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Vendredi 29 septembre 2006
   
 
Je reviens avec les 4 volumes du collectionneur de Toppi, je vous conseille vivement, cet univers graphique où l'histoire se mèle est d'une richesse foisonnante qui vous permet de partir pour des continents oubliés ou des peuples qui ne sont pour la plupart plus ici.
Entre contes, légendes et Histoire, Toppi, le magicien dessine devant vous un peu de cette histoire de la fin du 19ème sicèle à travers les vagabondages du "Collectionneur", qui parcoure le Monde à la recherche de ses secrets les plus étranges, il va successivement s'emparer du Joyaux Mongol, du sceptre de Muiredeagh, de l'Obélisque Abyssin et du Calumet de pierre rouge.
 
Le sceptre transporte des montagnes mais il a perdu son pouvoir de soulever des montagnes, il faut qu'il retrouve son maître, l'homme qui montrera le signe triple du grand roi, quête d'un Homme du pouvoir, la justice plâne au-dessus des injustes et de l'infame...Pour l'obélisque, on se retrouve dans le désert Dankali, où veille dans la fournaise le gardien de la Pierre noire, quiconque s'en approche reste foudroyé de stupeur et personne de toute éternité n'a pu réaliser le rêve de le toucher...et avec la recherche du calumet au delà des apparences c'est un peu cette interrogation sur le monde indien, sur cette fin programmée qui passe indubitablement par la bataille de Little big horn... Alors pour commencez eh bien découvrez le joyau mongol et la belle... 
 
Alors, voilà, emporté par une ligne graphique digne des géants, démiurge qui ont bati notre monde ancien, Toppi se lève et avec sa planche par à nos conquêtes et sa quête est là, entre beauté et ligne de fuites, encre de papier ici, couleurs sur des volumes dont bientôt je vous conterai l'histoire également...
 
En attendant plongez dans cet univers et lisez, abreuvez-vous à la source de l'inspiration 
 
 
 
 
 
 
 
 
par Herwann PERRIN publié dans : Bande dessinée
Jeudi 28 septembre 2006
 
 Connaissez-vous un peu l'histoire de la Belle Salomé... La princesse, qui est admiré par Narraboth entend les complaintes et les prédications de Iokhanaan (le prophète Jean-Baptiste) qui chante les louanges et l'arrivée du messie, du fils de l'Homme, les gardes n'y comprennent rien mais Salomé est subjugé et presse narraboth de la laisser voir cet homme emprisonné dont la voix la transporte au loin; la passion agit mais il l'a rejette, seul Dieu est son chemin. Hérode, tétrarque de Judée arrive, après maintes tractations Salomé dansera pour lui la si belle danse des sept voiles si en échange il lui donne ce qu'elle veut à l'issue de la danse. La demande tombe tel un couperet, Salomé veut la tête de jean-baptiste sur un plateau d'argent, elle veut pouvoir baiser ses lèvres plus rouges et plus tendre que n'importe quel fruit rouge... Le malheur va s'abattre sur elle, Hérode horrifié ordonnera qu'on la tue...
 
Emporté par Catherine Nagelstad, ce très beau drame lyrique de Richard Strauss (1905) en un acte tiré de la pièce d'Oscar Wilde permet de se plonger, à la suite de Gustave Moreau par exemple, dans cette période historique et quelque part "mythologique". C'est toujours un de ces moments très particulier oo dans des décors somptueux même si simple et sobre qu'il nous est donné de voir à l'Opéra Bastille, des moments où plus rien n'existe que cet ensemble magique qui résonne jusqu'à nous, emportant une partie de notre histoire. Revivre ces instants immortel...
 
 
On lira avec intérêt les quelques éléments mis à disposition sur le site Internet de l'Opéra National de Paris et un petit compte-rendu du journal Le Monde en demi-teinte 
 
Bonne représentation ent otu cas...
 
