Shenzhen, c'est la Chine et non pas son réveil mais son rythme de croisière actuel, sa faculté d'absorption, son appétit tentaculaire et son mode de vie particulier. Car avant tout, c'est la vie de Guy Delisle , sa vie qu'il dessine, qu'il raccourcit mais dont il nous donne ici les grandes directions pendant ce séjour dans un studio d'animation; il est mandaté par le studioDupuis-Animation pour superviser l'animation de la série Papyrus, réalisée en sous-traitance à Shenzhen (en banlieue de Hong Kong).
L'étranger qui débarque et qui essaye de voir ce qu'il peut faire et sa vie quotidienne, au jour le jour, presque dans cette ville perdue au milieu de tout ou personne d'autre que lui à part quelques étrangers presque invisible d'ailleurs vivent. Chronique d'une vie grise qui se passe d'un de ces moments d'existence ou les jours se suivent et se ressemblent étrangement, ou le rythme du travail et du gris prend le dessus sans malheureusement qu'il puisse faire quelque chose. Il n'y a pas encore de dépression mais il faut une sacrée force morale pour rester soi; le dessin doit aider assurément. L'ennui, la terrible peur qui ronge tout et surtout la vie qui veut s'épanouir.
En fin de compte une très belle bande dessinée qui date de 2000 et qui retrace des moments de vies de la Chine actuelle.
Petite mise à jour : Dans le journal le Monde du 1er janvier 2008, on peut lire : "Le salaire minimum mensuel n'est pas uniforme. Il s'élevait, début 2007, à 810 Yuans (75 euros) à Shenzhen, à 780 yuans à Guangzhou, à 650 yuans à Dalian ou encore à 750 yuans à Shanghaï. A Pékin, dans la capitale chinoise, il n'atteint que 640 yuans". Heureusement... la Chine vient de se doter d'un droit du travail emportant obligation aux employeurs de fournir un contrat de travail écrit à leurs employés mais on verra dans la pratique comment cela se passe d'ici quelques mois, déjà des contestations se mettent en place au niveau des employés sur la nature de la rédaction du contrat....
Pour Chroniques Birmanes, eh bien le dessin est plus clair, la vie est là qui offre à Guy, Louis, un petit garçon que lui a donné nadège, une coordinatrice MSF avec qui il part pour près d'un an à Myanmar, le pays de Kessel mais aussi le pays de l'opium et du prix Nobel Aung San Suu Kyi arrêté depuis "le 20 juillet 1989, le gouvernement militaire lui propose la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise plus tard en liberté « surveillée »". Cela durera jusqu'à très récemment.
"Le 25 mai 2007, le régime militaire birman a une nouvelle fois prolongé d'un an l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. Le 22 septembre 2007, l'opposante birmane assignée à résidence depuis 2003, est exceptionnellement sortie brièvement en pleurs de sa maison à Rangoun pour saluer des moines bouddhistes qui manifestent contre la junte militaire, pour la cinquième journée consécutive. Le 24 septembre 2007, Aung San Suu Kyi a été enfermée à la prison d'Insein".
Plus récemment, on pouvait lire dans le Monde du 8 décembre dernier : "expulsion, mardi 4 décembre, du chef de l'équipe des Nations unies en Birmanie, Charles Petrie, confirme la ligne dure adoptée par la junte face aux pressions de la communauté internationale deux mois après la répression du mouvement contestataire qui avait secoué les principales villes du pays. Le régime militaire avait été ulcéré par des déclarations de M.Petrie , le 24 octobre, mettant l'agitation d'août et de septembre sur le compte de l'incapacité du pouvoir à satisfaire les « besoins de base » de la population." et de poursuivre le dans le Monde du 13 décembre : "Si le régime [militaire birman] continue à ignorer les appels à une véritable transition démocratique et à la libération de [la figure de proue de l'opposition]Aung San Suu Kyi et d'autres prisonniers politiques, les Etats-Unis sont prêts à prendre la tête d'efforts internationaux pour imposer davantage de sanctions », a averti le président américain dans un communiqué réagissant au rapport rédigé, à son retour deBirmanie, par le Brésilien Sergio Pinheiro, enquêteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme dans ce pays.
