Voilà un petit moment de fête à passer tranquillement installé dans son fauteuil alors qu'il vente et que le froid ravage à voir cette petite comédie de passage se dérouler tranquillement. Bon on conviendra que tout un chacun sait ce qu'il va voir quand il prend son ticket pour Cameron Diaz, Kate Winslet et Jude Law.
L'idée est résolument simple, on prend une fille (Amanda), belle productrice de bandes annonces à Los Angeles, on lui fait faire un échange de maison, sa grande bicoque contre une petite maison de poupée de la taille d'une noix dans la campagne et après, le charme anglais de la rencontre fait le reste pendant que son homologue anglaise (Iris) découvre les charmes surannées d'un vieux scénaristed'Hollywood et surtout son alter ego dans ce compositeur de musique de films qui a quelques soucis avec sa petite amie...
Agitez bien le tout, laissez mijoter deux petites heures et vous avez droit à une belle comédie romantique à souhait qui si elle est prix au second degré, c'est-à-dire rarement, permet de voir quelques petits clinsd'oeils savoureux.
Enfin bon sans aller jusque là, c'est franchement sympathique et la détente est là. Enjoy
Le site de The Holiday
Dans la série, fête de fin d'années vous avez également Eragon le dragonnier porteur d'espoir des vardens et sauveur avec saphira
Une belle brochette avec Jeremy Irons en vieux sage, Johnn Malkovitch en Roi tyrannique par qui est venu la trahison, la fin des dragons et le triomphe des forces du Mal incarné par Durza, le magicien d'Ombres. On est dans une version à suite répétitive dans la lignée des films d'héroic fantasy des années 80 jusqu'à maintenant du type Conan le barbare et autres épopée, tels que plus récemment les chroniques de Narnia, un sous produit hérité de la trilogie du Seigneur des anneaux.
Que l'on ne si trompe pas, on est loin du compte et personnellement, je trouve que cela s'adresse quand même pas mal aux enfants et qu'il y a un peu trop de clichés et on ne m'en voudras pas de sourire intérieurement.
Bon évidemment, la voix de Rachel Weiz a cette petite intonation qui vous fait plaisir mais est-ce suffisant... C'est vrai aussi qu'elle est belle en Dragonne aux couleurs vivent et que la réalisation et les effets sont est assez stupéfiants.
Alors, est-ce que le Bien va triompher du Mal, est-ce que le fils d'un traître d'antan n'est pas un allié, est-ce que l'amour entre le Prince fermier devenu Légende et la belle Aria est là ?
Il parait que le bouquin dont est inspiré le film est terrible et que son dernier opus est en train d'être écrit, à vous de me dire....
Le site d'Eragon
Partez à la découverte du Louvre et de ses sous-sols infinis, découvrez les Experts et leurs rites de passages qui se sont succédés pour aller au delà, au devant de l'Art. Essayez de trouver une limite, un point de départ ; on se rend vite compte que l'Art et l'Homme ne sont qu'un et que nous sommes liés à lui comme lui est lié à Nous.
Le jeu des anagrammes vous permet de suivre l'histoire du Musée oublié tel un conte borgésien dans ces dédales les plus infimes, apprendre un des secrets les mieux gardés de tous temps, celui de la Joconde et de Léonard de Vinci, ce n'est pas rien, et puis cette mise en abime du tableau Voleur de musée, extraordinaire. On s'y laisserait tomber d'un trait... Il y a aussi quelques pointes de Schuitens et Peeters et de la frontière invisible.
Autant d'univers qui au final se recoupent et s'entrelacent pour nous conter l'histoire pyramidale du Louvre, on comprend mieux pourquoi Mitterand choisi Leoh Ming Pei pour inscrire dans la continuité du XXème siècle ce musée-palais qui a vu le jour dès 1180. Une épopée dessinée qui vous permet de descendre dans les arcanes et les secrets enfouis de la bête dormante, avec ce noir et blanc si attachant et ses infimes variations qui permettent de voir même dans la pénombre des salles les plus reculées. Après le dessin et la série des Julius Corentin Acquefacques, c'est toujours aussi plaisant de suivre Marc Antoine Mathieu dans son univers.
