Petite rencontre entre un pochoiriste notoire et un peintre de renom, c'est eux, ils exposent à la galerie ligne 13. Leur rencontre date d'une douzaine d'années mais voici leur premier travail en commun avec une certaine poésie, entre les girafes, les hippopotames, leszèbres , la papillons et de l'autre côté l'homme blanc qui hante à la fois les planches et les rues de paris, c'est étonnant et c'est toujours sympathique de les voir à l'oeuvre...
Leurs couleurs et les tons, les emboîtement sont plus réussis pour certains que d'autres et c'est beau tout simplement...
Alors passez leur faire un petit bonjour cela fais toujours plaisir au regard et à l'oeil, le parcours est semé de quelques indices et d'un autrepochoiristes...à découvrir, ils sont là jusqu'au 7 avril 2007...
Retrouvez également le travail de Mosko & associés sur le site de la panse qui regroupe tous ces artistes et également celui de Jérome Mesnager
Galerie Ligne 13
13 rue de la condamine 75017 Paris
Tel : 01 42 93 13 37
Reclus dans mon lit pour cause de virus paranoïaque, cela m'a néanmoins permis de terminer ces deux bouquins entamés il y a peu. Le premier deJonquet est vraiment juste tant dans le ton que dans la manière de dire, de raconter. Écrit initialement en 1999, il y a plus de 8 ans, décrit très précisément la déliquescence d'un quartier observé "Belleville" par un auteur habitant au regard assez objectif et qui nous rappelle que l'on savait, que l'on sait depuis belle lurette que la situation sociale que cela soit dans les quartiers intra-muros dans Paris et pis encore en banlieue est là qui est déclinante, en perte derepères . Chronique de cette observation et des peurs croissantes de tous un chacun pour la vie de famille, pour la pauvreté qui s'installe et qui s'étend de la perte de repères de tout un chacun.... un monde qui s'effrite et que l'on ne veut pas forcément regarder ...
Et surtout il est intéressant de lire la postface de l'édition actuelle (datée de 2003) dans laquelle Thierry Jonquet indique les retours qu'il a pu avoir, qu'il a pu lire sur ce roman document; les critiques ne sont pas tendres et l'obscurantisme de certains voire la bêtise est affligeante. Thierry Jonquet n'est pas "populiste" et a une vision de gauche mais la différence est qu'elle est ancrée dans son vécue, dans sa vie quotidienne et que cette vision n'est pas faites d'oeillères ou de mystique. Il faut se rendre à l'évidence la mission sociale de la gauche n'est plus.
Un livre encore de circonstance en 2007, petite chronique contemporaine de ce qui nous arrive et de l'implosion de ce qui devrait être au coeur de notre société. C'est bien dommage que nous n'ayons pas toujours le temps de lire ce type de bouquin lorsqu'il sorte, ils sont d'une précision effroyable sur notre vie quotidienne et le monde tel qu'il évolue... où "désévolue" il est certain que l'on a plutôt intérêt à se réveiller...
Cela me permet de faire le lien avec l'histoire de la Gauche caviar de Laurent Joffrin (offert par mon vieil ami S. parfois communiste mais aussi souvent de gauche...) qui globalement est assez ennuyeux à vrai dire sauf à être un adepte des documents historiques, passage en revue de l'histoire de la gauche caviar depuis les lumières jusqu'à nos jours... il faut attendre le chapitre 10 et la conclusion pour être dans le vif du sujet, la gauche caviar est cette partie de la gauche qui "géographiquement, vivait éloignée des classes pauvres. Par un étrange processus, elle décida, de surcroît, de s'en couper politiquement. Et cela à travers une opération culturelle et idéologique d'une tragique frivolité : l'escamotage du peuple".
Et c'est vrai qu'en ne voulant pas voir les choses telles quelles sont la gauche et la gauche caviar de surcroît s'est coupée de son électorat et elle qui servait à faire le lien et à amener des solutions progressistes a décidé de ne plus jouer ce rôle. La justice sociale qui avait été jusque là au coeur de ces valeurs n'est plus... elle a peur d'être "populiste" et laisse aller sans voir que c'est là, au coeur de ces sujets sensibles que sont la lutte contre la déliquescence, la violence urbaine,l'Europe, la mondialisation et la capitalisme qu'elle doit trouver des solutions, des alternatives progressistes et non pas rétrogrades et proposer des solutions, des voies et avoir une vision.
