Eh oui il est temps de se (re)mettre au goût du jour et d'aller voir ce que propose la Villette et plus particulièrement la Cité de la musique avec ce festival qui a commencé haut en couleur avec en ouverture, le saxophoniste Ornette Coleman. On lira avec intérêt l'article du journal Le Monde
qui retrace un peu son parcours de découvreur et de chambouleur et qui indique: "dès 1959, il change le cours de la musique afro-américaine. Les titres de ses albums ont valeur de manifestes : Something else !!! ("Quelque chose autre"), The Shape of Jazz to Come ("La Forme du jazz à venir"), Change of century ("Changement de siècle"), Free Jazz ("Libérez le jazz !") font l'effet de bombes. Bizarrement, la musique la plus lyrique, la plus libre et joyeuse, la plus poignante, suscite controverses et violences. Ce qui ne suffirait pas à justifier sa place inaugurale aujourd'hui. Mais dans ses tout derniers et rares concerts dont un album témoigne, Sound Grammar ("grammaire du son"), Ornette Coleman touche à la perfection."
Voilà alors à mon avis si vous avez envie de vous faire plaisir en ce retour de vacances et d'écouter un peu de son... rendez-vous au jazz festival à la Villette...
La programmation du festival avec de très très bons artistes et c'est relativement bon marché si l'on reste raisonnable, difficile aussi...
par Herwann PERRIN
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Musique
Alors que peut-on dire de Ddévorez-moi cette pièce, vaudeville aux allures cannibales qui vous entraîne dans les méandres de la cuisine française avec une comédie de moeurs au milieu et un peu d'Internet et probablement inspiré d'une histoire vraie qui a dû se dérouler l'année dernière (les gens sont franchement un peu fou de nos jours... ou plus généralement de toute éternité)....
Alors tout d'abord, il faut aimer le genre, il faut aimer les gags qui n'en finissent plus et dont on ne se rappelle plus le début à la fin... c'est pas franchement fin, c'est le moins que l'on puisse dire..., de là à dire que cela soit lourd non pas vraiment non plus ni vulgaire, il ne faut pas exagérer mais quand même, il faut aimer le genre, ce genre que je n'aime manifestement pas mais là est la difficulté car cela peut plaire, je ne sais pas trop à qui et pour qui mais cela peut et cela a dû même plaire, de sgens riaient; nous aussi notez mais de ces blagues pourries qui n'en finissent pas... vous pouvez même gagner un dîner aux chandelles à deux dans un "super resto", là, je crois que j'aurai plus apprécié déjà..., cela compensait un peu... mais même. Alors le petit gars qu'est Olivier lejeune est entouré d'une bande joyeux drilles qui ont ça c'est quand même assez certain bien dû s'amuser à monter cette pièce et qui se régalent..., on retiendra la plantureuse Ségolène "royale" aha ah ah... et le commis inspiré qui est étonnant tout autant que le cuistot dans l'incarnation de la joie de vivre mais bon cela s'arrêtera là... A la sortie vous pouvez vous faire dédicacer des programmes, acheter le texte de la pièce (si si vous pouvez vous remémorez la série de blagues à deux sous..., il faut quand même pas pousser non plus... il y a des limites) et acheter le DVD du spectacle précédent, c'est pas mal ça, c'est de la promo... et bientôt le spectacle du spectacle, c'est beau la technique... la technologie... Bon voilà, IL FAUT AIMER LE GENRE et ENCORE....
Le synopsis succinct de la pièce sur le site du théâtre du Gymnase
Le site dédié à la pièce Dévorez-moi et oui cela existe....
Des avis sur la pièce en forme de rébus laissés par des spectateurs plus ou moins inspirés....
