Que se passe t-il à la Galerie Mennour en ce moment, en bon zurbanien, de lectures en lectures je me suis avancé tranquillement là-bas pour découvrir au joie et stupéfaction les attributs tout à fait décalé que sont les « Bunkers » suisse de Léo Fabrizio, jeune artiste suisse qui fait des photos magnifique, le thème peut paraître inopiné, eh bien croyez moi, ces bunkers là vous réserve quelques surprises, le temps ayant également été de la partie, ils deviennent pour certains méconnaissables ; se confondant tout simplement avec le granit où lenvironnement ; reprise de droit au fil des années de la nature pour certain, essai dimitation amusant de la nature pour dautres, quelques couleurs restent quand même pour encore dautres à narguer en tout cas, vous serez agréablement surpris par ces tons mélangés, cette incrustation de la nature et vous remarquerez sans doute cet cadenas inopportun en plein milieu dune montagne où ces fines craquelures dissimulant lentrée de ce que jadis était le refuge ultime .
« gutsh », 2002 étant une de mes préférés alliant mystère et poésie, cet éolienne sortie du néant du ciel et des nuages semble suspendue dans les airs
Le site de l'auteur Leo Fabrizio
http://www.galeriemennour.com/ , 6 rue Mazarine 75006 Paris
Tant que vous êtes dans les parages continuez de quelques mètres et entrez subrepticement avec Guido Mocafico dans lentre des natures mortes, vous avez sans doute tous vu quelque part, au moins une fois, dans vos souvenirs denfance ces peintures dans quelques musées aux alentours eh bien la série de quelques photos sintitulant nature morte est de celle là mais à la lumière de la photographie, étonnant mélange mêlant à la fois lil acerbe et précis du photographe et un travail de composition et de choix en terme desthétique et darrangement que lon ne sait plus sil sagit dune photo ou dune peinture . Intéressant en tout cas pour les mises en scènes et les contrastes forts, je pense au citron et aux huîtres
A voir, en plus il y a quelques Peter Beard au sous sol qui valent le coup dil
Aviez-vous vu « Les Patriotes » dAriel Brenner en 1994 (très très bon film) avec Yvon Attal, si vous avez appréciez celui-ci, celui là pourrait vous plaire ; pour une fois Sophie Marceau joue pas mal, et elle est loin dêtre antipathique en femme fatale, jolie chaussure en tout cas. Sami Frey dans son rôle de flic est au commande, dommage quil nait pas un rôle plus complexe, il serait lhomme idéal, quand au pseudo AZ avec Yvon Attal, on ne prend pas vraiment de risque, il a toujours eu ce petit côté charmeur et décalé. Par contre, une fois que les dés sont jetés, et que lintrigue est connue ; le scénario pêche par manque de profondeur et dintrigue sauf à retourner lensemble du film sous le prisme dAnthony Zimmer lui-même et alors quelques belles questions se posent que je ne peux malheureusement pas évoqué ici sans casser le suspense
A voir gentiment
A la suite ou en parallèle de Myazaki, à la suite du très bon Perfect Blue Satoshi Kon revient avec Millenium Actress, entre fantastique et réalisme, on suit avec grande attention la destinée peu commune dune actrice de légende qui sest arrêtée au sommet de sa gloire, course éperdue à travers le temps, recherche éperdue de lhomme, de soi cette quête poétique nous emmène au delà de nous même. Taversée non linéaire du temps dans lequel les personnages sentrecroisent la clé est ce qui permet le passage .
Le site du film
A lire également
Petit film danimation de Bill Plympton bien désopilant mais je préviens il faut apprécier ce type de dessin et de construction et danimation loin des classiques mais plein de belles inventivités en dessous dune belle histoire comme on les apprécie parfois romantique Avec plein de petits clins doeils et de retour sur les US, au cur de lAmérique des vieilles années 60/70, bien agréable à voir en tout cas .
Très sympa en tout cas de mon petit point de vue
Arte et Olivier Bombarda aime plus que bien a priori
Le site de Bill Plympton
Jusquau 30 mai prochain, un petit chassé croisé entre deux grands Hommes ; entre maître et maître la seule chose de certaine cest que la résonance de lun sur lautre a été profonde.
