1275 âmes (traduction française) ou pop 1280 (Version originale) ou comment noirceur et candeur vont de paire.
Lorsqu'un jour Nick Corey le shérif de Pottsvilles se réveille et en a marre, tout va changer, enfin insidieusement s'entend, la manipulation, la traîtrise et tous les stratagèmes les plus vils seront employés par Nick pour qu'il garde sa place de shérif, sous couvert des meilleures intentions du monde, il va se livrer à un jeu de stratégie grandeur nature, tirant partie en cela de la nature humaine profondément malléable surtout dans ce petit patelin complètement paumé et plein de soiffards, feignasses... Sur fond de racisme, dans un espace-temps proche du Far West et peut être bien encore d'actualité même à l'heure d'aujourd'hui, c'est un portrait sans concession de l'âme humaine qu'il nous permet d'entrevoir. On est loin d'être dans une enquête à la Vargas on est plus dans l'étude de moeurs et de comportements... le noir est là qui assombrit l'avenir de Pottsville...
Il est clair que Nick Corey est de ces personnes qui n'ont aucun vague à l'âme et pour qui la parole donnée ne veut rien dire. Que ce soit Ken Lacey le shérif conseil de Nick, les deux maquereaux, Tom Hauck ou encore Oncle John, Sam Gaddis et puis Rose, Myra et Lennie ils vont entre-apercevoir l'enfer ou même y gouter... c'est mérité pour certains; la vengeance n'est pas là, c'est plutôt de sang froid que tout s'accompli et sans aucune doute sur le bien fondé du comment ou du pourquoi, une sorte d'ange gardien rode autour de Nick ou peut être est-il plus subtil qu'il n'apparaît ou qu'ils sont tous stupides là-bas... allez savoir en tout cas, un petit polar ou la noirceur de l'âme est agréablement à porté de main...
On peut lire en exergue dans la préface de Duhamel : "Jim Thompson n'est pas un auteur drôle. Habituellement, ce qu'il écrit est nettement couleur d'encre. cette fois, il a choisi le noir absolu, couleur de néant. C'est proprement insupportable, inacceptable, presque. mais le paquet est si habilement présenté... (...) Bref, suivant l'angle où l'on se place, l'ouvrage est ou bien une apologie de l'abomination, ou bien un réquisitoire contre toutes les vacheries du monde , ou encore, comme je le disais tout à l'heure, une bouffonnerie". Et de terminer par cette excellente phrase "j' savais foutre point c' qu'i' fallait en penser"
Voilà voilà à vous de voir maintenant....
Et pour l'explication du changement de titre dans la traduction voir l'article sur 1280 âmes de Jean-Bernard Pouy
Lorsqu'un jour Nick Corey le shérif de Pottsvilles se réveille et en a marre, tout va changer, enfin insidieusement s'entend, la manipulation, la traîtrise et tous les stratagèmes les plus vils seront employés par Nick pour qu'il garde sa place de shérif, sous couvert des meilleures intentions du monde, il va se livrer à un jeu de stratégie grandeur nature, tirant partie en cela de la nature humaine profondément malléable surtout dans ce petit patelin complètement paumé et plein de soiffards, feignasses... Sur fond de racisme, dans un espace-temps proche du Far West et peut être bien encore d'actualité même à l'heure d'aujourd'hui, c'est un portrait sans concession de l'âme humaine qu'il nous permet d'entrevoir. On est loin d'être dans une enquête à la Vargas on est plus dans l'étude de moeurs et de comportements... le noir est là qui assombrit l'avenir de Pottsville...
Il est clair que Nick Corey est de ces personnes qui n'ont aucun vague à l'âme et pour qui la parole donnée ne veut rien dire. Que ce soit Ken Lacey le shérif conseil de Nick, les deux maquereaux, Tom Hauck ou encore Oncle John, Sam Gaddis et puis Rose, Myra et Lennie ils vont entre-apercevoir l'enfer ou même y gouter... c'est mérité pour certains; la vengeance n'est pas là, c'est plutôt de sang froid que tout s'accompli et sans aucune doute sur le bien fondé du comment ou du pourquoi, une sorte d'ange gardien rode autour de Nick ou peut être est-il plus subtil qu'il n'apparaît ou qu'ils sont tous stupides là-bas... allez savoir en tout cas, un petit polar ou la noirceur de l'âme est agréablement à porté de main...
On peut lire en exergue dans la préface de Duhamel : "Jim Thompson n'est pas un auteur drôle. Habituellement, ce qu'il écrit est nettement couleur d'encre. cette fois, il a choisi le noir absolu, couleur de néant. C'est proprement insupportable, inacceptable, presque. mais le paquet est si habilement présenté... (...) Bref, suivant l'angle où l'on se place, l'ouvrage est ou bien une apologie de l'abomination, ou bien un réquisitoire contre toutes les vacheries du monde , ou encore, comme je le disais tout à l'heure, une bouffonnerie". Et de terminer par cette excellente phrase "j' savais foutre point c' qu'i' fallait en penser"
Voilà voilà à vous de voir maintenant....
Et pour l'explication du changement de titre dans la traduction voir l'article sur 1280 âmes de Jean-Bernard Pouy
par Herwann PERRIN
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Livres
Allez hop les filles c'est pour vous, enfin pas seulement, il faut pas charrier non plus quoique cela fasse partie plus qu'intégrante de votre charme naturel. Fabrice Guyot à la photo, Claire Judrin à la plume, pour nous conter la belle histoire des salons de coiffures, belle à souhait cette exposition par le texte toujours de circonstances de Claire Judrin , parfois incisif et sec comme un début de roman, souvent la solitude est là en apesanteur mais elle est joliment décrite et puis l'humour aussi avec cette dame qui est restée tout l'après-midi enfermée chez son coiffeur préféré car elle n'avait pas envie de jouer à la grand-mère ce jour là, elle était occupée, que son fils se débrouille un peu... excellente tirade...
C'est vrai que l'on ne s'en rend pas forcément compte mais avec ces "salons de quartier" qui disparaisse c'est un peu de notre histoire qui s'évanouit, un peu également de ce lien social, de cette parenthèse que s'offre chaque semaine ces dames pour se retrouver, pour socialiser aussi, pour discuter de tout et de rien, cette parenthèse de la "Permanente" est importante, l'un s'inquiète de madame qui n'est pas venu la semaine dernière, l'autre qui ne mange plus, ...