"Démasquez les acteurs cachés dans ce Menu :
Mise en bouche pour rompre Lejeune : canapés défoncés au rhum, festonnés de petits boudins noirs et blancs,
Nids d'hirondelles sous tuiles d'amandes amères avec salade Malassenetsonnée,
Bison rôti à la broche, sur bois de futaie, avec sauce aux pignons et même cham pignons,
Chapon rouge aux griottes à queue courte, accompagné de gratin d'eau Finois à volonté,
Plateau de fromage arrosé de St Es Steve no(o)té par la confrérie des grandgousiers du Gymnase et servi dans des verres de cristal de Barc, à ras
Déssert décoiffant : feuilleté de toiles d'araignées et cheveux d'ange caramélisés, sur lit de glace à la Pradaline,
Café frappé, autant que le cuisinier".
Mise en bouche pour rompre Lejeune : canapés défoncés au rhum, festonnés de petits boudins noirs et blancs,
Nids d'hirondelles sous tuiles d'amandes amères avec salade Malassenetsonnée,
Bison rôti à la broche, sur bois de futaie, avec sauce aux pignons et même cham pignons,
Chapon rouge aux griottes à queue courte, accompagné de gratin d'eau Finois à volonté,
Plateau de fromage arrosé de St Es Steve no(o)té par la confrérie des grandgousiers du Gymnase et servi dans des verres de cristal de Barc, à ras
Déssert décoiffant : feuilleté de toiles d'araignées et cheveux d'ange caramélisés, sur lit de glace à la Pradaline,
Café frappé, autant que le cuisinier".
par Herwann PERRIN
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Théâtre & Opéra & Spectacles
A vrai dire, j'ai été un peu déçu par Ken Loach cette fois-ci. En effet, on est loin de ces anciens films enfin je dis ça mais le dernier me semble t-il remonte à 1995 avec Land and freedon sur la guerre d'Espagne et Carla's song sur le Nicaragua en 1996 donc il faut que je regarde dans la foulée ces films plus récent...
Bon cela n'enlève pas le fait que celui-ci n'apporte pas vraiment à l'Histoire, vision personnelle qui se laisse voir sans grand attrait avec quelques longueurs par ci par là et un déroulement linéaire qui n'apporte pas au film, une romance qui crève les yeux dès les premiers instants et une relation de frères qui n'est pas assez creusée et c'est bien dommage car cet angle aurait pu être diablement intéressant, uni dans le même combat, l'un décide de sauver l'Irlande à sa façon alors que l'autre décide à contre courant de ce qui prévalait au départ de rester dans la lutte armée et d'aller au bout de ses idées, difficle relation seulement esquissée.
Entre catholique et protestant, la guerre est là larvée au départ et de plus en plus violente, on est dans les années 20, au retour la guerre de tranchée, de la Somme et de l'horreur sans nom; la torture est déjà là qui dans ses geoles de bois sévit déjà contre les "révolutionnaires" et le conflit ne peut que s'enflammer, presque inéluctable aux vues de l'attitude des anglais... chaque homme n'est plus maître de ces décisions mais c'est plutôt les évènements qui dictent leur logique... Damien ne partira plus en angleterre pour exercer en tant que médecin, chris o'reilly finira sous la chapelle, Teddy passera dans l'opposition et ainsi de suite seule peut être une vielle grand mère reste et ne bougera pas, les évènemenst passant sur elle comme sur les années. La lutte politique est radicale, certes... mais jusqu'à quel point peut-on l'approuver et à partir de quand la subit-on, difficile choix qui se pose à Teddy... personne ne voudrait avoir a choisir et au vu des Hommes en présence, ce choix ne devrait pas être possible, la vie reste par delà plus précieuse, plus belle... Autre interrogation sur laquelle se penche Ken Loach sans trop s'attarder, c'est le rapport à la démocratie et ce que cela implique normalement... difficile équilibre à trouver entre respect de la démocratie et Etat de guerre... nécessité fais Loi souvent, trop souvent c'est d'ailleurs notre époque actuelle qui nous le rappelle beaucoup trop souvent...
Bon voilà alors au final, vous me direz quelques éléments intéressant, certes, oui mais pas vraiment plus que ça... alors je vous laisse juge de l'envie...
