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Jeudi 31 juillet 2008
Un monde toujours étonnant que celui où Andreas nous emmènes. Avec Arq c'est encore plus étrange; on retrouve cinq individus (Montana, Joyce, une prostituée du nom de Laura et un couple Travis et Alanna) que rien ne relie dans un autre monde, projeté par quelle force, dans quel but, impossible de la savoir avant quelques albums. Lentement,Andreas suit son idée et nous par la même occasion. Qu'est-ce que Arq , un monde, un homme d'ailleurs dans lequel on se promène, celui qui est retrouvé dans un cocon intact et pris comme sujet d'expérimentation par une équipe scientifique en plein milieu du désert ?


On commence par Ailleurs, Mémoires 1, Mémoires 2 pour continuer avec Racken, White dust, Réveil


Dans ce monde de rêves et de projections, les 5 membres sont rapidement séparés et vivent de manière autonome leur vie, rencontrant d'autres êtres étranges, relevant des défis qu'il n'aurait peut être pas réalisé sur terre, mais sont -ils d'ailleurs sur terre ? dans un monde parallèle, allez savoir, cela commence à s'affiner et on commence à prendre de plus en plus plaisir à rentrer dans Arq.

Naviguer dans ces planches avec délectation, la mise en place est originale, pleine de scènes et les couleurs et les personnages toujours ahurissant, étonnant; la figure du mal étant toujours là, une sorte de vision cyclique des choses peut être... On apprend queTravis lie les signes même s'il est aveugle, on rentre dans l'histoire de Montana, sur le pourquoi du comment de la situation dans laquelle se trouve Laura ancienne fille de mineure malmenée, sur les expériences menés par Joyce . Un retour sur chaque vie et leur histoire propre, sur chaque destin qui a été créé dans un but bien précis vers lequel nous sommes dirigés...White dust révèle alors Arq et en parallèle dans Racken on apprend comment Montana prend la tête de la révolte contre Racken et fait face au maître des esprits...

Avec Andreas, mais je suis un très grand fan, vous ne pouvez pas être déçu où si peu mais c'est également un périple que de voyager dans ces mondes...

Il semblerait que quelques réponses arrivent dans le tome 9; Andréas a prévu 18 tomes... et j'attends déjà avec impatience les tomes 7 à 11...
par Herwann PERRIN publié dans : Bande dessinée
Lundi 28 juillet 2008


Eh bien franchement j'ai été agréablement surpris après la débandade de Hancock, un autre blockbuster, d'autres super-héros en puissance qui viennent chatouiller notre monde. En l'occurrence, une belle brochette d'acteurs avec Terence Stamp, Morgan Freeman, Angelina Jolie,... c'est déjà pas mal, la tendance est à la dilettante avec des acteurs de plus en plus connus sur le marché des super-héros...

Peut être demain ou depuis quelques vous réveillez-vous avec des envies de destin autre que celui dans lequel vous avancez et alors peut être aurez-vous également la chance/le malheur de découvrir que vous n'êtes pas celui que vous pensiez être et que votre vie ne sera plus jamais pareille à celle d'avant ce jour. C'est souvent à double tranchant ce type de situation, à la fois un désir incommensurable et à la fois la peu de l'inattendu, du lendemain.

C'est un peu ce qui arrive de manière abrupte à Wes, cet account manager tranquille et un peu looser qui se fait engueuler par sa boss et se fait chiper sa copine par son pote... il s'avère qu'il a la capacité de devenir un des membres de la très secrèteconfrèrie "Fraternity", un organisation millénaire composé des meilleurs assassin que la terre ait connu dont le père de Wes qui semblerait avoir été abattu par un ancien... La "Fraternity ", a depuis plus de mille ans à sa charge d'être le bras armé du destin, à travers elle, c'est la lecture d'une toile gigantesque de destinées humaines; elle agit au nom et pour le compte du destin et supprimeainis ceux qui ont été désignés comme tel sans rechercher à détourner l'Histoire.... Que va faire Wes....