Voici extrait d'un des textes de Claire Judrin et vous en retrouvez plus encore sur place : "Beaucoup vivent seules, divorcées ou veuves. Celles qui ont un mari l’ont laissé à l’entrée. C’est leur bistro à elles. Les hommes se contentent d’un bonjour depuis le pas de la porte. Les plus téméraires osent tout juste une courte visite, au risque d’être l’objet passager de plaisanteries acerbes, équivalent féminin au machisme de comptoir. D’ailleurs, tout en étant absents, les hommes occupent souvent les conversations, entre tendresse, amertume et grivoiserie. De rituels capillaires en confidences, les solitudes se réchauffent. Une fois par semaine, même jour même heure, la mise en plis, c’est leur parenthèse. On prend soin d’elles, on les touche, on les écoute. Elles peuvent raconter leur vie ou s’en inventer une".
Et puis ce sont de très belles photographies qu'il nous ait donné de voir, en situation, en portrait, sous les casques mangeurs de cheveux qui nous terrorisaient hier et nous font rire aujourd'hui, l'odeur de la laque, les magasines de détentes quitraînent , les instants de relaxation et de délassement, l'attente avec les couleurs, cette photo ci-dessous, on dirait presque une mutation, voyez le regard, la position des doigt et puis aussi les visages qui apparaissent avecbeaucoup de vie, beaucoup d'années parfois mais avec de la classe et de la vigueur comme cette dame ci-dessus, l'étonnement est là aussi dans les regards, les attitudes avec celles qui restent cachés...
Une belle rencontre autour de ces dames et de ces chevelures en devenir en tout cas...
Voici extrait d'un des textes de Claire Judrin et vous en retrouvez plus encore sur place : "Beaucoup vivent seules, divorcées ou veuves. Celles qui ont un mari l’ont laissé à l’entrée. C’est leur bistro à elles. Les hommes se contentent d’un bonjour depuis le pas de la porte. Les plus téméraires osent tout juste une courte visite, au risque d’être l’objet passager de plaisanteries acerbes, équivalent féminin au machisme de comptoir. D’ailleurs, tout en étant absents, les hommes occupent souvent les conversations, entre tendresse, amertume et grivoiserie. De rituels capillaires en confidences, les solitudes se réchauffent. Une fois par semaine, même jour même heure, la mise en plis, c’est leur parenthèse. On prend soin d’elles, on les touche, on les écoute. Elles peuvent raconter leur vie ou s’en inventer une".
Et puis ce sont de très belles photographies qu'il nous ait donné de voir, en situation, en portrait, sous les casques mangeurs de cheveux qui nous terrorisaient hier et nous font rire aujourd'hui, l'odeur de la laque, les magasines de détentes quitraînent , les instants de relaxation et de délassement, l'attente avec les couleurs, cette photo ci-dessous, on dirait presque une mutation, voyez le regard, la position des doigt et puis aussi les visages qui apparaissent avecbeaucoup de vie, beaucoup d'années parfois mais avec de la classe et de la vigueur comme cette dame ci-dessus, l'étonnement est là aussi dans les regards, les attitudes avec celles qui restent cachés...
Une belle rencontre autour de ces dames et de ces chevelures en devenir en tout cas...
L'exposition s'accompagne également d'extraits du film documentaire "Club Bigoudis", réalisé par Claire Judrin et Fabrice Vacher Guyot.
Vous pouvez retrouver l'ensemble du portofolio sur le site internet de Frabrice Guyot
C'est en place jusqu'au 2 septembre 2007... alors quand vous passez sur le canal, entre l'espace beaurepaire et ses ventes de fringues, chez Prune pour un café ou autre, la galerie philippe Chaume pour une exposition de photographie ou encore chez antoine et Lili, faites une halte et achetez un livre de photographie à la librairie Artazart, cela ne peut que vous faire un bien fou...
par Herwann PERRIN
publié dans :
Photographie
La maison européenne de la photographie offre une exposition enfin des expositions somptueuses qui s'étalent jusqu'au 30 septembre 2007, alors prenez le temps de venir découvrir et redécouvrir les talents présentées; pour information, le mercredi c'est gratuit de 17h à 20h, c'est rare alors profitez-en et rendez leur une visite, le travail qu'ils font est franchement admirable.

Expositions fleuve donc avec un espace grec dans les sous-sols où l'ont peu entre-apercevoir Panos Kokkinias à la suite de l'exposition présentée il y a peu à la galerie Xippas puis d'autres photographes inconnus de moi évidemment comme Kostas Bassanos, Christina Dimitriadis, Pandelis Lazaridis, Dimitra Lazaridou, Nikos Markou, Despina Meimaroglou, Nikos Navridis, Maria Papadimitriou.
De beaux moments pleins de cette couleur et de cette chaleur du sud mais la solitude pèsent sur ces environnement également. Histoire photographique d'Athènes, une ville en pleine mutation qui est, devient pour eux leur laboratoire; ils sont là au coeur du changement qui se répercute à la fois sur les personnes, sur les enfants, la vie quotidienne....
Expositions fleuve donc avec un espace grec dans les sous-sols où l'ont peu entre-apercevoir Panos Kokkinias à la suite de l'exposition présentée il y a peu à la galerie Xippas puis d'autres photographes inconnus de moi évidemment comme Kostas Bassanos, Christina Dimitriadis, Pandelis Lazaridis, Dimitra Lazaridou, Nikos Markou, Despina Meimaroglou, Nikos Navridis, Maria Papadimitriou.
De beaux moments pleins de cette couleur et de cette chaleur du sud mais la solitude pèsent sur ces environnement également. Histoire photographique d'Athènes, une ville en pleine mutation qui est, devient pour eux leur laboratoire; ils sont là au coeur du changement qui se répercute à la fois sur les personnes, sur les enfants, la vie quotidienne....
Marc Fumaroli, le célèbre eh oui il vient ici exposer ces écorces d'arbres, ces cuirs d'arbres observés dans ces errances d'ailleurs lorsqu'il voyage au long cours; mémoire vivante de cette végétation qui contient en elle une partie de notre histoire, de ce temps impalpable et infini, une autre durée du temps ici qui s'expose et à travers les différentes essences différentes vision de la vie végétale : "(...) Silencieuse, sans défense, leur beauté donne sans rien demander en échange, et ils dispensent sans compter, outre leur ombre, leur feuillage, leurs fleurs et leurs fruits, l'admirable élan qui les enracine dans la terre en même temps qu'il les porte vers la lumière et le ciel : un admirable exemple d'attitude d'âme" (...) "Alors je me suis rabattu sur la vue rapprochée, et j'ai découvert que la photographie pouvait du moins fixer ce que l'on ne regarde le plus souvent qu'en passant et distraitement, le cuir des arbres. Sur leur tronc, support de riche et vive matière, se révèle aussi, partie pour le tout, le grand art généreux de la Nature, dans son génie ignoré de buriniste et de peintre coloriste sur bois".