C'est ça, aussi, on est passé à une société de gestionnaire sans vision à long terme de ce vers quoi l'on veut tendre.
On lira avec intérêt à ce propos le rapport du conseil d'Etat 2007 dont le Monde du 23 mars 2007 s'est fait l'écho dans cette absence de prise en compte en amont du processus de décision européen "A cette révolution quasi philosophique s'ajoute la nécessité d'une révolution tactique. « Le temps long de l'Union européenne n'est pas celui du temps court de la politique française », souligne le Conseil. « Il faudrait intervenir beaucoup plus en amont du processus d'élaboration des normes européennes », estime Josseline de Clausade, rapporteur général du rapport. Le temps européen est long mais il est aussi « ouvert au stade de l'initiative, de la négociation et de l'exécution ». Et c'est « précisément durant cette phase que les marges d'influence sont les plus grandes », souligne le Conseil d'Etat.
Lorsqu'un vote intervient à la Commission, les jeux sont presque faits car le texte est déjà l'objet d'un consensus. Les négociations autour du Conseil n'influeront souvent qu'à la marge. « C'est avant qu'il faut intervenir, au stade des Livres verts, des Livres blancs, des questionnaires envoyés par la Commission », explique le rapporteur."
Alors allons de l'avant et pensons à un gauche du XXième siècle. Il est peut être encore temps d'avoir une vision rajeunie et en accord avec un avenir qui ne se fera pas sans le capitalisme et lasociété libérale, c'est à l'intérieur de ce système qu'il faut inventer des voies...arrêtons de faire du passé ce qui devrait être et imaginons ce que demain sera à l'aube d'aujourd'hui, cela vaudra mieux...
Quelques propos de Zaki Laidi dans le Monde du 3 mars 2007 me semblent aller dans ce sens :"Son seul objectif est alors de reconstruire ce qui a été détruit par le libéralisme avec tout ce que cela implique comme conservatisme et nostalgie. Nous avons ainsi aujourd'hui une gauche dont le discours est le plus maximaliste de toute l'Europe dans le pays le moins libéral d'Europe. Or, tant que cette gauche n'aura pas rompu avec cette vision purement pessimiste du changement social, tant qu'elle ne voudra pas montrer qu'il y a dans le monde actuel des potentialités, elle continuera à décevoir ses électeurs car chacun sait que le retour aux « trente glorieuses » n'est ni possible ni souhaitable.
La gauche a besoin de penser le changement social sur le mode de la contingence plutôt que sur celui du déterminisme. Il lui faudrait d'une manière ou d'une autre se libérer de l'héritage de Pierre Bourdieu dans ce qu'il a de plus figé, défensif, et en définitive, conservateur. Dire à haute et intelligible voix que la gauche n'a plus pour horizon politique le retour aux « trente glorieuses » constituerait un acte révolutionnaire et fondateur pour une gauche du XXIe siècle. En disant cela, la gauche ferait enfin son aggiornamento idéologique sans coût politique excessif. Elle romprait avec la tentation conservatrice qui est la sienne depuis maintenant plus d'une décennie.
Le deuxième axe fort d'une gauche du XXIe siècle devrait se construire autour d'une redéfinition du rôle de l'Etat par rapport au marché. Or, là encore, la tâche est titanesque, d'une part, parce que la vénération de l'Etat est très ancrée dans une société qui a rompu avec Dieu pour mieux lui substituer l'Etat. D'autre part, parce que nous appartenons à un pays où l'inculture économique de nos élites politiques et intellectuelles conduit à penser que raisonner économiquement revient à comploter socialement. (...)
Une gauche modernisée devrait donc reprendre le chemin de la critique sociale de l'Etat. Cette critique n'est bien évidemment pas contradictoire avec une critique du marché. Mais la critique du marché doit être qualifiée, étayée, précisée et non pas seulement postulée. Croire que le bien public s'identifie mécaniquement à la propriété publique est tout simplement une vieillerie. On peut parfaitement défendre le bien public sans forcément recourir à la propriété publique (...)