Pour les abonnés du journal Le Monde, un article de Grégoire Allix du 2 septembre 2006 permet de se faire une idée plus que précises des enjeux de la rénovation du Louvre. En voici un extrait : " en tête. Pierre Sur TF1, le 28 avril 1985, François Mitterrand sermonne les récalcitrants : « On n'a pas posé une pyramide pour le plaisir de poser une pyramide. Ce côté sacro-saint qui ferait qu'on ne pourrait insérer aucun élément d'art nouveau, moderne, me paraît absolument ridicule. » Quelques jours plus tard, une maquette grandeur nature vient à bout des dernières résistances. Elle a été demandée par le maire de Paris, Jacques Chirac, dont l'adjointe à la culture, Françoise de Panafieu, honnit le projet Pei. Du 1er au 5 mai, quatre câbles tendus par une grue simulent le volume de la pyramide. Badauds, journalistes et élus affluent. Beaucoup sont convaincus, Jacques ChiracMazars, du Figaro, fait amende honorable. Michel Guy l'imitera bientôt.
Le 4 mars 1988, à quelques semaines de la fin de son premier septennat, François Mitterrand inaugure sa pyramide, prouesse technologique érigée en un temps record. Elle est le premier symbole d'un Grand Louvre en gestation, chantier pharaonique de plus de 2 milliards de francs, marqué par des fouilles archéologiques homériques et une guerre des tranchées avec le ministère des finances, qui rechigne à quitter l'aile Richelieu.
Dix-huit ans après, victime de son succès, la pyramide est saturée. Cet été, I. M. Pei, à 89 ans, se penche à nouveau sur les plans du Louvre pour proposer des améliorations. Mais, pour lui, l'essentiel est fait. « Ce que beaucoup de gens n'ont pas compris, c'est que la pyramide n'avait pas grande importance, confie-t-il. Le plus important, c'est d'avoir unifié le musée. Auparavant, il y avait sept départements, des conservateurs qui se battaient. Mon travail a permis de créer un grand musée, le plus beau du monde. J'en suis très fier. »
Jean-Claude Forest, Jacques Tardi; je connaissais le second, je découvre le premier, belle découverte. Je lisais quelque part qu'ils 'agissait d'un cadavre exquis en bande dessinée, c'est exactement ça, l'expression est bien choisie. Initialement paru en 1979, il semble avoir été réédité avec une préface deForest qui donne assez bien le ton de l'oeuvre qui va se dérouler ensuite tel un étrange tableau surréaliste qui s'enchaîne autour des mursd'Arthur Même. Et puis, pour moi qui suis en train de lire Les champs magnétiques de Breton et Soupault, c'est vrai que l'on peut se demander s'il n'y a pas un peu d'écriture automatique derrière cette bande dessinée, une certaine poésie du moment qui affleure; entre folie, dérision et absurde, on navigue à flot.
Entre Julie, Arthur le maître des clés, l'épicier, le Président de la République, les Murs, les chiens et bien sûr bien sûr le Pays clos de Mornemont et ses habitants étranges et bizarres de générations en générations,... la folie arrive doucement mais sûrement, le temps aboli sa course et nous plonge dans les infinis méandres de ce pays aux murs étroits et au destin étrange.
Et pour le sens on lira Jean-Claude Forest : "Alors, dans Ici Même, de quoi s'agit -il ? Quel en est le sens ? Et où est-il ?..., puisqu'en toute chose c'est le sens qui manque le moins. Le sens, il faut, je crois, le chercher dans la fascination qu'exerce sur moi la mécanique des choses. En toute simplicité, la machinerie du monde".
Voilà tout est dit, la mécanique du monde qui aujourd'hui plus encore qu'en 1979 est d'actualité, cette mécanique qui a d'ailleurs bien souvent tendance à s'emballer et à suffoquer ces derniers temps, gare à la folie qui guette...
En tout cas, un très belle collaboration entre deux grands auteurs qui se sont entendus à merveille pour cette réalisation maintenant lointaine qui a été initialement livré à A suivre et qui (re)parvient à nous aujourd'hui...
A découvrir ou relire....
Pour ceux qui ne connaissent pas entre Bande dessinée et Musique (et il y en a encore pleins d'autres tout aussi bon et à découvrir), voici Funkadelic en deux volumes tout à fait Funky approval... je pense même que araglider sera fan et ce n'est pas peu dire... lors de sonr etour des montagnes enneigés évidemment...
Laissez vous aller au son et au rythme, bougez les fesses et dansez c'est la meilleure et seule manière de ne plus avoir froid et c'est prendre la vie du bon côté tout simplement. C'est groovy, c'est funky cela balance dans tous les sens et cela se sent, vous vous laissez entraîner dans la rumba et vos yeux roulent roulent...
La petite bande dessinée est très sympa aussi, dans le moove si l'on peut dire, typiquement ensoleillée et pleine de cette envie qui va avec le Funk... du pur bonheur en barre.
