Voilà la magie de Paris qui opère encore une fois, dans une petite ruelle éclairée où il fait bon vivre semble t-il se confond dans la pierre, encastré le cinéma d’antan, celui où vous ne comprenez pas ou plus car c’est si lointain que l’on ne prend pas les tickets en avance, cela déroute, pourquoi diable… ce serait plus pratique mais pratique pour quoi ? Donc après le premier grognement, on se dis mais oui, bien sûr, et là on entre dans une petite salle où 5 personnes se sont donné rendez-vous avec Burt Lancaster et la belle Jean Peters pour revoir retracer dans leur mémoire où tout bonnement découvrir ce qui se cache ici, avant dernière soirée de l’indien dans le western, ce film aux bords carrés date de 1954 et conte la révolte éperdue de Massai (Burt Lancaster), dernier guerrier Apache qui ne veut pas être exilé avec Géronimo vers la Floride ; il en revient après avoir traversé la moitié des Etats-Unis, homme-légende ; il croise le chemin d’un cherokee, destinée heureuse qui le sauvera rétrospectivement. Trahi par les siens, il n’est que haine et vengeance, la mort est inéluctable, il le sait. Traqué, il ne pourra pas rester vivant bien longtemps mais il croise une autre route qui de raison en raison le transforme, mais est-ce que cela sera suffisant ?
La lutte d’un des derniers indiens contre l’oppression blanche et la déportation des siens dans un monde inconnu alors qu’ils étaient chez eux, cette rage de vivre et ce courage de l’époque de la conquête de l’ouest, un autre monde qui se ré-ouvre à nous
par Herwann PERRIN
publié dans :
Cinéma
Bon eh bien je vous déconseille vivement. Le texte est sublime, on ne reviendra pas là-dessus, les mots s’entrechoquent et virevoltent tels une petite musique de l’âme ; cela doit être un très beau roman, c’est évident, cela m’a donné envie de connaître un peu plus les écrits de Virginia Woolf dont j’avoue tout bas méconnaître l’oeuvre. Mais, un texte comme je l’avais déjà souligné pour les lettres à un jeune poète de Rilke (Poésie) qui est un roman est-il toujours adapté à être mis en scène ? Là est la question qui m’interroge ce soir…
Il n’est pas question de remettre en question le jeu des acteurs qui est beau mais à vrai dire la pièce est « chiante », eh oui cela arrive, c’est dans le mouvement de l’air tout ne peut être bien et les déconvenues sont également bonnes à dire, je me suis vu compter le nombre de personnes qui s‘endormait et qui ont dormi d’un trait ; quelques unes se sont levés, besoin pressant, envie de retrouver le froid grisant d’un fin de dimanche mais en tout cas ne pas rester cloîtrer dans ce microcosme…que nous avons malgré tout assumé de bout en bout…
Connaissez un peu plus Virginia Woolf mais préférez ces romans au théâtre de l’Ouest parisien et à la mise en scène d’Hervé van der Meulen, vous pouvez néanmoins connaître un petit peu plus ces acteurs qui sont digne ici
Si vous voulez quand même allez y faire un tour, c’est jusqu’au 5 mars
par Herwann PERRIN
publié dans :
Théâtre & Opéra & Spectacles
Voilà voilà, l’industrie indépendante cinématographique hollywoodienne avec Georges Clooney en tête (dont on se souvient avec ferveur son récent et très très bon Good Bye Good Luck) se met au film « militant »….
L’intrigue est toute simple : comment les « rois » du pétrole influence et dirige l’économie… vaste programme où la corruption peut être envisagé non cyniquement comme la voie naturelle de résolution des conflits, qu’on se le dise, la justice a ce niveau là n’existe pas, jeu de pouvoir et de pressions, sacrifice humain contre milliard…
Bon, très bon polar à apprécier comme il se doit, Paraglider sera d’accord… pas mal d’entremêlements de situations qui se juxtaposent mais la limpidité et la simplicité de lecture permet de suivre de bout en bout sans difficulté un monde qui est complexe, celui des imbroglio indutrio-financier.
On remonte lentement la pente pour comprendre petit à petit tous les enjeux qui se cachent derrière des décisions qui nous sommes dans le monde actuel dénuées de sens, allons plus loin et voyons d’un œil critique ce que nos beaux et sobres pays souverains font en dehors de nos frontières… soyons clair c’est une guerre qui se livre ici dont on nous donne quelques éléments.
