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Dimanche 30 septembre 2007
 

Une très belle exposition que celle présentée par La Fondation Henri Cartier-Bresson, une grande dame (94 ans) de la photographie qui est toujours vaillante dans cette belle ville de New York qui l’a vu naître et dans laquelle elle aime promener son regard et nous faire partager sa vision de la vie, des évènements.

 
 

Une exposition en deux temps, l’un centrée sur les années 30/40, le noir et blanc est omniprésent, elle balaye de son œil vif et précis l’ensemble de la ville dans sa profondeur et son intimité, les enfants sont là qui court de tous côtés, jouent aux bandits qu’ils deviendront peut être, montent aux arbre se déguisent avec des masques de fortune, c’est l’instantanée du moment qui prime, des graffitis qui déjà font partout partie du paysage urbain, c’est vrai on est à New York quand même, la ville infatigable . Elle se promène au gré de ses errances et prend sur le vif ce qu'elle aime, la belle vision

 



 

La deuxième série nous emmènes vers la couleur, c’est dans les années 70, soit près de 40 ans après. La belle dame, la belle Helen Levitt a toujours gardé son regard, il a évolué vers d’autres horizons, j’aime également beaucoup cette série qu’il nous est proposée de voir. C’est un autre univers toujours urbain qui s’offre à nous. Il est toujours question des enfants, de la ville avec cette énergie et cette vitalité si présente dans ses photographies, une poésie de l’urbain qui est là, omniprésente étalant avec toute la simplicité du monde la vie de la société américaine, ses mélanges et ce melting-pot si caractéristique de l’Amérique.

 

 

 


Amie de Walker Evans et d’Henri Cartier-Bresson, elle est un peu inclassable mais avec un regard bien à elle...

 

 

 

Les photographies de l’exposition sont pour la plupart issues du fond de la galerie Laurence Miller et je ne saurai trop vous conseiller que d’aller vous perdre par là-bas ; évidemment, c’est plus agréable encore si vous êtes sur place mais bon on ne peut pas encore se dématérialiser et réapparaître instantanément

 

 

 

Plus de photographies sur le site de la galerie Laurence Miller

 

 

 

L’ami Lunettes rouges y est également passé faire un tour…

 

 

Avis aux amateurs de beaux moments, allez y faire un tour vous serez content de votre petit périple

Fondation Henri Cartier-Bresson
2, Impasse Lebouis - 75014 Paris
Tel : 01 56 80 27 00
par Herwann PERRIN publié dans : Photographie
Samedi 29 septembre 2007


Intéressant pour ceux qui sont à New York d'aller à l'International Center of Photography pour voir cette exposition rétrospective, décryptage sur une photographie sublime de Robert Capa, "Falling Soldier".

Sûrement trop de questions sur la vraie et fausse nature, vie de cette photographie. Espérons que cela se termine cette fois ci car comme le dis bien Richard Whelan, le conservateur des archives Capa "la vérité n'est jamais toute noire ou toute blanche. Ce n'est pas plus une photographie de quelqu'un jouant à être touché par une balle qu'une image prise au coeur de la bataille".

Et puis c'est bien également dans la mesure où elle remet en piste la compagne de Robert capa, longtemps ignoré Gerda Taro dont je vous conseille d'ailleurs la lecture du très beau livre que lui a consacré François Maspero, L'ombre d'un photographe, Gerda Taro.

L'article du journal Le Monde en date du 29 septembre indique : "Le mur d'images est impressionnant. Il y a des photos rectangulaires venant d'un Leica et des carrées provenant d'un Rolleiflex : les premières sont de Capa ; les autres, inédites, de sa compagne Gerda Taro. Ils étaient donc présents tous les deux, ce qui n'était pas avéré. Par moments, Capa et Taro photographient côte à côte dans une tranchée - on aperçoit leurs ombres. Puis ils se séparent. Capa photographie les miliciens qui brandissent leur fusil. On reconnaît les deux hommes qui vont mourir.Gerda Taro les suit grimpant la colline et prend le premier, assis en train de tirer en l'air. Manifestement, à ce moment, il n'y a pas d'ennemi en face : les miliciens posent pour Capa etTaro jusqu'au moment du drame. La thèse de Whelan est que, ensuite, des balles ont surpris ces deux soldats, les abattant l'un après l'autre. Il s'appuie sur les trois dernières photos de la série : elles montrent des miliciens, non identifiables, gisant dans l'herbe."