Autorisé pour la première fois en quatre ans à se rendre sur le terrain, le diplomate brésilien a estimé que la répression de septembre et octobre à l'encontre des manifestations initialement emmenées par les moines bouddhistesbirmans avait fait au moins 31 morts et 74 disparus, et conduit un minimum de 653 personnes en prison. M. Bush, « profondément ébranlé » par ces affirmations, a appelé la communauté internationale à « condamner dans les termes les plus forts possibles [ces] atrocités".
Difficile rapport que celui des démocraties avec les dictatures... Quel est la solution à adopter...
Pour revenir à la chronique de vie de Guy Delisle, là-bas, à la lecture de cet opus on peut se faire une bonne idée de la vie là-bas, de la difficulté du travail des ONG "libres" de faire ce qu'elles sont venues faire ce qui reste souvent très compliqué surtout si les ONG ne veulent pas se laisser instrumentaliser. A l'époque j'avais lu de Jean-Christophe Ruffin le Piège humanitaire en 1986, l'Empire et les nouveaux barbares en 1991 puis Économie des guerres civiles avec François Jean en 1996 qui donnent une bonne vision de l'humanitaire; peut être date t-il un peu mais cela permet de donner les enjeux et essayer d'éviter quelques pièges... Également la vie des expatriés qui pointent son nez dans cet album, la censure qui pointe son nez avec le découpage systématique de tous les magazines, le filtrage des connexions extérieures avec Internet par exemple, ou encore la décision de la junte de déplacer pour on ne sait quelle raison la capitale dans l'intérieur des terres, pour être "au centre de tous lesbirmans"... le piratage des films mis à disposition, les batailles d'eau, l'épisode Total et une explication... l'importance des groupes électrogènes
Une chronique tranquille d'une vie qui passe, c'est vrai que cela fait un peu journal de voyage et qu'il n'y a peut être pas le ton de Shenzhen par exemple mais cela reste une bonne chronique d'un pays que l'on ne connaît pas ou peu; cela m'a redonné envie d'approfondir un peu plus le sujet donc pour moi c'est le principal...
A vous de voir....
Eh bien à vrai dire assez décevant et plutôt une vision très pessimiste à la fois de la quarantaine et du métier d'Acteur; très réductrice aussi, peut être un peu nombriliste aussi et franchement un peu chiant. Peut être est-ce que c'est parce que je n'ai pas encore atteint la barrière fatidique, allez savoir... En tout cas je n'en crois pas un mot.
Pièce dans la pièce, Valeria Bruni-Tedeschi (alias Marcelline) interprète Nathalia Petrovna, l'héroïne de la pièce de Tourguéniev Un Mois à la campagne avec aux commandes en metteur en scène un peu fou ce qui lui va d'ailleurs à merveille le très bon Mathieu Amalric et en jeune amant de Nathalia Petrovna dans la pièce le ténébreux au regard sombre Louis Garrel... Entre pièce et vie, la pénétration est presque indifférente, on se perd de l'un à l'autre de l'autre à l'un, vivre en famille même si on ne le choisit pas peut être pesant que cela soit la grande famille des planches ou la sienne... Introspection deNatalia/Valeria/Marcelline sur une vie qui arrive à mi-chemin, sans hommes sans repères non plus, même pas cette petite musique de Gershwin qui finalement la sauvera... sans enfant non plus et ne faisant que se regarder sans voir les autres sans même sans soucier, le moi surdéveloppé est là qui prend le pas sans se rendre compte des alentours.