L’industrie du pétrole, des compagnies comme on le souligne au début qui ont des revenus plus importants que certains pays de moyennes importance ont du poids et quel poids, quelle influence ; les pressions, qu’elles soient à tous les niveaux de la société sont implacables, il n’y a guère d’illusions, et derrière cet état de fait les réformes sont difficilement envisageables pour le Progressiste Prince Nasir car elles dérangent un ordre établi qui n’a cure de changement et qui construit pour lui, pour les Etats-Unis uniquement un avenir.
L’isolement des personnes, la construction de martyrs, l’enrôlement dans la religion, les services secrets et le retour à l’envoyeur, l’absence de sens moral et le jeu des puissants est sans failles,. Préparez vous à voir la réalité du monde dans lequel on évolue au jour le jour et comprenez ici comme je l’ai précisé il y a peu que la fiction n’est plus, vous êtes dans la réalité de tous els jours, c’est bon de la savoir…, le monde de demain se construit aujourd’hui et il a un coût certain, un coût humain d’abord financier ensuite…
Ne rêvons pas l’homme n’est pas bon, il a pu l’être à un moment donné, dans l’Eden perdu de l’avant chute si elle a existée…Y reviendra t-il ? Je n’ai guère d’illusions sur ce point…
Tous ces thèmes sont admirablement bien abordés dans ce film de Stephen Gaghan avec un Bob Barnes, alias Georges Clooney pas mauvais du tout qui représente cet homme, ce soldat ou pion qui ayant terminé son office peut être sacrifié sans aucune difficulté…
A VOIR…
par Herwann PERRIN
publié dans :
Cinéma
Alice Texas
Cela ne pouvait être que punchy et endiablé, eh oui, un très bon moment avec ce petit groupe de rock de New York (cela m’a encore donné envie d’aller y faire un tour…) dont la guitare s’enflamme régulièrement, on est au delà de la pub actuelle faite pour par exemple arctic monkeys, c’est vrai, c’est du vrai, du punch pour vous mettre en jambe, la chanteuse est délicieuse, le guitariste « énervé » donne vie à tout cela, on était tous là et j’y retourne une prochaine sans souci…
Vous pouvez vous rendre compte en live de cela sur leur siteen écoutant quelques morceaux en live… surfez y… et en concert, c’est encore mieux of course…
Scott H Birham un melting pot de Rock-Country-blues from Texas.
Eh voilà vous retrouvez un américain barbu, c’est Scott H Birham avec une bière en attente, la mousse s’évapore et lui qui malgré les petits soucis techniques parfois rencontré vous emmène dans son univers, hommage à un mai, … le pied qui prend le rythme, un petit tambour sur un bout de bois, tout à fait bon le rendu, parfois un harmonica et puis une voie d’outre-mer avec un bonne guitare sèche qui dérape de temps à autres pour le plaisir des yeux et des oreilles, franchement à découvrir ce petit gars là…
Et lui, c’est le blogger photographe qui était là pour prendre quelques photos avec une autre photographe aussi d’ailleurs
Cocosuma, de la pop Low fi….et plus encore….
« Autocertifiés « Do it yourself-pop-low-fi »,le trio met des accents folk à sa musique,et des influences Los Chicros,Air,Zero 7 et Syd Matters enrichissent le tout ».
Bon je ne suis pas resté pour tous les morceaux mais à juste écouter les quelques morceaux du début, si vous n’avez pas déjà écouté auparavant (ce qui n’était pas mon cas…) vous tombez instantanément sous le charme de la chanteuse anglaise qui dans sa jupe bleu ciel vous ravie et vous permet de vous évader au son si doux et beau de sa voix, jouant de temps à autres de son espèce de flûte/harmonica, c’est tout bonnement beau et je vous invite à suivre ce petit groupe bien bien sympa
Vous pouvez écouter plein de bons morceaux sur leur site alors n’hésitez plus…
Bon quoi qu’il en soit, je crois que faire un tour à la flèche d’or, pour ceux qui ne l’aurez pas encore compris, est une nécessité … alors rendez-vous là-bas tout bientôt…
par Herwann PERRIN
publié dans :
Musique
Désolé pour le retard de parution il ne reste que quelques jours, exactement jusqu’au 28 février prochain pour voir ou revoir quelques bons vieux western, vous me verrez sûrement à une des représentations de Bronco Apache, une vieille envie non encore assouvie…
Alors pour vendredi, c’est Bronco Apache, samedi, Josey Wales Hors-la-loi, dimanche Major dundee, Lundi, Bronco apache encore et mardi le convoi sauvage…
Pour plus de détails sur les séances, rendez-vous sur leur site web
par Herwann PERRIN
publié dans :
Cinéma
Quelques mauvaises critiques peuvent détruire un film facilement surtout si c’est un premier long métrage. Ce n’est pas possible que cela arrive avec sauf le respect que je vous dois tant le thème du film est admirablement bien traité par Fabienne Godet.