Mercredi 27 septembre 2006
 
Que dire de la pièce d'Edward Bond mise en scène par Alain Françon, mon coeur balance entre justesse du jeu des acteurs, de la mise en scène, de la scènographie et dureté de la pièce, du texte.
C'est une belle pièce assurément mais dans le même temps, soyons honnête, elle se mérite; ce n'est pas une de ces pièces que vous allez voir en dilletante ; elle interroge, elle surprend et dérange également dans le même temps. Cela faisait longtemps que je ne n'étais pas revenu au Théâtre de la Colline car c'est rarement simple de s'approprier les pièces qui y sont  proposées (enfin celle que j'ai pu voir évidemment). Celle-ci ne fais pas exception mais à le mérite d'être en phase et on ne peut nier la tension palpable dans le jeu des acteurs qui sont tous époustouflant de vérité. 
 
On lira avec intérêt le dossier réalisée par le Théâtre de la Colline sur Edward Bond pour mieux s'imprégner de son oeuvre : "Ses pièces s’interrogent sur les vraies raisons de cette inhumanité et cherchent à révéler les sources de ces problèmes pour les observer sans compromis. Pour Bond, celles-ci sont sociales et produites par les fonctionnements inégalitaires de la société. Aussi ses pièces partent-elles de l’ordinaire pour dévoiler, dans ce qui est tacitement accepté par tous, la réalité profonde de la violence dont ces sociétés sont capables".
 
Les acteurs que sont Stéphanie Béghain, Valérie Dréville, Pierre-Félix Gravière, Abbès Zahmani jouent à merveille si l'on peut dire, la prisonnière est saisissante de terreur et l'humour malgré tout arrive à transparaître dans cet enfer du futur qui nous rappelle étrangement un monde passé où rien n'était possible et où la terreur règnait, la dénonciation était courante et effective avec des conséquences de mort à très court terme.
Ici, on est le 15 juillet 2077, on est en face d'une mère et d'un fils, fils hérité dans un moment où elle a eu un élan d'humanité... Billy était un enfant abandonné, il ne l'apprendra que très tardivement et dans ce monde, c'est l'Interdit bravé qu'elle doit combattre depuis 26 ans; Billy n'a jamais vu le ciel et reste à dessiner entre ces deux pièces de peur qu'il soit pris et emprisonné, voire tué tout simplement; elle regarde par la fenêtre et entreaperçoit une femme au visage difficilement reconnaissable, elle semble la connaître elle veut l'aider ou aider le soldat qui attend le bus depuis 3 heures, dans ce futur proche totalitaire, rien n'est possible et amener une chaise est probablement un acte de trahison... elle descend, et là tout bascule, les conséquences auront des répercussions, la machine du bureau des Enquêtes sociales entre en action, la fin est proche...
 
Un extrait de la pièce Chaise repris du petit Agenda : "BILLY. – J’ai été sage. J’ai dessiné une histoire. Tu veux que je raconte ? Regarde – L’homme s’est levé un matin et il a dit : " Aujourd’hui je vais aller à l’endroit le plus éloigné de toute la terre. " Ça fait loin pour y aller. Si notre fenêtre était dix fois plus grande – un million de millions de fois plus grande! – on pourrait pas voir l’endroit le plus éloigné de la terre. Bon l’homme a descendu la route jusqu’à ce qu’il arrive devant une grande crevasse. Sur le bord, il a regardé. C’était si profond qu’il pouvait pas voir le fond. Il entendait l’obscurité grogner et grincer des dents. Regarde j’ai mis les dents. (Grogne.) L’homme a dit – je lui ai pas encore trouvé de nom – " Je ne vais pas descendre là-dedans. Il faut que je saute par-dessus la crevasse. " Il a sauté et la crevasse a bondi et a fait claquer ses mâchoires. Clac! Clac! Il est tout juste arrivé à atteindre l’autre côté – C’était son jour de chance. Mais il a perdu une de ses deux chaussures".
 
Interrogation sur un monde que l'on ne veut pas imaginer, que l'on ne veut pas (re)découvrir et qui n'augure de rien de bon... à partir du réel, du quotidien, en filigrane la toile se tisse du totalitarisme imergé dans tous les recoins de la vie, la vie privée telle qu'on peut la connaître a disparu, le néant petit à petit grignote le quotidien et la rédemmption n'existe pas dans ce monde déshumanisé où le goût de la vie n'a plus de substance... est-ce que Billy pourra un jour découvrir ce monde extérieur et comment se l'appropriera t-il... aura t-il le loisir de le palper, de le goûter...
 