A vous de jouer....

International Center of Photography
1133 Avenue of the Americas at 43rd Street
New York, NY 10036
Phone: 212-857-0000
par Herwann PERRIN publié dans : Photographie
Vendredi 28 septembre 2007


Terrible tout simplement, au départ je me suis dis, je ne vais mettre que cela mais cela vaut un peu plus, carrément plus.

En tout cas, à ne pas maqnuer, vous serez charmé et cela vous permettra de rentrer un peu plus dans les arcanes de JOY DIVISION, groupe mythique avec à sa tête Ian Curtis qui meurt le 18 juin 1980.

Le film, vêtu de noir et de blanc par Anton Corbijn a un rendu quais photographique comme me le faisait remarque C. c’est un bonheur qui est rare et qu’il est bon d’apprécier à sa juste mesure. Le regard d’un photographe car Anton Corbijn est photographe et celui des stars… Cela débute en 1972 dans les quartiers de Macclesfield où a grandit Ian Curtis, dans un Manchester où comme il dira ensuite à Annik Honoré, il fait gris et triste mais où déjà Bowie est là aux commandes.

 

 

C’est là qu’il rencontre sa future femme, Debbie avec laquelle il se mariera très jeune, trop jeune et aura un enfant, natalie. Le groupe commence a bien marché mais si pour Ian Curtis cela devait resté une envolée, il a un peu peur de l’ampleur que cela prend, il doit donner beaucoup, trop sans doute lors de ses concerts et cela devient rapidement un dû qu’il doit payer pour monter sur scène, difficile d’autant plus qu’il est épileptique et qu’il doit tester une ribambelle de pilules/drogues qui peuvent avoir des effets contradictoires… il aura quelque crises lors de ces concerts.

 

 

Lorsqu’il est en concert, il est ailleurs, il est avec la douce et belle Annik qu’il aime et qu’il déteste à la fois, il l’a déteste car il ne sait pas choisir ; d’un côté sa femme et son amour irrémédiable du début de la découverte, de la jeunesse et de l’autre Annik, la beauté, la vie qui coule à flot et lui entre d’eux qui aime deux femmes de manière différentes mais sincère, il est de plus en plus partagé, scindé entre ces deux vies et il n’arrive tout simplement pas à gérer. Il ne veut quitter aucune des deux, il n’arrive pas à choisir.

 

 

La mélancolie est là autour de lui, dans ses écrits qui relatent également son état d’esprit, le film met en parallèle de manière subtile les états d’âme de Ian et ses chansons, reflet de cette vie qui s’enfonce ou qui ne correspond plus à ce qu’il en attendait.

 

 

La musique est là qui accompagne ce très beau film avec aux commandes Sam Riley, étonnant de vérité et de vitalité, il est également le chanteur du groupe 10000 things à Leeds….

 


 

Voilà, il n’y a rien à dire et il faut le voir tout simplement.

 

 

Retrouvez plus d’informations sur l’espace My space du Film Control et puis sinon écoutez quelques titres cela fait du bien de se remettre dans le bain…

 


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Vendredi 28 septembre 2007


Posez-vous dans cette petite succursale de la pizzeria Marie louisa à l'angle de la rue, pas près de la fenêtre car un petit filet de vent vous glacerait le sang mais dans la salle, le décor est tout simplement kitsch et pieux si l'on peut dire, un mélange suave et tout à fait de bon goût. L'ambiance est au calme mais  cela fais du bien de se poser tranquillement surtout que lorsque l'on sort de la patache, on a besoin d'air frais.

La serveuse est bien agréable, ce qui ne gâche rien et la carte bien alléchante avec en plus une petite formule pas mal. Pour moi ce sera despasta parpadelle au speck et aux pleurotes, je ne vous dis que ça, un réel petit délice de chez mamie accompagné d'un petit rouge fruité à souhait grato rosso ou quelque chose dans le genre, cela fais quelques fois que je me dis que les vins italiens sont à découvrir mois qui les prenait de haut il y a quelques années, ils sont souvent subtil et avec un petit goût que l'on ne connaît pas par ici...

