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Mercredi 31 octobre 2007


Abandon du polaroid peut-on lire dans le détail de l'exposition. Abandon pour les grands formats, le noir et blanc en particulier. Il faut du recul pour voir, apprécier ces photographies d'un autre monde c'est peut être pour cela le titre "Longue distance".

En tout cas, j'aime beaucoup les drapés, cette sensation lyrique d'envolement, étourdissement des sens... La lumière de la nuit, de la journée, le flou qui entoure ces photographies et cette poésie immanente. Il est intéressant de ne pas rester cantonné à la série exposée qui malheureusement ne reflète pas l'ensemble des oeuvres proposées parCorinner Mercadier.

ON lira également avec intérêt l'interview donné pour Longue Distance accessible sur le site de la Galerie Les filles du calvaire et dont voici un extrait d'un extrait :

"Que cherchiez-vous à retrouver en faisant cette image qui installe une tension entre ombre et lumière, un peu à la façon du sténopé?

-Justement pour une fois je n’ai rien cherché, rien mis en scène, mais j’ai été saisie par la sensation de la distance qu’on peut ressentir avec son monde le plus proche, soudain étranger. Avec le recul, je peux dire que j’ai été arrêtée dans mon travail par cette image, que j’ai changé d’orientation. Elle est arrivée comme si elle était le premierphotogramme d’un film qui continue de se faire puisque la série Longue Distance n’est pas terminée.

Et je parle de film parce que j’ai toujours cette idée de faire des images fixes qui contiendraient chacune l’image précédente et la suivante, comme si on superposait troisphotogrammes . Un prélèvement de durée. Quand elles me plaisent, que je les choisis, et surtout quand je les garde, mes photographies contiennent une épaisseur de temps que seul cetespace-là pouvait sauver. L’image que je cherche est à quatre dimensions ".

Vous pouvez retrouver les oeuvres de Corinne Mercadier sur le site de la Galerie Les Filles du Calvaire mais également au Éditions Filigranes ou encore sur le site internet de Corinne Mercadier. j'aime bien le commentaire des éditions Filgranes sur la monographie : "une présence ou une absence. Elles montrent ce dont nous sommes à la fois très proches et infiniment séparés. Les eaux sombres d’un lac, la couleur d’un ciel, un pan de mur, une bonbonne de verre abandonnée sur une plage deviennent soudain plus chers à nos cœurs qu’un trésor possédé. Les ombres gagnent en densité, la lumière se fait plus intense, le grain du temps se diffuse dans la couleur, les détails se raréfient, la nudité s’accentue autour de l’âme des choses".

Enfin voilà, je ne suis par contre par certain que cela parle à tout un chacun et il faudra un peu la mériter cette exposition et bon nombre n'apprécieront guère cette entrelacs qui peut sembler assez obscur...

Galerie Les filles du Calvaire
17, rue des Filles-du-calvaire - 75003 Paris
Tel : 01 42 74 47 05
par Herwann PERRIN publié dans : Photographie
Mercredi 31 octobre 2007



Alors qu'il y a une rétrospective Gus van Sant à la Cinémathèque en ce moment et jusqu'au 4 novembre, voilà que Paranoid park arrive sur les écrans. C'est une adaptation du roman Paranoid Park de Blake Nelson.

Nous voilà reparti dans le monde de Gus Van Sant et de l'adolescence. On est à Portland, où un jeune Skateur Alex est happé par des évènements qui le dépasse, qui le surpasse même. C'est Jared, un de ces potes avec qui il va pour la première fois à Paranoid park, endroit mythique ou se rencontre le tout Portland de l'underground entre skateurs, drogués, va nu pieds... Étonnant Skatepark où tout semble différent. Il y a trop de monde et ils décident de revenir le samedi, Jared ne peut pas y aller et il s'aventure dans cet univers, rencontre quelques personnes, bois une bière ou deux ou autres chose et part à la conquête d'un train....

Le drame est là, inexorable mais que son inconscient a bloqué, que sa mémoire a déjà oubliée, on comprend pourquoi ... vous comprendrez...