La bande annonce de la pièce.... et retrouvez Chaise sur le Théâtre de la Colline et voilà...
Mardi 26 septembre 2006
Me voici en partance pour le jeu de Paume tant qu'il est possible d'en profiter un peu avant que le journée ne s'enchaîne et que l'on ne puisse y rentrer, Friendlander, je me suis dis, cela va être terrible... Eh bien figurez-vous que non, pas si terribe que ça, du moins de mon point de vue bien entendu... cela va sans dire...Enfin pas complètement non plus, ce serait idiot voire impossible de ne pas apprécier certains choses mais globalement, sur les 500 photos présentées ici seulement quelques séries ont attiré mon attention. Les autres notamment les séries sur les Monuments, puis celle sur l'ouest sauvage n'ont rien touché de sensible. Photos documentaires s'il en est à la manière de... qui stoppe dans l'instant présent des monuments, héritage d'un passé glorieux ou représentation d'une réalité historique voire autre sans dénuement, dans l'environnement dans lequel ils évoluent, ou cete ouest américain de noir et de blanc, il est beau, mais trop dense à mon goût, trop enchevêtré et diffus, je lui préfère la sublime photo du Lake Louise prise au Canade en 2000.
 
Pour les séries qui m'ont interpellées, il s'agit essentiellement de ces photos d'appartements souvent seuls, photos surréalistes..., où la pièce est dénudée parfois de lumière, parfois obscure mais où dans l'embrasement, un signal catodique résonne et apparaît l'image (un oeil, un visage,...) du téléviseur, trônant parmi la solitude des lieux, elles sont touchantes ses photos et dévoile un peu une amérique que imagine par quelques vieux films, quelques vielles routes usées par le désert...
 
Egalement ces auto-portraits qui sont un peu de lui caché car jamais réellement lui en chair et en os mais des ombres furtives, représentation changeante de ce que nous sommes ici bas; parfois un reflet prend le pas sur un autre et ainsi va la vie, reflet dans une vitrine, sur un manteau dans une rue de new York ou encore bien d'autres. A cet égard, on lira dans le petit Journal : "Friedlander a écrit dans la préface de Self Portrait en 1970 que ses autoportraits étaient "l'extension périphérique de son travail […] un petit rire nerveux", et qu'il était lui-même un intrus dans ses propres images. L'effet de signature qui en résulte tient en tout cas plus d'une forme d'engagement impartial, non dépourvu d'ironie, que de narcissisme".
 

 
La série de Nus est également très réussie, tout en réalisme et en beauté brut...
 
Et puis également ces photos par l'intermédiaire de rétroviseur pour l'essentiel, une dimension double, voire triple sur un monde, des mondes, vision future où l'on va vision arrière de ce que nous passons et présent intemporel, les trois âges sont là réunis dans les mains du photographe... et se répercutent jusqu'à nous...
 
 
Enfin, pour terminer la plus belle des photos entre terre et ciel, celle de sa femme dans une vieille camionette perdue, le ciel se confond ici avec les reflets et c'est beau tout simplement
 
 
Alors, voilà quelques belles prises de vues de ce grand photographe et même si tout ne m'a pas touché au coeur, le noir et blanc est là.... seules les figures de Coltrane, Miles Davis,... avec lesquelles il a un peu commencé à gagner sa vie sont toutes en couleurs...
 
 
 
Quelques photos en complément sur le site du MOMA et de très belles photos sur le site de la Gallerie Fraenkel
par Herwann PERRIN publié dans : Photographie
Lundi 25 septembre 2006
 
