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Dimanche 1 mai 2005

08

Que se passe t-il à la Galerie Mennour en ce moment, en bon zurbanien, de lectures en lectures je me suis avancé tranquillement là-bas pour découvrir au joie et stupéfaction les attributs tout à fait décalé que sont les « Bunkers » suisse de Léo Fabrizio, jeune artiste suisse qui fait des photos magnifique, le thème peut paraître inopiné, eh bien croyez moi, ces bunkers là vous réserve quelques surprises, le temps ayant également été de la partie, ils deviennent pour certains méconnaissables ; se confondant tout simplement avec le granit où l’environnement ; reprise de droit au fil des années de la nature pour certain, essai d’imitation amusant de la nature pour d’autres, quelques couleurs restent quand même pour encore d’autres à narguer …en tout cas, vous serez agréablement surpris par ces tons mélangés, cette incrustation de la nature et vous remarquerez sans doute cet cadenas inopportun en plein milieu d’une montagne où ces fines craquelures dissimulant l’entrée de ce que jadis était le refuge ultime….

« gutsh », 2002 étant une de mes préférés alliant mystère et poésie, cet éolienne sortie du néant du ciel et des nuages semble suspendue dans les airs…

 

Le site de l'auteur Leo Fabrizio

http://www.galeriemennour.com/ , 6 rue Mazarine – 75006 Paris

Tant que vous êtes dans les parages continuez de quelques mètres et entrez subrepticement avec Guido Mocafico dans l’entre des natures mortes, vous avez sans doute tous vu quelque part, au moins une fois, dans vos souvenirs d’enfance ces peintures dans quelques musées aux alentours… eh bien la série de quelques photos s’intitulant nature morte est de celle là mais à la lumière de la photographie, étonnant mélange mêlant à la fois l’œil acerbe et précis du photographe et un travail de composition et de choix en terme d’esthétique et d’arrangement que l’on ne sait plus s’il s’agit d’une photo ou d’une peinture…. Intéressant en tout cas pour les mises en scènes et les contrastes forts, je pense au citron et aux huîtres…

A voir, en plus il y a quelques Peter Beard au sous sol qui valent le coup d’œil …

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Dimanche 1 mai 2005

anthonyzimmer_aff

Aviez-vous vu « Les Patriotes » d’Ariel Brenner en 1994 (très très bon film) avec Yvon Attal, si vous avez appréciez celui-ci, celui là pourrait vous plaire ; pour une fois Sophie Marceau joue pas mal, et elle est loin d’être antipathique en femme fatale, jolie chaussure en tout cas. Sami Frey dans son rôle de flic est au commande, dommage qu’il n’ait pas un rôle plus complexe, il serait l’homme idéal, quand au pseudo AZ avec Yvon Attal, on ne prend pas vraiment de risque, il a toujours eu ce petit côté charmeur et décalé. Par contre, une fois que les dés sont jetés, et que l’intrigue est connue ; le scénario pêche par manque de profondeur et d’intrigue sauf à retourner l’ensemble du film sous le prisme d’Anthony Zimmer lui-même et alors quelques belles questions se posent que je ne peux malheureusement pas évoqué ici sans casser le suspense…

A voir gentiment…

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Samedi 30 avril 2005

millenium_actress1

A la suite ou en parallèle de Myazaki, à la suite du très bon Perfect Blue Satoshi Kon revient avec Millenium Actress, entre fantastique et réalisme, on suit avec grande attention la destinée peu commune d’une actrice de légende qui s’est arrêtée au sommet de sa gloire, course éperdue à travers le temps, recherche éperdue de l’homme, de soi … cette quête poétique nous emmène au delà de nous même. Taversée non linéaire du temps dans lequel les personnages s’entrecroisent la clé est ce qui permet le passage….

Le site du film

A lire également

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Dimanche 24 avril 2005

hairhigh_aff

Petit film d’animation de Bill Plympton bien désopilant mais je préviens il faut apprécier ce type de dessin et de construction et d’animation… loin des classiques…mais plein de belles inventivités en dessous d’une belle histoire comme on les apprécie parfois romantique…Avec plein de petits clins d’oeils et de retour sur les US, au cœur de l’Amérique des vieilles années 60/70, bien agréable à voir en tout cas….

Très sympa en tout cas de mon petit point de vue…

Arte et Olivier Bombarda aime plus que bien a priori…

Le site de Bill Plympton

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Dimanche 24 avril 2005

bacon_picasso

Jusqu’au 30 mai prochain, un petit chassé croisé entre deux grands Hommes ; entre maître et maître la seule chose de certaine c’est que la résonance de l’un sur l’autre a été profonde.