La réalité de la vie en entreprise surgissant dans votre quotidien, vous affectant au jour le jour jusqu’à ce que tout bascule pour une raison qui vous est étrangère. La machination ourdit n’est pas qu’un mythe et elle peut vous assaillir où que vous soyez. Les conséquences peuvent être désastreuses pour vous, votre entourage voire même mortelles. Les effets de bords si l’on peut dire peuvent également être foudroyants.
Faut-il se rebeller comme c’est le cas avec François après …à la suite d’un tragique incident ou comme Simon en frontal ? Faut-il remettre tous les principes qui régissaient votre vie à plat, des questions qui se posent et qui vous sont posés, comment réagiriez-vous dans pareille situation ; nul ne le sait, bien heureux ceux et celles qui connaissent ces moments où toute une vie peut basculer dans le meilleure comme dans le pire.
C’est au travers de François (Olivier Gourmet, toujours aussi excellent), Clémence Durieux, la femme de François (Dominique blanc que je n’aime pas tout simplement…), une femme mariée qui fait peur à son mari, non pas une peur tangible mais une peur dans la relation, dans l’absence de relation, de communication, car c’est aussi ces aspects là qui sont abordés, le couple et la vie en dehors, enfin le peu qui y échappe et les difficultés de tout dire. De l’autre côté Simon le « pote » de François, le collègue devenu ami, qui est grande gueule mais pas mauvais bougre et sa femme avec qui il est bien heureux…Puis Lisa (Marion Cotillard toujours aussi belle et charmante) qui est en rébellion en décalage, une âme en peine mais bonne âme, qui cherche à aider, à rendre et qui ne croit pas dans le système, qui la subit et qui ne veut plus y croire…et l’Entreprise évidemment, son monde, ses règles, ses bassesses…
Tout l’intérêt du film réside dans le rapport à l'humain dans un moment de basculement où tout dérape.
Le début du film, c’est le tournant du film, vous comprendrez rapidement pourquoi cet instant ou la vie, telle dans Match point choisi de quel côté va tomber la pièce ne sachant pas quel est le bon côté…
A voir, un beau film militant mais au ton juste et où le concret prend le pas sur l’abstrait, on est dans ce réalisme primaire qui fait que la frontière entre fiction et documentaire s’effrite de plus en plus, étrange monde que le nôtre…
par Herwann PERRIN
publié dans :
Cinéma
Abordez la bourgeoisie avec la délectation qui convient, ce sujet si actuel et si sensible a maintenant été déplacé mais est bien encore de saison voire de société plus encore. En effet, quel jeu cruel se cache derrière le fait de vouloir telle une bête de cirque dressée, apprendre à une jolie mais pouilleuse vendeuse de violette à avoir une diction digne d’une duchesse, voilà les termes du pari nauséeux conclu entre le Professeur Higgins alias Nicolas Vaude et le Colonel Pickering alias Henri Courseaux et tout cela juste pour relever un défi dont la participante n’est autre qu’ Elisa Doolittle alias Barabara Schultz.
Satyre de la bourgeoisie qui ne reconnaît parmi elle que ses pairs comme finalement un peu toute communauté qui a ses codes, ses manières. Il n’empêche, la bourgeoisie, enfin une certaine partie de cet aréopage qui nous est montré est cruellement fade, insipide et ennuyeux, alors lorsque surgit cette belle vendeuse de violette en pleine transformation, que va-t-il se passer ?
