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Lundi 26 septembre 2005

eurovisions

Le constat d’où est né est celui « d'un vertigineux écart entre l'enjeu de l'entrée de dix nouvelles nations dans l'Union européenne et la méconnaissance profonde de la réalité contemporaine de ces pays, source inépuisable de confusion, de peur et de repli ». C’est ainsi 10 photographes (Carl de Keyzer, Martine Franck, Alex Majoli, Peter Marlow, Martin Parr, Mark Power, Lise Sarfati, Chris Steele-Perkins, Donovan Wylie, Patrick Zachmann) qui exposent leurs photos en espérant nous faire toucher une des facettes de la réalité de cette autre Europe qui est tout à la fois à côté de nous, proche de par la distance parfois très faible qui sépare les pays et tout à al fois très lointaine de par la méconnaissance dont nous avons de nos voisins et de leur réalité. 

J’ai été assez déçu à vrai dire par cette exposition qui n’est pas arrivé pas à me convaincre et à me faire ressentir une proche appartenance voire une vision de la réalité, de leur réalité.

 

 

 

 

Sauf pour les sublimes photos de Patrick Zachmann, en noir & blanc…

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Expositions
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Lundi 26 septembre 2005

Alors là, courez brave gens courez et arrêtez vous devant en extase complète devant ce génie et acquiescez car c’est une des réalités de ce WE, il est des hommes hors normes et Cassandre alias Adolphe Mouron dont Blaise Cendras saluait comme « de n'avoir pas seulement été un peintre, mais surtout un des plus fervents animateurs de la vie moderne : le premier metteur en scène de LA RUE » 

La révolution des arts graphiques, le marketing avant le Marketing, les changements de perspectives, l’appel à l’imagination et aux évocations, rien que ça se déroule sous nos yeux ébahis, un pas après l’autre toujours plus de beauté et de génie dans ces lignes qui s’étirent à l’infini pour essayer de se poser, ces roues qui s’enflamment devant nos yeux, ce vins de liqueur que l’on irait aller acheter à la sortie de l’expo juste pour goûter enfin toutes les effluves qui vous parviennent lorsque le chocolat fumant exalte

Le Monde titre avec Michèle Champenois dans son édition du 20 septembre dernier « Cassandre, la révélation d'un maître de l'affiche », c’est plus qu’une réalité et Michel Bergé d’expliquer comment a été créée le logo de la maison de couture fondée avec Yves Saint Laurent « Cassandre était le plus grand, le meilleur graphiste de son temps. La première chose que nous avons faite, avant même de réunir les fonds ou de trouver les collaborateurs, fut de le rencontrer. Il avait dessiné le sigle de Christian Dior, il était oublié. C'était en 1961. Il nous a fait une seule proposition, celle des initiales entrelacées ; la rencontre a eu lieu au restaurant Le Débarcadère, à Paris. » (…)  et de continuer : « Le logo de la marque Saint Laurent est légèrement incliné : tout Cassandre est dans cette impulsion, dans la vitesse de l'échange qu'il suggère avec les moyens les plus savants, donc les plus simples en apparence. Architecte de la page, géomètre de l'espace de l'affiche, il construit sur sa planche à dessin une machine graphique redoutablement efficace et délicatement poétique. Rien ne lui échappe. Ni les mots, affirmés par des capitales unifiées et souvent transformées par l'usage de plusieurs couleurs, d'un relief, d'une superposition dynamique. Ni les figures, que les objets soient représentés avec un réalisme appuyé ou, au contraire, par une évocation symbolique et allusive. Ni les personnages, souvent extrêmement stylisés, à l'encontre de la mode de l'époque, qui ne s'était pas encore détachée du réalisme pictural ».