En 8 salles, le musée Picaso essaye de retracer des influences de bacon via Picasso, expérience intéressante s’il en fût, on ne saurait être plus intéressé par ces parallèles maintes fois reproduits au gré de l’œuvre de bacon, suivant Picasso, y revenant toujours puisant pour s’inspirer. Les salles on le précisera sont trop petites et pas assez bien exposées… c’est un peu dommage, un peu court mais enfin, de très belles choses.

Dans l’ordre, vous passerez par la salle 1, baigneuse et chimère où en quelques années de différences, le parallèle est on ne peut plus limpide entre notamment la nageuse de Picasso 1929 et studio Interior de Bacon en 1934. Le rouge flamboyant contrastant d’autant plus et annonciateur de ces fonds si propres à lui. La similitude et la reconstruction d’Interior of a room de bacon 1935 avec le parallèle de la Demoiselle 1929 est saisissant, l’inspiration est là qui hante les angles et le croirait extrait ou étiré en 3 dimensions.

La salle 2 – la cled fer offre entre autres le saisissant parallèle de la baigneuse ouvrant une cabine  et Triptych – In memory of george Dyer, dont la lecture du « petit journal des grandes expositions – Bacon/Picasso : la vie des images est un préalable des plus agréable au prix modique de 3€ pour comprendre le tableau. Sans trop en dire, si je cite un tout petit peu : « en  1971, l’image de la clef de fer ressurgira dans l’ouvre de Francis bacon. Il dédie alors à son ami Georges Dyer, mort à paris dans des conditions dramatiques à la veille du vernissage de la rétrospective du Grand palais » cette toile… la petite explication qui suit est très éclairante…

La salle 4 est celle des Crucifixions (la salle 3 étant consacré à des dessins de Picasso) où semble t-il les deux peintres disent la même chose à peu de choses prêt, à savoir que « le thème majeur de la crucifixion se dérobe à eux pour les conduire l’un et l’autre vers tout autre chose ».

La salle 6 consacré aux Tauromachies rend grâce par « Etude pour une corrida » de 1969 de la maîtrise des couleurs que l’on connaît chez bacon tout en ayant une fragmentation de la scénographie et de l’espace renforcé par les couleurs et les formes géométriques auxquelles renvoient ces espaces tracés, l’ombre de cette foule attentive en arrière fond attendant le déroulement…

Ensuite vient la salle 6 des Têtes où les autoportrait de Picasso à bacon sont autant de facettes décomposées et distordues dont l’essence est bien à Picasso mais dont l’évolution voire la continuité revient à bacon, proche d’un déconstruction/recomposition.

La salle 7 est celle des Chutes dont j’ai retenu bien évidemment « Figure allongée » de 1969 où l’on retrouve le chassé croisé avec Picasso quelques part inversé avec cette lumière crue qui vient éclaire les tréfonds de l’être et cette seringue que l’on distingue à peine plantée là, symbole de l’immobilisme absolu…

La salle 8 intitulé Elégies m’a moins convaincu que les autres dans les croisements… il est plutôt ici question de la dissolution/recomposition d’un corps qui semble remodelable à l’infini, issu de lui-même et y retournant, sombre porte de la mort derrière laquelle nous sommes basculant en apesanteur entre deux mondes …

Enfin vous pouvez allez jeter un œil à ces parallèle bien sympathiques ; on en ressort plus en phase avec Bacon me semble t-il…

Le site du Musée

Un site sur Bacon

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Samedi 23 avril 2005

Au Grimaldi Forum, jusqu’à demain malheureusement, des femmes hautes en couleurs…. se tiennent à votre disposition. Leur regard percent votre intimité quand vous entre apercevez leur dénuement. La beauté est au rendez-vous, dans des espaces dédiés à Blumarine, Thierry Mugler/ Versace, Chanel, Yves Saint Laurent, Vogues… on navigue un peu dans les époques, il est toujours amusant de retrouver le style Chanel et Yves Saint Laurent des anciennes années.

 

De ces photos qui vous marquent par leur vivacité et leur scénographie qui aussi simple soit elle renferme toute la finesse de vue de ce grand photographe. Les couleurs, car nous sommes habitués avec lui au noir & blanc, renforce les contrastes et la griffe sur laquelle il travaille. Créer, c’est imaginer pourrait on dire à son égard, mettre en scène, se faire plaisir et ressentir les choses sans tout intellectualiser toujours sans raison…

 

En tout cas, allez-y rapidos si vous avez l’occasion, cela vaut le détour ces filles-photos marquent l’esprit, on les retrouvent ensuite en rêve…     

 

Michel Guerrin note en parlant d’Helmut Newton dans un article du journal le Monde du 3 avril dernier retraçant les grands lignes de cette exposition : « Il a aussi confié au collectionneur Bernard Lamarche-Vadel : « J'adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, beaucoup plus excitant que le prétendu bon goût, qui n'est qu'une normalisation du regard. » Helmut Newton adore la vulgarité, il adorait donc Monaco, son architecture éclectique et clinquante. Sans doute n'aurait-il pas détesté ce Grimaldi Forum où il expose, et qui accueille, à côté de ses images, un Salon de produits pharmaceutiques ».