Et même quand l'Amour frappe a sa porte, elle ne veut pas le voir, heureusement peut être... pour lui; qu'il reste vivant
Bon, à lire les critiques du journal Le Monde le 26 décembre dernier On aurait pu s'attendre à beaucoup mieux.... : "C'est ce qui rend son film si aimable : l'impossibilité de se prendre au sérieux, le regard désabusé et tendre porté sur la ronde parfois cruelle, mais plus souvent ridicule, des vanités humaines et sociales. Et Dieu sait qu'elle tourne, la farandole, avec ses petits personnages croqués en quelques traits bien relevés. Le metteur en scène (Mathieu Amalric) : un jeune homme plus très jeune qui ambitionne le génie et, n'étant pas très assuré d'y parvenir, pique des crises nerveuses. L'assistante du metteur en scène (Noémie Lvovsky) : une dévote amoureuse du précédent, actrice ratée, hystérique à bas bruit, qui rêve d'unir son destin à celui de son idole et en profite pour mettre son mari, trop bon bougre, plus bas que terre. Le jeune premier (LouisGarrel) : un romantique au coeur tendre drapé dans ses airs ténébreux, et amoureux comme il se doit de Marcelline. Last but not least, la mère de l'héroïne (Marisa Borini ), une veuve désespérément libre, outrageusement amoureuse de la vie, et qui ne cesse de rappeler à sa fille, plus ou moins délibérément, la médiocrité de son sort. "
Ce n'est pas le cas, loin de là... enfin, un élément intéressant est : "A l'origine du film Actrices, il y a une histoire vraie, un traumatisme vécu par Valeria Bruni Tedeschi alors qu'elle jouait au théâtre le rôle de Natalia Petrovna dans Un mois à la campagne, de Tourgueniev ( Le Monde du 14 mars 2000) : au bout de quelques semaines, le metteur en scène l'a remplacée par son assistante".
Ceci expliquant peut être cela.... enfin ne vous tourmentez pas, vivez la quarantaine joyeusement et les autres décennies avant ou après également, il ne sert à rien de se perdre dans des méandres sans fin, la vie est trop courte pour la voir en noir...
Petite entrée maison, terrine de lapin de l'autre côté de la nappe s'agite plutôt des crottins chavignoles, le tout accompagné d'une petite cuvée spéciale Fitou 2004, cela se laisse déguster. Ensuite, vient de mon côté et cela faisait trop longtemps que je n'en avais goûter un sublime Cassoulet chaud et délicieux à souhait, un retour aux sources alors que lerumsteack bleu au bleu d'Auvergne disparaît goulûment...
Et puis ensuite après s'être pourléché les babines, vient l'heure du fondant au chocolat, une ouverture sur le divin cela coule alors que l'extérieur est tout croustillant...
Ambiance très sympa, entouré de photographies d'époques et d'acteurs, les petites nappes vichy colorent l'atmosphère ainsi que les deux tenanciers à disposition
Un endroit que je vous conseille mais encore une fois la réservation est de mise... avec magret de canard, confit de canard au foie gras, os à moelle (pour les amateurs), lotte,...Sinon côté prix, c'est raisonnable, plats aux alentours de 15€, entrées dans les 8/9€ et pour levino tout dépend bien entendu mais cela débute aux alentours de 15€
A vous de jouer maintenant....
Virage Lepic
61 rue Lepic - 75018 Paris
Tél : 01 42 52 46 79
Vous avez envie d'un moment de détente bien mérité, allez voir Le plus heureux des trois au Ciné-Théâtre 13.
Une comédie de boulevard d'Eugène Labiche dont l'intrigue est simple : "La femme, le mari et l'amant… Mais aussi l'amant de l'ancienne femme du mari, un cocher maître chanteur, de drôles de domestiques, une bonne qui a tout vu, une femme qui veut absolument épouser l'amant de l'autre femme, l'amant dans la maison, et même une gouttière et des poissons... Une folie burlesque en trois actes, un vaudeville étourdissant mené tambour battant ou les situations farfelues se succèdent à toute vitesse. Quel est le plus heureux des trois ?"
coupé La réussite de la pièce tient à cette palette d'acteurs grimés, sur les 6 acteurs, il n'y a qu'une femme, elle sera à la fois pétunia et la cousine Berthe; la femme de Marjavel, le mari dupé n'est rien d'autre qu'une homme... on rentre dans le vif du sujet et la femme de l'alsacien n'est autre que l'oncle d'Ernest... une pièce avec des femmes mais joué par des hommes, cela donne un petit piquant très savoureux... Le couple d'alsacien est excellent, entre Lisbeth toujours joyeuse avec ce sourire béat et cette naïveté éternelle; son mari à la coupe rorkiennegéométriquement, mari perdu, mari sans honneur mais si bon... Ernest qui vadrouille d'une femme à l'autre,...