Et puis, nécessité oblige son père talentueux discoureur qui ne rêve que de bonheur et d’eau de vie à s’enfiler derrière la cravate vient revendiquer son dû pour sa fille dont il n’est que trop heureux de pouvoir la laisser en bonne compagnie si cela lui permet de se rincer le gosier… D’autres péripéties l’attendent néanmoins, le professeur Higgins ne connaît pas tous les peuples et les américains, semblent être disposés à récompenser une certaine forme de talent…
Entre le flegme britannique du colonel Pickering et l’absence complète de manière d’Higgins, elle avance et progresse doucement mais que va-t-il se passer si elle réussit sa difficile mission, si elle sort indemne et triomphante de la Garden Party de la duchesse, éloignée de son monde d’antan, sans toutefois être intégrée à celui d’aujourd’hui deviendra t-elle cette bête de foire tant redoutée où se faisant, sa prodigieuse capacité d’adaptation la sauvera t-elle de ce tourment et de biens d’autres…
Le caractère se forge et la condition des hommes ne se mesure pas seulement sur leur degré d’éducation mais plutôt leur prise en considération de l’autre… voilà une belle leçon que l’on oubliera pas de si tôt surtout avec une distribution si relevée des acteurs que l’on aimerait voir plus souvent
Le texte de Bernard Shaw écrit en 1912 est à la fois un révélateur des errements passés mais et c’est là qu’il interpelle de ceux d’aujourd’hui sous une autre forme certes mais toujours là, on recoupera cela avec un article du Monde du 21 février de Thomas Piketty intitulé « Education : les promesses de la discrimination positive » par exemple sur les nouveaux modèles sociaux à inventer en matière d’égalité des chances et on appréhendera alors mieux les enjeux sous-jacents de cette pièce à l’heure actuelle.
Et quels décors, vous en serez plus que charmé, on aimerait avoir une maison à tiroir comme celle-ci…
A absolument voir au Théâtre de la Comédia
4 Boulevard de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis (ligne 4)
par Herwann PERRIN
publié dans :
Théâtre & Opéra & Spectacles
C’est une petite bd de rien du tout mais elle me semble prometteuse, l’aventure d’un viking non violent dans qui se fait aider par Dieu rien que ça, les personnages sont fluet et bruts de décoffrages mais attachant surtout lui et son frère pas mauvais bougre enfin, on se comprend c’est quand même un viking sanguinaire… la force contre l’esprit, on se rappelle le film les VIKINGS, le péplum avec Kurt Douglas qui était un chef d’œuvre du genre, pour ceux qui ne l’aurait pas vu, essayez de trouver ça, on ne fait rien de ce style aujourd’hui…
Un premier tome intitulé « Invasions et chuchotements » bien réussi avec d’ailleurs quelques surplombs de falaise avec vue sur mer admirable, on est bien dans les grand pays du Nord
A essayer …
par Herwann PERRIN
publié dans :
Bande dessinée
Bon bon j’ai comme l’impression que je me réveille après un an … mais bon je l’ai acheté et cela vaut bien le coup quoique l’on peut également avoir accès à la bande dessinée en intégrale sur le blog de Frantico, eh oui pas si dur que ça, il existe bel et bien… Bon pour ce qui est de la véritable identité de l’auteur là je suppose que les bruits qui courts sont peut être encore valable quoique… est-ce vérifiée cette info qu’il s’agirait d’un TR quelque chose … d’un auteur déjà pas mal connu un coup à la Emile Ajar / Romain Gary en quelque sorte…
Bon en tout cas, allez-y plongez vous dans son univers décalé et réel, quotidien et parisien et un peu obsédé, si peu… et trouvez y quelques vérités, c’est charmant…
par Herwann PERRIN
publié dans :
Bande dessinée

Une galerie et par devant la vitrine, une toile intrigante, je rentre et regarde les quelques autres toiles du même peintre exposées, c’est Laurent Hours, et ces personnages lilliputien, presque invisible sur ce rouge qui recouvre de part en part, par couche successives ces toiles. Vie subtile ou la couleur ; ce rouge d’une densité particulière amarre le regard ; tel des petits dons quichotte qui dansent au loin, à l’horizon, ces personnages prennent vie presque malgré moi…il s’agit de vies esquissées, suspendues dans le lointain, perdues, rêvées dans un sommeil profond, surpris au réveil avec la tentative de reconstruire ce monde perdu par association ; par déclinaison de cette mémoire enfouie.

L’horizon au loin se voile et se dévoile, ces architectures aux contours finement ciselés forme un mur d’enceinte infranchissable et les habitants de blanc vêtus, parfois aux ombrelles penchées s’avancent vers nous à la découverte à la quête… c’est un peu de ces univers de Borges de cette cité perdue, la cité des Immortels « j’ai dit que la Cité reposait sur un socle de pierre. Ce socle, qui paraissait une falaise, n’était pas moins escarpé que les murailles mêmes. Et j’y fatiguai mes efforts : aucune irrégularité dans le noir piédestal ; les murs invariables ne semblaient consentir la moindre porte » où comme le nom d’une des œuvres l’indique le désert des tartares de Buzzati et cette attente interminable …
En tout cas, si vous passez par là rentrez et profitez…c’est à la Galerie Claudine Legrand mais je n’aime pas vraiment le reste des exposés….
par Herwann PERRIN
publié dans :
Expositions
















