Rencontre de trois photographes sur un thème et sur la poésie du regard et des mots, envolées lyriques, découvertes sont au rendez-vous. Ma préférence ici va sans conteste à Pentti Sammallahti qui part ses photos d'une lumière extravagante vous font chavirer ailleurs, dans son monde ou les contrastes saisissent au vol et apaisent en même temps. Il y a du froid dans ces images et de la poésie et ces déjà beaucoup. Ces clairs obscurs, ces myriades d'oiseaux attablés ou reposés dans un lac à la tombée de la nuit, c'est la magie d'un moment, d'un instant sacré, une éternité paisible qu'il nous est donné de voir. ce chemin courant à bride abbattue, cet oiseau troteballant en toute innocence ...le chat, le chien et l'oiseau, ils semblent tirés d'une fable de la fontaine, il ne manque que le fromage en quelque sorte... Une des photos représente si je ne me trompe pas deux canards sur une dérive de glace, endormis, errance et ombres de la glaces sur l'eau, simplement la magie qui opère en des lieux de confins...
Une rare interview de lui semble t-il... et le site de "Andante" où il indique : "L’objectivité de la photo est une chose merveilleuse, même si elle ne doit être qu’apparente. L’on a la possibilité d’être devant une réalité – qui si souvent ne correspond pas à nos attentes et nos désirs – l’on a l’opportunité de saisir une réalité imprévue".
Quelques photos de lui sur ce site et une autre photographie mais non présente à l'exposition mais si belle et touchante...
Bon sinon il y a aussi Plossu et ses hirondelles, images crochées, capturés au gré des fenêtes et des ombres à Nijar en Andalousie, moment de la becquée également... mais elles me sont moins proches.
Par contre les photos présentées par Camille Solyagua sont elles aussi magiques, presque évanescentes, regard sur les grues du Japon dans l’île de Hokkaïdo, une espèce en voie de disparition qui à la grâce des êtres majestueux, entre rituels enneigés et beauté limpide, elles avancent et resplendissent à travers l'oeil du photographe et s'épanouissent dans ces miniatures "quasi calligraphiques"...
Pour approfondir, le site de Camille Solyagua avec pas mal de ces travaux...
Assurément, délestez vous et parcourez l'espace d'un moment ces envols avec eux, c'est très agréable et c'est jusqu'au 1er juillet
Galerie Camera Obscura via Googlemaps
268, Boulevard Raspail - 75014 Paris
Ouverture de 14h à 19h du mardi au samedi
Ouverture de 14h à 19h du mardi au samedi
par Herwann PERRIN
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Expositions
Dans la continuité des galeries, c'est un peu Bilal le peintre que l'on retrouve dans ces trois opus très denses tant en termes de mise en page, de dessin, je dirai même de peinture car c'est un peu ça le trait d'aujourd'hui, ces planches deviennent de la peinture mouvante d'une case sur l'autre, un dessin prenant toute sa dimension et sa vie en lui-même indépendamment des autres. Et puis ces histoires entrmêlées, c'est un futur obscurantiste et pessimiste qui nous est décrit, une sorte d'apocalypse qui se dessine, représentation d'un monde qui je l'espère ne basculera pas dans les schismes religieux et au-delà des frontières du visible. Il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil, cela devient complexe, parfois même on perd le fil, on le retrouve, ténu et tel un fil on avance vers ... le dernier acte
Il reste un album pour savoir où nous emmènera Bilal et son totalitaire WarHole, "un patronyme qui évoque aussi bien le ludion du Pop Art que la littéralité des mots qui le composent (War=Guerre ; Hole=Trou), WarHole, disions-nous, revient ici sous la forme de mouches drosophiles, ces prototypes de la génétique qui ont permis de comprendre les lois de l’hérédité". IL s'est "dédoublé", il s'est recomposé à l'image de cette mémoire fragmentée qui cherche entre quête et essence; l'histoire, c'est Sarajevo morcelé qui a été ne sera plus et c'est aussi Nike Hartzfledt, Leyla Mirkovic et Amir Fazlajic, "trois enfants issus d’une mixité ethnique à l’image de la ville qui les fait naître. Triplés astraux dont le destin se situe dans l’espace, à la recherche d’une identité qui passe par l’addition des multiples"...
Dans l'attente du quatrième et dernier acte....