La troisième façon de penser une gauche du XXIe siècle consisterait à toujours penser les mécanismes de redistribution parallèlement aux mécanismes d'incitation. Or sur ce plan la gauche accuse un retard conceptuel phénoménal car, pour elle, la redistribution, c'est l'Etat, et l'incitation, c'est le marché. Il est gravissime que des responsables de gauche continuent à se livrer à une surenchère sur le smic qui a pour inconvénient de freiner l'entrée sur le marché des travailleurs non qualifiés et d'écraser la pyramide des salaires. Croire que plus on redistribue, plus on réduit les inégalités relève d'une vision non seulement dépassée mais erronée.
La petite troupe est là, aux côtés de Darroussin, décidément, je l'aime bien lui et Emmanuelle Devos également mais surtout lui, tout en douceur en mal aimé ou en recherche de soi, il est là, paisible et apaisant, il ne se plaint pas, il ne pleure que rarement mais les sentiments sont là, son histoire avec Sabine (Florence Loiret) est importante, il le sait bien mais il ne le l'avouera jamais, il ne peut pas, tout son système s'effondre, quoique... Cette Sabine, en prostituée de province pour laquelle il y a peu d'avenir, sauf celui de recommencer , tout recommencer mais ailleurs loin des racontars et de cette ville... elle attend quelqu'un pour se dégourdir les jambes...
Il est question de couples, d'hommes et de femmes qui évolue dans un environnement proche, une vie qui se déroule au grès des heures qui passent et des sentiments ambivalents qui s'affichent.
Agnès (Emmanuelle Devos) est dans l'attente, l'attente de plus, de petites attentions, d'un enaftn aussi peut être et de petits rien et son mari ne le voit pas ou ne veut pas les voir, on ne sait pas s'il comprend à un moment qu'il l'a perd un peu, les promenades en forêt ont du bon même si c'est pour perdre un gros chien matou que l'on avait récupéré par hasard à la sortie d'un parc, il était temps d'ailleurs les envies et le désir se réalisent parfois, elle sont plus fortes, les yeux bleus attirent...
Emmanuel devos, je l'aime bien aussi malgré ses rôles pas toujours simple et sa physionomie qui parfois laisse entrevoir trop de mollesse, rien ne s'accroche, tout glisse à la surface elle est forte, elle est tel un roc mais quand elle tombe dans les bras de son frère on comprend qu'il y a eu quelque chose... les rapports à la vieillesse et à leur mère sont aussi des moments attachants. Eric Caravaca est un de ces maris sympathiques mais angoissé et un peu "mouligasse", les couples sont parfois étranges...
Et puis il y a les rapports en triptyques avec Sylvain Dieuaide qui revient d'un long voyage mais d'où ? et pourquoi ? c'est sa ville, il en reprend possession en quelque sorte, trouve un petit job mais ce n'est pas le plus important, il est là pour autre chose. Il cherche mais reste dans l'évitement, c'est difficile de revenir sur son passé, sur ses actes et un très lourd passif ; il a tord, sûrement mais il brûle de savoirqu'adviendrat-il?
Itinéraires croisés de personnages bien réels dans une petite ville de province bien sous tout rapport, un petit film sympathique qui ne casse pas labarraque mais qui est tout en douceur
Lisez la courte interview d'Emanuelle Devos sur Cinemapolis
Et retrouvez la bande annonce de J'attends quelqu'un sur You Tube
A l'heure des portraits choc et chic, lissé et gommé de tous côtés et où l'imperfection n'est plus Chuck Close lui prend le pari de voir les chose différemment, il expose des portraits presque grandeur nature où le détail est là qui interpelle sur ces hommes et femmes tel vous, moi et le quidam qui passe qui sont radioscopés de manière presque microscopique.
gros plan sur un visage et ses qualité et défaut, vous ne passerez pas à travers, votre réalité, votre instant T est là et souvent ce n'est pas joyeux surtout lorsqu'il est question decouleurs, encore passe avec le noir et blanc qui gomme déjà un peu ces défauts, la couleur révèle de qui est, le froid, les rougeurs, les rides qui se sont formés, les poils hirsutes qui sont bien présent même s'il ne devrait pas... En quelques portraits, d'un côté le noir et blanc avec WilliamDefoe, Philip Glass et quelques autres ont est dans l'esthétique et de l'autre côté avec al couleur on passe à la réalité cru des vies, de quelques visages qui se sont dénudés de tousleurs atours pour se présenter à nous vierge... même Chuck Glose se prête au jeu...
