
Redécouverte et lecture d'un vieil album qui a probablement eu son heure de gloire et sinon, eh bien à découvrir pour les amateurs. Il s'agit plutôt d'une versionLovecraftienne de Bilal me semble
t-il ! Une série d'histoires dans lesquels l'appel aux mondes sombres et noirs se fait ressentir. il n'y a pas d'espoir de s'en sortir ici, seulement le sentiment d'être dépassé par quelque chose
de plus grand, une sorte de grand ordre noir venu d'ailleurs.
Des histoires sombres et noires qui rappellent sans faille et sans détour l'univers de Lovecraft. Relisez-le à l'occasion, c'est toujours un plaisir de se plonger dans son univers, n'essayez pas de résister à l'appel de
chtulhu, il n'est pas possible de résister.
C'est son premier album publié, en 1982, c'est-à-dire il y a près d'un siècle maintenant.... et déjà le travail est magnifique.
Par Herwann PERRIN
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Jeremiah d'Hermann, c'est la quête sans fin de Jeremiah et de son fidèle Kurdy avec aussi, souvent Esra qui revient bientôt a priori...
Toujours un plaisir que de se plonger dans la lecture d'un de ses albums à la fois pour l'histoire qui se perpétue, j'ai vu qu'il y avait quelques intégrales, je crois qu'elles me seraient bien
utiles prochainement... Mais c'est surtout un plaisir pour les yeux avec des dessins et des ambiances à se damner, les dégradés de couleurs sont ahurissant dans ce monde en perdition.
Aussi je vous conseille vivement, mais pour ceux qui ne connaissent pas, essayez du départ, vous aurez d'autres clés de lectures plus appropriés. Un port dans l'ombre ou la sortie du brouillard
deMilova et de sa communauté emmené par Jason, un peu illuminé avec pour seul livre de référence la Bible, ce n'est pas gagné. Pour Elsie et la rue, C'est un peu d'amour dont il est question et
d'argent aussi bien entendu. Elsie se revoit dans les yeux illuminés de Milova, une amitié se lie entre elles pour le meilleur et pour le pire.
C'est pour les ambiances qu'il faut lire Jeremiah entre autres et l'amitié indéfectible entre Kurdy et Jeremiah est également marquante; ils sont aussi différents que Chat et souris...
Enfin voilà, deux petits albums à découvrir ou pour compléter votre collection, cela se lit tranquillement et agréablement... Et puis un album en arrivée,Afrika,
cela a l'air tentant... allez savoir, peut être l'avez-vous déjà lu ?
Par Herwann PERRIN
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Un grand moment d'acteurs que je vous conseille vivement d'aller voir.
Les frères Coen sont de retour avec non moins de 13 cadavres, ceux que Javier Bardem (alias Anton Chigurh) envoie dans un au-delà plutôt sous air comprimé. La scène de démarrage vous met dans
l'ambiance et tout le film est un peu à son image, une violence pure,instinctive mais également sans bruit. C'est tout en douceur et en rapidité que Javier Bardem exécute son contrat, il est
l'électron libre insaisissable, le fou génial et exceptionnel, la machine qui n'a d'autres but que ses raisons profondes. Il n'a pas de sens commun et il a desprincipes qui sont au-dessus de
tout, de l'argent, du pouvoir ou de la drogué comme le fais remarquer Woody Harrelson (alias Carson Wells) avec son sens de la philosophie issu des bouddhiste et son Stenton blanc, un grand
moment encore avec des paroles et un ton totalement décalé.
Mais alors de quoi s'agit-il quand même, car si c'est génial, c'est qu'il y a une bonne raison ! Certes, les raisons ne manquent pas mais à mon sens, c'est plus sur le jeu des acteurs qu'il faut
se concentrer que sur l'histoire qui est celle du farwest. Car il s'agit d'un véritable western moderne auquel on assiste, le métier de shérif est là en arrière plan avec un Tommy Lee Jones
(alias Ed Tom Belle) ahurissant, une sorte d'ovni venu d'ailleurs. Un shériff philosophe avec son fidèle adjoint qui sent et voit au travers des choses (des gens), dans un monde qui ne cesse de
changer et dans lequel il ne se reconnaît plus, ou il se perd petit à petit sans possibilité de sortie ou presque. Donc unshérif, cela veut dire qu'il y a des méchants quelque part, une sorte de
fantôme qui disparaît presque instantanément. Et puis il y a Josh Brolin (alias Llewelyn Moss ) un soudeur de son état qui lors d'une partie de chasse privée découvre tout simplement un règlement
de compte qui s'est mal passé et une mallette pleine de billets, l'heure de la retraite a sonné pour lui et sa femme. Enfin c'est ce qu'il aimerait mais c'est sans compter surJavier Bardem qui le
cherche...
Le temps n'existe pas dans ce film de près de 2 heures, et les paysages qui nous emmène à la frontière du Texas et du Mexique appellent au voyage, à l'envie d'air pur, de contrées sauvages et
ouvertes, belles et désertiques à la fois, de vent et de brousailles qui roulent dans le sable, d'étendues qui s'offrent à perte de vue pour respirer et se sentir vivre.
Adapté a priori fidèlement du roman de Cormac Mc
Carthy No Country for Old Men en date de 2005
Voilà du grand art pour les frères Coen qui sont de retour sur nos écrans et pour notre plus grand plaisir... Pas de morale à l'américaine ici et cela soulage,
les fantômes existent bel et bien, ils sont insaisissables et fous à la fois...
Par Herwann PERRIN
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Un premier polar norvégien en date de 1983 qui est en demi-teinte...
On suit les pérégrinations de Varg Veum, un privé solitaire qui s'est lié d'amitié avec un ancien flic qui lui raconte l'affaire sur laquelle il enquête. Il s'agit
d'une vielle histoire d'incendie de l'usine de peinture dePafgul qui remonte à 1953 et qui a coûté la vie à 15 personnes. Une affaire qui n'a jamais été vraiment classée mais fautes de preuves
rien ne change. Sauf qu'après avoir conté son récit, l'ami deVeum se fait renverser accidentellement par une voiture qui prend la fuite...
Contusionné de toutes parts il arrive à l'hôpital et lorsque Veum passe le voir, il lui glisse : découvre ce qui s'est passé avec Johan le docker en
1971.
Mais à y regarder de plus près cela remonte aussi plus loin, à de vieilles amitiés et de vieux ennemis durant la guerre. Avec d'un côté les résistants et à l'heure
tête Konrad Fanebust, de l'autre un traître à la patrie, surnommé Mort aux rats qui serait peut être Harald Ullven mais qui aurait disparu du paysage depuis quelques années. Quelques vieux
clochards entre dans la danse, une assoiffée de Bingo qui aurait "héritée" d'une maison en 1955 et puis l'armateurHagbart Helle qui est devenu multimillionnaire suite à la prime qu'il a touché
pour l'usine de peinture incendiée... Un boiteux qui apparaît à chaque meurtre,... Cela fait quand même beaucoup de circonstances inexpliquées qui ne peuvent pas être entièrement du domaine du
hasard...
Bon je dois dire que cela patine quand même pas mal, beaucoup de descriptions périphériques et autres petits détails qui ne sont pas forcément utiles, il faut quand même attendre le début des 40/50
dernières pages pour voir se profiler un peu de suspens et de vie.
Donc pas forcément très convaincant de mon point de vue...
Par Herwann PERRIN
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