Un bon article sur Actua BD
par Herwann PERRIN
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Bande dessinée
Voilà ce que l'on récupère sur Internet sur Elodie Lachaud et ses chromobiles : "Fiction automobile. Déambulation entre le jour et la nuit... entre l'intérieur et son extérieur... à la limite de... sur le point de... trafic d'attente... souffle blanc... L'espace urbain comme épreuve cinématographique". La photographe de continuer : "Je m'éjecte au bord d'une ligne, là où le pare-brise détient l'histoire répétitive d'une image prête à se changer au travers d'infiltration «chro-mobiles». Je parcours le fragment en fuite d'un mouvement urbain où le temps a déclaré sa propre sortie auto-dynamique et où la fiction se reconnaît comme réalité «cinégraphique».
C'est qu'elles ont quelque chose de magique et d'attirant ces, seulement, quelques photos présentées à la Galeri W... Elodie Lachaud nous ravie avec ces quelques pièces héritées d'un monde entre futur et antérieur
A la galerie W, il fait toujours bon de se rendre dans ce lieu où l'espace s'agrandit avec les toiles de Dallanegra et les envolées lyriques de Miss-Tic nous attire inéluctablement, c'est l'éternel retour pour voir au moins ces deux artistes si attachants...
par Herwann PERRIN
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Expositions
Voilà un homme qui en intéressera plus d'un je pense. En lisant un article du Monde du 11 avril dernier avec la très belle affiche "Madrid 1936" me voici parti en quête d'informations sur cet homme inconnu de moi. En ce moment, une rétrospective a lieu au Musée de Strasbourg jusqu'au 23 juillet prochain, je ne sais pas si je pourrai y aller donc je me suis procuré par la voie des librairies, le catalogue de l'exposition qui est plus qu'intéressant ainsi que par Amazon un petit essai de John Willet intitulé "Heartfield contre Hitler" et c'est bien de cela dont il s'agit, de l'immense travail de cet homme et de sa lutte contre Hitler, de photomontages antinazis d'Heartfield, Allemand ayant changé de nom, ami du peintre Grosz. Il a essentiellement travaillé dans le spages du magazine communiste AIZ (pour Arbeiter Illustreierte Zeintung, journal ouvrier illustré" pednant la période d'avant le début de la seconde guerre mondiale. Sa devise éatit : "utiliser la photographie comme une arme" ce qu'il a admirablement fait par les différentes factures de ses affiches dont vous pouvez voir quelques représentations assez violente sur ce site de l'Université de Towson par exemple dédié à Heartfield. Il s'exilera à Prague en 1933 et y restera jusqu'en 1938, la Tchécoslovaquie refusant de l'extrader vers l'Allemagne avant de venir finalement en Fance puis de fuir en Angleterre rejoint rapidement par son frère. Parti du mouvement dada en 1918 à Berlin, il s'en éloignera progressivement pour devenir autonome mais travaillera longtemps pour la revue du parti communiste AIZ (237 photomontages depuis 1930) dont il est membre avec son frère et Piscator depuis la fin 1918. Il sera assez proche aussi de Bertold Brecht qui le soutiendra d'ailleurs dans les moments difficiles et notamment après-guerre...
Je citerai du catalogue en page 38 : "Louis Aragon tente toutefois un élargissement de la notion promouvant un réalisme de combat émancipé de tout naturalisme mais "expression consciente des réalités sociales, et partie intégrante du combat qui modifiera ces réalités". Une définition dans laquelle l'art de Heartfield, qu'Aragon avait salué un an plus tôt comme "la plus éclatante illustration contemporaine de ce que peut être l'art pour les masses", trouvait bien entendu sa place. René Crevel partageait a peu de chose près le même point de vue lorsque, à la suite d'Aragon, il défendait en 1935 la pratique du photomontage grâce à laquelle "Johnn Heartfield a traité , avec la plus exacte violence et la plus péremptoire imagination, les sujets que l'actualité, l'urgence de la lutte, le besoin de savoir, l'indigantion qui n'a pas à se contenir, les nécessités révolutionnaires peuvent imposer à l'artiste pour le plus grand profit de l'art".