Un bon petit film d'action à siroter tranquilou, on est d'accord on reste dans la veine des blockbuster mais bon c'était bien sympa en tout cas...
 
Au-delà du film, c'est l'histoire du destin, de la fatalité (fate) qui est ici contée. A l'origine du destin sont les Parques (Moires). Dans la mythologie greco-romaine, elles sont nombre de trois Clotho, Lachésis et Atropos (respectivement Nona, Decima et Morta en latin). Elles veillent à la destinée des hommes, des mortels mais pas seulement, même les Dieux sont impuissants devant elles et plient devant leur exigences. On ne monnaye pas avec la destinée...

D'après ce que l'on peut lire sur Wikipedia, les Parques se répartissent le travail de la manière suivante :

"Clotho, ainsi nommée d'un mot grec qui signifie « filer », paraît être la moins vieille, pour ne pas dire la plus jeune des Parques. C'est elle qui tient le fil des destinées humaines. On la représente vêtue d'une longue robe de diverses couleurs, portant une couronne formée de sept étoiles, et tenant une quenouille qui descend du ciel en terre. La couleur qui domine dans ses draperies est le bleu clair.

Lachésis, nom qui en grec signifie « sort » ou « action de tirer au sort », est la Parque qui met le fil sur le fuseau. Ses vêtements sont quelquefois parsemés d'étoiles, et on la reconnaît au grand nombre de fuseaux épars autour d'elle. Ses draperies sont couleur de rose.

Atropos, c'est-à-dire « inévitable » en grec coupe impitoyablement le fil qui mesure la durée de la vie de chaque mortel. Elle est représentée comme la plus âgée des trois sœurs, avec un vêtement noir et lugubre ; près d'elle, on voit plusieurs pelotons de fil plus ou moins garnis, suivant la longueur ou la brièveté de la vie mortelle qu'ils mesurent".

On retrouve les Parques sous d'autres formes dans les trois ombres de Cyril Pedrosa, dans le grand livre un des épisodes de Tetfol d'Eric, chez Gustave-Adolf Mossa, un peintre symboliste


ou encore sous la seule forme de Atropos/Morta dans Au-delà des ombres en compagnie de Thorgal où sous d'autres formes dans la forteresse des dieux quand Thorgal décide dans la Forteresse invisible d'effacer son nom de la pierre sur laquelle il était gravé...

Bon je m'arrête là, mais d'autres références sont les bienvenues où un bon bouquin à lire sur le sujet d'ailleurs...


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Vendredi 25 juillet 2008



Bon, dans la série des super héros, j'avais vu d'un oeil distrait la version précédente d'Hulk, navrante au possible alors la mouture 2008 avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth et William Hurt ne pouvait pas être pire...

Bon je dois dire que même si c'est pas terrible, il n'empêche, les acteurs font quand même la différence, encore heureux me direz-vous ! oui mais c'est pas toujours aussi évident comme constat. Alors ici, on revient un peu à la base du comics avec un Bruce Banner dans les favelas de Rio ou d'une autre mégalopole sud américaine qui essaye non pas de contrôle cette instinct primaire qui est en lui mais de s'en débarrasser (not to control it but to get rid of...). On le verra par la suite, c'est cela qui permet entre autres de lui donner forme humaine à la différence de son petit copain Blonsky (alias Roth) qui va se déchaîner en tant que combattant d'exception... devenu carrément incontrôlable.

Bruce Banner, on le sait tout a, au cours d'une expérience, reçu une trop grosse dose de rayons gamma ce qui a la fâcheuse tendance a le transformer en Hulk, un géant vert acariâtre, impulsif et destructeur sans qu'il puisse ensuite se souvenir de quoi que ce soit. Est-ce que l'antidote dont parle Mr Green à Mr Blue va pouvoir changer cette donne biologique ? rien de moins sûr surtout qu'il est toujours pourchassé par le Général Thunderbolt Ross (alias William Hurt) qui veut le capturer pour en faire son arme personnelle, son arme militaire top secrète, ce qu'il va expérimenter à ses dépens avec Blonsky permettant de voir les ravages de la manipulation biologique incontrôlée et débridée.

