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Mardi 29 mars 2005

milliondollarbaby_aff

Encore une fois, à la suite de « Mystic River » notamment, Clint Eastwood signe un très très bon film, loin des canons classique.

Sans faire de concession, il va au bout de son histoire emmené par une Hilary Swank accompagné d’un très bon Morgan Freeman et de Clint lui-même dans un rôle taillé sur mesure. Des caractères trempés dans la vie, où le respect, la culpabilité, l’endurance… sont des valeurs palpables.

Le monde la boxe est essentiellement un prétexte, bien choisi par les circonstances ; la Nouvelle de F. X Toole (Rope Burns) permet d’aborder tout à la fois l’Amérique, le rêve américain, la filiation, la famille et ses déroutes, le rôle de la religion, la morale, l’éthique,… tout en gardant en ligne… une maîtrise parfaite du scénario…

Pour plus de détails, vous pouvez lire les critiques présentes sur le journal Le Monde (plutôt pour les abonnés), Télérama, Arte avec Julien Werter

Les Cahiers du Cinéma permettent également d’avoir une approche assez pertinente dans le n° 599 de Mars 2005.

Un très bon film à voir absolument….

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Samedi 26 mars 2005

fran_oiz_breut

Recommandé par Zurban cette semaine eh bien je dois dire que j’avais déjà ses autres albums mais j’avais oublié celui-ci…il est encore plus abouti, le ravissement est là pour notre écoute, vraiment très agréable à découvrir, un entremêlement de paroles et de langues qui vont avec le printemps et le soleil revenu…

Ma préférée pour l’heure est « Ultimo », « Km83 »….

Une reprise de Françoise Hardy également avec « le premier bonheur du jour »…

A écouter ou découvrir en toute simplicité

par Herwann PERRIN publié dans : Musique
Jeudi 24 mars 2005

logo

Comment a pu être mutilé à ce point Eschyle, il doit errer dans les limbes et se torturer mille et mille fois s’il a l’occasion d’aller voir cette pièce ; l’enfer n’est pas loin c’est vrai mais au sens propre comme au sens figuré, l’enfer du spectateur bloqué dans des rangs serrés sous l’œil hagard des acteurs vociférants et essayant tant bien que mal de jouer, je dois dire que cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une telle pièce où les cris et les borborygmes d’une pseudo Clytemnestre résonne comme un tambour ininterrompu ; on voudrait pouvoir se lever et crier « Que tout cela s’arrête, ayez pitié de nous et des anciens, des maîtres de la Grèce…. ». Je dois dire qu’après avoir lu l’article du Monde de la semaine dernière où était interviewé Jean-Pierre Vernant qui contait sa soif de connaissance et son intérêt plus que reconnu pour les tragédies, c’était ma foi l’occasion de revenir aux tragédies toujours intéressantes et profonde, après avoir écumé Ismail Kadaré, grand amateur du genre que je vous conseille vivement d’ailleurs, Eschyle semblait être un bon point de départ… Il n’en est rien, refuser toute invitation ou détour par cette voie de la rue de la roquette, bannissez ce lieu pendant un certain temps, je crois qu’il doit être maudit de Zeus lui-même, non content de souffler, les vent se déchaîne et les acteurs se dénudent, ne soyez pas choquer, le sein de l’une oud e l’autre bien qu’ayant une grande préférence pour celui de Cassandre… Les chiens sont un homme nu au masque …Agamemnon est un roi sans l’être, loin de son aura il est criant tout sa reine on voudrait que ses cris se fasse inaudible et que cette adaptation n’ait jamais eu temps… je vous déconseille en tout cas, j’ai détesté, vous l’aurez aisément compris….quel dommage ce gâchis…Oreste n’a pas de voix, on dirait qu’il sort d’une pochette surprise ….On se demande où veut en venir Jean-Michel Rabeux