Un retour aux sources, 2 cds qui vous entrainent entre 1976 et 1978 puis un autre sur la période 1976/1981. Pour un peu d'histoire, on a quelques rappels sur Wikipedia ... à écouter assurément...
Petit hommage clin d'oeil au pape de la Soul et du Funk James Brown avec "A l'été 1967, paraît Cold Sweat. L'acte de création du funk. La rythmique est en avant, l'accentuation marquée sur le premier temps, les syncopes de la guitare prennent le rôle des cuivres. Jusqu'au milieu des années 1970, cette version radicale de la soul music est portée à son plus haut par James Brown, avec notamment Give It Up or Turn It a Loose, I Don't Want Nobody To Give Me Nothing, Funky Drummer, Talkin'Loud And Sayin'Nothing, Super Bad, Soul Power, Hot Pants, Get On The Good Foot, The Payback, Get Up Offa That Thing... Des stars comme Michael Jackson ou Prince y trouveront une part de leur inspiration". (Le Monde, 26 décembre 2006).
Pour le fun, on pourra écouter et voir sur You Tube grâce à Laurent, le trio James brown, Michael Jackson et Prince à l'oeuvre en live
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil".
Rimbaud
Voilà tout simplement un très beau poème en cette belle journée de brume qui s'abat ici bas, on voit à peine les lampadaires et leur lumière qui s'efface dans le ciel grisonnant de toutes parts, le froid saisi et fige tout dans cet espace qui nous entoure, nous ne faisons plus qu'un avec le pôle nord qui nous envoi ses flocons immaculés.
Essayons alors avec notre ami poète de sortir du temps linéaire et de rentrer dans l'idée de temps cyclique, noëll étant partie prenante de cet état et comprendre l'éternité comme étant l'infini de la mer bleu azur déployée sur le firmament réchauffée par le soleil tutélaire dans les hautes cimes de l'atmosphère devenu pour un instant plénitude absolue et envie d'infini
Cette relecture de Coppelia par Patrice Bart a vu le jour en 1996... Au départ, si l'on en croit l'historique, c'est l'héritage d'Hoffmann et de sa nouvelle l'homme au sable de 1816 qui sont à l'origine de l'oeuvre, une histoire à la limite un peu flippante dans laquelle "Nathanaël est victime d'hallucinations qui le pousseront à tomber amoureux d'une automate, Olympia"
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas vu un ballet, celui diffère quelque peu des ballets que j'avais déjà eu l'occasion de voir mais je dois dire que le résultat est virevoltant de mille feux, la danseuse principale excelle au delà de ce qui imaginable et humainement possible, c'est la virtuosité et la grâce qui ont rendez-vous ici en ces lieux magiques entre fées dansantes et automates, c'est une interrogation sur la vie qui se dessine. L'envolée des milles et un pas est tout simplement héritage divin qui fait d'ailleurs dire au journaliste du Monde : "Cette tension nerveuse entre les personnages est accentuée par une chorégraphie d'une complexité technique à tomber littéralement. Implacable, la partition additionne les pas, les tricote à l'endroit à l'envers, de droite à gauche, à toute allure, sans laisser aux danseurs le temps de se retourner. Coppélia devient un précis de virtuosité classique dont on observe les ravages sur le visage des interprètes". Avec un final ou la lumière jaillit et illumine la scène, c'est d'une beauté renversante et on ne peut qu'être subjuguer par tant de talent, se lever et applaudir, applaudir et applaudir encore.
Entre l'inanimée imitateur de vie et la vraie vie il n'y a qu'un fil que Patrice Bart nous invite à découvrir avec lui. Le rêve de donner la vie a traversé depuis depuis longtemps notre histoire, il est toujours aussi palpable et d'actualité aujourd'hui...
A Genève également est donné en ce moment un version autrement différente de Coppelia par Cisco Aznar : "Il fallait oser. Le chorégraphe Cisco Aznar l'a fait. L'héroïne de sa version de Coppélia n'a rien d'une jolie poupée aux yeux d'émail comme le veut la légende. C'est un laideron aux cheveux rouges, couturée de partout, les orbites à peine cicatrisées, une créature de savant fou qui ne connaît pas l'art des finitions. Cette mutante séduit néanmoins jusqu'à la folie tous les hommes, dont le jeune Frantz" (Le Monde, 22 décembre 2006).