Voilà avis aux amateurs de desserts, pour moi c'était panacotta aux fruits rouges mais le Tiramissu est énorme dans tous les sens du terme mais j'attends de goûter celui d'Al. qui semble t-il est aussi bon si pas meilleur, que de bonnes choses en perspectives...


Voilà, voili, un bon petit coin pour se poser et côté budget, j'en ai eu pour 28€ vino compris ce qui reste plus que largement raisonnable... petit hic, le limoncello est peut être un tout petit peu trop alcoolisé...

La Madonnina trattoria napoletana
10, rue marie & louise - 75010
Tel : 01 42 01 25 26
Vendredi 28 septembre 2007



Petit bar à vin tranquillou dans lequel il faut arriver avant la ruée c'est-à-dire avant 19h20, c'était cool on avait une grande table pour nous tous seul, près du poêle, eh oui le temps se rafraîchissant il fait bon de se réchauffer autour d'un petit chinon les feuilles et avec un petit de charcutaille pour le sauvetage de l'âme, le pain est délicieux et la saucisse sèche bien agréable. Ils font aussi épicerie fine mais je n'ai pas eu le temps de tester. Donc, pour parler des derniers films, des nouveautés sur facebook ou encore des escapades pour Londres ou des voyages au long court, c'est pas mal du tout.

Donc à tester, c'est le genre de bar que j'aime bien à l'ancienne ou comme dirai LC refais à l'ancienne, du bois, un peu vieillot, un comptoir en zinc et des tablés... Seul petit hic c'est la fumée, cela devient saturé ... côté prix, c'est très très honnête, genre la planchette de saucisse sèche à 6€ et pour levino idem, on voulait aller au verre volée en face mais si je ne me trompe pas ils ont un sacré droit de bouchon et c'est moins agréable...

POur info, qu'est-ce qu'une Patache par wikipedia

La Patache
60, Rue de Lancry - 75010 Paris
Tel : 01 42 08 14 35
Jeudi 27 septembre 2007


Eh bien assez déçu avec ce film de Danielle Arbid avec Melvil Poupaud et Alexander Siddig.

En effet, je connais de part quelques expositions réalisées à la Galerie VU les très très belles photographies d'Antoine d'Agata, ces floues dans la nuit, dans la perdition de l'ailleurs ces ambiances sur réelles qu'il arrive à révéler de par son parcours, de par sa vie. Il y a cette lumière si particulière, ces endroits, ses situations... à découvrirassurément si vous ne connaissez pas, c'est un grand nom de la photo.

Mais ici, rien de tout cela une histoire qui manque de composition, de substrat, deux hommes perdus, l'un, Fouad Saleh sait très bien pourquoi même s'il semble avoir oublié, cela fait 20 qu'il se fuit à travers le moyen orient du Liban à la Jordanie puis la Syrie,... il ne veut plus se souvenir de ce qu'il a fait à cette femme...à sa femme. C'est à la frontière de la Jordanie que Thomas Koré (alias Melvil Poupaud) entre aperçoit cet homme avec une femme, il est photographe, il veut prendre des clichés de ce moment d'intensité entre deux êtres. Leur route commence ainsi, àAmman, Thomas erre dans les bas quartiers à la recherche de filles pour passer un moment et pour les photographier, c'est sa recherche, sa quête, trouver des sujets à explorer, à photographier.
Une sorte de lien se crée entre les deux hommes et Thomas lui demande de devenir son interprète et de le guider. Étrange binôme que forme ces deux hommes perdus; Thomas étant lui aussi au milieu du chaos, ayant laissé derrière lui une petite fille et une femme qui l'aime, il voulait vivre quelque chose d'autres... Au final est-ce qu'il vit vraiment cet ailleurs tant recherché, on a des doutes, il s'enferme chaque jour un peu plus dans ce quotidien noir et glauque. Est-ce que cette rencontre lui permettra d'ouvrir les yeux et de revenir, d'être à nouveau celui qu'il a sans doute été.... rien n'est moins certain...

le site Internet d'un homme perdu


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Mercredi 26 septembre 2007

Alors que sors aujourd'hui le film d'Anton Corbijn sur Joy Division, une exposition consacré à ce groupe mythique est en accès libre à la Galerie Agnès B, rue du jour. Quelques très belles photographies de toute l'équipée sauvage notamment lors de le seul concert à Paris, le concert des bains douches à Paris le 18 décembre 1979, il y aurait eu ce jour là une énorme panne d'électricité . On retrouve le groupe au grand complet se promenant dans le quartier des Halles, c'est vrai que les bains douches ne sont pas loin, dans l'église saint eustacherénové aujourd'hui est toujours plus belle, près de chez moi enfin l'endroit que je quitte près du Passage du cerf, sur les marches de l'arrière du forum, quand cela donne dans la ruemontorgueil...