Le thème était une prédilection et le résultat un désastre tout simplement….je tairai les noms des acteurs, les dieux eux-mêmes pourraient en être courroucés…

Jeudi 24 mars 2005

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Hubert Sauper, nous dévoile un monde à connaître, celui qui borde les rives du lac victoria, en Tanzanie, lieu d’introduction de la Perche qui a dévoré en quelques décennies la majorité des quelques 200 espèces qui étaient présentes dans le berceau de l’humanité. Histoire douloureuse, drame écologique ; pas seulement, le drame humain est là, criant de vérité, alors que la famine fait rage quelques uns engrangent les bénéfices d’un commerce qui devient honteux au fil des années, les perches, dépecées dans l’usine locale sont exportés vers une Union européenne peu regardante… où elles arriveront dans vos assiettes au prix des morts de famine. Des avions et des pilotes irréels qui attendent leur cargaison semi-préciseuse abusant pour 10$ des femmes qui se trouvent à proximité, un gardien de nuit payé 1$ la nuit rocambolesque, il chasse l’homme, le voleur avec des flèches empoisonnées ; les enfants sont délaissés abandonnés à la colle, c’est la version bad trip de la conquête de l’ouest au XXIème siècle avec ces horreurs sans nom, un très très bon documentaire qu’il est bon de voir pour savoir ce qui nous entourent… le déroulement suit le cataclysme qui s’écoule devant vos pieds, vos yeux, l’absence de réelle proximité avec les gens permet de garder cette objectivité propre au documentaire qui par cette aspect renforce d’autant ce sentiment de réel …excellent en tout cas

Une critique de Julien Welter

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Samedi 19 mars 2005

La galerie VU propose quelques photos grandeur nature…si l’on ose dire mais, même si quelques unes ne manquent pas d’humour, elle ne m’ont guère convaincu, s’il fallait d’ailleurs que cela soit leur but… enfin, ces photos aux confins de l’urbanisme et de la carte postale kitsch n’évoque que peu de choses pour moi, difficile de s’investir dans cette voie là en tout cas… un peu décevant à vrai dire…

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Samedi 19 mars 2005

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telepopmusik

Eh bien malgré l’attente prolongé et la découverte après quelques recherches et aides dans ma bibliothèque de Breathe un des morceaux de Télépopmusik et une performance assez réussi de Romain Duris, j’étais été bien déçu par le scénario assez vide au final d’Audiard et Benacquista alors que je suis bon lecteur de ce dernier……les personnages sont effleurés, le piano est certes plus qu’omniprésent sans ce que cela ajoute de beaucoup cela induit même le caractère inverse au final, la scène d’entrée très réussie aurait pu être un des fils du film qui se perd dans des méandres sans réalité réelle… un loser, oui et sa vie qui se déroule et le hasard fortuit d’une rencontre, d’un œil qui se ballade permet quelque part à Romain Duris de se sortir de sa léthargie… on y croit que modérément…

Allez plutôt revoir « Sur mes lèvres » avec Cassel et Devos, elle ne fait qu’une brève apparition ici…

Un peu déçu sur ce coup là….

Une critique de Julien Werter

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Samedi 19 mars 2005

bouffes_du_nord1

Le Théâtre des Bouffes du Nord offre toujours le ravissement du détour d’une salle vieillotte mais si chaleureuse et si belle et vieille que les couleurs en sont plus que lumineuses, cela donne une ambiance et un sens des plus agréables…

 

Texte d’une pièce de Botho Strauss assez difficile qui raconte l’errance d’une femme Lotte alias Anouk Grimberg à la recherche de son mari, Paul mais aussi des rencontres qu’elle va croiser sur son chemin, à la recherche d’elle-même également traversant des méandres sans fins d’une vie complexe … des destins brisés et rocambolesques où des personnages toujours plus intriguant tourne autour de Lotte… étrangeté des scènes et beautés des décors, entre Marrakech et l’Allemagne on voyage dans un univers désarment…