Son travail l'a amené a travaillé avec des appareils toujours plus grand plus important, il est depuis les années 60 "l'un des peintres figuratifs américains les plus influents". Il a commencé "à utiliser la photographie comme un support d à la réalisation de ses supports peints".
Retrouvez les portraits de Chuck Glose sur le site de la Galerie Xippas et quelques autres oeuvres peintes à partir de ses photos sur le site d'O século prodigioso ou sur son site Internet
Galerie Xippas
108 rue vieille du temple - 75003 Paris
Tel : 01 40 27 05 55
Raphou, c'est Rapahël, le frère de P. qui joue, jouait au Connetable dans le coeur du marais, un endroit où je voulais aller depuis quelques temps d'ailleurs, restaurant qui a l'air bien sympathique, petit bar avec un petit verre de Bordeaux à 3,5€ ça va, on étouffe pas son homme et dans cet univers vieillot et bien doux au reflet de bois et au vrai bar d'antan sans préjuger du restaurant auquel nous devrons rendre visite une prochaine fois, un petit escalier descend dans les profondeurs de la ville souterraine et donne sur une charmante cave avec quelques affiches vieillottes mais lorsque c'est Maurice Fanon, on s'abstient de tout commentaire...
Voilà une petite guirlande qui pedn au plafond, l'homme aux cheveux de broussailles et au costume ligné est là devant nous devant son piano et il commence... C'est de la chanson française, de la vraie, de la belle et sensible à la fois pleine de cet humour qui fais souvent défaut, il est là faisant le show, leraphou show avec maintes petites espièglerie et un sens tout à fait sympathique de la mise en scène et avec une très belle voix. des textes si pas autobiographique proche de lui et de notre quotidien immédiat, un peud'Amour dans ce monde où le soleil irisé de bleu et de rose s'étale à perte de vue.
Franchement bien agréable cette petite découverte avec C. un homme de l'ombre est là qui joue de la scie, c'est étrangement amusant et cela passe bien, raphou continue, l'ambiance est bonne enfant, un guest est là pour un ou deux tour de pistes, une chanson dédié aux bientôt 28 printemps qui arrivent mais ce n'est pas la même chose, on est moins à l'aise avec lui, on aimerait que Raphou revienne et c'est chose faite... mise en scène et imitation, jeu de rap et de métal se succèdent entrecoupés de chansons bien à lui et puis cela se termine tout bonnement, c'est vrai que lorsque l'on se sent bien le temps passe...
Découvrez quelques morceaux choisis sur le site de Rapahël callandreau alias Raphou avec notamment Désinhibe et Sophie et les petits pots de compote et quelques autres chansons
comme "Je paye double loyer", "Piège à gonzesses", "Ysée", "Un quart d'heure" et "Péter un plomb"
Ensuite il y a également son blog et une première mais trop courte Vidéo
Allez-y, l'endroit et charmant et vous vous y sentez bien, il joue encore ce soir (mardi 27 mars) à 21h ... bonne écoute et découverte
Le connétable
Hôtel particulier du Cardinal de Retz - 1611
55, rue des Archives - 75003
Tel : 01 42 77 41 40
Merci à P. pour cette très belle découverte que je vous invite vivement à découvrir vous aussi.
En effet, une très très belle bande dessinée que celle présentée par Frederik Peeters, elle a la profondeur des romans et des nouvelles et la force et l'expressivité du dessin. Après les témoins d'André Téchiné sur le commencement de l'épidémie du SIDA dans les années 80, on se place aujourd'hui après, près de 20 ans de lutte et d'avancées dans ce domaine avec à l'heure actuelle les trithérapies antirétrovirales. Elle est d'autant plus intéressante cette histoire qu'elle est didactique et que l'on apprend des choses, eh oui un petit rappel est parfois nécessaire...
On comprend d'autant mieux la finesse de la bande dessinée qu'il s'agit de sa vie, un roman autobiographique dessiné.
Retour sur la rencontre avec Cati, ses envies premières, ses hésitations, sa distance à lui et puis au fil du temps les rencontres qui se font et se défont, les hasards de la vie et enfin l'Amour qui sonne à la porte. Ce n'est pas simple leur histoire mais c'est très loin d'être compliquée et glauque, c'est même très très beau cette histoire vécue, cette tranche de Vie et ils sont attachant, ils sont vrais et cela se sent.