On se souvient avec ferveur du récent 13 Tzameti de Géla Babluani avec Georges Babluani, il nous revient ici aussi en compagnie de son Grand-père qu'il accopagne payer une dette de sang. Une dette de sang à notre époque...; des français qui croisent leur route veulent essayer de comprendre, enfin plutôt filmer cet évènement qui va au-delà de leur entendement, c'est parce qu'il ne connaisse pas la région, du Caucase mais plus étonnant encore est le parallèle que je me dois d'établir entre encore une fois Ismail Kadaré, écrivain albanais et ce film qui sous couvert de fiction doit recéler cette part de vérité propre à toute fiction surtout dans ce cas ci.
En effet, si vous avez lu Avril brisé, vous ferez ou avez déjà fait le rapprochement entre cette situation complètement incompréhensible pour nous occidentaux et la coutume, qui est là, persistance et existante de toute éternité même si elle se délite au fil des temps et des migrations. Dans ces pays de montagne, les règles de la justice ne s'applique pas, ne se sont jamais appliqué de cette manière classique qui est la notre, c'est le kanun qui règle les relations... et entre absurdité pour nous et vitalité perdure des situations de vendetta dans lesquelels finalement les enfants payent un prix très élévés pour une situation, un épisode qui a pu se passer il y a quelques siècles de cela...Dans ce film, les 4 français qui viennent voir un vieux chateau dont ils ont hérités ne comprennent pour certain que trop tardivement ces aspects et sont au coeur même d'un évènement qui les dépasse de loin en loin.
 
 
En lisant la description d'Avril brisé "Sur le Plateau de la Mort sévit le Kanun, ou droit coutumier, recueil de lois ancestrales qui régit toute la vie des montagnards. En vertu de ces lois, Gjorg Berisha a " repris le sang " de Zef Kryeqyqe, quarante-quatrième victime d'une vendetta qui dure depuis soixante-dix ans. Après son crime, il a obtenu la " grande trêve ", trente jours avant d'être tué à son tour ou d'aller s'enfermer dans une des " tours de claustration " qui rappellent, sur le Plateau, la pérennité des lois du sang" on retrouve un peu beaucoup du film des Babluani...
 
A cet égard, même si l'Albanie n'est pas la Géorgie, on ira faire un tour sur le site d'oeil public avec quelques photographies de Guillaume Herbaut sur l'actualité toujours très prégnante de cette coutume et de la vitalité du Kanun à l'heure d'aujourd'hui...
 
L'interview de Guillaume Herbaut au 18ème festival Visa pour l'image 2006 qui vient de se terminer à Perpignan et quelques une de ces photographies ici  et
 
Pour vous conseiller, difficile car ce film me parle mais je ne sais pas s'il parlera a beaucoup de monde
 
Le site du film l'héritage  
par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Vendredi 22 septembre 2006
 
Au détour du 9ème arrondissement, le musée Gustave Moreau, c'est également l'endroit où il a vécu et qu'il a aménagé en circonstance, pour notre découverte et notre enchantement aussi. Les premiers étages, très chargés en décoration et en tableau et bibelots de tout genre aime à reproduire la réalité de sa vie d'alors entre son cabinet de consultation, son "boudoir", la chambre à coucher, quelques toiles de lui sont là, éparses et noyées dans cet espace où on devait souvent devenir claustrophobe ou oppressé... Il faut monter au 2ème (en réalité l’ancien atelier du peintre, construit à partir de 1895) et 3ème étage pour découvrir deux/quatre immenses salles lumineuses ou sont livrés à nos yeux quelques unes de ces très belels toiles dont il a le génie tout simplement.
 
Difficile de résumer en quelques lignes toutes ces toiles dont certaines sont à mon goût trop chargées, trop riches pour retenir toute mon attention mais d'autres plus diaphanes, vaporeuses ont ma préférence. Il s'agit par exemple des muses, des sirènes, sans visages parfois ou à l'état d'ébauche également qui sont pour moi assez proches finalement de l'abstraction
 
Bon il est indéniable par exemple que le triomphe d'Alexandre le Grand toile qui voit Alexandre lors de son couronnement en Inde est magique alliant à la fois l'Inde à la Chine et avec un rendu on ne peut plus fin où les détail du temple sont autant de méandres dans lesquels on peut se perdre  ...  
 
 
il y a également l'apparation que j'aime beaucoup avec en toile de fond ses transparences, ces personnages de l'ombre qui s'effacent et revive au gré de vos dépalcements, tableau dans le tableau avec cette tête de Jean-Baptiste illuminant, illuminé; salomé est là...
 
 
 
Ensuite, les toiles que j'apprécie ont également trait assez certainement avec la mythologie, on se rappellera Prométhée qui attaché au Caucause endure éternellement le supplice infligée par Zeus, Hélène sur les remparts de Troie et vous ne manquerez pas non plus la toile très riche et complexe intitulée Jupiter et Sémélé
 
 
j'ai été également très étonné par la toile intitulé Moïse sauvé des eaux qui s'apparente plus à l'enfer qu'au salut mais là, les clés me manquent assurément...
 