Le site du vent se lève
par Herwann PERRIN
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Cinéma
J'avoue, en le lisant, le feuilletant, j'ai eu peur un moment mais c'est bon, s'est passé, je croyais qu'il était réduit à peau de chagrin mais ce n'est pas le cas... alors est-ce que vous aurez le Courage, la Force d'aller au bout de ces quelques pages et de savoir, de découvrir le véritable secret de l'étrangleur... Je me suis fais avoir comme un bleu en tout cas, le mode suspens est bien là et ce n'est qu'avec les "explications rationnelles de faits apparemment inexplicables" que tout devient plus simple...
Avec n Fin, on ne pourra qu'attendre l'album complet en septembre pour savoir si on a tout bien compris et si personne ne nous a floué... Sinon retour sur le western, c'est sympa, j'aime bien le genre, cela donne quelques vieilles idées de l'époque et réflexions sur la Guillotine et la prison... toujours là ce bon vieux Tardi alors lisez très chers, lisez et tremblez que l'étrangleur ne vienne vous réveillez...
par Herwann PERRIN
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Bande dessinée
Voilà un petit film français réalisée par une femme sur les hommes, eh oui c'est rare mais bien là, les débats retentissent déjà, les femmes accrochent moins que les hommes qui s'y retrouvent plus concrètement, une réalisatrice a pu cerner un pan de leur pérsonnalité, de leur complexité et ambivalences.
Alors de quoi s'agit -il ? egh bien de tranches de vies tout simplement, Magimel fuit un passé que son ami et chercheur va essayer de lui faire ressurgir pour le retrouver, l'embarquer à nouveau dans sa vie à lui, dans cete vie qu'il s'est construite mais qui au final ne lui plaît peut être pas tant que ça... on n'en saura jamais rien d'ailleurs; plus des doutes, des interrogations... Il y a ce champion de tennis, ce jeune qui en a marre, qui a tout simplement envie de vivre et de s'échapper de cet univers quasi carcéral, qui lutte sur lui-même et ne sait pas pourquoi il est là... Il y a Lindon qui n'est pas heureux enfin qui ne sait pas trop où il va et qui enchaîne les adultères devant les yeux de Charlie, les rapports Père-fils sont là dès le départ faussés par cette relation déséquilibrée et cette responsabilité qui pèse sur le fils, lourde responsabilité devant cette mère en porte à faux, devant ce barbecue qui ne se construit pas et les sentiments qui penchent... Dans le genre spirale infinie et cercle vicieux, c'est avec Poelvoorde que l'on se retrouve, soignant sa mère, en conditionnelle, faisant des brics et des brocs de ci de là, il est de ces personnages pour qui même si tout est pensé, un grain de sable vole toujours et grippe toute la chaîne... la fin est au rendez-vous à moins qu'un autre élément dégrippe par un des ces hasards extraodinaire de la vie la machine emballée et en surchauffe... Enfin notre ami bacri dans un rôle toujours là de raleur éternel joue à merveille, même si c'est vrai qu'il pourrait un peu se renouveler dans sa pallette, un maire de petite ville et sa relation avec séverine, une fleuriste est simple et belle, il est là, spectateur immobile d'un monde qui démabuule devant ses yeux et la scène où il voit séverine chez elle est un grand moment... un peu perdu et érant...
Alors voilà en quelques mots ces tranches de vies brossées qui vous permettent si pas de vous identifier du moins de suivre les cheminements de ces êtres, de ces hommes, entre attitudes, intrrogations; incompréhension et simplicité ils sont là à vivre une vie qui encore une fois est réelle, proche et palpable on est plus dans la fiction mais dans la réalité, le quotidien et c'est aussi ça la force de ce film qui ne restera pas impérissable mais qui a le mérite de se poser en projecteur d'aujourd'hui sur quelques hommes. Je répète souvent ce terme mais c'est bien de ça dont il est question, jusqu'au squelette Dirk découvert dans la banquise esseulée qui même s'il est appelé Homme représentant générique nous fait penser à cette "homme de solitude" devant un coucher de soleil
Alors plaira plaira pas, eh bien à vous de voir en tout cas...
par Herwann PERRIN
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Cinéma
Voilà voilà l'année dernière c'était jeudi et vendredi cette année vendredi et samedi, peut être que l'année prochaine l'effort sera prolongé pour que l'on puisse en profiter sans devoir prendre de jour de congé ce qui n'a d'ailleurs pas été mon cas... alors une journée, il fallait choisir, cela a été samedi avec une palette de groupes connus et inconnus de moi of course.