Finalement, ce qu'il y a de touchant dans ce Bruce Banner / Hulk d'un autre monde, c'est cet amour sans faille pour Betty Ross (alias la sublime Liv Tyler), au delà même de cet instinct dévastateur. Dans ces moments de folies, il n'y a plus qu'elle qui compte, lui n'existe plus et il tire sa force et devient presque indestructible d'elle pour qu'elle puisse être sauvée, qu'elle vive et soit protégée. Un grand romantique que notre ami Hulk...

Finalement, un moment sympathique à passer en compagnie du géant vert

6/10


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Jeudi 24 juillet 2008


Dans la série des bouquins incontournables, la griffe du chien est de ceux là.

Un grand grand polar noir de Chez Fayard, un très grand livre que celui concocté par Don Wislow : l'histoire de la guerre des États-Unis contre la drogue des années 70 aux années 2000. Une guerre qui au final a été perdue par les États-Unis au détriment d'un renforcement de leurs structures d'aides, de sécurité sociale, d'éducation.

Sur le quatrième de couverture, on peut lire une citation de James Ellroy : "Le plus grand roman sur la drogue jamais écrit. Un roman effrayant et triste, une vision grandiose de l’Enfer et de toutes les folies qui le bordent".

Lorsque vous suivez un tout petit peu l'actualité internationale et lisez certains écrits sur cette période et tout particulièrement surl'Amérique (Nord, centrale et Sud), vous commencez à vous dire que la fiction qui est censé être au coeur du roman est pas la réalité a peu de chose près de ce qui s'est passée durant ces 25 ans. Évidemment, l'histoire est romancée mais sans parano aucune, l'odeur de vérité n'est pas loin. En tout cas, c'est une sorte de livre-film si l'on peut dire, la lecture s'opère un peu à la manière d'un polar à l'écran, tout se déroule sans discontinuité, avec cet enchaînement digne des grands grands films et donc tout coule, naturellement.

En partant des États-Unis, on suit Art Keller, un agent de la DEA qui va livrer un combat d'abord au Mexique mais quel erreur n'a t-il pas fait sans vraiment le savoir au départ et les États-Unis également en brûlant les champs de pavots mexicains et en traquant El Patron du moment, c'est Miguel Angel Barrera qui reprend les rennes avec une fermeté et une vision à long terme tout à fait exceptionnelle avec la Federacion, c'est l'explosion de la dissémination de la drogue aux États-Unis non pas par la culture mais par le transport de celle-ci. Aidé en cela par ces deux neveux, Raul le sanglant et Adan, l'homme d'argent. Très vite, des liens se nouent avec une branche la Cosa nostra sicilienne et des Irlandais d'Hells Kitechen pour ouvrir la voie vers New York... où la cocaïne coule à flot, c'est vrai qu'il est impossible de garder plus de 3500 kilomètres de frontières...
D'autres personnages qui vont prendre toute leur importance arrivent également, Nora Hayden, la plus belle femme qui soit, call girl de surcroît, le prêtre Parada, la source énigmatique Chupar par laquelle beaucoup de sang sera versée mais aussi une longue guerre d'influence et de rivalités levée et Art Keller, toujours lui, le seigneur de la frontière, qui tire quelques ficelles..., la corruption règne partout, la mort est violente et la pitié n'existe pas, les relations etl'infiltration de toutes les classes une réalité prégnante, c'est vrai qu'il est difficile de choisir entre Raul et Adan, entre Plomb ou Argent... Et puis également, se profile de l'opération phoenix à l'opération condor et bientôt à red Mist la CIA, la lutte d'influence des États-Unis contre les mouvements communistes en amérique du sud, le financement par les cartels de la drogue de la justice, de la politique, l'achat du Mexique les alliances avec les cartels de Colombie, les opérations secrètes sur le continent sud américains avec la mise en place de véritables campsd'entraînement, des mercenaires, la filière asiatique qui commence à pointer son nez, les FARC si célèbre aujourd'hui, Monsato et son Round-Up a quantité quasi lethal pour toute vie en dessous...