Un accident ou un meurtre a été commis près de Paranoid park indique l'officier en charge du dossier, tous les skateurs sont convoqués et que ce passera t-il  maintenant. Solitude et impossibilité de communiquer, de dire quoique ce soit, choix délibéré et salvateur, choix difficile et marquant à vie,étatd e choc et vie qui se désagrège, sentiment de mal être... Tout cela est en suspens dans l'air, écriture et déversoir l'espace d'un instant, d'un long moment sur le papier qui absorbe cette réalité pour aller de l'avant. Et puis tout brûler et oublier et Vivre, vivre envers et contre tout

Un film pas simple qui peut paraître difficile d'abord mais comme l'indique bien Jacques Mandelbaum dans le Monde du 23 mai dernier "Toute l'intelligence et la sensibilité de Gus Van Sant consistent à faire de même avec le film, qui est construit comme une toile d'araignée autour de l'infigurable horreur de cet événement. Paranoid Park prend ainsi la forme d'un récit très hétérogène, à la fois déconstruit et vibratile, léger comme une bulle et lourd comme du plomb, vaporeux comme le fantasme et solide comme un corps dont on voudrait en vain s'échapper"


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Mercredi 31 octobre 2007


Ayant vécu plus d'une dizaine d'années en Belgique cela me fais toujours bien plaisir d'écouter un petit groupe de Pop indépendant belge en l'occurence, Girls in hawaii avec un retour sur leur premier album "From Here To There" sorti en 2003 véritable ovni interplanétaire que tout le monde doit avoir au moins écouté quelques fois, qui est maintenant sorti il y a un bout de temps; véritable morceau d'anthologie à lui tout seul et puis écouter les premiers morceaux de leur nouvel album "Plan Your escape" actuellement en plein mixage et qui devrait être disponible dès février 2008 avec une tournée en France en Mars 2008 et un passage en Mai 2008 à l'Olympia...

On sera là dans cette attente et cette première écoute puis seconde puis troisième pour se mettre au diapason de leur nouvelles envies, tendances. A la première écoute de quelques unes des chansons, il me semble qu'il est plus riche au niveau de la composition mais qu'il y a peut être un peu trop de batterie et pas assez de paroles mais difficile de se faire une idée comme ça en direct live sans pouvoir le déguster entièrement; en tout cas cela bouge bien...


Et puis, une chose est certaine, le concert d'hier soir était très bon, organisé de main de maître, leur jeu de scène est franchement bien au point, les jeux de lumières sont là au diapason de leurs attentes et des morceaux, cela tourne bien il faut le dire. Bon, j'avoue quand même que je n'ai franchement pas accroché à Calc en première partie, trop mou et lancinant à mon goût. La cigale débordait de tous les côtés, on a eu un peu de chance pour se trouver une bonne place et déjà quelques enregistrements pirates devraient voir le jour avec une personne qui avait un sacré matos d'enregistrement dans son sac... Par contre, le phénomène écran blanc dans la nuit du concert devient toujours un peu plus génant... je ne comprends pas trop ce qu'ils font avec leur portable, souvent de mauvaise qualité, s'ils avaient au moins un iPhone... et encore il n'a pas un zoom intégré aussi ... essayant tant bien que mal de prendre une photo ou d'enregistrer un morceau voire une vidéo pour les plus audacieux, on se demande presque s'ils sont là pour écouter ou pour jouer, enfin cela devrait se décupler dans les prochaines années d'autant plus qu'avec le Wifi en accès libre, cela pourra être pratiquement retransmis ou posté sur You tube ou Daily motion en temps réels... c'est d'ailleurs déjà le cas mais bon pas encore peut être trop répondu... la course à la consommation ne fait que continuer.... inéluctable

Enfin pour revenir à nos amis de Girls in hawaii, ils ont la pêche et cela se voit, retrouvez les sur l'espace dédié Girls in hawaii sur MySpace mais également sur leur site Internet

Voilà, je crois qu'il faut maintenant que vous laissiez submerger par leur belle musique et donc faites vous une virée dans l'univers tout à fait délicieux des Girls in hawaii

 
par Herwann PERRIN publié dans : Musique
Mercredi 31 octobre 2007
 

Etonnante exposition que Salon de beauté de Gosha Ostretsov à la Galerie Rabouan-Moussion. Dans un premier temps, en habitué de la rue je me suis dis eh bien ils ont changé de Galerie, ils ont déménagé et cela a été directement possédé, pris par lesgraffeurs du moment qui sévissent pour notre plus grand plaisir dans Paris. Une très belle fresque d'ailleurs en accès libre juste à côté du Café Charbon, elle était en train de se terminer il y a 15 jours, le sublime était au rendez-vous.