Et voilà alors c'est toujours aussi bien dans la mesure où cela permet de virevolter d'une scène à l'autre et d'apprécier tous les groupes qui passent alors c'est vrai cela fais beaucoup pour une après-midi mais cela permet aussi de découvrir et de se faire plaisir comme toujours, c'est la devise ambiante... Certains sont dans des états proches du comas, d'autres tranquille, il faut de tout pour faire un monde entre coca, bière, vin et thé à la menthe on peut avoir l'esprit large, il n'en demeure pas que quelques effluves peuvent vous plonger dans les ambiances autrement cool...
Bon alors on commence tranquillement avec "Broken social scene " qui ouvre le bal, des canadiens qui sont tranquilles, il n'est que trois heures, difficile d'ouvrir toujours les gens sont pas encore tout à fait chaud, les autres essayent de se ressaisir. Enfin ils sont là et franchement cela s'écoute bien... j'avais déjà un cd d'eux, je réécouterai cela avec plaisir une fois rentré... On passe à la vitesse supérieure avec "Taking back sunday " qui ont la pêche c'est le moins que l'on puisse dire, la guitare et ses accords percutent et le sons soufllent sur la vallée qui se réveille aux gestes effarouchés et tournoyant du micro du chanteur mixte entre mick jagger et je ne sais plus qui, un petit groupe franchement bien balancé ce qui nous permet de jeter un oeil furtif à ce que fais "Fancy", du rock français bien allumé et déjanté, un petit gars avec une tête, une coupe afro comme il est difficile d'en voir de toute éternité, une voix fluette et particulière et une présence sur scène, c'est pas mal c'est pas mal du tout alors allez écouter sur My Space of course..., il faudra un peu creuser pour avoir plus de matière sur eux mais ils sont bien là et le public les reconnaît comme tel également...le soleil commence à poindre car le début a été un peu humide si l'on peut dire... Enfin on est à deux pas de notre ami australien recommandé par ma soeur qui se dore au soleil du sud et qui est allé faire un tour en Australie eh eh, donc nous voilà en pilotage automatique, le soleil au firmament, "Xavier Rudd" en place, il est seul devant nous (sa bio), ses petits instruments dont ses dijeridou sont là, le drapeau aborgène floette au desssus de lui et c'est parti pour un moment hors du temps comme il peut exister dans ces petits festivals, on est loin du rock mais on flotte sur d'autre rhytmes planant, au son de la terre retrouvée...
Bon il fallait s'extraire pour aller retrouver les petits gars de Phoenix, un album il y a quelques mois, c'est franchement bien ce petit son électrisé et puis cela commence à devenir autre chose, une autre dimension... par contre pour ceux qui ne connaisse pas encore, retrouvez "Skin" et sa chanteuse énervée qui est plus qu'impresionnante (quelques belles photos sur son site) et avec un son qui vous fera découvrir des sensations d'autant plus qu'elle est jolie et que c'est de l'énergie brute qui coule dans ces veines, l'album Fake Chemical state vaut bien le détour et un arrêt, c'est plutôt très bon... une chanson en écoute sur le site pour les découvreurs...
alors après on avait le choix entre Rhesus et Dead 60's, eh bien on a bien fais de choisir "Dead 60's ", tout simplement excellent c'est du tout bon qui est là en écoute on se fait plaisir, un mélange de pas mal de genres tout à fait typique et personnel, on retrouvera des influences des clash, et du célèbre Gang of four dont j'attends un article depuis quelques mois maintenant (le lecteur se reconnâitra ...) qui est évidemment un groupe de très très bonne facture et puis ... Après petit expo présentant un Rockfolio, par Jean-baptiste Mondino avec quelques très belles photos d'artiste et/ou de guitares en solo au milieu de ce petit parc, j'ai particulièrement apprécié celle de Biolay et chiara Mastroniani puis de sur Devendra Banhart, Cat power et AS Dragon que par ailleurs j'apprécie pas mal...
