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Mardi 1 novembre 2005

En partance pour d'autres contrees sauvages a souhait...

De retour d'aventures vers le 15 novembre ....

See You

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Jeudi 27 octobre 2005

lenfant_aff

 Chronique d’une mort annoncée pu presque, la Belgique se prête excessivement bien au cadre de ce film où la misère morale et le dénuement alliée au manque de maturité des personnages donne un relief on ne peut plus véridique à la misère sociale qui ressort de ces vies sans réalité autre que leurs errements, entres morceaux de routes, abris de clochard avec carton, foyer et un enfant qui au milieu de tout cela est la proie de la conscience, cette voix, aussi horrible soit elle qui donne à l’argent un contrepoids, enfin j’espère vouloir croire à cette vision en tout cas, pour que l’espoir, cette infime espoir qui transparaît au fil de la vie subsiste et au prix d’un sacrifice sauve ou enfin essaye de sauver une vie, des vies, solitudes et retrouvailles beauté de la jeunesse insouciante et d’un monde que l’on ne côtoient pas mais qui est là de l’autre côté de la rue mais que l’on a sûrement pas envie d’aller voir, même de savoir qu’il existe

 Une très belle triste histoire mise en scène magistralement par les frères Dardenne avec des acteurs qui ont la sensibilité de leur condition et qui représente bien cet état d’évanescence d’un monde qui nous entoure

 A voir  en tout cas

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Jeudi 27 octobre 2005

rainermarilke

 

Niels Arestrup (acteur fugitif dans De Battre Mon Cœur S'est Arrêté) est excellent, magistral évident, monstrueux et on sent qu’il les vit ces lettres, ces lui qui les dicte à sa main, qui les comprend et qui pose chaque terme, chaque mot et la douleur, la fatigue elle est là aussi qui nous emmène avec Rainer-Maria Rilke avec Frank Kappus dans els détours d’une écriture des plus sublimes dans un opus qui a le mérite d’exister en dehors de la pièce évidemment, et avant tout mais une interprétation qui vous interroge et qui vous oblige à vous replonger dans le texte brut car le lieu de la scène n’est pas malheureusement pas toujours propice à l’approfondissement d’un texte d’une telle densité, certaines lettres plus que d’autres vous emmènent dans des méandres où l’esprit a besoin de se reposer, de prendre du recul pour mieux intégrer ce qui se dit, après tout les lettres méritent que l’on revienne à elle, que l’on les palpent, les touches, les relisent et la pluie qui vient ponctuer quelques une des ces minutes était d’un autre monde, ailleurs, Rilke, en avance sur son temps avec sa position sur els femmes, Dieu, au centre de l’homme, sans passé mais en devenir, dans l’avenir, enfin je ne sais que vous dire, le recommander oui certes mais à la fois, le retour au texte est important, primordial, pour ceux qui connaissent bien le texte, allez-y les yeux fermés, la séance sera plénière…

 Quelques extraits en MP3 sur le site du théâtre de la Bruyère

 Le texte sur Amazon par exemple dans la belle édition Gallimard of course…

 Une belle critique sur cette pièce et une rencontre avec le texte

 

 

 

Jeudi 27 octobre 2005

caligula

 La quintessence du sublime, l’impression de légèreté de ses corps lancés dans l’espace, soulevé tel des plumes, ses pirouettes et figures murement réfléchi et accomplies avec une grâce infini, ce costume de Caligula tout à fait remarquable (Olivier Bériot) avec les Quatre saisons de Vivaldi, la beauté, le talent et la perfection sont là à la croisée, se rejoignant dans cet espace temps magique qu’est le Palais Garnier avec sa beauté intrinsèque qui irradie.

 L’article de Libération de Lundi est bien en deçà de la réalité du spectacle vivant et la sensibilité qui en émane avec ces jeux en tableaux et ces intermèdes d’un temps futur, avancée dans un ballet classique où la musique évolue pour aller presque vers des sons électro et une maîtrise des corps et des mouvements en évolution constante, pérennité de la beauté. Ces intermèdes aux figures épurés et à une mise en scène et des mouvements plus lents mais d’une intensité rare en font un spectacle dans le spectacle, véritable création au sens propre du terme, Nicolas Le Riche nous donne à voir un ensemble d’une cohésion retrouvée « ce n’est pas la fonction de Caligula qui est interrogée, mais l’humanité qui l’habite et dont témoigne son rapport particulier à l’imaginaire ».

 C’est un « homme déchiré, que la folie et le pouvoir poussent à créer jusque dans la destruction. En proie à une imagination exacerbée, il est un dionysiaque au sens où Nietzsche le définit : en toutes circonstances, il éprouve le besoin vital de jouer et de se métamorphoser jusqu’à incarner ses propres visions. Mais cet état le confronte à une dualité tragique : tant qu’il est acteur, il maîtrise son destin et accède à l’immortalité, mais dès qu’il redevient spectateur, il se rend vulnérable et mortel ».