On le voit l’unanimité est là autour de cet artiste, graphiste magique qui a réussi à aller au-delà, de se projeter dans un futur lointain…

Un site avec l’ensemble des Affiches mais il faut un anti-pub…mais très bonne qualité graphique… Et les horaires pour aller sur le site Richelieu de la BNF

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Expositions
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Lundi 26 septembre 2005

 la_vie_de_ma_m_re

Bon je crois que vous commencé à le connaître ce petit auteur bien agréable, ici publié en série Noire chez Gallimard, ce petit opus n’est pas à franchement parler un Polar polar à la Manchette, Vargas, Daeninckx & co mais plutôt un petit roman bien agréable sur les tenants et aboutissants d’une vie de galère et de réalité où des mondes se côtoient et essayent de s’apprivoiser, surtout un d’ailleurs, attentif à ces petits détails qui font que les écarts, les méandres se creusent et cette absence de compréhension, des limites réelles, des frontières qui existent, deux réalités que tout opposent et dont l’une (plus que l’autre) est malheureusement vouée malgré tout les efforts à rester, semble t-il dans ses errements 

C’est juste l’histoire d’un OIM qui essaye de naviguer au cœur d’une société complètement à côté de ses pompes où l’école n’est plus ce bel outil à intégration du début du XXème siècle car elle n’a sans doute pas assez pris en compte l’explosion des familles, les communautés « Keblas, Reubeus, Feujs » et l’absence de repères de tout ce petit monde qui essayent peu ou prou de survivre à Belleville, sans vraiment faire la différence … Triste mais plein d‘humour …

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres
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Lundi 26 septembre 2005

 faisons_un_r_ve

Plutôt, faisons un cauchemar ensemble et essayons de nous réveiller le plus rapidement possible, c’est dur mais la réalité est bien en deçà de ce que j’ai pu subir en voyant cette pièce dont le texte ne m’a évidemment pas séduit, passe encore mais alors le jeu, en particulier, celui de Sébastien Azzopardi qui était horripilant au possible. Désolé, pour cette verte critique mais c’est la première fois que je vois une pièce aussi mauvaise, bon j’avoue que quelques personnes ont semblé apprécié… ils devaient être sous psychotropes à mon sens, je ne vois que cette possibilité…où alors, autre hypothèse, il était trop tôt, 19h30 et l’atmosphère trop lourde et j’avais du avoir une très mauvaise journée et j’avais oublié mes lunettes et d’enlever mes boules quies mais quand même il faudrait que cette journée soit extraordinaire voire miraculeuse pour quelle remplisse ces caractéristiques… Bon vous l’aurez compris, j’ai tout simplement détesté cette pièce… alors bonne chance à vous public averti

Eviter le détour, cela vous permettra de voir une belle pièce ou découvrir une autre vie…et d’éviter de survivre…

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Théâtre & Opéra & Spectacles
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Lundi 26 septembre 2005

 moitoiettouslesautres_aff

Me and You and Everyone We Know est tout à fait décalé et superbe à la fois ce qui ne gâche rien, les acteurs d’une justesse rarement vu depuis quelques temps, des épisodes d’une sensibilité et d’une drôlerie tout à fait exceptionnel, vous comprendrez très rapidement de quoi je parle une fois le film vu… l’art contemporain en arrive à des sommets…belle dérision parfois bien justifié, le toucher à l’ère numérique évoque bien plus que ce qu’il est réellement ))><(( ou quelque chose dans le genre…la culture du Net est bien là également… des petits épisodes de plénitude et d’extase, des vies qui se croisent et se décroisent, des possibles et surtout des improbables, des colibri dans els arbres et des mains qui brûlent, sens du virtuel et charmant décalage assuré qui rend les visages et les personnes vivantes, le petit Brandon Ratcliff est tout à fait sublime, justesse du regard et des sentiment, maturité avant l’âge, peut être a-t-il finalement ces pouvoirs magiques dont son père n’est certainement pas le dépositaire, jeux de lumières et de miroirs, tendresse et sentiments, difficulté de communiquer et d’exprimer ses sentiments, sentiment d’incapacité à maîtriser la chaîne ; débordement non assouvi avec rire, musique au rendez-vous, un peu débridé ces explications, c’est bien comme cela, je suis certain que vous ne pourrez qu’apprécier ce très beau moment où la réalité et l’irréalité deviennent un 

Miranda July, sensible et belle à la fois…John Hawkes, père déjanté et en plein désarroi...