Enfin voilà tout cela pour vous dire que j'ai bien failli passer à côté sans rien voir, je n'avais pas initialement prévu de faire un tour dans les parages mais voilà lorsque leDr Trouduc vous demande de vous arrêter, vous ne vous faites pas prier d'autant plus lorsqu'il a reconstruit uniquement pour vous son univers de carton, c'est l'espace de consultation et de revalorisation de soi. A lire le texte de l'exposition vous trouverez de plus amples explications : "La beauté exige des sacrifices. Comment rendre notre monde meilleur ? Docteur Trouduc répond : commencez par vous-même! Réveillez-vous un bon matin et obligez-vous à aller voir un spécialiste de beauté, là où on s'y connait, au salon de beauté! Chaque bel homme mérite d'être copié, et le plus vous serez beau, le plus de gens voudrons être à votre niveau (...)"

 

Tout à fait étonnant en tout cas à une heure où la question du "paraître" est devenue cruciale, relayée par les magazines les medias, la télévision, les photographies retouchées des hommes et femmes qui nous entourent; la beauté devient pratiquement virtuelle; il n'y a qu'à voirSimone, un film allant dans ce sens. Donc, oui à Ostretsov et à sa manière de voir et de penser la modernité d'aujourd'hui et rendre de par ce travail "le monde meilleur"...

Je vous conseille également à l'étage la petite vidéo de Dr Trouduc entrain de  déguster une platrée de quelques bonnes huitres....que nous sommes devenues...


Le site Internet de Gosha Ostretov où vous pourrez découvrir d'autres aspects de lui mais pour ce qui est e Docteur trouduc, rendez-vous à la Galerie Rabouan Moussion, enfin ce qu'il en reste recomposé ...


Galerie Rabouan-Moussion

 

121 rue vieille du temple – 75003 Paris

 

Tel : 01 48 87 75 91

 
par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Lundi 29 octobre 2007



Mo Maurice Tan aime à se promener dans les métropoles urbaines  telles que Paris, Hong Kong, Tokyo, Londres, Barcelone,... et nous avec lui, l'accompagnant dans un univers entre Manga, bande dessinée et peinture sur acrylique...

Il n'y a pas ou peu de présence humaine dans ces toiles sur la ville, sur ces espaces urbains. Beaucoup de couleurs mais peu de teintes parfois même cela coule, suinte la ville déborde; se délite déjà, elle est en perpétuelle évolution/déliquescence.
Il y a de la hauteur, de la pureté et ces couleurs qui tranchent, qui quadrillent l'espace avec des vues aériennes, des plans de bande dessinée ou d'architecte si l'on peut dire, un graphisme que j'apprécie énormément en tout cas.

Mo Maurice Tan vient est originaire de Singapour mais est maintenant installé à Paris, "son travail rappelle un peu la tradition classique chinoise des paysages où de vastes zones d’espaces vides et les bordures non finies permettent au spectateur d’imaginer une grande partie de la scène".

En tout cas, je vous conseille vivement d'aller voir ces quelques très belles oeuvres exposées à la Galerie Addict, le visuel de l'exposition est terriblement impressionnant, une de mes toiles préférées avec celle de l'entrée géante et si caractéristique de nos villes d'aujourd'hui... on les retrouve également mentalement dans des romans américains ou asiatiques....

Retrouvez quelques unes des oeuvres de Mo Maurice Tan sur le site de la galerie Addict

Galerie Addict
14/16 rue de Thorigny - 75003 Paris
Tel : 01 48 87 05 04
par Herwann PERRIN publié dans : Expositions
Lundi 29 octobre 2007


Allez-y c'est franchement sympa et je pense même avec C. qu'il y a aura une suite, peut être que la part belle sera alors donnée aux femmes. Franchement un bon petit film de détente que l'on voit avec plaisir; avant tout, une très belle histoire d'amitiés entre 4 gars, enl'occurrence, Gérard Darmon, Marc Lavoine, Bertrand Campan et Jean-Pierre Darroussin.


