
J'avoue avoir eu des réticences et même à avoir mis un certain temps à me lancer dans la lecture du Sarcophage du 6ème continent. Mais je dois dire, que le tome 1 m'a surpris en comparaison des derniers albums (Affaire Francis Blake, la machination Voronov, l'Etrange rendez-vous) qui m'avaient semblés n'être pas à la hauteur des albums du début Malheureusement la lecture du tome 2, tout récemment, m'a légèrement refroidi. En effet, bien que plus intéressant que les albums précédent et revenant à mon sens à une histoire « à la Jacob » si l'on peut dire, les auteurs n'exploitent pas assez leur scénario et la trop brève apparition d'Olrik, légendaire ennemi est dommage on n'apprend peut de chose au final de l'empereur Açoka . On se doutait peu ou prou d'un de ces dénouements ; il reste cependant que la transposition en 1950 de problématiques réseau actuelles est intéressante même si cela tombe un peu à l'eau sur la fin Pas mal quand même
Pour quelques informations complémentaires on pourra se rapprocher du site officiel de Blake & Mortimer et d'une petite bibliographie sur Edgar P. Jacobs. Par contre, en ces temps de changements climatiques je tiens à vous faire part du très bon site SOS Météores dont le but comme le dit l'auteur est entre autres « de comparer les images de Jacobs à la réalité d'aujourd'hui (fixée par des photographies) et à celle d'hier (grâce à des cartes postales anciennes et des commentaires historiques). Ceci conduit à souligner la fidélité de l'auteur (et à découvrir quelques entorses). L'album de Jacobs sert ainsi de "fil rouge" pour découvrir un pan de l'évolution urbaine de la région parisienne au cours du siècle et plus particulièrement entre 1958, date de parution de la BD, et aujourd'hui. Comme de nombreuses régions de France, la vallée de la Bièvre a souffert des tempêtes des 26 et 27 Décembre 1999. Ainsi, de nombreux arbres visibles sur les photos ont disparu depuis. Ceci nous amènera à prêter attention à la modification du climat. Encore une machination d'Olrik ? »
J'ai reçu un très beau livre de photos « Paris mon amour » de Jean-Claude Gautrand par des amis qui se reconnaîtront aisément Edité par Taschen il y a de cela quelques années, il vous permet de vous replonger dans le Paris tel qu'il existait et qu'il existe pour une grande partie encore. Ville où comme l'indique entre autres la préface, la photographie a vu naître nombres de talents, de courants et d'expérimentations qui au fil du temps fait de Paris cette ville si cosmopolite et si prisée par le Monde.
Fait de multiples clins d'il à travers les années, il touche par la spontanéité du regard et des situations qui se répètent au fil des ans, les changements plus ou moins perceptibles de la cité et des hommes et de leur environnement ; les photographies romantiques sont peut être celles qui sont les plus immuables ; celle de situation aussi, aussi transposable aujourd'hui qu'il y a 50 ans
un vrai régal pour retrouver des sensations de Paris
Et, même si cela paraît un peu incongru, je mettrai cela en parallèle du recueil de Sempé « Un peu de Paris » ... qui permettra à tout personne ayant vécu à Paris de sourire et de voir comment la vie avance dans cette superbe ville, tant de petits détails si vrai
si émouvant aussi
Cela m'a permis aussi de rencontrer par l'image les choix de ce grand photographe que je ne connaissais que très peu, essentiellement à travers une exposition à la Galerie W de certaines de ces uvres plus anciennes de la série intitulée « Metapolis ». Et, plus récemment à travers une expo virtuelle « Subjectif : petite rétrospective » faites par le site Chambre noire.

Pour ceux qui ne connaissent pas Andreas, je crains que de commencer par cet album ne soit pas aisé, assez ésotérique et en dehors du schéma classique de la bande dessinée, le Triangle rouge est avant tout un hommage d'Andreas à Frank Lloyd Wright architecte américain de renom. A posteriori, la lecture des pages 117 à 121 de « Andreas, une monographie » par Yves Lacroix et Philippe Sohet permettra de se faire une idée plus précise des tenants et aboutissants de cet album. Je ne vous donnerai que 2 ou 3 pistes : le carré rouge est la signature de FLW, les constructions sont des références directes à FLW et écoutez F, L, W . cela ne vous donnera que peu de clés pour l'ensemble mais vous pourrez ainsi avoir els sens plus aiguisé pour aborder cette lecture au cur du rêve.
Par ailleurs, je recommande vivement les lectures de la série Rork, Capricorne, Cromwell Stone, Arq, Mobilis, ainsi que les albums de Raffington Event, la Caverne du souvenir, Styx, Cyrrus &
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Le site des Editions Delcourt sur Andreas avec l'ensemble de sa bibliographie et le très intéressant et complet site de Patrick Van Bergen sur l'ensemble de l'uvre d'Andreas accessible à la fois en anglais mais aussi dans d'autres langues comme le français
Devrait être réédité d'ici peu Coutoo et pour les autres albums, je suis certain que si vous avez apprécié vous les trouverez sans difficulté
Pour celui-ci, j'avais déjà lu un autre bouquin de lui très bon, "les putains du pelhourino", moins noir que celui-ci mais il est indénibale qu'Henry Joseph a une écriture tout à fait agréable et cette histoire si elle n'est pas "politiquement" correcte est franchement très bonne. En deux mots, un homme apprends une mauvaise nouvelle et décide de rattraper le cours de sa vie perdue jusqu'alors, comment s'y prendra t-il, je vous laisse le découvrir....