Les traits du dessin semblent hésiter mais ils accrochent, ils sont eux aussi propre au narrateur, venu du plus profond de son être, regard sur un travail de noir et de blanc, on sent bien cette petite ville, ces moments d'apesanteurs et de réflexion, cette tension et ce speurs et ce côtéultra-réaliste , ces situations de vie quotidienne que l'on pourrait également être amenés à vivre, cette difficulté à se connaître aussi je crois, et puis la beauté des sentiments et la force de la Vie qui s'étale tout simplement. devant la maladie, être heureux est important.
Dédramatisation également d'une pandémie qui longtemps a été honnie par tous ici en Europe et qui l'est malheureusement encore dans bien des pays, il s'agit bien d'une maladie et non d'une punition divine ou autre bêtise de ce genre...
Connaître un peu plus le parcours de Frederik Peeters sur Wikipedia, d'ailleurs je crois qu'il va être nécessaire de combler mes lacunes, cet album datant déjà de 2001....
Entre illustration, dessin et photographie, le travail réalisé par Yash Godebski
Étonnant travail présenté, on sait vite si l'on accroche à ce type de toile, entre réalisme et hyperréalisme, forgé et puisé dans les traits deMoebius , il s'en est affranchi et on sent un regard, l'oeil qui regarde l'endroit et le recompose de mémoire, cette photographie instantanée et ce regard qui empreinte également au cinéma quelques uns de ses plans, j'aime quelques toiles, celle ou le rouge est là, avec cetteambiance et se rendu si particulier, et puis cette fraîcheur et cette brise, les "cannis" qui laissent filtrer un peu de ce soleil et de cette ombre, le temps passe vite sous le vent du sud, les boulistes attendent unpeu de brise et que le soleil tombe ou l'ombre des platanes...
Il nous invite à ce voyage qui va de Paris, à Nimes et passant par quelques regards croisés sur New York. C'est vraiment tout en douceur en tons chatoyant que vous pouvez découvrir son travail où le reflet est là, dans un taxi jaune si typique, une devanture, et puis on passe à ces paysages dénudées, fais de broussailles et de vent...ces ciels à la lumière descendante et puis ces bleus aussi qui vous permettent de rencontre les oiseaux enfin presque...
A découvrir en fonction des accouintances... retrouvez plus de toiles pour vous faire une idée sur le site de Yash Godebski
Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire 75010 Paris
C'est tout chaud, elle vient de sortir....
La monographie présentée de Toppi permet de découvrir un dessinateur d'antan, d'un âge ancien et auquel on ne songerait pas forcément à la lecture de ces récits et dessins si baroques etimpresionnant , il est un peu un autodidacte de longue date, un peu un reclus aussi ou un personnage de légende si l'on peut dire, il a traversé le siècle ou peu sans faut avec à la clé des rencontres,Bonelli, l'animation et les studios Pagot, Pratt, Battaglia qui restent une référence de tout premier plan tout aussi bien que ces fanzines qui ont vu le jour pendant cette époque et qui semblent reléguer aujourd'hui ailleurs, dans le souvenir des collectionneurs ou des amoureux; une période bénie.
Apparaît le sergent Kirk, le métier d'illustrateur, la bande dessinée sur le pape, sa collaboration aux revues Linus et Alter Alter, Sharaz-de puis le collectionneur, la participation à la nouvelle revue Corto Maltese puis son rapport à l'Art et au japon et à la roche, aux aspects minéral, au fantastique, à la technique utilisée,...
Il a pu réaliser de belles planches, de très belles planches même et j'espère qu'il réalisera encore quelques sublimes albums, c'est nous qui sommes demandeurs, je le redis.. venu depuis peu à Toppi je suis un grand fan de ce dessin à l'encre ou les contrastes sont saisissant avec ces formes qui interrogent, irritent parfois, interpellent souvent et puis les quelques planches colorées qui parfois surviennent au milieu d'un album et qui sont d'une beauté somptueuse mais d'un autre monde.