Quelques liens sur Marc Fumaroli à l'Académie française (depuis 1995), au Collège de France, sur Wikipedia ...
Quelques belles textures mais je ne suis pas un grand végétalien de cuirs d'arbres...
Quelques liens sur Marc Fumaroli à l'Académie française (depuis 1995), au Collège de France, sur Wikipedia ...
Quelques belles textures mais je ne suis pas un grand végétalien de cuirs d'arbres...
Vient ensuite une vision méconnue de Bruce Davidson, celle d'une vision également végétale dans la mesure où en 2006 il a photographié les parcs et jardins publics de Paris pour cette série exclusivement en noir et blanc et en avant-première en quelque sorte.
Dans ces photographies qui pourront pour certains être banales, l'on retrouve une patte, sûrement la sienne mais au-delà de cela, c'est la manière de voir les choses et en l'occurrence les parcs et jardins parisiens qui changent et donne à voir et à penser que le regard que l'on peut avoir fait beaucoup dans la photographie, indépendamment du sujet et du matériel, c'est ce que l'on veut faire et dire par la photographie qui importe, avoir une vision et savoir où l'on veut aller; c'est cette unité et cette manière tout particulière qui est à l'honneur ici et qui rend ces quelques tirages assez sublimes pour certains je dois dire... une belle vision de la déambulation végétale parisienne en tout cas : "En explorant les espaces verts de Paris, j'ai découvert de vieux arbres fripés et une variété incroyable de fleur. Cette flore est une des composantes essentielles de Paris, elle contribue à définir son identité et sa beauté. Je pensais à ce que voient les arbres et ce qu'ils endurent, leur présence m'a fortement inspiré et m'a porté pendant tout le projet".
On continue alors par double visions d'Italie qui regroupe les paires de photographes suivants : "Henri Cartier-Bresson/Mario Giacomelli, Paul Strand/Gianni Berengo Gardin, William Klein/Mario Carrieri, Raymond Depardon/Carla Cerati, Ernst Haas/Luca Campigotto, Herbert List/Mimmo Jodice, Sebastião Salgado/Giorgia Fiorio, Roger Ressmeyer/Antonio Biasiucci, Joel Sternfeld/Gabriele Basilico, Martin Parr/Massimo Vitali."
Vous me direz que de noms célèbres et pourquoi eh bien tout simplement pour confronter la vision de ces photographes entre eux, dans leur travail, dans leur manière de voir et d'appréhender une situation, un sujet de revenir sur des lieux anciennement visité par l'un et composer une nouvelle série différente et proche à la fois par certains aspects, un beau travail de composition à découvrir.
Dans ces photographies qui pourront pour certains être banales, l'on retrouve une patte, sûrement la sienne mais au-delà de cela, c'est la manière de voir les choses et en l'occurrence les parcs et jardins parisiens qui changent et donne à voir et à penser que le regard que l'on peut avoir fait beaucoup dans la photographie, indépendamment du sujet et du matériel, c'est ce que l'on veut faire et dire par la photographie qui importe, avoir une vision et savoir où l'on veut aller; c'est cette unité et cette manière tout particulière qui est à l'honneur ici et qui rend ces quelques tirages assez sublimes pour certains je dois dire... une belle vision de la déambulation végétale parisienne en tout cas : "En explorant les espaces verts de Paris, j'ai découvert de vieux arbres fripés et une variété incroyable de fleur. Cette flore est une des composantes essentielles de Paris, elle contribue à définir son identité et sa beauté. Je pensais à ce que voient les arbres et ce qu'ils endurent, leur présence m'a fortement inspiré et m'a porté pendant tout le projet".
On continue alors par double visions d'Italie qui regroupe les paires de photographes suivants : "Henri Cartier-Bresson/Mario Giacomelli, Paul Strand/Gianni Berengo Gardin, William Klein/Mario Carrieri, Raymond Depardon/Carla Cerati, Ernst Haas/Luca Campigotto, Herbert List/Mimmo Jodice, Sebastião Salgado/Giorgia Fiorio, Roger Ressmeyer/Antonio Biasiucci, Joel Sternfeld/Gabriele Basilico, Martin Parr/Massimo Vitali."
Vous me direz que de noms célèbres et pourquoi eh bien tout simplement pour confronter la vision de ces photographes entre eux, dans leur travail, dans leur manière de voir et d'appréhender une situation, un sujet de revenir sur des lieux anciennement visité par l'un et composer une nouvelle série différente et proche à la fois par certains aspects, un beau travail de composition à découvrir.
J'ai tout particulièrement apprécié le couple formé de Cartier-Bresson et Giacomelli sur Scanno, un village des Abruzzes, des styles tout à fait différents mais d'une beauté somptueuse, limpidité des regards et de la netteté, des scènes proposées avec l'un, jeux de contrastes et de finesse avec l'autre, des compositions dissemblables de très grands noms de la photographie, un plaisir des yeux. Pour Salgado, j'ai apprécié revoir sa série sur la pêche au thon, la violence est là omniprésente mais belle à la fois dans ces vies de marins...le contraste à 20 ans d'écart entre la vision de Luzzara, bourgade de la plaine du Pô par Paul Strand et Berengo Gardin est étonnante, les portraits de ces hommes entre deux époques, l'évocation d'une vie qui se compose et sa réalisation ultérieure, aboutissement d'une vie, un enfant devient adulte, une mère devient grand-mère,... et puis également la vision de la plage par Massimo Vitali et surtout Martin Parr et son regard laconique et décalé qui m'a rendu un peu de cette joie de voir son travail qui m'avait déçu lors d'une récente exposition à la galerie Kamel Mennour, un parcours intéressant que vous compléterez aisément par vous même...
Et enfin, en quelque sorte le clou du spectacle offert avec Charles Matton et ses oeuvres photographiques et représentations miniatures de ces oeuvres. Un grand moment d'exception qu'il faut savourer avec toute la justesse qu'il soit.