En tout cas, vous ne pourrez que rire et vous détendre dans cette pièce; alangui dans des fauteuils de cuirs pour les mieux placés, vous passerez un moment bien agréable. Rien d'intellectuel... de quiproquos en quiproquos, vous vous laissezentraîner dans le délire de cette troupe.
C'est la compagnie "Les sans cou" avec Paul Jeanson (Ernest) , Fanny Deblock (Berthe et Pétunia) , Clément Aubert (Marjavel) , Noam Morgenstern (Krampach) , Arnaud Pfeiffer (Hermance) et Jérémy Buis (Jobelin et Lisbeth)
Regardez le teaser fimé à l'ancienne, c'est juste un bon début qui n'ira que crescendo pendant la représentation
Ciné 13 Théâtre
1, avenue Junot - 75018 Paris
La découverte de cet album revient entièrement à Blog Pop et cette très belle chronique qui donne tout simplement envie de se plonger dans les délices de cet album de Principles of geometry. D'ailleurs je ne vois pas trop quoi dire après avoir lu la chronique de Romain que je vais citer tout simplement : "Principles Of Geometry, c’est l’expression de ce monde futuriste et intriguant. Une abstraction qui me rend hirsute et me touche. Il y a dans les visions robotiques du duo lillois une intensité épique et inquiétante. Peut-être ces nappes de claviers rétro (probablement des ARP 2500) aussi obscures qu’une musique démoniaque de Carpenter ou qu’un interlude mélodique d’Ulysse 31.
Guillaume Grosso et Jérémy Duval décortiquent, décomposent, fragmentent le son synthétique italian disco des années 70/80 et lui redonnent une vie d’écorché vif, désossé puis reconstruit. Moi, je suis comme en apesenteur et en même temps tiraillé de part et d’autre par des assauts incalculables d’expérimentations rythmiques. Je trouve malgré moi dans cette incohérence chaotique un semblant de légèreté et d’intime cabossé et meurtri. Entre Douceur et cisaillement, Lazare me rappelle les syncopes brutales et mélodiques de Warp et de Skam. A mi-chemin entre l’épure trop épurée de Boards Of Canada et le son putassier de Justice, voilà un psychédélisme électronique et noir qui me fait froid dans le dos autant qu’il me libère l’esprit".
Voilà, vous comprendrez sans aucun doute qu'il vous faut maintenant aller écouter ce bel album dont vous pouvez entreapercevoir l'essence sur leur espace My space avec au programme a mountaine for pres et Golem. Allez hop, décollage imminent pour d'autres sphères ....
Bonne écoute
Une belle palette d'acteurs avec au programme rien moins que Guillaume Canet, Marie Gillain, Vanessa Paradis, Jean Rochefort, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte pour les plus connus. Une bonne prestation générale de chacun d'ailleurs avec un Lhermitte transformé tout autant que Balasko qui revient dans un rôle de flic comme cela avait déjà été le cas dans Cette femme-là de Guillaume Nicloux en 2003. C'est d'ailleurs le même personnage que joue Josianne Balasko, celui de Michèle Varin, commissaire ayant perdu un enfant un 29 février. Son acolyte flic étant excellent, alliant bonhommie et terreur dans le fond de ses yeux. Deux histoires en parallèle donc avec au milieu, Guillaume Canet (alias Eric Vincent/Seghers) marié à la belle Marie Gillain, elle veut un enfant, lui n'en a aucune envie, c'est un enfant abandonné, peut être est-ce pour ça ! Jusqu'au jour ou un homme le contacte pour lui remettre quelque chose ayantappartenu à son père.
A partir de ce moment tout bascule et la vie qu'il connaissait n'est plus. Un homme plongé au coeur d'un étrange jeu de quilles dans lequel il n'a aucunement sa place et qui en parallèle fait ressurgir du passé cette histoire perdue dans le temps, dans la mémoire. Difficile retrouvailles avec un père qui n'a jamais été et qui par delà la tombe ne donne toujours pas envie de le connaître. UneVanessa Paradis transformée en camée, excellente de réalisme, un Guillaume Canet très bon même si comme on me le faisait justement remarquer il devient vers la fin un peu trop le Superman qu'il n'est pas ce qui n'apporte d('ailleurs franchement pas grand chose à l'intrigue.