C'est vrai que l'on aime ce monde minéral fait de roches et de sécheresses, où le vent passe et balaie tout sur son passage; un monde ce monde où "la volonté de puissance" de Nietzsche est pour le collectionneur un atout majeur, cet anti-héros baroque et si british et puis ces histoires qui vous emmènent aux confins de l'orient avec Sharaz-de et dans les cités de l'Eldorado au coeur de l'Amérique latine. Bine sûr, je suis encore très loin d'avoir tout découvert mais petit à petit, chemin faisant cela sera...
Quelques très belles planches dans cette monographie, quelques explications très personnelles, un retour sur l'Italie de plomb, sur les rencontres et l'univers de Toppi et quelques pages réalisées par des critiques qui ont cette verve et cette profondeur pour vous donner envie de vous jeter dans cette oeuvre graphique qui vous nargue de plus belle.
Voici un extrait de jean-Louis Roux qui me semble peu représentatif de la verve du livre mais qui rend bien compte des bandes dessinées créées de toutes pièces parSergio Toppi : " les élans statufiés, la solennité paroxystique et crispée des protagonistes témoignent effectivement de la cristallisation du récit et de la concrétion du trait. Tout tient ici du tableau vivant, de lathéâtralisation , d e l'arrêt sur image. Immobile et stupéfiée, médusée, cette scénographie participe d'une sorte de fossilisation des personnages. Pour continuer sur la métaphore minérale, on pourrait avancer que l'humanité orchestrée parToppi se trouve sujette à un figement progressif pareil à celui de la lave volcanique. la réalité se tétanise; elle se durcit, se rassit et s'assèche : jusqu'à la calcification, l'ossification, l'induration, la sclérose, l'enkystement. Nous sommes pris dans une paralysie généralisée, un engourdissement qui nous racornit; encore qu'une paradoxale véhémence sous-tende cestatisme... "
Voilà alors avec cette monographie, c'est un petit peu plus de la vie de Sergio Toppi qui se déroule et nous régale de ces effets graphiques qui sortent la bulle du dessin; de ces zones où par trop souvent il est embrigadé, cadenassé, c'est d'envol et de liberté dont il est question avecToppi ; de rêve aussi, lui qui nous emmènent vers des sommets de beauté où l'ombre et la lumière du noir et du blanc tranche et ou parfois les couleurs nous convient vers d'autres mondes dans lesquels on ne se seraient peut être pas arrêté de prime abords...
Voici le tarot des origines... découvrez vous un destin hors du commun...
Voilà alors pour les amoureux qui ne l'ont pas encore lu... et pour susciter l'intérêt pour les bandes dessinées pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore....
Connaître un peu mieux Sergio Toppi et toutes ses oeuvres sur le site de Mosquito son éditeur en France
Tout part d'un article lu dans le Courrier International du 6 janvier 2005 sur la vie de Khetaram, le facteur du désert. Pour se remettre dans l'ambiance lisez l'article qui est d'ailleurs à l'entrée de l'exposition; vous pouvez lire un extrait : "Il a tant porté de sacs de courrier que son épaule gauche en est déformée. Depuis quinze ans, Khetaram brave le désert le plus rude de l’Inde, le Thar, pour atteindre les dhaani, ces hameaux isolés à deux pas de la frontière indo-pakistanaise. Seul facteur de la poste de Somrad, il fait le lien entre les 1 100 personnes rattachées au bureau de poste de ce village du Rajasthan et leurs familles vivant au loin.
A 120 km du terminus de la voie ferrée, à 50 km du dernier téléphone et à 10 km de l’endroit où la route Barmer-Chohtan se perd dans un sable si mou que même les vélos s’y enfoncent, les dunes portent les traces des pas de cet homme de 55 ans. Au prix d’un effort physique considérable, le courrier sera distribué à la frontière moins de vingt-quatre heures après avoir été expédié de Jodhpur, à 330 km de là".
L'Hôtel de Sauroy est un lieu au coeur du haut marais si l'on peut dire, les lourdes portent s'ouvrent et vous pénétrez dans ce lieu ou les bois craquent... et où l'histoire vous rejoint. A tout dire, j'ai été plus sensible à l'histoire et à sa visualisation en quelque sorte qu'aux photos en elle-même, c'est la mise en situation qui fais la différence...J'ai eu la chance d'aller dans le désert duThar il y a quelques mois, c'est vrai que c'est comme cela, difficile, rude et désertique, il n'y a que le soleil et le turban le sable et les petites bestioles sur la dune, la lune qui éclaire la nuit de tout son éclat et les petit repas à la tombée du jour, le feu, letchai évidemment, rituel obligatoire et puis le lavage des casseroles au sable, les histoires que l'on se raconte et puis le lever de soleil...