Et place à quelques photomontages qui vous permettront de mieux réaliser, visualiser l'immense travail accompli par cet homme à une période où la réalité et le réalisme existait déjà pour certains... la violence et le choc des images annonce seulement l'horreur sans nom....
par Herwann PERRIN
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Expositions
Voilà voilà, j'avoue ma honte... je n'avais pas encore lu son maintenant avant dernier polar "Sous le vent de Neptune", il dormait tout bonnement dans mes étagères jusqu'à hier, par hasard... et bien voilà, on ne s'en défait que peu de temps de son petit polar, c'est fulgurant et l'on reste accroché à lui tant que la fin n'est pas là...On retrouve bien sûr notre cher vieux Adamsberg, le commissaire le plus nonchalant et le plus intriguant de Paris 13ème..."un pelleteux de nuages". et son incomparable acolythe pour ne pas dire autre chose... Danglard l'érudit. mais c'est aussi l'occasion de rencontrer de nouveaux visages de la brigade comme Violette Retancourt qui comme vous le verrez rapidement "convertit son énergie en ce qu'elle veut"...On s'en va avec Adamsberg dans les tréfonds de l'homme et de sa mémoire, de son enfance, de ce qui le hante à tord ou à raison depuis son village, il y a aura des rebondissements familiaux, c'est certain, camille est là elle aussi, mais loin, à Montréal, elle est concertiste... car la brigade part à la Gendarmerie Royale du Canada, plus exactement à Hull-Gatineau, en plein Québec près de la grande rivière Outaouais pour une mission de coopération sur les empreintes génétiques. Mais le Trident le poursuit, souvenir réel ou fantôme, il est sur ses pas, le devance ou le rattrape, Adamsberg perd de son flegme, que se passet-il, il n'est plus lui-même, il doute il n'est plus rien depuis qu'il a lu "en page 7, et sous le titre Une jeune fille assassinée de trois coups de couteau à Schiltigheim", les souvenirs reflent et la mémoire de l'horreur revient son passé est là ensevelissant tout...
Avec une langue toujours pleines de découvertes et une escapade québecquoise bien plaisante vous entendrez les sons de là-bas, c'est bien chantant cette vieille terre pleine de géographie, pleine de Laliberté, de Sanscartier et de Philipbert... un accent qui résonne déjà et sonne le rappel d'une autre époque. Une tension comme rarement avec un entrelacs et une intrigue digne des contes les plus diaboliques dont seule elle a le secret...
A lire assurément avant d'aller récupérer son dernier polar "Dans les bois éternels"
par Herwann PERRIN
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Livres
J'avoue imanquablement une certaine faiblesse pour le genre mais limité aussi (Xmen, Spiderman, incassable et superman...), allez savoir, les conneries cela a du bon et le mode binaire (bons contre méchants) aussi de temps en temps. Alors voilà, eh bien à la suite de Bryan Singer qui est en train, enfin qui a terminé de tourner le retour de Superman tant attendu sur nos écrans pour cet été torride...Je ferai d'ailleurs à cet égard une petite parenthèse qui reste dans le genre... je vous conseille vivement d'une part d'aller voir les extraits haute définition sur le site d'Apple et de lire De l'implication dans le process créatif: Superman Returns d'Alban et par là même d'aller voir ou suivre maintenant en décalé le vidéo blog de bryan Singer et de son équipe sur le tournage, c'est a priori un angle d'attaque neuf et qui devrait s'épanouir, cela permet de suivre en parallèle les évolutions du film... intéressant en tout cas. A quand, où peut être est-ce que c'est déjà fait, cela me dis quelque chose mais je ne me souviens plus où j'ai pu lire ça... une interaction avec els fans pour le montage d'un film... on verra ça pour plus tard.
Donc pour revenir à X MEN 3, l'affrontement final est-il la fin de la série et de la lutte sans merci qui oppose Xavier à Magneto...on retrouvera toujours avec plaisir Logan/Wolverine alias Hugh Jackman .... et son cigare et Storm alias la belle Halle Berry. Par contre faites attention, le Phoenix est un oiseau sauvage qui renaît de ses cendres et qui n'est pas toujours très commode... d'ailleurs si vous avez l'occasion, écoutez en parallèle encore une fois Phoenix qui vient de sortir un petit album It'S Never Been Like That bien sympa qui se laisse écouter avec nonchalance et tranquilité, entre Pop et Pop... tranquilité assurée...