Sur scènes aussi, pour se remettre dans l'ambiance, le noir et blanc est là qui tranche ; Ian Curtis et ses trois compères sont là, presque éternels.

Galerie Agnès B
Rue du jour 75001 Paris

Pour se mettre dans l'ambiance...


par Herwann PERRIN publié dans : Photographie
Mardi 25 septembre 2007


Retour à l'opéra tant attendu mais la déception était à ce premier rendez-vous qu'il nous était donné de voir avec cette nouvelle création d'Arianne et Barbe-Bleue, conte en trois actes de 1907 de Paul Dukas sur un livret de Maurice Maeterlinck.

Déception de part les décors qui ne sont pas, et c'est un première, pertinent, agréable, facile, pratique pour suivre cet opéra; pour ce panneau latéral retranscription en vidéo de l'univers des pièces qui se présente à nous avec un traitement de nuit, c'est vrai que dans l'idée d'être observée, vue, suivie cela peut être intéressant et on peut voir derrière Barbe-Bleue en personne mais ce n'est ici pas réussi, cela n'apporte pas grand chose à la mise en scène... d'autant plus que la définition et le rendu ne sont franchement pas bons. Ensuite viennent les interprètes qui tour à tour sont là pour nous enchanter et là encore rien ne vient que la déception, c'est franchement dommage, moi qui me faisait une joie de reprendre...

D'après ce que l'on peut lire sur le site de l'Opéra de Paris à propos d'Arianne et Barbe-Bleue, on apprend : "Ariane et Barbe-Bleue est le seul opéra achevé et publié de Dukas. Le livret est tiré d’une pièce que Maeterlinck avait publié en 1899 et qui était d’emblée conçue comme un livret d’opéra destiné au compositeur danois Edvard Grieg. Mais celui-ci y renonça et Dukas finit par en obtenir les droits, mais il mit sept ans avant de terminer son ouvrage. (...) Car il s’agit d’une œuvre importante, qui met au premier plan son personnage féminin, exige de lui des capacités vocales exceptionnelles et en fait une des premières héroïnes « révoltées » de l’histoire de l’opéra (« Il faut désobéir, c’est le premier devoir quand l’ordre est menaçant et ne s’explique pas », dit Ariane, dès sa première intervention). Messiaen, qui fut l’élève de Dukas, analyse l’œuvre en ces termes : « Ariane, c’est la lumière de la vérité. Barbe-Bleue : c’est le monde. Les paysans : c’est l’humanité révoltée contre la souffrance du monde. Les femmes : c’est l’humanité engourdie dans les mystères qu’elle ne peut ou ne veut scruter, c’est le démon de l’habitude qui fait préférer les souffrances que nous connaissons aux joies que nous ne connaissons pas"

Si l'on comprend aisément ce que veut dire Messiaen, il n'empêche que même si l'on sent ces aspects tous en puissance, la création présentée n'arrive pas à les faire passer au premier plan, la mise en perspective ne se fait pas pas, cela ne passe pas. C'est dommage, j'aurai bien aimé creuser cet aspect... de la femme révoltée...