En exergue de l'exposition on peut lire de Jean Baudrillard le texte suivant : "J'aime chez Charles Matton cette familiarité obsessionnelle qu'il entretient avec les objets, le sentiment de leur évidence, qui est plus qu'un sentiment esthétique, et qui tient de l'exorcisme et de la magie. Faire surgir l'objet, voilà qui est plus important que de le faire signifier".
Tout un programme qui vous parlera dès l'instant où vous pénétrerez dans cette pièce sombres ou photographies et réalisations de maquettes miniatures, réduites se reflètent l'une dans l'autre, jeu de miroir incessant entre un réel fixé sur la pellicule et tiré et un réel fictionnel créé à partir d'une image; du réel à la photographie en passant par la recomposition de ces objets presque vivants, l'effet est diablement surprenant. on peut même se demander à un moment qui est à l'origine de quoi ? "Mettre en doute les apparences, témoigner de ce qui semble afin de le mieux comprendre, illustrent bien le propos artistique de Charles Matton, depuis ses premières peintures, et quel que soit le médium employé (peinture, dessin, sculpture, photo, film, vidéo)".
Charles Matton visite les artistes, leur environnement de travail comme celui de bacon ou des studios ("différents ateliers de sculpteurs, La chambre d'une femme désordre, celle de Paul Bowles à Tanger, ou encore Le grenier de Leopold von Sacher Masoch"), il prend un cliché et le reproduit dans ses moindres détails, la perfection n'est pas loin, le style est inimitable, les proportions et le rendu extraordinaire, travail de minutie et de composition, de teintes et de détails signifiants, avec ce rapport aux choses qui met mal à l'aise, inévitablement, c'est un monde étrange dans lequel vous êtes invités à naviguer, à errer d'oeuvres en oeuvres... Travail de réflexion sur le réel et mise en abîme dans ses compositions où le reflet et la mise en perspective ouvrent de nouveaux mondes...
En exergue de l'exposition on peut lire de Jean Baudrillard le texte suivant : "J'aime chez Charles Matton cette familiarité obsessionnelle qu'il entretient avec les objets, le sentiment de leur évidence, qui est plus qu'un sentiment esthétique, et qui tient de l'exorcisme et de la magie. Faire surgir l'objet, voilà qui est plus important que de le faire signifier".
Tout un programme qui vous parlera dès l'instant où vous pénétrerez dans cette pièce sombres ou photographies et réalisations de maquettes miniatures, réduites se reflètent l'une dans l'autre, jeu de miroir incessant entre un réel fixé sur la pellicule et tiré et un réel fictionnel créé à partir d'une image; du réel à la photographie en passant par la recomposition de ces objets presque vivants, l'effet est diablement surprenant. on peut même se demander à un moment qui est à l'origine de quoi ? "Mettre en doute les apparences, témoigner de ce qui semble afin de le mieux comprendre, illustrent bien le propos artistique de Charles Matton, depuis ses premières peintures, et quel que soit le médium employé (peinture, dessin, sculpture, photo, film, vidéo)".
Charles Matton visite les artistes, leur environnement de travail comme celui de bacon ou des studios ("différents ateliers de sculpteurs, La chambre d'une femme désordre, celle de Paul Bowles à Tanger, ou encore Le grenier de Leopold von Sacher Masoch"), il prend un cliché et le reproduit dans ses moindres détails, la perfection n'est pas loin, le style est inimitable, les proportions et le rendu extraordinaire, travail de minutie et de composition, de teintes et de détails signifiants, avec ce rapport aux choses qui met mal à l'aise, inévitablement, c'est un monde étrange dans lequel vous êtes invités à naviguer, à errer d'oeuvres en oeuvres... Travail de réflexion sur le réel et mise en abîme dans ses compositions où le reflet et la mise en perspective ouvrent de nouveaux mondes...
Par contre j'avais franchement pas du tout apprécié son film Rembrandt... (si c'est bien de lui... j'ai un doute...)
Également les photographies de les acquisitions pour la MEP de la Fondation Neuflize Vie entre 1999 et 2006 avec à la clé des photographies de "Raed Bawayah, Katharina Bosse, Koos Breukel, Martial Cherrier, Antoine D'Agata, Alejandra Figueroa, Alberto Garcia-Alix, Pierre Gonnord, Nanna Hänninen, Loretta Lux, Tomoko Sawada, Trine Søndergaard/Nicolai Howalt, Sadegh Tirafkan, Carla van de Puttelaar, Masao Yamamoto, Kimiko Yoshida"
J'aime tout particulièrement Antoine d'Agata et sa vision flou que j'avais découvert à la galerie VU il y a quelques années avec une adaptation au cinéma d'ici peu puis Martial Cherrier récemment exposé à la MEP ou encore Kimiko Yoshida et ses (auto)portraits ou encore Trine Søndergaard avec ces photographies rappelant étrangement certaines toiles de Klimt et puis bien d'autres encore à découvrir...
Pour en savoir plus, rendez-vous directement sur le site de la maison européenne de la photographie avec quelques compléments d'informations très utiles et des projections de films également pour ceux qui ont un peu plus de temps
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Tél: 01 44 78 75 00
Également les photographies de les acquisitions pour la MEP de la Fondation Neuflize Vie entre 1999 et 2006 avec à la clé des photographies de "Raed Bawayah, Katharina Bosse, Koos Breukel, Martial Cherrier, Antoine D'Agata, Alejandra Figueroa, Alberto Garcia-Alix, Pierre Gonnord, Nanna Hänninen, Loretta Lux, Tomoko Sawada, Trine Søndergaard/Nicolai Howalt, Sadegh Tirafkan, Carla van de Puttelaar, Masao Yamamoto, Kimiko Yoshida"
J'aime tout particulièrement Antoine d'Agata et sa vision flou que j'avais découvert à la galerie VU il y a quelques années avec une adaptation au cinéma d'ici peu puis Martial Cherrier récemment exposé à la MEP ou encore Kimiko Yoshida et ses (auto)portraits ou encore Trine Søndergaard avec ces photographies rappelant étrangement certaines toiles de Klimt et puis bien d'autres encore à découvrir...