 Symbiose et entente parfaite entre musique et danse, cette composition nous plonge dans une histoire qui sans la connaître nous fait découvrir la tragédie, palpable à chaque instant dans cette composition et dans cette manière de dire les choses avec le corps, avec els mouvements, les arrêts sur images, transmettre sans parler est là une des plus belles aventures de l’art vivant encore une fois réussi ici.

 La musique des intermèdes : Louis Dandrel indique : « À l’orchestre, dans la fosse, répondent des sons électroacoustiques diffusés dans la salle. Les matières sonores que j’ai imaginées ont des formes harmoniques qui se développent sans changer de nature, comme des variations instrumentales. Avec des transparences et des opacités, des lenteurs et des violences, propres à créer cet autre ciel de la tragédie où s’inscrivent les thèmes des Quatre Pantomimes : la lune, le sexe, la guerre, la mort ».

 L’article de Libération un peu injustifié….

Samedi 22 octobre 2005

 la_boh_me

 

 L’opéra, pour les purs amateurs dont je suis est un des plus beaux moments de détente, l’apaisement est ultime. Cette synthèse ; symbiose entre les voix, le jeu, les décors et la musique presque perceptible font de ce moment unique un attribut du Bonheur, eh oui…Nous nous interrogions à cet égard sur le degré de connaissance nécessaire pour apprécier... J’en viens par mains raccourcis à la conclusion qu’il n’y a pas de pré-requis et que la curiosité et la découverte de la Beauté où plutôt du beau font de tout un chacun le réceptacle idéal de ce moment privilégié. Et du spectacle, que dire ? Vous l’aurez sûrement anticipé, il touche au sublime et ces petits traits de soleil et de lune, cette tragédie qui se livre devant nos yeux embue le regard et nous parcoure d’une émotion rare dont le plaisir reste continue. Les envolés et la beauté des textes, des sentiments et des chanteurs nous livrent une éblouissantes vision sur l’amour et les difficultés de vivre des artistes. Ecrit en 1896, il semble avoir été projeté dans les années 30 ; les affiches de Cassandre et de son célèbre Dubonnet si caractéristique s’affichent devant nos yeux ébahis par ces décors majestueux pendant que le peintre repeint la façade du bistrot alors que Musette reste pareille à elle-même ; Mimi et Rodolphe où l’éternel amour craignant déjà de se perdre. Un de ces rares moment où la plénitude et la tristesse vous accueille de façon simultanée.

La Bohème

Samedi 22 octobre 2005

cardillac

Cardillac est un moment très bien chanté mais j’ai eu du mal à rentrer dans la musique d’ Hindemith, difficile d’abord, sinon cette quête de l’orfèvre et de l’or, de son trésor caché et de sa jalousie, maladive nous rappelle à nos vieux mythes ancestraux qui parcourent notre substrat européen.

 Cette relation délaissée avec sa fille, cette anéantissement de l’homme asservi par ces passions, cette incompréhension qui en naît et de l’autre côté, cette pureté, ce renoncement et cette compromission pour l’autre  mette face à face deux visions d’une réalité bien souvent quotidienne

 UN très bon commentaire sur le blog de blabla

 Cardillac à l’Opera de Paris avec de très belles esquisses

Samedi 22 octobre 2005

lesnocesfunebres_aff

 Sublime petit bijou de l’animation à la suite de l’étrange noël de Monsieur jack, , il y a plus der 10 ans déjà… diantre le temps file… Tim Burton nous ravie avec ces personnages aux détails surprenant (j’aime bien le tableau et le père semblable à Holbein un personnage du cimetière des cathédrales d’Andreas) et dans un univers que l’on connaît bien, où les détails et l’humour grinçant sont là, il me semble quand même que l’on soit revenu à quelque chose de plus soft et de moins acide, petite apaisement un peu dommage parfois, l’histoire n’est par contre pas la plus originale qui soit, c’est l’enchevêtrement des deux mondes qui vous amène à avancer aux côtés de Johnny Depp et c’est vrai que cette belle mariée morte est fulgurante, attirante et belle à la fois et que l’on se demande quel serait notre choix entre ces deux mondes l’un joyeux, l’autre lugubre, où plutôt une passerelle toujours ouverte tel un retour à la Bilal dans le Vaisseau de Pierre ; ils reviennent pour d’autres raisons….ils ne sont pas tendre avec qui les trahit….

