pour ma part, c'était la première fois que je voyais les photographies de Richard Kern, les deux ci-dessus plus deux autres dans la Galerie issues de la série Soft en 2004. Il n'y a pas à dire, il y a quelque chose dans ces photographies, on le sent tout de suite, c'est vrai qu'elles sont misent en valeur par rapport à celle du collectif de 8 photographes mais il y a une certaine nonchalance et simplicité dans celle-ci. Un naturel qui s'impose à l'oeil et vous donne le sentiment d'une certaine plénitude et d'une grande maîtrise. Il est clair que je vais approfondir l'oeuvre de Richard Kern.

Comme je vous l'indiquai, le collectif de 8 photographes qui participent à l'exposition : il s'agit "du londonien Jackson Eaton, de Ryan Foerster, de l'actuellement milanais Chris Heads, du canadien Asen Ognyanov, de l'argentin Sean Orena, de la nouvellement primée au "National Portrait Gallery Photographic Prize" Julieta Sans, de la suédoise Lina Scheynius ainsi que du "Very Young Millionaire" Brad Troemel".

De ces photographies, je retiendrai essentiellement celles de Julieta Sans qui par le sens de la composition et leur intimité m'ont inspiré alors même que les photographies sont sans encadrement, au milieu des autres, à la fois perdues mais qui émergent de l'ensemble également.

Des photographies issuent de la série "a long adolescence" et de jolis dos dans la série "backs"





Jetez un oeil aux photographies de Lina Scheynius qui me semblent assez personnelles



Les photographies de Jackson eaton me semblent assez décalé...




Pour Chris Heads, jetez un coup d'oeil à son journal/blog "365", avec quelques très beaux portraits et situations... cocasses et incongrues vais-je dire...



Sean Orena, tient un mini blog "diamond in the rough lifestyle"




De Brad Troemel, on pourra regarder avec plaisir son projet "Special"




mais également la série "Zero Gravity"  et puis un petit article sur lui




Plus de détails sur le site de la galerie Mycroft et également sur le site de Lunettes rouges


Tout ce joli monde invité par Emeric Glayse dont voici une photographie tout en douceur




Galerie Mycroft
13 rue ternaux - 75011 Paris
Ouvert plus ou moins entre 15h et 20h du mercredi au samedi
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie
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