Par contre je n'ai pas bien compris quel était le rôle de Pujol et Lhermitte dans le film, quel était le lien avec le passé ? Et puis je ne vois pas trop non plus ce qu'apporte les derniers plans sur la clef...
Voilà un petit film sympa à découvrir tranquillement
UBU, qui est-ce, pourquoi ce nom, cela devient une évidence lorsque l'on a entendu lors de sa jeunesse perdue la chanson du père UBU ou encore lorsque l'on connaît Alfred Jarry, le père d'UBU roi. cela rend bien compte des références directes affichées par le site et ses volontaires.
Site prolixe s'il en est que j'ai juste commencé à explorer, dans un premier temps plus par rapport aux ressources vidéo et films qui sont directement accessibles,téléchargeables. Mais de quelles ressources s'agit -il plus précisément me direz-vous ? car en effet, Internet regorge de découvertes en tout genre. Eh bien ici, l'idée principale est de partager , de faire connaître, de diffuser et de mettre à disposition des oeuvres rares, épuisés, des écrits, de la poésie, de vieux films, des concepts, des interviews, de la philosophie et encore plein d'autres choses pour essayer de comprendre un peu plus le monde qui nous entoure...
Lisez leur manifeste qui commence ainsi : "Poésie concrète et utopie pan-internationaliste ont été clairement défini par Max Bense en 1965 lorsqu'il déclare, « la poésie concrète ne doit pas séparer les langages ; au contraire elle les unis, les mêle. C'est précisément de ses intentions linguistiques que la poésie concrète est le premier mouvement poétique international ». Ses idéographiques internes, exportables, jusqu'aux contenus universellement accessibles sont des miroirs de ce qu'est le rêve utopiquepan-linguistique d'un lieu d'échange comme peut être aujourd'hui, la plateforme Internet. les programmes Adobe's PDF (portable document format) et Sun System's Java contribuent à la compréhension universelle de la langue. Les pionniers de la poésie concrète ne pouvaient que rêver de ces outils standards utilisés pour que la langue circule et se transforme, pour qu'elle gicle et pousse son cri, et ce, dans le monde entier instantanément et à moindre coût.
Essentiellement un cadeau de l'économie, la poésie est le lieu idéal pour une action politique utopique. Libérée des contraintes imposées par le profit ou des considérations purement matérielles concernant le produit et sa fabrication, l'information devient littéralement « libre » : sur UbuWeb, nous fournissons de l'information et nous le faisons depuis 1996. Nous éditons en couleur pour quelques centimes seulement. Nous recevons des documents le lundi matin et nous les publions le lundi après-midi.UbuWeb n'est jamais « en rupture de stock ». UbuWeb n'est jamais en fin de course puisque de nombreuses personnes de bonnes volonté participent à sa consolidation sur de multiplesplateformes ".
Retrouvez sur UBU Web les rubriques suivantes qui chacune recèle des trésors cachés :
365 Days Project
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/ubu EditionsPour ma part, j'ai commencé avec une vieille émission sur Louis-Ferdinand Destouches (Céline) puis Orson Welles, Luis Bunuel avec un chien andalou, Jean Cocteau et Jean Genet et un chant d'amour. Et bien entendu Jorge Luis Borges
J'ai également entre aperçu du Yves Klein, Derrida et la religion, du Giacometti et bien d'autres encore... que je vous laisse découvrir de votre côté
En tout cas, merci à Francesco pour cette découverte Internet fort intéressante...
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Pour ce qui est de « Il était une fois / Enchanted » et bien, je vous conseillerai très vivement de ne pas y aller ni d’ailleurs d’emmener quelqu’un le voir avec vous qu’il soit petit (a fortiori) ou grand (encore plus), c’est franchement mauvais.