Et out cas en quelques 700 pages qui se lisent comme du petit lait... Don Wislow est un grand, un très grand et je vous conseille très vivement de vous plonger dans les arcanes de ce roman réalité avec les narcotrafiquants, vous serez tout simplement époustouflé

9/10
par Herwann PERRIN publié dans : Livres
Mardi 22 juillet 2008



Petit clin d'oeil en passant...  En effet, qui n'a pas vu back to 1983 WAR GAMES ? Vous devez sûrement vous en souvenir non ? le début de l'informatique ou presque, un étudiant (Matthew Broderick) qui s'amuse à modifier ces notes et qui entre en contact avec un ordinateur et commence un petit jeu tout simple : une guerre thermonucléaire totale ! Rien que ça sauf qu'il ne sait pas que c'est réel... il faudra trouver un e parade à cette partie qui pourrait être la dernière de l'humanité... peut être une partie d'échec rondement menée ...

Voilà que cette année, cela repart avec WarGames, the dead code, le second opus, 25 ans après l'aventure War Games, un nouvel ordinateur, RIPLEY est en charge de simuler des attaques terroristes par l'intermédiaire d'un jeu en ligne qui lui permet peu ou prou de traquer les criminels etcyber-terroristes partout dans le Monde.... Sauf que voilà notre jeune ami Will Farmer, petit hacker surdoué entre dans la partie innocemment et voilà que bientôt les foudres se déchaînent contre lui, ses amis et sa famille, traqué comme le pire des criminels sur le sol des États-Unis comme membre d'un réseau terroristes

Il faudra tout la sagesse et la perspicacité d'un vieil homme (Falken) et de Joshua pour essayer de venir à bout de RIPLEY qui maîtrise entièrement le réseau des réseaux... mais est-ce que cela sera suffisant...

Bien entendu, il ne peut s'agir d'un grand film mais bon, on pourra regarder d'un oeil distrait en ayant une petite pensée pour le chemin parcouru depuis. C'est clair que c'est assezsuréaliste comme  situation et perspective mais bon... voilà... c'est déjà en DVD sur Amazon...




The old one, 1983 est déjà très très loin...


par Herwann PERRIN publié dans : DVD / VOD
Lundi 21 juillet 2008


Yop là, une bonne surprise que ce film de 2003, un premier film de surcroît pour Greg Marcks qui arrive à mêler 5 histoires différentes de manière assez habile et subtile.

Une sorte de longue nuit où tout peut arriver dans les ruelles de Middleton alors que sonne de manière presque fatidique onze heures quatorze précise.

En un daim ou peut être un clown voire autre chose... un pénis sur le bord de la route, une mannequin ou une fille démantibulée, une boule de bowling dans un cimetière, un chien qui joue à cache cache, un attaque de supermarché, une femme enceinte, un policier qui fait sa ronde, un père tranquille... une longue nuit qui commence pour aller vers quoi vers où... allez savoir, en tout cas, vous vous perdrez dans les labyrinthes du temps et des croisements pour en venir finalement à bout et vous dire que c'est franchement pas mal...