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 18 septembre 2005

 bill_brandt_artwork_images_480_173546t_bill_brandt bill_brandt_artwork_images_480_173557t_ bill_brandt_artwork_images_480_173560t_

Comment décrire ce qui touche à la magie du sublime en ces photos, qu’il soit question des nus, pas vraiment au sens où on l’entend d’ailleurs, de ces yeux qui vous transpercent jusqu’au néant ou encore ces surréalités qui vous plongent dans une partie du monde surréaliste d’antan  j’imagine

C’est une rencontre avec vous-même et avec la photo  mais pas n’importe laquelle, avec un maître qui de loin surpasse beaucoup de ses confrères, c’est dans cette granularité à fleur de peau qui transparaît à travers ces portrait étonnants ces mains, ces pieds, ces genoux d’ailleurs et de près dans cette absence de corps global mais dans l’étirement des parties (Nude, Belgravia, London, 1951 et Nude, Hampstead, London, 1958), prolongements d’un acte, d’une vie. Le côté surréaliste de quelques scènes, mises en scènes ne vous échappera pas (Micheldever, Hampshire, 1948, November et Nude, Campden Hill, London, 1949), et puis ce dénuement pas tout à fait total qui laisse entre apercevoir des expressions, des visages vous laissent un sourire sur le coin des lèvres…

 

La maîtrise des ombres laisse songeur notamment sur Nude, Camden Hill, London, 1958 et Nude, London, 1952, March c’est presque imperceptible comme évaporé, évanescent dans les yeux qu’elle nous apercevoir…et ces courbes qui se dessinent rendent à la perfection la sensibilité et la beauté de la femme. Pour les yeux et en particulier ceux de Jean Dubuffet, 1960, Jean Arp, 1960 et Giacometti, 1963 je me suis demandé s’ils pouvaient être question d’éléphants (surtout celle de Dubuffet...), cela peut sembler ridicule mais la texture et la vieillesse de la peau amène à se demander, évidemment, le problème est de savoir si la lueur qui brille au fond de ses yeux pourrait être celle d’un animal… certes le contour est plus marqué et l’œil plus rond… enfin je trouvais l’idée intéressante..…

Bon, vous l’aurez compris, courez braves gens à cette magnifique Galerie ouverte de 11 à 19h tous les jours sauf le dimanche, un peu de repos est nécessaire pour que les photos respirent par elles-mêmes au 5 rue Debelleyme dans le 3ème cela vous permettra d’anticiper la rétrospective qui devrait débuter le 21 septembre à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Rendez-vous pour une première visualisation sur le site de la Galerie Karsten Greve ici

 

 

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Expositions
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Dimanche 18 septembre 2005

 hugues_de_wurstemberger_2 hugues_de_wurstemberger_1

Chemin faisant, ce photographe suisse vous laisse découvrir Pauline et Pierre, ses enfants qui vivent, respirent d’une seule respiration au gré du vent et des années, entre sous bois et grand-mère, entre découverte de la nature et enfantillages vous les apercevez grandir au milieu de la vie, dans un format carré resplendissant, une lumière vous guide d’endroits en lieu, c’est un ravissement rare que de les suivre au gré du vent, des nuages qui sont là, ligne de fuite éperdue, croisement inattendu alternance d’eux et de nature contraste resplendissant, ils sont là amusant et drôle et sous le regard de leur père la sensibilité transparaît de cet amour qui leur est porté, c’est tout simplement un beau parcours de vie qui nous est montré là, en toute simplicité et la simplicité dans la beauté car c’est souvent comme cela qu’il faut voir la vie… tendre et beau voilà allez-y vous ne serez qu’enthousiaste en sortant…

Rendez-vous à la Galerie VU

 