Une de ces toiles tout à fait exceptionnelle est celle de la vie de l'humanité , des trois âges (âge d'or, d'argent et de fer) montrant la décrépitude humaine et son recul... avec une finesse et une précision digne des plus grands maîtres. 
Il est étonnant pour l'époque que ce traitement de la couleur, des toiles soit aussi différent de ses contemporains; il y a une utilisation de la pigmentation des couleurs tout à fait exceptionnelle et qui mérite que je m'y arrête plus longuement prochainement afin d'approfondir un tant soi peu ce peintre symboliste que j'apprécié beaucoup
 
 
La fleur mystique ou la corolle s'épanouie irrigée par le sang des martyrs...reste pour moi un monument à la gloire de la religion catholique et a ses bienfaits...

Je pense que vous aurez l'occasion de découvrir avec plaisir les autres très belles pièces présentées au Musée Gustave Moreau, alors n'hésitez plus et partez àç la découverte du symbolisme et de l'abstraction, quelques belles pièces dont un Saint Jérôme décharné dans les panneaux du 3ème étage; un musée très riche et bien plus qu'agréable... à découvrir ou redécouvrir et par la même occasion, je me suis rappelé un autre peintre que j'avais découvert à Nice qui travaillait pas mal autour de la mythologie, avec notamment des représentations des Parques et autres toiles où la mythologie prend toute son importance et qui s'appelait Gustave-Adolf Mossa dont on peut voir quelques toiles sur des sites personnels comme celui-ci ou celui-là
 
 
 
 
14, rue de La Rochefoucauld 
75009 Paris
Tel: 01 48 74 38 50
par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Jeudi 21 septembre 2006
 
Voilà un film juste et touchant tout simplement.
Après l'équipier, voilà Philippe Lioret de retour avec pour thème la disparition, momentannée, puis longue d'un être cher, sans qu'aucune raison ne puisse être donnée, Lili (alias Mélanie Laurent et son ton très juste, sa perdition dans les nuages) revenant de Barcelone apprend qu'après une dispute avec son père, son frère, son jumeau est parti et elle se laisse dépérir sans nouvelles de lui depuis des mois. Une carte postale envoyée de Reims lui redonne espoir, car c'est bien de ça qu'il s'agit, retrouver cette petite flamme de vie sans laquelle il n'y a plus de raison d'avancer. 
A ses côtés Léa et son ami Thomas (alias Julien Boisselier qui fait une excellente prestation tout en douceur et en subtilité) essayent de la réconforter et de l'accompagner, de lui faire retrouver la raison mais rien n'y fais, sa quête du frère perdu reste intacte. Elle partira a plusieurs reprises à la recherche de son frère et les mois passent sans nouvelles autres que ses démabulations en Bretagne.... Thomas se rapproche de Lili mais n'arrive pas encore a la convaincre de passer à autre choses, que si son frère revenait, il n'aimerait pas la revoir dans cet état là.
On sent qu'il plane un non-dit au dessus de la famille, la mère veut dire, le père (alias Kad Merad) est là résigné et fort à la fois qui encaisse les cartes postales dans lesquelles le fils remet en question sa vie de banlieue, ses petites ambitions et son peu de grandeur; après réflexion l'idée commence à germer qu'il peut, lui aussi prendre en main sa vie maintenant que les enfants ne sont plus là, il voudrait voir la mer...
 
Chronique d'une disparition, de la perte d'un être cher qui ne veut plus revenir, qui ne peut plus revenir, entre désillusion et incompréhension, les vivants ou ceux qui attendent un signe restent dans l'expectative, pour combien de temps, comment vive t-il cela.... ils veuelent comprendre là où parfois il n'y a pas toujours matière, ils se sentent souvent responsables...
 