En 8 salles, le musée Picaso essaye de retracer des influences de bacon via Picasso, expérience intéressante sil en fût, on ne saurait être plus intéressé par ces parallèles maintes fois reproduits au gré de luvre de bacon, suivant Picasso, y revenant toujours puisant pour sinspirer. Les salles on le précisera sont trop petites et pas assez bien exposées cest un peu dommage, un peu court mais enfin, de très belles choses.
Dans lordre, vous passerez par la salle 1, baigneuse et chimère où en quelques années de différences, le parallèle est on ne peut plus limpide entre notamment la nageuse de Picasso 1929 et studio Interior de Bacon en 1934. Le rouge flamboyant contrastant dautant plus et annonciateur de ces fonds si propres à lui. La similitude et la reconstruction dInterior of a room de bacon 1935 avec le parallèle de la Demoiselle 1929 est saisissant, linspiration est là qui hante les angles et le croirait extrait ou étiré en 3 dimensions.
La salle 2 la cled fer offre entre autres le saisissant parallèle de la baigneuse ouvrant une cabine et Triptych In memory of george Dyer, dont la lecture du « petit journal des grandes expositions Bacon/Picasso : la vie des images est un préalable des plus agréable au prix modique de 3 pour comprendre le tableau. Sans trop en dire, si je cite un tout petit peu : « en 1971, limage de la clef de fer ressurgira dans louvre de Francis bacon. Il dédie alors à son ami Georges Dyer, mort à paris dans des conditions dramatiques à la veille du vernissage de la rétrospective du Grand palais » cette toile la petite explication qui suit est très éclairante
La salle 4 est celle des Crucifixions (la salle 3 étant consacré à des dessins de Picasso) où semble t-il les deux peintres disent la même chose à peu de choses prêt, à savoir que « le thème majeur de la crucifixion se dérobe à eux pour les conduire lun et lautre vers tout autre chose ».
La salle 6 consacré aux Tauromachies rend grâce par « Etude pour une corrida » de 1969 de la maîtrise des couleurs que lon connaît chez bacon tout en ayant une fragmentation de la scénographie et de lespace renforcé par les couleurs et les formes géométriques auxquelles renvoient ces espaces tracés, lombre de cette foule attentive en arrière fond attendant le déroulement
Ensuite vient la salle 6 des Têtes où les autoportrait de Picasso à bacon sont autant de facettes décomposées et distordues dont lessence est bien à Picasso mais dont lévolution voire la continuité revient à bacon, proche dun déconstruction/recomposition.
La salle 7 est celle des Chutes dont jai retenu bien évidemment « Figure allongée » de 1969 où lon retrouve le chassé croisé avec Picasso quelques part inversé avec cette lumière crue qui vient éclaire les tréfonds de lêtre et cette seringue que lon distingue à peine plantée là, symbole de limmobilisme absolu
La salle 8 intitulé Elégies ma moins convaincu que les autres dans les croisements il est plutôt ici question de la dissolution/recomposition dun corps qui semble remodelable à linfini, issu de lui-même et y retournant, sombre porte de la mort derrière laquelle nous sommes basculant en apesanteur entre deux mondes
Enfin vous pouvez allez jeter un il à ces parallèle bien sympathiques ; on en ressort plus en phase avec Bacon me semble t-il
Un site sur Bacon

Au Grimaldi Forum, jusquà demain malheureusement, des femmes hautes en couleurs
. se tiennent à votre disposition. Leur regard percent votre intimité quand vous entre apercevez leur dénuement. La beauté est au rendez-vous, dans des espaces dédiés à Blumarine, Thierry Mugler/ Versace, Chanel, Yves Saint Laurent, Vogues
on navigue un peu dans les époques, il est toujours amusant de retrouver le style Chanel et Yves Saint Laurent des anciennes années.
De ces photos qui vous marquent par leur vivacité et leur scénographie qui aussi simple soit elle renferme toute la finesse de vue de ce grand photographe. Les couleurs, car nous sommes habitués avec lui au noir & blanc, renforce les contrastes et la griffe sur laquelle il travaille. Créer, cest imaginer pourrait on dire à son égard, mettre en scène, se faire plaisir et ressentir les choses sans tout intellectualiser toujours sans raison
En tout cas, allez-y rapidos si vous avez loccasion, cela vaut le détour ces filles-photos marquent lesprit, on les retrouvent ensuite en rêve
Michel Guerrin note en parlant dHelmut Newton dans un article du journal le Monde du 3 avril dernier retraçant les grands lignes de cette exposition : « Il a aussi confié au collectionneur Bernard Lamarche-Vadel : « J'adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, beaucoup plus excitant que le prétendu bon goût, qui n'est qu'une normalisation du regard. » Helmut Newton adore la vulgarité, il adorait donc Monaco, son architecture éclectique et clinquante. Sans doute n'aurait-il pas détesté ce Grimaldi Forum où il expose, et qui accueille, à côté de ses images, un Salon de produits pharmaceutiques ».