Pour en savoir plus, rendez-vous directement sur le site de la maison européenne de la photographie avec quelques compléments d'informations très utiles et des projections de films également pour ceux qui ont un peu plus de temps
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Tél: 01 44 78 75 00
par Herwann PERRIN
publié dans :
Photographie
Yep, grâce à miss C. j'ai pu aller voir ce grand monsieur de l'afro-beat jouer son répertoire, et quel répertoire devant une salle full ou presque, l'Elysée Montmartre, un vieux parquet qui grince et qui oscille, des poutres métalliques apparentes, un jeu de lumière tout à fait excellent et puis la ribambelle degazelles-danseuses qui font partie intégrale du show et quel show avec huit à dix acolytes autour de lui, Femi Kuti entre en scène et c'est parti pour plus d'une heure 40 de musique qui sonne, qui fait trébucher et qui réveille jusqu'aux morts, le rythme vousentraîne, vous vous perdez dans les sons pour vous retrouvez, votre coeur retentit de ces coups lancé, il fait Beng beng beng
Les tambours sont là qui pourfendent le ciel avec le synthé qui donne le La et puis c'est également un petit solo à la trompette, le calme revient, se pose, puis la clarinette arrive et le chambardement n'est pas loin, c'est parti, les trompettes et les saxos s'y mettent dans une folle sarabande, on part à la découverte de terres inexplorées...
Bon trêve de mots, c'est du bon, du très bon alors retrouvez quelques très bons morceaux sur l'espace my space de Femi Kuti et en live, cela donne à peu près ça... en plus pêchu encore...
Il repasse en novembre au Bataclan, pour ceux qui ne connaissent pas ou qui ne l'ont pas encore vu, cela vaut vraiment la peine, alors sautez sur l'occasion et retrouvez-le; sinon vous avez toujours ces Cds avec par exemple Africa shrine ou autres DVD vidéo par exemple...
Les tambours sont là qui pourfendent le ciel avec le synthé qui donne le La et puis c'est également un petit solo à la trompette, le calme revient, se pose, puis la clarinette arrive et le chambardement n'est pas loin, c'est parti, les trompettes et les saxos s'y mettent dans une folle sarabande, on part à la découverte de terres inexplorées...
Bon trêve de mots, c'est du bon, du très bon alors retrouvez quelques très bons morceaux sur l'espace my space de Femi Kuti et en live, cela donne à peu près ça... en plus pêchu encore...
Il repasse en novembre au Bataclan, pour ceux qui ne connaissent pas ou qui ne l'ont pas encore vu, cela vaut vraiment la peine, alors sautez sur l'occasion et retrouvez-le; sinon vous avez toujours ces Cds avec par exemple Africa shrine ou autres DVD vidéo par exemple...
par Herwann PERRIN
publié dans :
Musique
Dans les sous sols, avec Eyes Patricia Parinejad nous convie à une interrogation sur les regards, sur les yeux et leur expressionnisme, leur vitalité intrinsèque; elle a choisit pour ce faire des enfants de partout et donc de nulle part, impossible de savoir qui ils sont, d'où ils viennent, ils sont simplement regards, profondeur et calme dans le blanc le plus total, en grand format, le rendu vaut la peine d'êtreentr'aperçu et pour le reste de ses travaux qui sont multiples, l'artiste germano-iranienne a son site internet que je vous invite à découvrir.
on peut lire d'Astrid Desmousseaux ce joli texte : "Au coeur de ce halo, symbole de pureté et d'innocence, ses yeux angéliques nous fixent, pleins d'interrogations, de curiosité, de mystère. Autant spectateurs que ceux qui les contemplent. On scrute ces regards pour tenter de capter leurs pensées, on se demande qui ils sont, qui ils souhaiteraient être, qui ils seront".
on peut lire d'Astrid Desmousseaux ce joli texte : "Au coeur de ce halo, symbole de pureté et d'innocence, ses yeux angéliques nous fixent, pleins d'interrogations, de curiosité, de mystère. Autant spectateurs que ceux qui les contemplent. On scrute ces regards pour tenter de capter leurs pensées, on se demande qui ils sont, qui ils souhaiteraient être, qui ils seront".
Ensuite avec Great Gold, Bernard Esclapez nous montre l'impermanence des époques et du temps sur quelques monuments parisiens classiques lesquels sont revisités par lui en explorant, en visualisant les aspects Or mis en valeur du pot de Rainaud devant le centre Pompidou en passant par l'Opéra Garnier, Louis Vuiton ou encore le pont Napoléon et bien d'autres...; idée du faste de la France de la grandeur, focus sur une esthétique tout particulière qui est finalement banale dans sa mise en exergue si ce n'est ce traitement de l'image réalisée.
Enfin, Remy Artiges qui a parcouru en 18 jours le chantier du TGV Paris-Strasbourg et qui a fait des clichés, des photographies de solitude, d'absence, de temps maussade, de vie qui passe, de grands projets, de nature changeante puis les ayants tirés les à déposer devant la porte deFraçois Maspero, un de ces grand monsieur de la photographie mais aussi et surtout du Livre.
François Maspero s'arrête quelques instants sur ces photos dont il ne connaît que les tirages sans avoir rencontré Remy Artiges mais cela lui rappelle son histoire et écrit ces quelques lignes : "Cher remy Artiges, il y a quelques jours, je ne vous connaissais pas. vous m'avez dit que vous étiez photographe, que vous aviez parcouru à pied en dix-huit jours le chantier duTGV Paris-Strasbourg , que vous prépariez une exposition et que vous souhaitiez que j'écrive un texte. cela parce que vous avez lu un livre que j'ai écrit il y a plus de quinze ans - autant dire la Préhistoire - qui racontait aussi un voyage, sur les soixante kilomètres de la ligne B duRER, en nous arrêtant à chaque station, mon amie photographe Anaïk Frantz et moi. En vous entendant je me suis rappelé Cartier-Bresson : "Le photographe, cet être qui va à pied". Et j'ai pensé de vous : en voilà un qui doit être de la famille (....) ".
Voilà cela vous donne un peu le ton... Remy Artiges "nous invite à réfléchir sur le sens du « chemin » et questionne par ce parcours photographique certains paradoxes de notre société"
Vous avez plus de temps que la dernière fois, c'est jusqu'au 27 juillet 2007...
Galerie Beaudouin Lebon
38 rue saint croix de la bretonnerie 75004 Paris
par Herwann PERRIN
publié dans :
Photographie
Découvert par hasard en lisant le journal Le Monde, cloué dans mon lit pour raison de grippe carabinée voici que j'ai finalement pu regarder ce film en version intégrale sur You Tube, vous pouvez d'ailleurs également le faire jusqu'au 15 août prochain.
Il suffit de le laisser se charger tranquillement quelques minutes et ensuite le regarder d'une traite, évidemment, il vaut mieux avoir une bonne connexion mais sinon ils l'ont également décomposé en 8 épisodesso no problem...