Après 4 ans de farniente, Darmond et la belle Zoe Felix (que l'on ne verra guère d'ailleurs dans tout le film) décident de remonter sur Paris, il a une idée extrarodinaire... Pendant ce temps, Marc Lavoine alias le mari qui regarde tout le temps ailleurs a été découvert via un privé ... c'est la fin de la vie conjugale avec nanou... enfin, il essaiera tout pour la reconquérir même arrêter de Bais... et puis de son côté Campan a un fils mais il est toujours dans la recherche de l'âme soeur depuis son divorce avec un faible pour les pieds eh oui il faut de tout pour faire un monde, il tombe par hasard sur l'année des méduses, aliaspepita ou encore Valérie Kapriski qui a plus que de beau reste mais sera t-elle la femme qui lui convient et lui le prince charmant attendu... De son côté Daroussin a une vie tranquille, peut être trop avec juliette et son fils mais une certain K est rentré dans sa vie. Il est touchant ce Darroussin, il n'a l'air de rien mais quand même il en jette un max.

C'est vrai qu'ils sont machos ces 4 gars mais il faut aller au-delà de cet aspect premier et voir la belle histoire... Et puis ils sont drôles et une amitié de cet âge là cela reste beau tout simplement... Ils sont tous complices, ils ne sont pas tous nets mais ils s'aiment et aiment leurs femmes quoique l'on puisse se poser la question quand même avecLavoine et ses exactions....


par Herwann PERRIN publié dans : Cinéma
Vendredi 26 octobre 2007


C'est la lecture de l'article du journal Le Monde "Au cabaret des rêves perdus" le 10 octobre dernier qui m'a donné instantanément envie d'aller voir Je tremble à l'affiche du sublime Théâtre des Bouffes du Nord tenu parPeter Brook avec Joel Pommerat aux commandes résident pour trois du théâtre.

C'était la première fois que j'y retournais après sa rénovation. Arrivé en avance, cela a été l'occasion de se poser dans une des deux salles et de goûter un petit verre deMontepulciano ... afin de se mettre en jambe et d'apprécier à sa juste mesure le beau spectacle à venir et de sa suite qui sera proposée pour le festivald'Avignon...

"ce que vous allez vivre ici c'est ce que vous rêviez de vivre, ce que vous allez voir c'est ce que vous rêviez de voir... messieurs mesdames..."

Une très belle performance de cette troupe avec aux commandes un présentateur et quelques acteurs qui vont défiler et nous exposer de manière originale, tendre, douce, violente, touchante un bout de leur histoire, de leur vie. Des moments denses en émotions et en finesse du propos, c'est du second degré subtil et beau, il serait probablement nécessaire de revenir sur le texte lui-même pour en affiner la lecture (en attente de livraison...).  Des moments de joies et de danse qui émaille cette rencontre et une présence tout à fait exceptionnelle.

Entre un désir de pouvoir avoir un avenir, harangue aux gens qui sont censés avoir des idées, d'avoir une vision de demain, d'un autre possible. de l'autre, l'archétype de la femme objet déliquescente qui offre une subtile critique du libéralisme puis vient cette fille d'une femme ouvrière et de la critique fine et dure de cette absence de pensée, de cette souffrance dans les usines, cela était d'autant plus marquant après notre épisodeLIP à la villette ; la solitude éperdu et la folie de l'homme le plus riche du monde qui semble perdu dans un monde irréel et puis cette histoire d'amour entre le présentateur e t une femme plus âgée que lui qui amène à un dénouement étrange alors qu'elle voulait simplement être vu telle qu'elle est réellement...

Mené de main de mettre, cette création condensée et forte est ramassée sur 1h30 et je vous conseille vivement d'aller y faire un tour très rapidement, c'est le genre de création à ne pas manquer la Compagnie Louis Brouillard etSaadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Hervé Blanc, Lionel Codino, Ruth Olaizola, Jean-Claude Perrin, Marie Piemontese

Je ne vous en dis pas plus, c'est jusqu'au 31 octobre prochain, alors on se dépêche, il doit encore rester quelques places...