Voilà alors pour en terminer avec X Men 3, c'est conforme au genre... moins bien que les deux premiers quand même, les séries, ça essoufle je crois au bout d'un moment... par contre sympathique Pont de san francisco se mouvant au gré du vent... A voir pour les fans...
par Herwann PERRIN
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Cinéma
Eh bien elles sont à côtés ces deux expositions, celle de Duchamp je veux dire, alors il doit se passer quelque chose, une sorte de fluide communicant et envahissant l'espace de Pompidou et révélant ce qui sera bientôt tangible et inéluctable l'incompréhension totale. Pourrait-on faire une uchronie des ces expos afin que demain soit un autre jour... Bon clairement, j'ai pas tout compris et je ne me suis pas encore une fois donné la peine de tenter de recomposer les morceaux à assembler. Seule compensation bien pîètre me direz-vous, nous jouions à un jeu de cinéma l'après-midi même et à une des questions posées, la réposne était "A la poursuive du diamant vert" avec Michael Douglas (Jack Colton) et Kathleen Turner (LA Joan Wilder).... et oh étonnement lorsque le film passe sur un super écran Pioneer dans l'expo Godard, je ne sais pas si on peut dire que ce film était un bijou mais bon... c'était amusant ce rétrécissement d'espace-temps....
Je ne dois globalement pas encore apprécier à leur juste mesure autant que ça les expos-vidéos...
Plus de précisions sur Voyages en utopie ....
Bon là aussi, je ne déconseile qu'à ceux qui n'ont pas la carte laissez passer... et suis ouvert à...
Par contre, une rétrospective Godard, cela ne se manque pas... enfin on va essayez d'en voir au moins un ou deux en tout cas....
par Herwann PERRIN
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Expositions
Eh bien c'est là que me limites en art moderne ont été atteintes. Que dire que tout simplement, "vaste foutage de gueule", cela doit certe être end écalé avec la critique instruite et connaissant l'ouvre de ce très cher Claude Closky mais là, je suis preneur d'informations et de lectures intéressantes car je n'ai pas eu la force de faire même l'once d'une recherche sur la toile qui recèle très certainement des explications rares... où plus simplement révélatrice...
Plus de précisions sur Manèges ...
Je ne déconseile qu'à ceux qui n'ont pas la carte laissez passer...
par Herwann PERRIN
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Expositions
Allez hop, venir découvrir ou redécouvrir ce groupe qui finalement me semble super actuel rétrospectivement... un bon petit son qui vous permet de vous réconcilier avec le soleil qui fait malheureusement défait en cette belle journée grisonnante parisienne... alors voguez jusqu'à lui avec lui; avec ces rythmes hérités du brésil en partie...une sorte de trip-hop Bossa aquatique comme dirait l'autre... ensevelissez vous gentillement et partez à la découverte de cet album de 1997, eh oui déjà le temps passe trop vite décidément....
par Herwann PERRIN
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Musique
Santa Fed, une cuisine simple, une ambiance simplissime : le tout rehaussé d'une atmosphère fort chaleureuse : qu'il s'agisse d'une soirée tristounette et bien grisounette ou d'un beau soir de printemps.
On entre un peu tôt et croît s'être égaré dans une petite cantine tranquille de quartier ...enfin pas n'importe laquelle non plus : là où la branchitude se vit aux rythmes des expos/ galeries photo, de la boutique de perles de verre, des petites fringues et j'en passe ...
Et SANTA FED dans tout çà ? C'est bon dans l'assiette : Hummmmmmm on s'est régalé avec une délicieuse purée de maïs caramélisée sur le dessus (juste comme il faut !), un petit Chili et point d'orgue, le serveur qui vous conseille (la salade à mélanger comme ci avec cela, le vin), vous sourit (un peu de douceur dans ce monde de brutes), vous ravit (qui a dit qu'à Paris on ne prends pas le temps de se parler, de se poser ?!!!).
Un peu de musique, des saveurs agréables, une service plein d'attentions : que dire de plus ?!! Cette adresse est à retenir.
SANTA SED via Google maps
32 rue des vinaigriers Paris 10ème
Tél : 01 40 37 72 19
M° Répu ou J. Bonsergent
Proche du Canal StMartin
par Astrid Rotsen
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Restos et bars sympa