71 minutes en direct, en streaming sur You Tube, la qualité est tout à fait excellente, ne sachant point du tout ce que j'allais voir j'ai découvert en live cet étonnant épisode de vie, de création, cette rencontre entre deux personnes, deux artistes qui essayent de se trouver, de trouver aussi un sens à leur vie et d'inventer de nouvelles manières de communiquer, celles choisies ne sont pas simples, assurément, pas de parole entre eux ou presque, du papier, des dessins et de l'écrit ou de la vidéo par caméra interposée, difficile de vivre dans cet environnement qui souvent doit être étouffant,pshychiquement éprouvant.
Lui a la passion de la vidéo, elle du dessin, c'est respectivement Arin Crumley & Susan Buice. Ils sont tous les deux étonnants, criant de vérité et la caméra digitale a un rendu on ne peut plus vrai, on est avec eux dans tous ces moments entre accélération et doute, entre vie et exil auVermont pour essayer de voir son avenir, toujours l'Internet au coeur, la vidéo; quelques sites de rencontres par ci par là, une errance et une histoire qui se construit, qui se compose...
Deuxième expérience de ce genre à la suite de Ra'up McGee l'année dernière avec Automne ou on peut retrouver Irène Jacob et Laurent Lucas (je ne l'ai pas vu). En fin l'important c'est que dorénavant, mais nous le savions déjà tout est possible et l'amateur, le réalisteur, l'acteur peuvent n'être qu'un; le règne du possible est là qui s'ouvre à nous, ce sont des initiatives comme celle-ci qui permettent d'ouvrir le champ à d'autres possibles et toujours reculer les limites de la création...
Une belle expérience à voir tout simplement, allez-y d'ailleurs...
et puis inscrivez-vous sur Spout, cela ne coûte rien mais cela rapporte 1$... à Arin Crumley & Susan Buice pour qu'il nous fasse un autre film...
Le site Internet d'Arin Crumley & Susan Buice et de Four Eyes Monster où vous pouvez même acheter le film en haute qualité....
Il suffit de le laisser se charger tranquillement quelques minutes et ensuite le regarder d'une traite, évidemment, il vaut mieux avoir une bonne connexion mais sinon ils l'ont également décomposé en 8 épisodesso no problem...
71 minutes en direct, en streaming sur You Tube, la qualité est tout à fait excellente, ne sachant point du tout ce que j'allais voir j'ai découvert en live cet étonnant épisode de vie, de création, cette rencontre entre deux personnes, deux artistes qui essayent de se trouver, de trouver aussi un sens à leur vie et d'inventer de nouvelles manières de communiquer, celles choisies ne sont pas simples, assurément, pas de parole entre eux ou presque, du papier, des dessins et de l'écrit ou de la vidéo par caméra interposée, difficile de vivre dans cet environnement qui souvent doit être étouffant,pshychiquement éprouvant.
Lui a la passion de la vidéo, elle du dessin, c'est respectivement Arin Crumley & Susan Buice. Ils sont tous les deux étonnants, criant de vérité et la caméra digitale a un rendu on ne peut plus vrai, on est avec eux dans tous ces moments entre accélération et doute, entre vie et exil auVermont pour essayer de voir son avenir, toujours l'Internet au coeur, la vidéo; quelques sites de rencontres par ci par là, une errance et une histoire qui se construit, qui se compose...
Deuxième expérience de ce genre à la suite de Ra'up McGee l'année dernière avec Automne ou on peut retrouver Irène Jacob et Laurent Lucas (je ne l'ai pas vu). En fin l'important c'est que dorénavant, mais nous le savions déjà tout est possible et l'amateur, le réalisteur, l'acteur peuvent n'être qu'un; le règne du possible est là qui s'ouvre à nous, ce sont des initiatives comme celle-ci qui permettent d'ouvrir le champ à d'autres possibles et toujours reculer les limites de la création...
Une belle expérience à voir tout simplement, allez-y d'ailleurs...
et puis inscrivez-vous sur Spout, cela ne coûte rien mais cela rapporte 1$... à Arin Crumley & Susan Buice pour qu'il nous fasse un autre film...
Le site Internet d'Arin Crumley & Susan Buice et de Four Eyes Monster où vous pouvez même acheter le film en haute qualité....
par Herwann PERRIN
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Cinéma
Rétrospective d'Annette Messager avec ces thèmes fétiches que sont "le corps, le sexe, l'enfance, l'animal, la peur, le désir et la mort passent et repassent comme des obsessions dont nul ne peut se débarrasser". Voilà une artiste que j'ai croisé de manière "expositionnelle" maintes fois à commencer par Grenoble avec mon padre qui me l'a fait découvrir il y a de cela bien longtemps maintenant et à l'époque, j'étais jeune et ne comprenais rien je trouvai cela un peu débile et trop facile ce qu'elle faisait, le temps à passé et me voilà un peu plus grand, je comprends un tout petit peu plus enfin j'espère mais bon j'ai toujours du mal à rentrer dans son oeuvre.
Alors voilà, de mon côté exposition en dent de scie vais-je dire; à la fois quelques nouvelles pièces que j'apprécie beaucoup notamment le travail autour des lignes de la main, de sa signification puis également l'attaque des crayons de couleur. Pour ces lignes de la main, à la fois c'est le côté simple que l'onconnaît tous pour savoir ce qui nous attend demain revu à la sauce Messager et puis ces dessins, peintures sur photos qui ont ce rendu à la fois simple et presque fantastique, sorties d'un autre monde, visionféerique...
Pour les autres oeuvres exposées, j'avais déjà vu il y a un an ou deux l'équivalent des "Gonglés-dégonflés" et une partie de la chambre secrète de la collectionneuse" notamment "Mes voeux". Pour les petites tâches noires, franchement je trouve cela poétique mais cela manque un peu de vent et de changement me semblet-il; pour les pensionnaires cela reste un peu macabre et odd..., j'avoue que je suis un peu décontenancé par cette exposition et ne sais trop quoi en penser... Peut être faut-il y aller avec une âme d'enfant...
Un très bel article sur l'exposition sur le site du journal le Monde qui indique notamment : "Il faudrait être d'humeur lugubre pour ne pas rire des pantomimes maladroites des créatures qui se boursouflent et s'effondrent, méduses et phallus en toile de parachute, ou des danses de Saint-Guy qui agitent des mannequins frénétiques. Il faudrait être d'une rare insensibilité pour passer sans la moindre émotion sous les animaux naturalisés suspendus au plafond comme des trophées dérisoires." Un site sur annette messager pour les amateurs où ceux qui ont envie de la découvrir un petit peu plus...