 

A Gun For Hire l’expo

 

Quelques photos de l’expo sur le site de Vogue

 

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Samedi 23 avril 2005

Un film de Zach Braff en décalage et décalé avec Andrew alias Zach Braff irrésistible et totalement en accord avec son personnage à la fois perdu et réel, il navigue dans cet espace comme un poisson dans l’eau…et Sam alias Nathalie Portman dans un rôle où derrière les apparences se cache la sensibilité et la douceur.  Deux êtres se trouvent au hasard d’un retour et une histoire se créée d’aide et de vie entre eux ; retour sur les errances d’une vie et sur l’impossibilité de vivre, difficultés des rapports père-fils. Recherche et quête de soi sont ici réunis accompagnés de quelques morceaux bien choisis musique.

 

Un film générationnel romantique agréable à suivre

 

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Jeudi 14 avril 2005

locataires_aff

Locataire ou comment un homme puis… s’empare à votre insu de votre appartement pour y vivre quelques heures, se laver s’épancher sur votre vie, puis ranger tout cela méticuleusement… cela serait trop simple, une romance inattendue et une complicité silencieuse se créée entre Tae-suk héros félin et la belle à la photo décomposée, errance d’un instant où sauvetage, les liens se tissent accompagné par la musique essentiellement et c’est la bonne mesure, la vie avance un peu, douloureuse souvent … Tae-suk deviendra cette ombre invisible qui vous suit tout au long de votre vie, votre double perdu ou votre contraire ; il réalise ce que beaucoup font inconsciemment, il disparaît du monde pour mieux y réapparaître …

Je n’ai malheureusement pas vu Printemps, été automne, hiver de Kim Ki-Duk mais je vous conseille vivement celui-ci qui par sa sobriété et sa nonchalance et cette chanson d’outre vie vous laisse un goût rêveur… quelques scènes de liberté absolue sont là exquise à souhait… et quelques bon petits clins d’œil, je pense que définitivement le golf ne sera pas ma tasse de thé…

Sur le site d’Arte, l’interview de Kim Ki-Duk

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Jeudi 14 avril 2005

excalibur

Sentez sur vous le souffle du dragon vous embrumer… le film de Boorman est grandiose à tout point de vue, les acteurs sont au delà de toute espérance, on notera ce que je n’avais pas fais auparavant Liaam Neeson en Gauvain. Lancelot du Lac éternel parmi tous, avec genièvre, la scène mythique de la dame du lac, sortie d’un autre monde au-delà de nos rêves, le mythe reste tenace, Avalon et les brumes du roi arthur sont elles aussi présentes. Les rapports entre Homme et Terre, la fin d’un monde et le commencement d’un nouveau…

La mort de Siegfried est là pour nous rappeler Wagner…

Pour ceux qui aime les légendes de la table ronde, je vous recommande très vivement dans la collection bouquin le sublime « La légende arthurienne » et pour ceux qui aime approfondir ces thèmes il y a deux essais de Philippe Walter pas mal du tout même si j’avoue que je devrais me replonger dedans…, l’un s’intitule « Merlin ou le savoir du Monde » et l’autre « Arthur, l’Ours et le Roi ».

Je devrais me replonger dedans car je me posai la question du rapport entre Merlin/Morgane et Mordret suivi du passage de la quête du Graal qui n’a rien à voir avec le rituel « païen »  en tant que tel, donc une probable reprise, il faut que je fouille ces aspects là et vous pourrez peut être aussi m’éclairer sur ce point… en tout cas, le discours de Merlin est bien là, un monde s’efface, celui des anciennes coutumes pour voir apparaître celui d’un nouveau dieu unique où les multiples sont oubliés, le rêve reste le seul refuge de Merlin, l’ombre derrière la fumée…

Voici le site d’un fan dans le genre avec en prime le site du film pour les puristes

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Mercredi 13 avril 2005

madredeus

Leur nouvel album est également très réussi, on se prend à oublier tout en l’écoutant d’autant plus dans le brouhaha de la ville, l’espace Madredeus vous ouvre des portes insonorisées où il fait bon de se reposer et de voyager, je dois dire que cette voix envoûtante et si belle inspire, rien de tel pour s’évader ailleurs

par Herwann PERRIN publié dans : Musique

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