Théâtre des Bouffes du Nord
37 bis Boulevard de la Chapelle - 75010 Paris
Tel : 01 46 07 34 50
Jeudi 25 octobre 2007
 


Il y a quelques jours je vous indiquai que le 10 octobre dernier j'avais pu télécharger gratuitement le dernier album de Radiohead, In Rainbows. Voilà leur d'un premier bilan avec la lecture du dernier numéro d'Internet Actu (InternetActu.net, n°173, 25/10/2007) et plus particulièrement de l'article  "Radiohead sans intermédiaire : le bilan " dans lequel on apprend : "En trois jours, Radiohead avait vendu 1,3 millions d’albums. Le prix moyen aurait été de 6 euros - un chiffre qui semble être tombé à 4 euros après que les premiers fans aient passé commande. Avec l’élargissement de l’audience a un plus grand public, la moyenne du prix d’achat s’est tassé : on estime entre 1/4 et 1/3 le nombre d’internautes qui auraient choisis de ne rien débourser. Wired estime néanmoins que le groupe aurait déjà pu récolter entre 4 et 8 millions de d’euros".

Étonnant non ? vous n'y croyez pas au début, eh bien voilà un nouveau modèle est là sous vos yeux et cela fonctionne un peu a priori...

Voilà un sujet de réflexion à creuser pour l'industrie musicale....

Et sinon, si vous avez un peu de temps, lisez tranquillement l'article d'Arnaud intitulé "Personnalisation sans identification" dans le même numéro sur le concept de Privacy-Enhanced Personalization développé par Alfred Kobsa
par Herwann PERRIN publié dans : Musique
Jeudi 25 octobre 2007



L'arganier est un arbre marocain comme vous pouvez le voir sur cette photographie récupérée, les chèvres en sont friands...




Installez-vous tranquillement et un petit apéritif arrive puis la carte qui est foisonnante de choses connues de longues dates mais qu'il est toujours agréable de retrouver. pas mal de sortes de Couscous et également de très très belles assiettes qui sont charnues et on ne peut plus copieuse. Le choix du couscous merguez s'impose aujourd'hui et il est à la hauteur de mes aspirations et de mon appétit de ce soir... de l'autre côté de la table, c'est l'assiette orientale avec mezzé, houmous, poivrons, feuilles de vignes, boulettes et autres petites préparation qui sont toutes aussi bonnes les unes que les autres. Un régal pour le palais et le ventre, on s'en souviendra et il n'a rien à envier à quelques autres restaurants du même genre comme le comptoir Paris-Marrakech ou encore le pied de chameau pas très loin de là.

Les prix sont franchement corrects pour la qualité, cela oscille entre 12,5€ et 18€ ce qui reste très abordable pour le Marais...



Il parait que le brunch du dimanche est exceptionnel, pour un prix de 22€, ce serait même le meilleur de paris, je n'ai pas encore goûté mais à l'occasion...

Bon, il y a quand même un bémol : le niveau sonore du restaurant du moins dans la première partie de celui-ci... et l'aspect pas assez cosy...

Voilà, à part le bémol c'est à essayer au moins

L'Arganier
19 rue sainte Croix de la Bretonnerie - 75004 Paris
Tel : 08 99 78 27 64


Jeudi 25 octobre 2007



Je n'ai malheureusement pas encore pu voir Les LIP l'imagination au pouvoir mais c'est bien de cela dont il s'agit. En exergue de la pièce, projeté sur une toile on peut lire :


"Début 1973, alors que la direction de l’entreprise est prête à jeter l’éponge du fait d’une situation financière catastrophique, des syndicalistes mettent la main sur une
pochette de documents, émanant de la direction, qui les renseigne sur les mécanismes d’une faillite organisée : un conglomérat d’horlogers suisses a oeuvré pour rentrer dans le capital de l’entreprise et finalement devenir majoritaire. Ils ont ensuite limogé son président charismatique,Fred Lip, et ainsi éliminé un concurrent gênant en vidant ses caisses.

Les syndicats décident de contre-attaquer en informant tous les salariés de l’usine ainsi que les médias. Un fort courant de sympathie naît alors dans l’opinion publique.
Mais malgré tout ce travail de sensibilisation, rien n’évolue et la liquidation administrative est planifiée.