Pour mémoire, Annette Messager a représenté la France à la Biennale de Venise de 2005, où elle a obtenu le Lion d'Or... alors allez vous faire une idée sur Annette Messager et retrouvez l'ensemble du parcours de l'exposition sur le site internet du centre Pompidou
C'est à découvrir en tout cas... au moins pour se faire une idée.
par Herwann PERRIN
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Expositions
Bon eh bien je ne vous conseille pas du tout d'y aller, je crois que j'aurai quand même toujours un souci avec une certaine idée de l'art contemporain; certainsdiront peut être que je suis un peu réac ou que je n'entrevois pas les choses à voir au-delà des apparences, eh bien tant mieux alors... voilà c'est vrai que je suis complètement passé à côté de cet espace d'expression présenté par Philippe Mayaux, prix Marcel Duchamp 2006 quand même... qu'on se le dise.
On peut lire sur le cite du centre Pompidou : "Se prêtant au jeu des trucages, et puisque « la peinture est chimérique », Philippe Mayaux fabrique des images, des sculptures et des machines à voir apparemment séduisantes mais toutes aussi menaçantes. Plongé dans une scénographie déroutante, le visiteur achève son parcours par une vision de l'infini qui ne renvoie l'homme qu'à sa finitude". je suis bien d'accord avec ce moment de troisième degré qu'est cette vision de l'infini présentée, amusant même... certains se retournent... peut être que ce sera vous... Bon pour tout vous dire j'ai trouvé deux séries très amusantes dont l'une est représenté plusieurs fois, de manière répétitives, c'est la version du French cancan qui est remarquablement réussie ainsi que l'image ressemblant, presque à s'y méprendre à un morse ou un phoque selon les envies; vous vous souviendrez tout de suite...
Et à la question de Jean-Pierre Bordaz qu'"Une certaine esthétique du mauvais goût est revendiquée ?" la réponse ne se fait pas attendre : "Je travaille sur le mauvais goût pour exprimer mon indisciplinée liberté quant à ce qui doit être beau. La seule fonction de l'oeuvre est d'être vue, pas de plaire. La modernité a inventé une sorte de beauté poétique. C'est dans la beauté déviante, frêle et malade, que l'on trouve aujourd'hui la plus belle poésie. […]"
Voilà bon alors à vous de voir, cela peut prendre quelques minutes presque des secondes mais bon je vous conseille de n'y aller que si vous bénéficiez de la carte Laissez-passer car 10€ cela fais cher l'exposition, elle est d'ailleurs très bien cette carte et en duo également... cela vous permet d'inviter gratuitement quelqu'un ouquelqu'une... une belle initiative à suivre
Retrouvez l'exposition présentée sur le site internet du Centre Pompidou
par Herwann PERRIN
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Expositions
Je vous conseille très très vivement d'aller faire un tour au Musée Maillol pour découvrir une première rétrospective de Weegee en Europe, c'est franchement saisissant et terriblement amusant à la fois aussi.
C'est vrai cela peut paraître bête de dire cela de cette manière mais vraiment, Weegee a un sens de la mise en scène terrible tout simplement, c'est d'autant plus étonnant qu'arrivant parmi les premiers voire avant la police il a assez de temps pour prendre du recul sur la scène du crime et nous montrer l'indicible qui se cache; ce petit détail savoureux qu'il arrive souvent à mettre en relation avec la situation. Quand je dis qu'il arrive, c'est plutôt un état existant qu'il nous fait découvrir; une de ces photos où il prend un photographe photographiant une scène de crime, c'est un peu lui derrière l'objectif qu'il "éternise". Les photos sont pour la plupart issues des années 35-45; les plus impressionnantes sont celles de personnes carbonisées dans leur voiture, on les voit littéralement grillés et inertes bien sûr; scène de rue prémonitoire aussi où photographiant un clochard à un instant T quelques secondes après ce clochard se fait renverser par une voiture... Il faut être là au bon moment ce qui est presque impossible sauf pour certains hommes d'exception.
C'est vrai cela peut paraître bête de dire cela de cette manière mais vraiment, Weegee a un sens de la mise en scène terrible tout simplement, c'est d'autant plus étonnant qu'arrivant parmi les premiers voire avant la police il a assez de temps pour prendre du recul sur la scène du crime et nous montrer l'indicible qui se cache; ce petit détail savoureux qu'il arrive souvent à mettre en relation avec la situation. Quand je dis qu'il arrive, c'est plutôt un état existant qu'il nous fait découvrir; une de ces photos où il prend un photographe photographiant une scène de crime, c'est un peu lui derrière l'objectif qu'il "éternise". Les photos sont pour la plupart issues des années 35-45; les plus impressionnantes sont celles de personnes carbonisées dans leur voiture, on les voit littéralement grillés et inertes bien sûr; scène de rue prémonitoire aussi où photographiant un clochard à un instant T quelques secondes après ce clochard se fait renverser par une voiture... Il faut être là au bon moment ce qui est presque impossible sauf pour certains hommes d'exception.
Cette photo est assez représentative de son art de capter les moments décisifs, ces enfants viennent d'assister à leur premier mort, une personne de la famille au centre pleurant, le fils devant repoussant une fillette et puis les visages des autres enfants entre étonnement et rire pour certains, capter ces instants décisifs et les rendrent, un moment d'éternité en suspens dans la nuit...
Je me demande si cela existe de nos jours ? Il dormait dans sa voiture, véritable atelier où il pouvait se changer, enfiler des déguisements, taper à la machine ou encore changer ses célèbres ampoule de flash, sa signature toute consommée...
De son vrai nom Usher (Arthur) Fellig, Weege "son étrange surnom, lui vient du "Ouija", une planchette utilisée pour faire du spiritisme. Car le petit immigré juif élevé dans les quartiers misérables du Lower East Side flaire les catastrophes avant qu'elles n'arrivent". Weegee photographie New York comme peu de personne l'ont fait... il "possède l'art de photographier (...) il se retrouve à la croisée des chemins, enrichissant ce qui ne devait rester que la photo de faits divers par un regard subjectif sur le sens des évènements, tout en leur conférant une dimension plastique" [Olivier et Bertrand Lorquin]
Là en train d'haranguer les foules à Coney island, il attire et déclenche au moment décisif...