L’idée pouvait laissé penser que cela donnerait un hybride sympathique à la manière peut être de « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » sorti en 1988 et qui avait été alors un phénomène… Mais non,
ici, pas vraiment d’interconnexion entre le monde animé et le monde réel, juste des scènes juxtaposées avec un rendu qui ne donne pas envie, des personnages un peu beaucoup fadasse, la
transposition dans le monde réel du personnage animé étant juste effleurée sauf à considérer son ébahissement dans ce monde neuf... ; le rendu et le scénario étaient couru d’avance bien entendu
mais bonWalt Disney aurait pu quand même se « faire un petit peu violence » pour sortir quelque chose de bien… Aussi, très vite devant ce déchaînement de nouveautés Giselle, la fée,
princesse se pose des questions, eh oui... va t-elle résister aux charmes de son avocat spécialisé dans le divorce (un comble) et plus globalement, est-ce que l'amour qui sied à un conte de fées
peut survivre dans le monde réel ?
On est très très loin du compte de mon point de vue… qui ne semble d’ailleurs pas partagé par tout le monde, on pouvait lire sur un quotidien canadien qu’à la suite de sa sortie
aux États-Unis fin novembre, Enchanted, comptabilisait déjà près de 70,6 millions de dollars de recette depuis sa sortie; on est aujourd’hui d’après Yahoo a près de 98,351,000 dollars... Ou va le monde ? Enfin, il semblerait que l’on résiste un peu en France au tout
Disney. En effet, d’après le Monde du 12 décembre : « Ce n'est pas parce que les films américains dominent ce classement depuis plusieurs semaines (selon le Centre national de la
cinématographie, la part de marché d'Hollywood est passée de 45 % à 50 % entre 2006 et 2007) que le public français calque son comportement sur celui des Américains. Ainsi, A la croisée des
mondes, avec sa très honorable tenue, fait jeu égal avec Il était une fois, de la maison Disney, alors qu'aux États-Unis le conte de fées modernisé a taillé des croupières à l'épopée matérialiste
adaptée de Philippe Pullman. » Piètre consolation mais on fait avec ce que l'on a...
L'Orestie où Agamemnon, Les Choéphores et Les Euménides d'après Eschyle avec une traduction de Daniel Loayza et une adaptation et mise en scène de David Géry. Pour ne rien vous cacher c'est la lecture d'un article de Martine Silber dans l'édition du 11 décembre dernier dans le journal Le Monde qui a eu raison de moi et heureusement. La trilogie antique qui ne représente rien d'autres que la naissance de la démocratie nous interroge à la fois sur le passé avec la force tout à fait incommensurable du texte, de l'homme (Eschyle) et des paroles dites. Le présent se juxtapose ici pour nous renvoyer vers nos institutions, notre société dans laquelle la Justice doit reprendre ses droits, son indépendance et sa force de probité qui souvent lui échappe de part le rallongement des procédures, des erreurs et autres difficultés inhérentes à notre espèce mortelle.
Avec Agamemnon, c'est un passé guerrier magnifique qui ressurgit avec la prise de Troie. Elle sera de courte durée cette victoire de 10 ans, la lame de Clytemnestre s'abat a plusieurs reprises sur son torse et le voilà aux portes de l'enfer, lui le valeureux guerrier qui avait sacrifié telle une chèvre sa filleIphigénie pour plaire aux dieux. La vengeance de Clytemnestre, c'est la vengeance de la mère sur sa fille accompagné dans sa sarabande d'Egisthe le neveu d'Agamemnon en souvenir d'un repas funeste ou son père mangea sans le savoir les chairs de ses enfants égorgés. Juste retour de bâton mais dans cette spirale infernale, où s'arrête le cycle interrogeEschyle . Le conseil ne sait trancher et c'est la tyrannie qui s'installe au Palais. C'est sans compter sur l'oracle et la venue tant attendued'Oreste , le fils vendu qui revient vengé le meurtre de son père auprès des amants réunis qui règnent en maître absolus. C'est avec le concoursd'Appolon, qui est le coeur de Zeus , de par qui sa volonté se fait mais dans la nuit grecque, le matricide est un crime qui ne peut rester impuni car dans la nuit veille lesÉrinyes, déesses vengeresse. C'est sans compter sur la sagacité d'Appollon qui permet pour un temps à Oreste de s'enfuir et d'aller se présenter devant Athéna elle-même afin que l'infernal cycle de la vengeance s'arrête, c'est là qu'Athéna fait appel au jugement du tribunal des citoyens grecs (Aréopage) et qu'Oreste est épargné; de cette date, les Érinyes deviennent les Euménides (les bienveillantes). La Justice dans la cité sera dès lors rendu de cette manière, ni anarchie ni despotisme, " la création d'une justice faite par les hommes pour les hommes" est un peu le message que par delà les siècles voulait faire passer Eschyle.