 

Pièce à vrai dire attirante mais difficile mais interprétée de façon plus que magistrale et avec une sincérité et une sensibilité par une très, très grande Anouk Grinberg dont je dois plus que saluer la justesse du ton et du jeux dans un rôle loin d’être accessible à chacun, elle est par sa petite taille sa façon menue son ton, sa voix au cœur de la pièce avec une distribution qui ne se laisse pas démonter avec Julien Boisselier, Nicolas Chupin, Corinne Masiero, Johanna Nizard ; la mise en scène très réussi de Philippe Calvario est également un élément déterminant de ce bel opus tragique à la limite de la folie avec des scènes dune exubérance et d’un tristesse profonde,

 

Lotte, environ 35 ans, seule: voici les premiers mots de la pièce.
Lotte c’est une petite bonne femme qui s’accroche à vous et vous marque pour la vie par son humanité, sa dignité et son envie irrépressible de vivre.

 

Jusqu’au 2 avril prochain pour les amateurs mais je tiens à préciser que la pièce reste difficile d’accès de mon point de vue….mais très belle interprétation, je me répète…

Dimanche 13 mars 2005

La mémoire et le souvenir au cœur de ce travail de composition, de collages : retour sur une identité perdue, ignoré on ne sait ; hanté par des souvenirs, des images répétitifs ou pas ; apparition au centre d'une vie, recomposition d'un itinéraire de vie sûrement disparue ; hommage tout simplement.

Ces compositions aux tons chaleureux, composites alliant le sens de la mise en place et le souci du détail ravisse l'œil ; à voir sans réticences aucune, au contraire…

 

Louis Aragon indiquait : « Les regards que je vois dans les toiles d'Alain Kleinmann, je les reconnais, ils sont comme surpris de notre mémoire vraie : les écritures qui les barrent, les espaces qui les enveloppes, les mouvements dans lesquels ils frissonnent semblent des morceaux arrachés à la réalité. Souvenirs d'instants de vie, art puissant qui ancre ses racines dans le quotidien même et qui par pudeur s'autoparaphe à l'infini comme après un long chemine dans le temps. (…). »

 

Rendez-vous à la galerie Meyer Le Bihan et quelques œuvres présentées sur cette galerie ici

 

Rendez-vous sur son site pour connaître les autres travaux d'Alain Kleinmann

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Dimanche 13 mars 2005

   

A la galerie Rabouan Moussion

 

 

 

Au cœur du média en plusieurs thématiques précises sont abordées sous un angle et une approche originale la vie des œuvres.

 

Récupérées au détour d'un grenier, de vieilles photographies et mettre en perspective l'effet du temps et la détérioration qui en résulte tout en redonnant à l'oeuvre une seconde vie, usant de ce travail donne des résultats entre réel et imaginaire ; porte sur un monde inexploité et ignoré ou l'imaginaire et le fantastique surgit.

 

Décomposition et montage sur des images de publicité ou s'entrecroise vivant et texte/image en séquence décomposée pour les besoins du moment, intéressant suivant comment ils sont positionnés, recadrage et pour quelques uns assujettissement.

 

Photographies à la loupe où le texte sert à la pixellisation de l'image en quelques sorte ; recomposition d'une réalité à travers un prisme alimenté par une complémentarité textuelle, un intéressant mélange à explorer.

 

A aller apprécier sans conteste

 

Quelques livres de lui ici

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Samedi 12 mars 2005

 

Après Post-It la semaine dernière, une autre comédie de Carole Greep, une histoire de portable non verrouillé et la catastrophe pointe son nez… assez amusant, personnellement, j'ai préféré la finesse et les amusements de Post-It mais il n'en demeure pas moins que le mari et la blonde…. alias les parisiens sont vraiment très bien… rencontre et décalage entre la vie de campagne et la vie urbaine…

 

Sympathique…

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