A Gun For Hire lexpo
Quelques photos de lexpo sur le site de Vogue

Un film de Zach Braff en décalage et décalé avec Andrew alias Zach Braff irrésistible et totalement en accord avec son personnage à la fois perdu et réel, il navigue dans cet espace comme un poisson dans leau
et Sam alias Nathalie Portman dans un rôle où derrière les apparences se cache la sensibilité et la douceur. Deux êtres se trouvent au hasard dun retour et une histoire se créée daide et de vie entre eux ; retour sur les errances dune vie et sur limpossibilité de vivre, difficultés des rapports père-fils. Recherche et quête de soi sont ici réunis accompagnés de quelques morceaux bien choisis musique.
Un film générationnel romantique agréable à suivre
Locataire ou comment un homme puis sempare à votre insu de votre appartement pour y vivre quelques heures, se laver sépancher sur votre vie, puis ranger tout cela méticuleusement cela serait trop simple, une romance inattendue et une complicité silencieuse se créée entre Tae-suk héros félin et la belle à la photo décomposée, errance dun instant où sauvetage, les liens se tissent accompagné par la musique essentiellement et cest la bonne mesure, la vie avance un peu, douloureuse souvent Tae-suk deviendra cette ombre invisible qui vous suit tout au long de votre vie, votre double perdu ou votre contraire ; il réalise ce que beaucoup font inconsciemment, il disparaît du monde pour mieux y réapparaître
Je nai malheureusement pas vu Printemps, été automne, hiver de Kim Ki-Duk mais je vous conseille vivement celui-ci qui par sa sobriété et sa nonchalance et cette chanson doutre vie vous laisse un goût rêveur quelques scènes de liberté absolue sont là exquise à souhait et quelques bon petits clins dil, je pense que définitivement le golf ne sera pas ma tasse de thé
Sur le site dArte, linterview de Kim Ki-Duk
Sentez sur vous le souffle du dragon vous embrumer le film de Boorman est grandiose à tout point de vue, les acteurs sont au delà de toute espérance, on notera ce que je navais pas fais auparavant Liaam Neeson en Gauvain. Lancelot du Lac éternel parmi tous, avec genièvre, la scène mythique de la dame du lac, sortie dun autre monde au-delà de nos rêves, le mythe reste tenace, Avalon et les brumes du roi arthur sont elles aussi présentes. Les rapports entre Homme et Terre, la fin dun monde et le commencement dun nouveau
La mort de Siegfried est là pour nous rappeler Wagner
Pour ceux qui aime les légendes de la table ronde, je vous recommande très vivement dans la collection bouquin le sublime « La légende arthurienne » et pour ceux qui aime approfondir ces thèmes il y a deux essais de Philippe Walter pas mal du tout même si javoue que je devrais me replonger dedans , lun sintitule « Merlin ou le savoir du Monde » et lautre « Arthur, lOurs et le Roi ».
Je devrais me replonger dedans car je me posai la question du rapport entre Merlin/Morgane et Mordret suivi du passage de la quête du Graal qui na rien à voir avec le rituel « païen » en tant que tel, donc une probable reprise, il faut que je fouille ces aspects là et vous pourrez peut être aussi méclairer sur ce point en tout cas, le discours de Merlin est bien là, un monde sefface, celui des anciennes coutumes pour voir apparaître celui dun nouveau dieu unique où les multiples sont oubliés, le rêve reste le seul refuge de Merlin, lombre derrière la fumée
Voici le site dun fan dans le genre avec en prime le site du film pour les puristes
Leur nouvel album est également très réussi, on se prend à oublier tout en lécoutant dautant plus dans le brouhaha de la ville, lespace Madredeus vous ouvre des portes insonorisées où il fait bon de se reposer et de voyager, je dois dire que cette voix envoûtante et si belle inspire, rien de tel pour sévader ailleurs

