Cela me rappelle également cette très belle bande dessinée en trois tomes Fée et tendres automates qui conte l'histoire de la quête de la vie pour un automate fée, aimée de toute éternité par son alter ego Jam. A découvrir pour les amateurs de bandes dessinées, un très bel opus
Une petite vidéo du spectacle pour vous donner une idée de la représentation donnée à l'Opéra Bastille.
A lire avant d'aller voir la représentation, c'est un peu l'histoire des évolutions de Copellia depuis sa création le 25 mai 1870.
Retour sur un petit héros national que l'on aime bien là-haut et ailleurs. Même si je ne suis pas originaire de là-haut, y ayant vécu dans ma jeunesse, c'est là que j'ai dû contracté ce virus si agréable qu'est celui de la bande dessinée. Dans cette exposition gratuite du centre Pompidou, c'est amusant car bon nombre des planches ont été mes lectures d'enfants enfin même si elles étaient déjà publiées depuis belles lurettes, j'étais en pleins dedans que cela soit pour les Quick et Flupke ou encore pour les Jo et Zette, cela m'a renvoyé dans cette enfance insouciante qui d'ailleurs dure depuis, c'est quand même agréable je dois dire. Avec le Manitoba ne répond plus puis ensuite viendra Destination New York avec le stratonef...
Toujours agréable de retomber en enfance et lire ces planches telles qu'elles sont apparues initialement dans le "Petit vingtième", cela a d'ailleurs été l'occasion d'acheter à la librairie Tintin au pays des soviets que je n'avais pas encore lu, le premier opus de la série qui a suivi Totor et ses aventures dans les camps scouts.
Hergé (alias Georges Remi) vous parle avec ce petit accent et ces petites expressions qui font doucement sourire et qui sont pleines de charmes. Un bon moment en sa compagnie à vous expliquer le pourquoi du comment et les évolutions du fait de la renommée toujours plus grande de Tintin et Milou.
Le tournant avec l'album du lotus bleu et sa rencontre avec "Tchang Tchong-Jen, étudiant à l'Académie des Beaux-arts de Bruxelles pousse Hergé à s'informer sérieusement sur les pays dans lesquels il envoie son héros Tintin".
Avec toujours cette ribambelle de personnages tous aussi sympa les uns que les autres, Typhon alias Tournesol, les Dupont, la castafiore et le capitaine Haddock et son parlé si célèbre et tonitruant...avec ces expressions favorites que l'on retrouve ici et là telle que : "Que le grand cric me croque, Bougre de ...(sauvage, malappris, crème d'emplâtre à la graisse de hérisson, faux jetons à la sauce tartare, jets d'eau ambulants, etc...),....
Cela m'a permis de me replonger dans le Musée imaginaire que l'on m'avait offert en 79 et qui contient notamment une planche inédite de "Tintin et les Picaros" dans la mesure ou Hergé s'était tout simplement trompé et que l'album contenait 63 pages donc une de trop car les albums ne faisaient 62 pages...du fait des restrictions non d'ordre techniques mais plutôt de la guerre et de la pénurie en matière de papier...
Pour le reste, je vous laisse découvrir son univers et ses errements également car quelques albums ne sont pas si "politiquement correct"... passons passons sur ces aspects aujourd'hui...
C'est étonnant la vitesse à laquelle il dessine sous vos yeux ces personnages qui nous sont familiers... un beau reportage réalisée dans les années 60 par la télévision suisse romande. En parlant de télévision, moi qui n'en ai pas j'ai quand même eu l'occasion, Internet, les journaux et les exilés me donnant quelques nouvelles de voir la superbe supercherie qui a eu lieu en Belgique dernièrement, la RTBF (équivalent de TF1 ou France 2) a diffusé un vrai/faux documentaire dans lequel elle indiquait en gros la séparation de la Flandres (entendons les flamands) du reste de la Belgique (entendons la Wallonie et Bruxelles-Capitale), vous pouvez lire ce qu'il en est c'est excellent comme idée tout simplement
Pour l'exposition Hergé au Centre Pompidou, vous avez un peu de temps, c'est jusqu'au 19 février 2007.
Le site officiel de Tintin
Le site de l'exposition au Centre Pompidou
Sur le site de Mister Dandy quelques photos et une interrogation capitale qui a le mérite de poser les termes du débat : "Tintin est-il le fills illégitime du Capitaine Haddock et de la Castafiore"
Les infiltrés de Martin Scorsese, c'est un remake de lexcellent long métrage coréen Infernal Affairs d'Andrew Lau avec Andy Lau et Tony Leung Chiu-Wai qui se passe lui à Hong Kong.