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Expositions
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Samedi 17 septembre 2005

st_phanie_benson___la_mort_en_rouge

 Bon c’est vrai que j’ai manqué de lire le premier opus, d’ailleurs je viens de me rendre compte que pour Jean-Claude Izzo, j’ai lu le premier et le troisième en passant outre le second, Chourmo, ce que je vais essayer de rétablir très rapidement pour avoir le fil et le plaisir d’y revenir tranquillement, je n’ai pas essayé le nouveau Dantec Cosmos Incorporated…, je suis preneur de news car d’après les critiques et quelques avis il semblerait que la densité de Villa Vortex ait été dépassé et qu’il est difficile de rentrer dans ce magma…

Bon pour revenir à Stéphanie Benson et la Mort rouge, eh bien pour tout avouer au bout d’une centaine de pages j’ai rendu les armes, allez savoir pourquoi l’intrigue, les personnages, rien à voir avec ce à quoi j’aspirai aussi, mon avis un peu tronqué ne m’a pas laissé pénétrer plus avant le caractère de Lucy Van Garret…

Peut être aurez-vous plus de chance dans votre lecture…

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres
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Samedi 17 septembre 2005

affiche_creanciers_small

 On passe au théâtre de l’Atelier, au cœur de Montmartre, endroit privilégié mais dont le système de ventilation malheureusement ne fonctionne pas, peut être après tout qu’il n’existe pas, tout ça parait anodin, je vous el concède mais quand il ,’y a aucune sortie d’air et que l’on ait mercredi, la chaleur devient vite insoutenable ce qui dérange car on est pas aussi concentré… cela gâche même un peu pour tout vous dire mais bon, voilà devant nous se poste Lambert Wilson et puis Lambert Wilson encore et toujours avec a ses côtés Jean-Pierre Lorit et Emmanuelle Devos.

Je dois dire que le jeu des acteurs n’est évidemment en rien comparable à la pièce de mardi, c'est-à-dire la petite comédie, on passe dans un autre registre et surtout Lambert Wilson et Jean Pierre Lorit sont époustouflant dans cette présence et la prise de la scène, dans leur sensibilité qui transparaît, Emmanuelle Devos, elle aussi mais à un degré moindre, son texte est moins dense, plus en accompagnement, et puis elle a toujours ce rôle qui devient depuis Roi & Reine étranger et difficile. Mais malgré ces interprétations, le texte d’August Strinberg reste un peu indifférent car dès le départ l’histoire est écrite et le suspens n’existe plus, tout est dévoilé en sous mains et le spectateur attend que se déroule le fil de ce qui doit être car écrit dans les lignes de la vie de ces couples qui s’entre déchirent, c’est dommage de ne pas laisser autre chose transparaître et que le suggéré ne soit pas plus présent….

 

Aussi, oui pour le jeu des acteurs non pour le texte qui même s’il est là en dit trop tout de suite…

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Théâtre & Opéra & Spectacles
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Samedi 17 septembre 2005

la_soeur_du_grec

 Eh bien une très sympathique Comédie à la « Comédie Bastille », de quiproquos en mésaventures, un réveillon aux Ménuires entre un couple, le copain éploré, la maîtresse et des nouveaux venus, un bon petit mélange qui vous porte vers le délassement garanti, les acteurs ne sont pas touts de la même trempe mais on se rappellera au moins d’Eric Delcourt déjà présent dans 123 Sardines et de jean Fornerod. Les filles sont assez agréables aussi…et si je ne savais pas que j’avais une amie en Belgique je jugerai que c’est Sonia Mankaï…

En tout cas, si vous avez envie de passer un bon moment sans vous prendre la tête, à la limite de ce qui est acceptable en termes de langue, allez-y tranquillement…il est clair que cette petite pièce va faire plus d’un petit tour dans Paris à l’instar de Post-it un cran au-dessus quand même…

 

Sur Billet Reduc, des places pas trop cher pour tester

Par Herwann PERRIN - Publié dans : Théâtre & Opéra & Spectacles
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