
Thème où le présent rejoint le futur, à la croisée de Minority Report et du Truman Show, Robin Williams nous convie à la mise en perspective de l'Histoire. Entre histoire racontées et histoire vraies, un abîme existe entre le souvenir que l'on veut avoir et garder en mémoire souvent agréable et les détours d'une vie, de vies plus complexes et moins léchées qu'un bâton de guimauve
tout le dilemme se pose
le choix ne doit-il pas rester sien.
Egalement une autre question : une vie se façonne à travers des expériences vécues, des moments partagés
parfois véritables parfois faussés par la réalité que l'on se construit
Des vies en balance autour d'une impression
fugacité du moment.
Si le thème est intéressant et Robin Williams loin de ces rôles habituels, on reste un peu sur sa FIN.
Et voilà un très bon moment avec un grand monsieur qui a marqué une génération entière et bien d'autres aussi on est ravie de le suivre évoluer à travers els styles et les genres, de se rappeler ses bons morceaux tant écoutés à ne plus se rappeler qu'ils étaient de lui, à travers une histoire de famille pas simple la volonté et la détermination d'un homme au destin brillant qui même s'il a eu ses moments de déliquescences et de traverse est resté au cur de sa musique.
A écouter avec ravissement
Une petite critique de Delphine Valloire
Quelques 85 albums
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Au cur de l'Amérique et du quotidien des années 70, nous voilà embarqué, happé par Stephen Shore ; ce qui maintenant est devenu banal, le classique d'aujourd'hui s'impose au regard d'antan et on peut sentir le précurseur d'un Gursky par exemple La couleur prend ses lettres de noblesse là où le noir & blanc était considéré comme la référence ultime. Les couleurs apparaissent et irradient l'espace.^
Son objet est comme il le dit est d' « explorer les changements de la culture américaine, explorer aussi la manière dont un photographe peut rendre les fragments de temps et d'espace qui sont à sa portée ».
Voyage au cur d'une Amérique transverse nous permettant de saisir a posteriori ce qui est aujourd'hui au cur de notre culture. Des photos non sensationnelles qui essayent de rendre compte objectivement d'une réalité sans cesse renouvelée. Il apprend à voir le quotidien tel qu'il est ignoré
A l'Hôtel de Sully / Jeu de paume jusqu'au 20 mars prochain
Pour un aspect beaucoup plus récent
rendez-vous ici

Le parti pris par Guédiguian n'est pas de coller à la réalité mais de faire un film, c'est-à-dire une fiction où certains éléments réels croisent des éléments rapportés de sa propre histoire, d'histoire parallèles de la presse
et d'un homme face à la Mort
la vie face à la souffrance d'un Homme rongé de l'intérieur...
Bouquet a le charme des mots et de la langue, il représente bien cette image de Mitterrand en tant que Président qui s'inscrit dans l'histoire, amoureux des lettres (citant à loisir Péguy, Chardonne, ) et pour qui le souvenir et la mémoire est un bien personnel. La désillusion apparaît elle aussi et le sentiment d'une génération de s'être fait corrompre par un homme d'influence qui veut s'inscrire dans une Histoire qu'il a façonnée.
Le retour sur la période de Vichy et de l'affaire Bousquet prend une place centrale peut être trop insistante mais qui a le mérite de poser le problème
C'est également la solitude qui transparaît dans l'absence d'autres personnages que le quartet formé du président, de son biographe, le médecin et le garde du corps, solitude que l'on ressent pour le Président,t mais qui semble se transmettre également à son contact, envahissant et détruisant quelque peu la sphère privée aux alentours c'est d'ailleurs à la fois intéressant et hors de propos car on entre quelque part dans la vie du biographe par une porte détournée sans que cela apporte beaucoup au film.. quelques clins d'oeils notamment aux écoutes, à sa fille, rappelle au spectateurs avertis qu'il n'est plus tout seul maintenant qu'il a connu la sphère de l'Etat Par contre, on reprochera à al mise en scène quelques scènes qui émaillent le film, plans ou scènes dénuées de rapport semblant surgir du néant pour mieux disparaître ensuite
Personnellement, Jalil Lespert ne me semble pas à la hauteur du personnage face à un Michel Bouquet qui nous ressert les traits, l'ironie et le cynisme d'un Mitterrand dans ces grands jours
La désillusion de Mitterrand vis-à-vis de ses rêves imaginés est elle aussi abordée de façon silencieuse si l'on peut dire, et est proclamé haut et fort que la réalité efface les rêves ce qui reste bien dommage, la politique étant circonscrites à un immense jeu du chat contre les souris
le culte de l'indifférence prôné comme seul chemin libératoire
Une interview vidéo de Michel Bouquet sur le film assez amusante. Roland Dumas commente le film
.ainsi qu'Arnaud Montebourg
Idem sur Arte, vidéo de Guédiguian sur le film