Retrouvez un peu de la biographie de Weegee sur Wikipedia, puis une grande collection de ses photographies au International Center of Photography Midtown et également chez Amber ou encore un bel article du journal Le Monde du 20 juin 2007
Voilà c'est à vous de découvrir tranquillement maintenant son univers en Noir et Blanc, c'est un délice à savourez religieusement... mais vous avez le temps, c'est jusqu'au 15 octobre 2007 ; ne la manquez pas, ce serait franchement triste et surtout dommage
Musée Maillol
61 rue de grenelle 7507 Paris
Voilà c'est à vous de découvrir tranquillement maintenant son univers en Noir et Blanc, c'est un délice à savourez religieusement... mais vous avez le temps, c'est jusqu'au 15 octobre 2007 ; ne la manquez pas, ce serait franchement triste et surtout dommage
Musée Maillol
61 rue de grenelle 7507 Paris
par Herwann PERRIN
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Photographie
Eh bien j'étais perplexe et pas vraiment certain de vouloir allé voir ce dernier Tarentino, peur d'être déçu sans doute... au combien ai-je bien fais finalement d'aller voir ce très bel opus qu'est Boulevard de la mort. D'ailleurs je comprends pas bien cette traduction à la noix, le titre original est bien mieux et on comprend bien lorsque l'on voit le film...
Avec au volant de sa voiture de l'enfer le terrible Kurt Russel (alias Stuntman Mike) accompagné des plus belles poupées d'Austin Texas et de Lebanon au Tenessee soit Rose Mcgowan, Zoe Bell et Rosario Dawson avec des jambes à faire frémir tous les cowboys du coin pour Jungle Julia qui va se passer une journée d'enfer avec ses deux copines Shanna et Julia, les bières coulent à flot, la weed n'est pas loin, le sexe non plus mais sans qu'il y en est... ehe he. Par contre, lorsque vous montez dans une voiture, faites attention qu'il y ait bien une ceinture et que vous n'allez pas risquer de vous cogner contre les vitres cela peut être ennuyeux tout comme avoir des jambes en dehors de la voiture...
Super décalé en tous cas avec une bande son comme aimerait en avoir chez soi, des vieux trucs que l'on entend plus avec ce vieuxjuke box de rêve, on en avait un comme ça mais une fois il a failli cramer donc on l'a revendu illico... dommage c'était terrible mais bonsait-on jamais dans une prochaine vie... enfin en tout cas ça en balance et même dans la nuit de leur destinée elles sont toute en musique... La première partie du film se termine et c'est là que tout devient intéressant, bisrepetita mais pas avec les mêmes... un autre vision de ce petit jeu que joue Kurt Russel avec ses faux airs de gentil... mais sur qui va t-il tomber cette fois-ci, sur le plat de résistance au volant de la bagnole, la Dodge Challenger R/T de Point Limit Zéro, la seule et l'unique, un film culte à découvrir pour les fans... en tout cas elles en sont... et pour Kurt, la vie va changer....
Pas mal de petits clins d'oeil par ci par là; passage de la couleur au noir et blanc, effet retro sur la pellicule et le film, on dirait que cela a été tourné il y a trente ans, le souci du détail dans les accessoires; bon un tout petit peu gore à certains moments mais cela vaut le coup... on ressort en grande forme détendu et content pour les belles... Et puis si vous n'êtes pas convaincu, allez lire la critique d'un très fervent passionné...
Plus de détails sur le site de Death proof un film Grind house...
Pour la bande son, une fois n'est pas coutume voici les petits titres de Tarantino...
Avec au volant de sa voiture de l'enfer le terrible Kurt Russel (alias Stuntman Mike) accompagné des plus belles poupées d'Austin Texas et de Lebanon au Tenessee soit Rose Mcgowan, Zoe Bell et Rosario Dawson avec des jambes à faire frémir tous les cowboys du coin pour Jungle Julia qui va se passer une journée d'enfer avec ses deux copines Shanna et Julia, les bières coulent à flot, la weed n'est pas loin, le sexe non plus mais sans qu'il y en est... ehe he. Par contre, lorsque vous montez dans une voiture, faites attention qu'il y ait bien une ceinture et que vous n'allez pas risquer de vous cogner contre les vitres cela peut être ennuyeux tout comme avoir des jambes en dehors de la voiture...
Super décalé en tous cas avec une bande son comme aimerait en avoir chez soi, des vieux trucs que l'on entend plus avec ce vieuxjuke box de rêve, on en avait un comme ça mais une fois il a failli cramer donc on l'a revendu illico... dommage c'était terrible mais bonsait-on jamais dans une prochaine vie... enfin en tout cas ça en balance et même dans la nuit de leur destinée elles sont toute en musique... La première partie du film se termine et c'est là que tout devient intéressant, bisrepetita mais pas avec les mêmes... un autre vision de ce petit jeu que joue Kurt Russel avec ses faux airs de gentil... mais sur qui va t-il tomber cette fois-ci, sur le plat de résistance au volant de la bagnole, la Dodge Challenger R/T de Point Limit Zéro, la seule et l'unique, un film culte à découvrir pour les fans... en tout cas elles en sont... et pour Kurt, la vie va changer....
Pas mal de petits clins d'oeil par ci par là; passage de la couleur au noir et blanc, effet retro sur la pellicule et le film, on dirait que cela a été tourné il y a trente ans, le souci du détail dans les accessoires; bon un tout petit peu gore à certains moments mais cela vaut le coup... on ressort en grande forme détendu et content pour les belles... Et puis si vous n'êtes pas convaincu, allez lire la critique d'un très fervent passionné...
Plus de détails sur le site de Death proof un film Grind house...
Pour la bande son, une fois n'est pas coutume voici les petits titres de Tarantino...
- The Last Race - Jack Nitzsche
- Baby It's You - Smith
- Paranoia Prima - Ennio Morricone
- Planning & Scheming - Eli Roth & Michael Bacall
- Jeepster - T Rex
- Stuntman Mike - Rose McGowan & Kurt Russell
- Staggolee - Pacific Gas & Electric
- The Love You Save (May Be Your Own) - Joe Tex
- Good Love, Bad Love - Eddie Floyd
- Down In Mexico - The Coasters
- Hold Tight - Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich
- Sally And Jack - Pino Donaggio
- It's So Easy - Willy DeVille
- Whatever-However - Tracie Thoms & Zoë Bell
- Riot In Thunder Alley - Eddie Beram
- Chick Habit - April March
par Herwann PERRIN
publié dans :
Cinéma