Adapté du roman d'Olivier Adam, le film aurait me semble t-il pu accentuer les traitements entre le père, la mère et la fille qui sont esquissés mais pas assez approfondis à mon sens mais le film est émouvant et juste, c'est le terme le plus approprié
 
Un belle critique également Chez Lo
par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Mercredi 20 septembre 2006
 
Alors là, moi je vous conseille s'il repasse pas loin de chez vous, avec notamment Gréements de fortunes (quelques morceaux sur Myspace) en vrai Grand groupe de Funk au son groovy et à l'articulation généreuse et bien bâtie des morceaux et du groupe qui on le voit se connaissent bien. j'ai récupéré sur Novaplanet les noms des musiciens: le groupe de Bibi Tanga (Bass et chants) avec  Rico Adiko (guitare) , Jay Murphy (claviers), Titi Cornelie (batterie), Lawrence Clais, Eric Rohner, Gil C freak... Le pianiste a le look cool et funky, ça c'est clair, le chanteur, un géant au lunettes noires...  je me disais aussi avec paraglider qu'il nous manquait notre paire de lunettes funky, il va falloir se mettre au goût du jour enfin essayer du moins. Il vous entraîne dans un petit déenchement obligatoire et bien sympa voguant sur des routes ensoleillées de nuit...Donc, très bonne formation et sous le chapiteau, grâce au beau boulot des équipes techniques, sons le live était de très bonne facture, un scène tournante enfin plutôt un public pouvant tourner autour des musiciens, entre la batterie et le piano d'abord, à côtés de Sandra n'kake qui dansait funky avant de monter sur scène, très sympa ce mixage, possible sur de petits évènements de qualité...
 
Donc ensuite est monté Sandra, elle est quand même très belle et a un style et une voix chaude et inimitable comme on avait pu s'en rendre compte il y a peu à la villette. La voilà donc tout de rouge vêtue sur la scène avec Juan Rozoff, toujours en forme mais  un peu hésitant par moment. J'avoue que je préfère quand même la voix de Sandra  et je trouve que leurs chansons en anglais passent mieux sur ce type de rhythme. Enfin le spectacle était au rendez-vous et comme je connaissais un peu le répertoire j'ai pu suivre mieux avec toute l'énergie qui se transmet dans ce genre d'amabiance et quelques nouvelles chansons du prochain album qui ne saurait terder ce qui permettra de les retrouver d'une autre façon et d'être Funky...   
 
Le temps était au beau fixe, le bar très sympa et pas cher, c'est le moins que l'on puisse dire, en vrai, une très belle soirée qui dura jusqu'à près d'une heure du matin avec un rappel comme il se doit et un cha ba da ba da de longue haleine... après le retour aux pénates ... Alors cela permet aussi de présenter le concept de www.playlive.fm, véritable echo-système musical dont c'était le premier rendez-vous mais qui devrait revenir vers nous d'ici peu... avec son système de réseau social qui devrait nous permettre de profiter amplement de ces manifestations et devrait semble t-il reléguer au loin www.myspace.com d'ici peu... pour ça on verra quand même...
 
Alors retrouvez Sandra sur son site Internet avec quelques morceaux sur My Space... et également quelques impressions d'Elle en personne, c'est vraiment très sympa et Juan Rozoff et le site des Gréements de fortunes
Quelques photos du concert en ligne chez Stella
par Herwann PERRIN publié dans : Musique
Mercredi 20 septembre 2006
 
De Russell Banks on connait quelques romans par la bande, par exemple De beaux lendemains, le film d'Atom Egoyan  qu'il faudrait que je revoie car il était très bon mais lointain maintenant dans ma mémoire... j'avais lu et apprécié Sous le règne de Bone mais là avant de lire très prochainement Amercian Darling qui me tente déjà depuis belle lurette, quelques nouvelles dans son style où c'est vrai que l'on retrouve l'aspect carément social, où les rapports humaines prennent toutes leurs dimensions, des situations pas simple à vivre et demandant une bonne dose de recul sur soi même.
Reine d'un jour où l'histoire touchante d'une famille et de l'aîné aux vissicitudes de la vie et où le rêve de faire passer sa mère dans une émission d'audience nationale devient une sorte de quête... Le Goulet ou le destin chaviré et momentané puis durable de trois hommes que rien ne prédestinait àd evenir ce qu'ils sont maintenant... Adultère, histoire de vie tout simplement, adolescence et retour sur soi, Sarah Cole : un histoire d'amour, il faut une sacrée dose de compassion... les choix de chacun sont dictés par... difficile de vivre dans un monde d'apprence parfois, Du bois à brûler où l'histoire d'un père, d'un fils et d'un tas de bois à bruler qui reste dans un jardin...divergence de points de vues et de priorité
 