Alors voilà franchement c'est la violence à l'état pur, l'absence de morale et de règles de part et d'autres; la loi de l'infiltration réciproque, sorte de miroir entre Matt Damon (Sergent Sullivan) qui entre au sein de la Special Unit et de Leonardo DiCaprio (William Costigan) qui lui est son pendant infiltré dans le crime organisé irlandais avec comme patron des deux l'imperturbable Jack Nicholson (Franck Costello).
On pourra dire ce que l'on veut du film, il y a une chose qui est certaine, les acteurs sont très bons et notamment Léonardo DiCaprio et Jack Nicholson. Le premier a un double rôle qui lui donne une profondeur psychologique sans équivalent et des moments de vulnérabilité tout à fait conséquent...Quand à Nicholson, il a en lui cette folie qui attire, qui intrigue, le charisme qui fait que même en temps que "méchant", on ne peut s'empêcher de s'attacher à lui, un être immonde attachant, étrange paradoxe que celui-ci, il en est un assurément... Matt Damon assure lui son rôle à merveille avec cette ingéniosité du scénario qui l'emmène dans les arcanes de la Police mais également dans la perdition de sa conscience et de cette double vie sans fin.
Quelle est la différence entre un flic et un voyou à notre époque? c'est Nicholson qui pose le débat très tôt, débat qui alimentera en profondeur le film avec les débats internes qu'il nourrit. Finis les histoires de Mafia, de repas à la tablée et de Parrain, là, le Parrain est présent, bien là, il s'est construit et cela lui a coûté d'être devenu ce qu'il est, il le fait parce qu'il a envie, il n'en a pas besoin ...Et puis c'est la question de soi en tant que tel qui est abordée ici même, savoir qui l'on est réellement et comment l'on se positionne dans la vie; pions ballottés par l'un ou l'autre ou Homme assumant ses choix et allant au bout de sa logique... Fragilité des hommes avec un Dicaprio qui se rend chez une Psy, l'échange est fin et détourné par lui pour poser les questions sur cette vie qu'il mène, sur cette peur panique qui le trésaille et cette incapacité des gens de comprendre ces moments de tensions extrêmes, des faux-semblants; cette schizophrénie rampante qui le mine....
Bon c'est vrai que la fin cafouille et que Scorcese en fait un peu trop et notamment, en parallèle avec Infernal Affairs, la fin n'est pas traitée de la même manière et c'est cette satanée morale made in US qui revient nous embêter, bien dommage cette fin...
Mais franchement c'est du bon polar noir... un combat de géants à trois têtes...à voir assurément
Le site du film avec bande annonce and co....
Su les conseils de Paraglider, retour à l'Institut du Monde Arabe et à sa façade en phase avec l'astre soleil quand il daigne se montrer, ses sous-sols aux riches expositions et sa librairie foisonnante de cadeaux...
Donc dans ces entresols, une très belle et apaisante exposition sur le Yémen, pays caché à notre regard et où il est malheureusement difficile de se rendre notamment pour les femmes.
Alors dans un très bel espace sont présenté des photos alliance entre noir et blanc et couleurs, entre quelques portraits de là-bas mais surtout des paysages d'une beauté ahurissante. Perchée sur des montagnes les villes se dessinent dans des à pics, des terrasses les entourent tels un cercle concentrique de beauté, peu de gens sur ces photos mais du vert, de la pierre et du sable, des paysages sans fonds ni fin on pourrait se trouver au bout du monde là-haut, dans ces gorges ou dans ces déserts de sable, vision dépaysante et aspirante que ces paysages.
Ensuite, une boite lumineuse vous permet de vous promener encore un peu plus dans ces villes et ces villages du bout de la terre, de cette terre qu'il faudra aller explorer prochainement, avant qu'elle ne perde de son authenticité et de sa fragilité, les images sortant se réfléchissant, c'est un spectacle de toute beauté tout en étant apaisant au possible, vous l'aurez compris c'est un très beau moment pour s'évader et aller contempler les merveilles du monde
Normalement l'exposition se terminait le 10 décembre mais nous y étions le 17 donc peut être aurez vous encore la chance de la voir sinon, regarder les photographies de Cheikh Hassan Al Thani .
Ensuite, arrêt obligé à la librairie de l'IMA et farfouilles, il y a notamment les Milles et une nuits lu par Sapho, avis aux amateurs...
Quelques infos sur le Yémen sur le site de l'IMA
Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard
Place Mohammed V
75005 Paris
Tél: 01 40 51 38 38