C’est à ce moment que les salariés de Lip rentrent dans l’histoire en décidant de reprendre la fabrication des montres. Les « Lips » produisent et s’organisent pour vendre leurs montres mais ils n’ont pas l’intention pour autant de se mettre en autogestion, ils attendent que patrons et pouvoirs publics conçoivent un plan de relance.

Un mois après, les Lips se payent sans hiérarchisation de salaire. Le lendemain, les gardes mobiles pénètrent dans l’usine de Palente et expulsent les Lips qui gardaient le lieu. Les salariés avaient prévu cette éventualité et avaient dissimulé leur trésor de guerre, c’est-à-dire les montres qu’ils avaient fabriqués. Ils continueront ainsi durant tout le mouvement à fabriquer, vendre et se payer. De grandes manifestations de soutien s’organisent partout en France et en Europe. Le 29 Septembre 1973, 100 000 personnes se réunissent pour une grande marche autour deBesançon.

Fin Janvier 74, après 300 jours de lutte, le projet de relance Neuschwander est accepté par tous les partenaires sans aucun licenciement".

Une pièce mise en scène par Julien Bouffier sur un texte de Dominique Féret et interprété par la Cie Adesso e Sempre.

C'est à la fois beau et très chiant. Beau pour l'idée, pour le théâtre engagée, pour l'aspect documentaire sur le conflit ouvrier de l'usineLIP en 73 à Besançon , sur cette première étape du libéralisme, il y a près de 35 ans d'ici. C'est intéressant de revenir à rebours et de voir, probablement un des premiers conflits majeurs ou en tout cas un de ces conflits qui préfiguraient à l'époque ce qui allait advenir, ce qui est aujourd'hui passé dans les moeurs.

Théâtre engagée donc avec un texte qui mérite d'être lu mais dont la mise en scène pêche à plusieurs niveaux.
Dans un premier temps il s'agit des acteurs eux-mêmes où il s'avère ni avoir sur les 4 femmes qu'une seule et véritablement touchante actrice. D'ailleurs j'aurai bien continué à écouter les histoires de cette ouvrière qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui a une relation privilégiée avec un ingénieur. Une très belle histoire de vie, faites de petits riens juxtaposés mais qui sonne vrai, qui donne envie d'aller plus loin avec elle; elle est exceptionnelle mais c'est malheureusement bien la seule.

Côté décors, l'idée du voile et de la voix off qui discute est très bonne mais on se lasse quand même assez vite des jeux de lumières, certes très agréables, projetés sur la toile, diffraction luminescente étonnante. Trois parties si l'on peut dire chacune d'elle entrecoupée d'une chanson, la première une valse passe, la deuxième, valse également moins bien que cela soitBrel et quand à la troisième chanson, elle parle de part le texte mais cela ne correspond pas réellement avec les propos, trop contemporain sûrement même s'il y a de belles vérités sur la vie sociale aujourd'hui et la jeunesse perdue également...

Les fragments d'interviews proposés par Julien Bouffier ne constituent pas une assez grande unité, c'est probablement fait pour des personnes d'une génération ayant connu les LIP... ou ayant vu le film pour compléter une première approche.

C'est dommage, car on sent ce qu'il y a derrière ces interviews, ce moment de grâce d'un ensemble collectif qui a oeuvré et réalisée une grande action pour le bien commun, pour l'intérêt commun et le bien de tous. Cette résistance et cette envie de vivre, de construire et d'avancer, de ne pas reculer devant un état de fait imposé. Cette lutte exemplaire qui a d'ailleurs été reconnu et cette "possible émancipation d'un système socio-économique libéral et machiste, par le pouvoir de l'imagination". Dans cette période, les personnes se sont dépassées, elles ont tout simplement changées et sont devenues autres grâce à cet engouement à cette force qui les menait... qui les guidait


En savoir plus sur les yeux rouges avec le dossier de presse au format PDF


Des invitations gratuites sur le site de Billet reduc pour aujourd'hui 25 octobre et sinon, le site du Parc de la Villette et des rencontres de la Villette 2007.


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