 Allez voir ce bel opus réussi et je vais revoir l’étrange noël de monsieur jack entre temps…

Le site du film

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Dimanche 16 octobre 2005

wallace_gromitlapingarou

 Fantastique, tout naturellement et surprenant sont les mots qui viennent ; d’une finesse et d‘une justesse inégalable ; un tout on ne peut plus complet et des clins d’oeils à revendre. La finesse est un art difficile que Nick Park maîtrise à la perfection ; on se souvient bien évidemment des épisodes précédent ainsi que des courts métrages ; le film restera gravé dans les esprits. A l’ère du tout numérique, 5 ans de travail pour que la pâte à modeler soit la grande gagnante avec le Public of course. Quelle est la formule miracle ? du travail, un scénario bien sûr mais surtout des personnages touchant et drôle et un humour à revendre ; Gromit est dans ce registre imbattable, sans prononcer une parole il subjugue de par son état même ; fidèle parmi les fidèles ; choyant dans sa serre magique le fruit d’un long labeur qu’il n’hésitera pas à sacrifier ; il est tout à la fois la lapine géante dansante et aguichante à souhait ; il est époustouflant dans la bataille aérienne (un classique maintenant) où il m’a quand même semblé reconnaître ou entr’apercevoir Diabolo et Satanas des fous du volants et puis ces petites pauses et détails à l’anglaise qui font de ce film une très grande réussite

Les clins d’oeils aux différents films sont pléthore et je vous laisse la primeur de la découverte

Volez au secours du lapin-garou et devenez vous aussi des supporters invétérés d’anti-pesto

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Dimanche 16 octobre 2005

cache_aff

 Rester dubitatif est-il du ressort du spectateur ? On peut s’interroger sur cet aspect des choses lorsqu’on sort de ce film où les acteurs, notamment Daniel Auteuil, alias le mari dont la conscience n’a jamais atteint la tranquillité où qui a semblé en faire bon office…. Elle se réveille un jour cette conscience oubliée, des années après, une simple image surgit et le monde s’effrite alors à nouveau dans les méandres où elle s’était arrêtée. Difficile réveil d’autant plus lorsqu’un inconnu vous filme tout de long sans que l’on sache d’ailleurs trop pourquoi ?!! c’est le thème du film après tout…. Enfin l’enfance n’est pas toujours limpide et le voile d’ignorance jamais très épais. En tout état de cause, Magid lui n’a que très mal vécu cet épisode et la poursuite où la rencontre déclenche à nouveau ce reflux, le projetant dans un passé oublié mais qui le suit telle une traînée de poudre pour finalement s’enflammer de plus belle ; une belle scène rouge sang est attendue. Quand Juliette Binoche, elle est la femme tourmentée qui ne comprend pas et qui subit à la fois la situation mais aussi le mensonge qu’insinue à « son insu » Daniel où plutôt Georges… ambiguïté et contretemps auxquels Pierrot, le fils ne comprend rien où plutôt subodore autre chose…

 Allez voir ce film ? je ne sais pas ; c’est vrai que les moments de vie où tout bascule sont intéressants mais il manque ici non pas une fin comme on s’y attendrait de façon classique mais plutôt un corps, déjà…

 Enfin je retiendrai la sublime blague de Podalydes…

 François Gorin a bien apprécié ici

par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Vendredi 14 octobre 2005

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 Comme je vous en avis parlé il ya quelques temps, la rétrospective a bien lieu à la fondation Henri Cartier-Bresson et elle est tout simplement sublime. Les tirages, ceux-ci sont « vintage » qui avaient une importance capitale pour Brandt sont là dans leur format d’époque. Vous le verrez, c’est instant sont saisissant d’une réalité poignante d’alors, véritable vue sur le monde tel qu’il était sans ambages et avec la réalité la plus crue, l’entassement dans les métro en est un belle exemple à l’instar d’ailleurs du retour de la mine, ces yeux que l’on imagine bleus qui surgissent du noir alentours, ces vues de nuit de l’Angleterre d’avant, du début du siècle avec ses pubs et déjà ses figures éternelles et de l’autre côté de la barrière la partie de baggamon (salon à Mayfait 1938)…

L’exposition a été réalisée avec le concours du Bill Brandt Archive de Londres et retrace la vie du photographe, enfin plutôt un parcours à travers 4 périodes successives où suivant les influences de son premier maître, Man Ray il a été influencée par le surréalisme et par Brassaï (une nuit à ondres 1938) probablement pour les vues de nuits qui restent entre social et réalisme puis viennent les portraits de quelques grand nom dont vous pouvez voir une photo ici, celle de bacon mais celle de Magritte est bien révélatrice puis on avance vers les plages de galets avec les nus échos de la galerie Karsten Grève pour enfin s’enfoncer dans les paysages anglais. Je vous conseille vivement le petit Photo Poche sur Bill Brandt, petit bible succincte mais agréable qui retrace en grande partie son travail a un prix plus qu’abordable.

J’aime également beaucoup celle montrant deux marries dont on ne voit plus la tête mais qu’illumine un grand soleil, fond peint en 1930 a priori. Effets de pluie sur les toits permet également de voire cette Angleterre par le haut, par les toits, évocation actuelle des Etats6unis et de ses regroupements de quartiers…le bain du mineur est lui aussi, un moment intense, où la réalité d’alors vous rattrape pour vous happer dans ces vies dans cette réalité sociale de proximité, de promiscuité et de pauvreté extrême que Brandt a su montrer ….

Bon j’arrête, allez-y plutôt cela vaut amplement le détour, le ravissement est là…

par Herwann PERRIN publié dans : Expositions

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