Voilà il est temps d'aller voir un concert très très sympa, celui de "Beck" et de ses petites marionnettes, on ne le présente plus, c'était franchement excellent, je vais réécouter cela ces prochains temps, cela faisait longtemps...et puis pour la découverte, "The Editors", cela vaut vraiment le coup (des chansons et videos à découvrir sur leur site ), une voix, une présence et de la pêche, juste de quoi nous préparer pour le retour sur la scène française de "Radiohead", les enfants chéris du rock qui ont donné un concert carrément, près de 2 heures eh oui quand même... avec quelques nouvelles chansons qui vous arriveront surêment d'ici peu dont liberty.... alors bon concert mais à mon sens un peu soft, il n'y avait pas assez d'énergie, peut être est-ce dû au fait que thom yorke s'est lancé dans un album solo... enfin ils ont quand même terminé sur Karma police.... voilà voilà petit moment de découvertes ou de réécoutes, c'est ça qui reste au final le bon truc des festivals comme celui-ci, un condensé de découvertes même si sur le coup cela fais un peu beaucoup à mon goût à intégrer en une après-midi...
Pour rappel, quelques sites....
Skin : http://www.v2.fr/skin/
Taking back Sunday : http://www.takingbacksunday.com/loudernowsite/
The Editors : http://www.editorsofficial.com/
The Dead 60's: http://www.dead60s.com/
par Herwann PERRIN
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Musique
Si le nom de Philippe Djian n’évoque encore pour vous qu’un intellectuel notoire et transgressif, « 37°2 le matin » résonnant encore dans nos inconscients, plongez au cœur de cet assoiffant ouvrage qu’est « Impuretés », désormais en poche.
Ce roman transpire de l’histoire moite et disons-le, glauque, qui entoure la mort dans des circonstances plus que mystérieuses de Lisa, près d’un lac, et du seul témoin de la scène, son frère cadet Evy, adolescent de quatorze ans, désabusé et décadent dans la jeunesse friquée d’une colline américaine. Le décor est planté : à l’heure où les malheurs de la jeunesse dorée sont au cœur de la scène médiatique, Djian nous introduit dans un monde quasi-irréel, où les pères sont des anciens artistes toxicomanes désormais obsédés par la chair fraîche et les restes d’une reconnaissance sociale, où les mères post-soixante-huitardes sont devenues des carrièristes prêtes à tout quel que soit le prix à payer, où les ados gobent du GHB-Lexomil à la place de leur bol de Banania.
Autour d’Evy et de sa proximitié troublante avec la mort de sa sœur, c’est surtout la brillante peinture que fait Djian des protagonistes, cette atmosphère étouffante, qui ne lâche plus le lecteur. Jusqu’à plus soif.
par Maryline Vallez
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Livres
Une occasion de découvrir en poche l’écrivain qui a le vent en poupe depuis l’adpatation cinématographique de son roman « Podium ». « Anissa Corto » ou le récit d’une passion obsessionnelle pour une jeune femme, la Femme selon Yann Moix.
La couverture, arborant un fier Donald Duck sur fond orange et ce titre délicieux, est prometteuse d’un moment de lecture ludique, léger, agréable, au moins un minimum drôle. Si on connaît un peu la réputation du gars, on sait bien que son nom rime avec cynisme et cru, mais pourquoi pas, c’est le moment de découvrir un nouvel auteur semble-t-il talentueux…. Anissa Corto est le nom pour le narrateur (Yann Moix ou un pervers décérébré) d’une femme inacessible et obsédante, qui habite près de la Porte de Clignancourt, et qui hante ses jours et ses nuits tel un fantôme. Le narrateur suit cette ombre et se met à la recherche de toutes les traces de son existence, son odeur, ses voisins, son supermarché.