Voilà, à vous de voir mais par contre j'attends avec impatience Roméo et Juliette... toujours à l'opéra bastille

L'Opéra Bastille
Mardi 25 septembre 2007

Samedi, on m’a venté les mérites sublimes de 28 semaines plus tard et notamment la scène du début du film. Alors certes, elle est excellente, vivifiante et tonitruante mais bon, on va quand même pas en faire tout un foin non… Surtout que la suite est indescriptiblement mauvaise sauf la musique… seule note relativement positive sur ce film et je m’en vais fourbir mes armes et acérer ma lame pour couper quelques mains…

Bon à vrai dire, c'est peut être pas mal dans le genre mais je n'ai pas assez de référence dans le domaine, j'avais vu le premier opus 28 days after, c'était gore et bien mieux, beaucoup plus flippant que celui-ci et pourtant je n'en mène pas large dans ce genre de film mais là il n'y a franchement aucun suspens et à part la première scène un peu speed, le reste n'est franchement pas terrible. Dans la premier c'était quand même un peu plus subtil si l'on peut dire et puis j'avais bien aimé la fin également même si elle se perd maintenant dans un tissu de brumes dans mon esprit...

Pour l'histoire, et pour faire simple; l'Angleterre a été décimé par un virus qui change les gens en morts-vivants assoiffés de sang; les américains, eh oui toujours à la rescousse de leurs petits frères d'armes ont repris le contrôle de la situation et la phase de reconstruction au coeur de Londres peut commencer. Don, le coureur le plus rapide de tous les temps, celui qui a réussi à sauvegarder sa peau contre son honneur, enfin on le comprend dans ce genre de moments pas évident que la solidarité joue, belle mentalité me direz-vous... Enfin, il récupère ses enfants et les voilà qui vont passer un bon moment... C'est sans compter l'arrivée de quelqu'un qu'il connaisse et qui est détenteur du secret.... Peut être est-il déjà trop tard, il est préférable que vous vous barricadiez dans votre petite maison, la France vient d'être envahi... le napalm ne vas pas tarder à s'abattre...

Ce n'est que le début...

à éviter sauf pour les fans de chez fans....



Le site Internet de 28 semaines plus tard

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Mardi 25 septembre 2007


Impressions de découvertes d'un monde encore vierge, encore épargné par nous et par notre capacité à remplacer ce qui est, ce qui a toujours été, à gommer, à remplacer ces instants de magies, ces moments où le monde s'ouvre aux autres. Regard sur un monde préservé pour le meilleur et parfois aussi pour le pire (mariage forcé, ...), les conditions de vies ne sont pas celles de nos pays mais sont elles moins bonnes pour cela. En tout cas, c'est le farwest qui s'ouvre, on se croirait dans le grand ouest américain d'alors, celui de la conquête, certes il y a des voitures, des motocyclettes mais il y a de l'espace de l'étendue à perte de vue, le ciel s'étend et couvre l'espace qui s'offre à vous.



Regardez ces hommes, ils sont presque sur deux mondes, deux rives infranchissables, sûrement pas mais un peu miroir de l'un, de l'autre. Leur vie de pêcheur sans poissons.


Plus loin une très belle photographie de la Mer d'Aral où ciel et mer se confonde, se complète, cette mer qui peut être renaît, on ne sait pas encore si son assèchement est inéluctable...  Et, un peu plus loin, ces filles aux costumes traditionnels, ces enfants qui chantent et qui dansent dans les rues désertes, cette femme aux lunettes qui savoure ou qui attend la fin de la journée...

La nature prend le dessus comme toujours d'ailleurs et recouvre pour cette fois probablement éternellement ces tombes où repose quelques rois d'alors, quelquesdjins aussi peut être ou encore quelque vasque endormi, perdue. On est dans la région de l'Aral au Kazakhstan, en Ouzbékistan, au Xinjiang et sur les rives de l'Issyk Koul au Kirghizistan.


Les sables grignotent tranquillement cet espace et le temps s'effacent devant ces journées.

Pour Claudine Doury "Loulan Beauty" témoigne de ces hommes au milieu des mondes, héritiers de royaumes engloutis, des pêcheurs sans mer, des enfants qui dansent pour faire revenir leur parents partis travailer au loin, de Lola qui rêve d'Amérique, des hommes qui écoutent les sables chanter et des filles aux mille nattes, les mêmes que celles, retrouvées sur Loulan, leur ancêtre de quatre mille ans".

Étrange sensations que de voir ces photographies défilées, un monde qui s'en va peut être, un monde à découvrir avant la fin en tout cas et se perdre dans la steppe.

Retrouvez quelques unes des photographies de Claudine Doury sur le site de la galerie Camera Obscura


Galerie Camera Obscura
264 Boulevard raspail - 75014 Paris
par Herwann PERRIN publié dans : Photographie

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