La mise en scène proposé par David Gery allie modernité et aspects contemporains de manière dosée et subtile et l'antique devient presque familier, l'histoire grecque revient à notre esprit rapidement, expliqué de manière simple et limpide; le texte est là pour s'assurer de cette force, de cette vitalité qui lui est propre, la densité du propos et des enjeux sousjacents renforce d'autant plus le discours. J'avais lu il y a longtemps maintenant Eschyle ou l'éternel perdant par Ismail Kadaré, je vais essayer de voir s'il n'y a pas d'autres écrits intéressant sur cette homme qui déjà dans les années 500 avant Jésus-christ avait compris nombre des enjeux à la fois sociétal et politique propre au monde des hommes.
Emporté par une troupe multiple et variée alliant jeunesse et expérience, j'ai été sous le charme de Clytemnestre, d'Egiste, d'Appolon et surtout d'Orete qui par sa gestuelle et son jeu complexe dans un rôle des plus difficile réalise une très belle performance mais il ne faut pasoublir le reste de la troupe avec Maurice Bénichou, Bruno Blairet, Mounya Boudiaf, Célia Catalifo, Caroline Chaniolleau, Yann Collette, Sylvain Dieuaide, Sarah Gautré, Laëtitia Guédon, Ivan Hérisson, Arthur Igual, Keren Marciano, Véronique Sacri, LouWenzel et Alexandre Zeff. On notera également, " la scénographie de Jean Haas [qui] fait déplacer les personnages devant deux lourdes portes simulant la pierre qui s'ouvrent, se ferment, dissimulent le palais, la ville ou ses faubourgs" très sobre et réussie.
Pour ceux qui ont un peu de temps, lisez l'Orestie, en achetant le livre ou en lisant sur Google Books la version numérisée de l'oeuvre de De Aeschylus, Paul Mesnard en date de 1863.
Voilà, vous l'aurez compris, c'est une pièce à ne pas manquer, pour ceux qui ont une peu de temps, prenez le, elle ne se joue que jusqu'au 21 décembre prochain mais cela vaut vraiment la peine et sinon, il faut espérer qu'elle tourne en France pour que vous puissiez en profiter .
Pour plus de renseignements, le site internet du Théâtre de la Commune sur lequel vous pouvez voir une vidéo de la représentation.
Cela ma permis de voir qu'il y a un projet connexe pour les auteurs de bande dessinée en ligne avec Webcomics.fr dont le projet est le suivant : "Les publics anglo-saxons et asiatiques ont vu s'ouvrir, ces dernières années, un véritable marché de la bande dessinée en ligne. Comment imaginer que les francophones n'apportent paseux-aussi leur sensibilité et leurs modes narratifs ? L'embellie de la bande dessinée traditionnelle (sur papier) ne doit pas nous interdire d'explorer de nouveaux territoires d'expression. Le blog bd est devenu le format par excellence des auteurs francophones, mais sans pour autant leur permettre d'accéder à un statut professionnel. Nous voulons changer cela, en mettant en place une structure de production et d'exploitation qui permettra progressivement de professionnaliser et de vivifier une création encore très jeune. Ce portail est la première expression de ce projet. Il permet aux auteurs de publier des histoires en ligne aussi simplement que l'on publie un blog, mais avec des outils pensés pour le récit".
On peut retrouver toutes les planches de Steeve Lauth détective qui fait parti intégrante du projet depuis le 13 décembre dernier sur : http://steeve-lauth.webcomics.fr/
Et puis du coup cela va permettre de découvrir également pleins de nouveaux talents chez Webcomics.fr
Pour en connaître plus sur Vonkrissen, le site internet de Profondeur mécanique