On remarquera Hilary Swank avec son bel appareil dentaire et un vieux de la vieille Patrick Swayze

Par contre, sur MK2 VOD, je vous déconseille très fortement de voir

Et puis sinon, pour le jeu d'acteur, il y a Light Sleeper avec Willem Dafoe et Susan Sarandon, un film pas si mal du début des années 90 sur les questionnements et la vie de Jhonn LTour, un livreur de drogue. Si vous voulez faire dans le loufoque et un peu décalé, c'est 101 Reykjavik avec Hlynur, un petit gars qui a la trentaine mais qui vit toujours chez sa mère Reykjavik qui va bientôt découvrir Lola (Victoria Abril), une amie de sa mère... Bon, je n'ai franchement pas trouvé ça terrible mais cela a quand même obtenu le Grand Prix du Festival du Cinéma Nordique 2001 -Buenos Aires 2001 - Nominé pour le meilleur film - Locarno 2000 - Youth Jury Awardm alors... à vous de voir.

Par contre, ce n'est franchement pas la peine de voir Select Hotel avec Julie Gayet et Serge Blumental, London to Brighton, ou encore le centre du Monde.... qui est d'ailleurs assez affligeant.



par Herwann PERRIN publié dans : DVD / VOD
Lundi 21 juillet 2008


Eh bien en matière de blockbuster, nous voilà servis... franchement, passez votre tour, c'est assez pitoyable comme film et même pas vraiment marrant. encore une fois, on pouvait imaginer un peu defun et d'amusement avec Will smith dans les parages mais s'en faut... pas véritablement d'humour, l'histoire est plus que bancale, rien de neuf sous le ciel des super-héros. Et ce malgré la charmante Charlize Theron...

En résumé, Hancock est un super-héros qui a des problèmes de communication, il boit, et cause d'innombrables dégâts lors de son passage ce qui le rend pour le moins impopulaire; les gens deLos Angeles ne veulent plus entendre parler de lui... il accepte alors sous la houlette de son conseiller en "communication" d'aller en prison et de ne plus boire pour être un peu plus aimé et être ce pourquoi il a été conçu par les anciens dieux...  un héros

Si vous voulez vous faire une idée, regardez la bande annonce, vous serez peut être déjà vacciné... en tout cas à éviter...

2/10


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Vendredi 18 juillet 2008




Petit clin d'oeil pour découvrir, trouver et finalement acheter des photographies d'artistes, en série limitée, à des prix très très corrects.


De la "photo ancienne et contemporaine" pour tous dans des formats adaptés et même depuis peu, à Paris, mais également ailleurs des magasins où vous pouvez directement voir les oeuvres encadrées. L'espace 8 rue des Francs Bourgeois, dans le quartier du Marais à Paris (75003) est au coeur d'un petit patio, la verdure est là et la galerie est très agréable et permet de voir quelques uns des artistes, leur travail. C'est plus agréable que de voir les photographies dans les FNAC oùYellow Korner est également positionné.


Voilà, pour ma part, je sélectionnerai deux oeuvres photographiques qui m'ont vraiment attiré :


Celle de Michaël Riis intitulée Nerja Beach




Mais il y en a pas mal d'autres bien sympas telles que celle de Thomas Herbrich intitulé "Elephants" ou encore les nightviews de Floriane De Lassée et la poésie photographique avec Franck Juery


A vous de partir à la découverte d'autres oeuvres et de commencer votre collection...

 

The Yellow Korner

 

par Herwann PERRIN publié dans : Photographie
Jeudi 17 juillet 2008


Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'un spectacle de cirque !!! En effet, et c'est la toute la déception qui m'a anéantie hier avec La part du Loup, le spectacle de la 19ème promotion de l'Ecole nationale supérieure des arts du cirque. J'avais été comblé par celui de la 18ème promotion, je suis ressorti énervé et complètement sur les dents avec ce spectacle.

En effet, peut être est-ce une vue de l'esprit mais j'avais envie de voir du cirque hier soir. Et malheureusement je n'en ai pas vu. Ou si j'en ai vu, cela se résumait à un travail autour des cordes sans pour cela que cela réellement bien et donc loin d'être exceptionnel; autour d'un mat et puis un homme "canon" au dernier moment. Sur une durée de pratiquement 1H45, 2H, c'est très peu d'autant plus que c'est souvent, hélas encore, très répétitif et peu intéressant.... Trois envolées de l'homme canon, quasiment identiques... Ah oui, il y avait quand même en introduction, une partie trapèze...