Un petit recueuil qui se laisse lire très agréablement et c'est toujours un plaisir de lire du babel également alors allez-y vous ne serez pas déçu, l'Amérique d'aujourd'hui est là qui vous attend les bras ouvert, regard décalé et vrai sur une partie de notre monde qui deviendra bientôt le notre, les différences culturelles se lissant, diminuant diminuant diminuant....
par Herwann PERRIN publié dans : Livres
Mardi 19 septembre 2006
 
Eh bien je suis assez déçu par ce petit essai d'Ismail Kadaré, pas spécialement convaincant ni convaincu d'ailleurs après sa lecture en un rien de temps, c'est assez court... C'est sur Dante Alighieri le grand, l'Unique; le poète de la Divine Comédie qui chante "la descente de Dante aux Enfers, puis le passage par le Purgatoire et enfin son accession au Paradis, pour terminer par son union à Dieu" et ses rapports, son adoption par l'Albanie lors de l'occupation italienne, sa complicité avec les albanais et sa reconnaissance, les rapports qui se nouent entre le florentin et les albanais sont profond même s'il est difficile d'atteindre le troisième chant, le Paradis... la langue italienne aussi est là qui s'écoute par les albanais sans trop savoir pour quelles raisons; pour la Grèce on est loin de cette manière de faire et la guerre reste la guerre... Il y a aussi les rapports complexes de certains écrivains albanais tels qu'Ernest  Koliqi au passé un peu trouble...
Bon il y a bien un petit passage sur le Sang "la vague de fierté au sujet du sang qui ne saurait être pardonné sur quatre cent générations - ainsi le stipule le Coutumier ancestral - enivre tous les esprits" ce n'est pas grand chose mais cela prend tout son sens lorsqu'on a lu Avril brisé avec les rapports au droit coutumier, au Kanun, à la manière très organisée, très codifiée de reprendre le sang, rapports entre droit et Etat, entre coutume et Hommes qui est un de mes romans favoris aux côtés du Dossier H qui vous permet de partir avec deux chercheurs iralandais à la recherche des derniers rapshodes et le rapport aux contes ou plutôt aux épopées et à leur transmission orale à la suite d'Homère bien sûr, du Général de l'armée morte mis en scène avec Mastroanni il y a belle lurette... avec également Le Palais des rêves et le contrôle par le Pouvoir des rêves de tout un chacun, le pont aux trois arches et ses piliers où se cachent d'étranges choses...dont je dois toujours lire le pendant d'Ivo Andric le pont sur la Drina, puis sur sa ville, Girokaster, il y a Chroniques de Pierre avec ses maisons qui se touchent presque et que l'on imagine aisément tellement les descriptions sont belles; les petites nouvelles chez Stock sont également sympathiques avec par exemple Concours de beauté masculine. Qui a ramené Doruntine est également un de ces romans d'exception, qui est également un peu évoqué dans cet essai lorsqu'il est question du temps accordé aux morts pour revenir chez les vivants quand ils n'ont pas terminé ce qu'il devait accomplir... Je vous conseille également vivement Invitation à l'atelier de l'écrivain qui vous donnent quelques clés de l'oeuvre de kadaré tout autant que l'essai d'Eric Faye intitulé Prométhée porte-feu sur Kadaré
 
Il y a également le Concert sur l'occupation de l'Albanie par la Chine et le très grand essai qu'il faut lire s'intitulant Eschyle où l'éternel perdant que je vais d'ailleurs m'empresser de relire ces prochaisn jours... Bon en gros, Kadaré c'est du grand, du très grand écrivain et ce sont les rapports au pouvoir, à la mythologie, aux coutumes ancestrales albanaises mais également à la langue, cette langue indo-européenne qui pourrait être le substrat de nos langues par sa construction... et d'un pays qui a été sous le joug de l'occupation et qui ne s'en est sorti qu'il y a peu... C'est assurément à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas et à relire pour les autres mais ça ils le savent déjà donc voilà...
 
Sur Wikipedia, vous pouvez retrouver la liste des romans et essais d'Ismail Kadaré
par Herwann PERRIN publié dans : Livres

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