Il nest pas la peine je crois de sappesantir outre mesure sur ce film, je voulais vérifier les mauvaises critiques rencontrées au gré de mes différentes lectures
elles sont bien réelles et justifiées, on est loin des Aventuriers de lArche perdue
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Rois et Reine
Voilà un film qui est beau, les acteurs exceptionnels, Emmanuelle Devos dans un rôle où derrière « lindifférence » se cache un passé tourmenté, favorite dun père quelle craint, ses rapports à la vie sont semble t-il un peu digne dun nouveau modèle de femme que lon ne voudrait pas quil contribue à sétendre, trop lisse en apparence et trop révélateur dune nouvelle ère
faites de non choix..
De lautre côté on a linsouciance complète et désordonnée dun Matthieu Amalric tout à fait splendide qui est à sa juste mesure dans ce film où son personnage est seulement a moitié perdu, il peine à se retrouver et à aller de lavant, il nen demeure pas moins que la fin le révèlera en sublime conteur de vie et dhistoires et que lon voudrait que lon parle aux enfants avec cette étonnante lucidité et beauté intérieure.
Entre émotions et rires, le cur balance au gré de Desplechin et de ses acteurs
On lira avec grand intérêt la critique de Pierre Murat ou Olivier Bombarda ainsi quune Interview dArnaud Desplechin dans lequel il indique notamment : « On oublie trop souvent le côté tragique et renversant de nos propres vies. On va au cinéma pour ça, pour retrouver les émotions fortes qu'on a vécues. Aller vers le mélodrame, c'était notre intention, via le personnage de Nora, qui sait le prix de la légèreté parce qu'elle a traversé l'horreur. Ismaël, lui, n'a rien connu, il est persuadé d'être tragique, il s'obstine dans un désir de tragique qui ne se concrétise pas... En creusant à la fois les péripéties burlesques d'Ismaël et le destin de Nora, on a découvert leur force vitale. Qu'est-ce qu'on fait quand on rencontre le pire ? Eh bien, tous les deux restent vaillants, Ismaël sur un mode dérisoire que je trouve très sport, et Nora, qui reprend le cours de son existence comme si de rien n'était. Waaaooh, ils survivent ! »

Pour ceux qui laurait oublié, Luc orient existe bel et bien et lunivers inventé et dessiné par Greg et Paape est toujours affolent et passionnant. Certes les dessins ont vieillis mais les scénarios, lintrigue et les recherches menées par Hugo Kala aidé de ses assistants toujours aux portes de notre monde. Laissez vous tenter et retrouvez cette série exceptionnelle

On s'étonnera, c'est vrai un temps des performances de Jim Carrey mais rapidement, du moins de mon point de vue on trouvera que le rythme du film est un peu plat (flat line) et que les rebondissements n'existe pas, qu'il n'y a pas vraiment de grand plan d'ensemble, le méchant, somme toute est léger, on est loin d'un Olrik, d'un Voldemort de son concurrent direct qu'est Harry Potter. C'est vrai que je n'ai pas eu l'occasion de lire les livres de Lemony Snicket (FR & EN) jusqu'ici mais j'ai déjà un a priori négatif du moins par le film ; vous me direz que les Harry Potter film sont très différents des livres et je vous reconnaîtrai cela mais il me semble néanmoins qu'il y a une construction, un scénario des personnages plus fouillées, plus détaillées ; une ambiance et de la malice qui n'existe pas ici On est à la fois loin de la magie des livres et des légendes et de l'univers à Tim Buron également
Il n'en reste pas moins que Delphine Valloire n'est pas du tout du même avis

On me parlait aujourdhui dune bd : lordre de Cicéron. Je me suis empressé daller voir de quoi il sagissait et je dois dire que le premier est de très bonne facture, on est je lespère reparti, un peu à linstar des Maîtres de lOrge dans une saga familiale mais là cest le milieu des avocats qui est au cur de lintrigue, je vous conseille vivement
Le dernier trappeur, épopée documentaire sur le grand Nord canadien (Yukon) dont on a grand besoin pour se ressourcer et se délasser. Un vrai petit voyage au cur de lhiver, de la montagne et de lunivers de Jack London. Pour petits et grands, des paysages et une nature plus belle que jamais, des animaux sublimes et majestueux, des images rares ; la relation dun homme avec son milieu, avec ses chiens ; le lent grignotage humain sur les territoires vierges ; des choix de vie en accord avec soi, une autonomie limitée et la découverte de lespace et des sens. Une relation vraie, de magnifiques contrées avec leurs dangers et leurs règles
. La solitude partie intégrante de cette vie
La sensation quun monde existe encore au-delà des technologies et quil est en train de disparaître aussi ; des interrogations sur la place de lhomme au milieu de cet écosystème
En bémol, je dirai que le choix de Nicolas Vanier a été dopter pour une vision romanesque de la vie des trappeurs avec un message « écolo » de bon ton qui ne nous fera pas oublier les errances du passé et jémettrai un léger doute quand même sur les intentions et le rôle de régulateur de lhomme
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