Alors par contre, côté poésie et chorégraphie, vous allez être servi et je comprends mieux que l'on puisse lire "Mise en scène et chorégraphieFatou TRAORÉ ". La poésie de certaines scènes est bien là, réelle et belle en soi si vous avez envie d'aller voir de la chorégraphie. Ce n'était franchement pas mon intention hier, je voulais un beau spectacle de cirque avec tout ce que cet art peut révéler, je voulais pouvoir sortir et rêver. Je ne dis pas qu'il ne faille pas introduire un peu de poésie et donner une autre dimension au cirque contemporain comme cela est d'ailleurs le cas dans plusieurs compagnies de renom mais là, franchement, on est en dehors des clous...

Donc en résumé si vous voulez voir du cirque n'y allez pas et si vous voulez voir un spectacle de chorégraphie, courrez...
La part du Loup, c'est jusqu'au 16 août à à 20h30 à l'Espace Chapiteaux




Mardi 15 juillet 2008


Tout d'abord un grand merci à G qui m'a fait découvrir ce livre. Il y a des livres qui vous font rêver, qui se lise à la vitesse de la lumière et qui se passe obligatoirement.

L'Ombre du Vent est un de ces petits bijoux que l'on lit trop rapidement, avidement, une nuit blanche de rêves qui s'offre à vous, une aventure qui se confond avec la réalité, des personnages irréels et de chair et de sang, qui souffre, qui vivent, qui respirent l'air d'un temps qui n'est plus. C'est partir à la recherche d'un monde inconnu, d'un monde où le livre est tout et qu'il ne veut pas que l'on puisse l'oublier.

La vie d'un livre, d'un roman, d'une histoire et la recherche de la vérité qui l'entoure.

Le drame qui est là sous les pages et que vous ne pouvez que suivre pas à pas, fiévreusement. Le choc des mots, de la découverte de ce qui a été caché pendant tant d'années, de cet Amour infini car avant tout, il est questiond'Ammour, celui de Julian et de Pénélope , un Amour pur et éternel qui par delà les années perdure et est plus fort que tout. La quête insensé d'un homme, des amitiés sans prix qui vont au-delà de soi, d'eux-mêmes. Des vies et des destins qui se dessinent dans la jeunesse d'un collège.Barcelone comme vous ne la verrez plus jamais, Barcelone cette ville aux milles légendes et aux fantômes de la nuit qui se réveillent, le diable en personne qui de son regard embrasent le ciel et la terre. Et puis cette histoire dans l'histoire, ce recommencement perpétuel dont l'issue ne peut être celled'antant.

Retrouvez le jeune Daniel au prise avec ce lieu qui est le cimetière oubliés des livres, tout à un commencement et suivez le dans cet étrange labyrinthe qui vous ouvrira les portes jusque làinsondé et infinie de la vie de Julian Carax , écrivain maudit dont les livres disparaissent un à un, brûlés par un personnage de roman qui a pris vie, un homme au regard de braise et de cendres. Retournez dans un passé, dans la recherche du passé de cet homme pour essayer de reconstruire pas à pas cet étrange destin etmélangez-vous avec les libraires, la superbe Clara ou encore Firmin, cet ami inespéré et étonnant. La vie est faite de rencontres et celles de Daniel Sempere sont d'une richesse et d'une force que rien ne pourra faire reculer.

Bon assez parlé à vous de lire maintenant et de découvrir ce monde dans lequel vous allez vous perdre avec un bonheur infini

PS : la traduction est de François Maspero quand même...

Un livre sublime où vous vous perdrez avec délectation...

Lisez quelques unes des premières pages chez Grasset mais faites attention, vous ne pourrez plus alors vous arrêtez...
par Herwann PERRIN publié dans : Livres

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