Pour Khetaram, l'ennemi est le soleil, son sac qui pèse jusqu'à 28kg et ces kilomètres à parcourir sans fin, cette longue marche, cette "besace qui contient le monde" et qui apporte de bonnes et de mauvaises nouvelles, arrêt sur la pas de la porte lorsque le coin droit de la lettre est entamée, il s'agit d'un décès, il lit la lettre sans entrer puis la déchire... c'est l'attente de l'eau et parfois d'un morceau de sucre le thé aussi parfois, enfin la vie qui passe et le temps, le sable qui fouette...
Si vous avez l'occasion d'aller faire un tour là-bas, c'est un peu de cette Inde d'aujourd'hui et d'hier que vous pourrez découvrir avant d'y aller vous même faire un tour et vous perdre dans ses couleurs et son dépaysement...
Quelques précisions et photographies sur le site Photographie.com
Hôtel de Sauroy
58, rue Charlot 75003 Paris
Vous l'aurez bien compris je suis un peu fan du travail que Floriane de Lassée réalise et ces toujours avec le plus grand plaisir que j'essaye de suivre ces quelques expositions qui me permettent de voir ou de revoir certaines de ces photographies que je trouve des plus esthétiques et originales, avec une sensibilité et un sens de la composition qui me surprennent. Et puis, il y a ces couleurs de la nuit si difficile à capter et dont le rendu me donne à penser mille et une choses, ces lumières presque une ville du jour la nuit qui s'éveille au monde et qui s'ouvre telle une corolle, c'est toujours avec un plaisir non dissimulé que l'on se rend dans ses lieux où elle expose et particulièrement chezPhilippe Chaume dont j'apprécie les rivages de la Galerie et les alentours même si aujourd'hui il est vrai que les alentours sont occupés de manière quasi systématique par les sans logis... horriblement impressionnant de se rendre là-bas je dois dire...
Enfin pour revenir à ces vues de Shanghaï eh bien vous le voyez déjà presque apr vous même, les photographies présentés touchent au sublime et ce n'est rien de le dire, sans fioriture et sans détours autres que la matière brute de la ville qui se découpe devant notre regard scrutateur, inquisiteur vers ces intérieurs, vers ces murailles de verres aux couleurs sorties d'un autre monde, d'un autre espace, c'est vrai aussi que l'on est en Chine, dansl'Eldorado de demain qu'on se le dise, l'Asie est à nos portes et cette vision nocturne nous le rappelle encore une fois si besoin était, le développement croissant de ces mégapoles urbaines a de quoi nous interroger, quels sont les vivants qui arrivent à survivre dans ces prisons de verre qui s'étendent à perte de vue... le développement à son prix à payer et devant ce décor planté aux mille facettes n'oublions pas la réalité sociale de cette chinearrivante et déjà là...
Vision changeante d'une couleur à l'autre reflet d'un monde et d'un temps, le photographe saisi l'instant tel un conservateur et la pellicule ou le numérique inscrive les différences qui d'un jour ou d'une semaine peuvent avoir lieu. la péninsule se perd dans la nuit qui brouille la vision et la mer est là qui peut d'un revers tout noyer et ensevelir dans ses eaux profondes, un monde se découvre à nous et quelques personnages solitaires le peuple ne sachant pas trop ou se mouvoir, où se diriger et quelle attitude avoir...
Voilà voilà allez nonchalamment découvrir cette chouette de la nuit qui offre son regard à vos yeux le temps d'un vol ou d'un perchement à l'autre bout du monde...
Par contre, malheureusement, toutes les photos présentées ici ne sont encore accrochées à la Galerie, cela ne devrait pas tarder, enfin espérons...
Galerie Philippe Chaume
9 rue de Marseille
75010 Métro République
du mardi au samedi 12H - 19H30
Tel : 01 42 39 12 60
Tel : 06 15 21 23 26