Voilà un petit ovni pour moi dans cette galaxie électro, un mix avec jazz & dance qui est pas mal du tout par pas mal d'aspects, il passait au New Morning au début février mais je les ai manqué honte à moi qui d'ailleurs n'est pas encore mis les pieds dans l'antre parisien du Jazz et autres sublimes découvertes, je vais rectifier cette erreur rapidement
En tout cas, la pochette de l'album est aux couleurs enivrante du disque ; enchantereur et subjuguant avec des rythmes surprenant aux frontières tout en étant bien entraînant, une pure découverte qui pourra s'enrichir dans le futur en affinant ces belles compositions
A découvrir
Pour en savoir plus, allez voir sur Stradaprod
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L'histoire de l'avortement avant que celui-ci ne soit légalisé c'est l'histoire triste et difficile de celle de Vera Drake qui évolue en 1950 dans une Angleterre encore sous l'emprise de l'article 58 de la loi de 1861, petite femme de rien du tout qui accompagne avec le cur et l'âme des jeunes filles dans cette douloureuse épreuve tabou
L'actrice principale, telle une tortue garde son secret et fait ce qu'elle doit faire, sans rien demander en retour, expérience d'une vie meurtrie dès le départ sur fond de retour de guerre, de misère et de différences entre la bourgeoisie qui trouve les moyens de contourner avec complaisance la Loi et Vera qui affronte seul en cur pur ses actes et sa conscience. Très belle performance de l'actrice principale en la personne d'Imelda Staunton
Bien que couronné par un Lion d'Or à Venise, il n'en demeure pas moins que je ne suis pas totalement entré dans le scénario et le film
Peut être un manque de perspective
malgré les acteurs et les caricatures assez bien réussies
Pour en savoir plus sur Imelda Staunton, lisez Laurent Rigoulet
Une critique de Julien Werter et une très bonne interview vidéo de Mike Leigh sur le site d'Arte

Très bon bouquin pas spécialement racoleur qui met en perspective Europe et Etats-Unis tant d'un point de vue stratégique que culturel ce qui éclaire ou confirme bien des éléments que l'on sent au jour le jour.
Ensuite on est évidemment pas obligé d'adhérer aux thèses qu'ils développent mais je trouve en tout cas que la vision qu'il a de différencier « univers kantien » et « univers « hobbesien » est assez intéressant pour que l'on s'y attarde quelques peu les éléments historiques sont succinctement abordés, plutôt remis en perspective ce qui permet de comprendre a posteriori des situations complexes telles que celle de la Serbie où de mieux appréhender le mode de fonctionnement américain
Très intéressant surtout pour comprendre comment le Monde d'aujourd'hui se dessine et quels sont les rapports où les évolutions qui vont évoluer
C'était prévu, le combat éternel entre Dieu et le diable accompagné de ses suppôts ; l'homme au cur de cet imbroglio et les choix qu'il doit faire . Pas grand-chose à dire de ce petit film malheureusement à part pour ceux qui sont fan et fervent admirateurs de Keanu Reeves qui a certes un costume très cool, d'ailleurs cela sera un de mes prochains achats
A éviter quand même sauf peut être pour les adeptes du genre série .
L'évangile selon Pilate d'Eric Emmanuel Schmidt
Dans cette pièce où Jacques Weber ale rôle principal, on se laisse charmer par les talents bien connus de l'acteur et le charme agit sans que l'on s'en rende compte ce qui reste des plus agréables. Échange épistolaire entre Ponce Pilate et son frère resté à Rome, nous devenons les témoins vivants et avec le recul, sagace de la crucifixion de Jésus sur la croix et des mésaventures qui s'en suivent, la résurrection et donc la sortie du tombeau, les recherches éperdues de Pilate qui ne comprend plus, sa relation avec sa femme et les relations de celle-ci avec Jésus ; le retour sur l'épisode de Barrabas est remis en perspective. La convocation de Joseph d'Arimathie qui se fait malmener et qui avouera enfin le secret du tombeau puis viens l'errance de Pilate jusqu'à sa rencontre avec Marie Magdalena et ses retrouvailles .
Il est des acteurs avec lesquels on se retrouve aisément et Jacques Weber est de ceux-la qui vous emmènent avec eux vers le texte et au détour de celui-ci, interprétants divers personnages en un, il rend se Pilate humain à l'histoire. Le texte d'Eric Emmanuel Schmidt profond et interrogateur est plein de ces mille petits détails et clins d'il mettant en scène l'histoire et ses méandres.
Il est bon de les retrouver au théâtre Montparnasse car la soirée passe au gré des siècles