Le roman, hélas, cent fois hélas, parce que cette rencontre obsédante nous l’avons tous rencontré un jour, et en cela il aurait pu être un peu le nôtre, tourne vite aux seules élucubrations de l’auteur sur son obsession pour la jeune femme. L’action est minime, si elle n’est pas inexistante, puisque nous errons dans le cerveau en boucle de l’auteur atteint d’« Anissacortique ». Pas le moindre brin de légèreté ou même de drôlerie, malgré cette couverture qui nous donne un peu de courage et d’espoir. Seule note humoristique : le narrateur travaillant comme Donald Duck au Disneyland Paris, nous entrons dans cet univers schizophrène où recouvrir l’habit de Mickey devient le symbole de la réussite sociale. « Ce nom (celui d’Anissa Corto bien sûr) nous rappelle que nous sommes le jouet des larmes, incapables d’être heureux, de rendre heureux, que nous quitterons la terre comme nous y avons traîné : dans la désolation perpétuelle et la paresse de vivre ».
Bref, on sort de ce livre un peu déprimé, déçu même ; vite allons nous remonter le moral en regardant un énième fois… « Podium » !
par Maryline Vallez
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Livres
On ne connais pas assez Toppi, ce très cher dessinateur d'un monde qui n'existe plus mais qui est là tout en substance, notre substrat intellectuel se nourissant de ces contes et légendes.
Réalisée pour les 500 ans de la découverte de l'Amérique en 1992, La légende de potosi, c'est l'homme face à son destin et sa capacité à s'extraire d'un monde pour partir à la quête du beau, du sublime et donc du rêve.
"Ton destin n'est pas de finir en ces montagnes. mais pour cela tu devras arriver à moi. Pour cela tu as survécu, une chance qui n'a pas été concédée à tous..." (...) "Tu comprendras. il est une terre très lointaine, au de-là des mers, et sur cette terre une montagne qui se dresse jusqu'au ciel... Toute d'argent, tu l'escaladeras et elle sera tienne. C'est ce qui est écrit et c'est ce qui arrivera".
Voilà, la quête de vie, est lancée on est en 1496... de rencontres en découvertes il croisera la route lointaine et proche de l'Inca, Huyana Capac... Chacun est à la recherche de son El dorado ce qui recoupe une prochiane chronique car je suis en train de lire les Celtiques d'Hugo Pratt, où aux confins se trouvent cachés, les 6 cités d'or de Cibola et la septième cachée dans les replis de ...
Enfin voilà la quête d'une vie au delà de ses espérances les plus profondes, c'est un peu le dépassement de chacun de nous qu'il y a derrière tout cela, alors essayez de recnontrez votre destin et espérons qu'il soit différent de celui de ce gamin des montagnes quoique... les couleurs et les dessins de Toppi, particuliers sont toujours enivrant et un très beau moment visuel où le rêve se transforme petit à petit en réalité...
Pour plus d'infos sur Toppi et ses albums, consultez le site des éditions Mosquito
par Herwann PERRIN
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Bande dessinée
Bon voilà deux petites bandes dessinées aperçues pour "No sex in New York" dans Libération il y a de ça quelques temps et pour "Pascal brutal" dans une sélection des inrockuptibles donc je me suis dis testons... Eh franchement cela ne casse pas les barricades... vraiment pas, sympathique mais loin de ce que j'en attendais. Bien sûr cela ce lis et on passe un moment sympathique mais rien d'impérissable; un peu à mon sens en relation avec toute la manne actuelle de bouquins qui sont assez axés terntenaire & co, enfin je suis sûr que vous voyez de quoi je parle...
Pascal brutal, c'est la vie d'aujourd'hui transposé dans un futur proche avec un gars qui est un peu idiot mais qui plait aux femmes et qui n'est pas spécialement très inétressant alors quoi dire de plus eh bien je ne sais pas pour le coup, je sèche... Et Pour No sex in New York, eh bien j'avais longuement hésité, j'aurai dû tergiverser un peu plus et oublier ce petit semblant de reportage d'un français à new York qui n'est franchement pas inétressant et où la profondeur n'est pas au premier plan...
Donc un peu déçu à vrai dire rien de neuf....
par Herwann PERRIN
publié dans :
Bande dessinée







