Voilà que mon frérot m'avait prévenu, et effectivement, c'est vrai qu'il s'agit d'une petite bombe ce Batman; bien pensé et joué admirablement que cela soit du côté d'Heath Ledger (qui n'est d'ailleurs plus de ce monde...) alias le Joker, ce fameux personnage inoubliable dans la version de Tim Burton avec Jack Nicholson aux commandes; il revient autre et tout aussi puissant dans The Dark Knight de Nolan. Et Christian Bale, alias Batman, puissant et réel, introspectif et fatigué, désillusionné de courir après le crime, cette quête qui l'éloigne de sa belle (Maggie Gyllenhaal) et qui a de moins en moins de sens à ses yeux.
On en revient à l'esprit originel des comics de mon point de vue, à cette scène d'Unbreakable (Incassable) dans laquelle Elijah Price (Samuel L. Jackson) explique à David Dunn (Bruce Willis) que s'il existe, Lui, atteint d'ostéogenèse imparfaite son contraire doit exister, cela devient sa quête, son unique obsession. Cette lutte entre le bien et la mal qui seule peut être la justification de ce qu'il est de ce que le Joker est. Le Joker n'existe que grâce àBatman, que pour Batman ; ils sont des frères ennemis, des siamois qui ne peuvent se tuer, qui ne peuvent que s'affronter jusqu'à la fin des temps, ils sont le négatif et le positif.
Dans cet épisode, Batman a des appuis au sein de la police avec le lieutenant de police Jim Gordon (Gary Oldman) et il semblerait que le procureur Harvey Dent (Aaron Eckhart) se range également aux côtés de la chauve-souris de la nuit. Une chauve-souris qui se rapproche plus de l'Homme d'ailleurs que dans les précédents, c'est la technologie au service de l'homme, un peu à la manière d'Iron man quelque part aidé en cela par Alfred (Michael Caine) et Lucius Fox (Morgan Freeman).
Le joker prend possession de la ville, petit à petit, devant la pègre qui ne sait plus ce qu'elle veut, qui n'ose pas aller contre lui mais ne le condamne pas non plus, il est de ces personnages que l'argent ou le pouvoir n'intéresse pas, ils existent seulement, pour le pire des jours deGotham, le joker est cet ange du Chaos qui s'est emparé de la vie de chacun des habitants de Gotham et qui s'attaquera bientôt à la face caché de chaque homme, à cette double vie dans laquelle seuls certains ne basculent pas. Difficile de garder ses illusions devant cet être manipulateur et ayant une confiance pour ainsi dire absolue en la nature humaine (et quelle nature que la nôtre... vous n'allez pas être déçu).
Un seul être inébranlable, incorruptible et anti-héros par excellence pourra peut être se dresser contre lui; mais à quel prix, les choix sont difficiles à faire et seuls quelques uns sauront quel est le prix à payer pour êtreBatman.
Un grand film à voir et revoir d'ailleurs....
Le site de Warner Bross sur The Dark Knight
par Herwann PERRIN
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Cinéma
Alors là, un bon bouquin dans la série noire Gallimard que celui de Caryl Ferey. Avec Zulu, partez vers l'Afrique du Sud et découvrez d'autres mondes. D'autres mondes car il y a celui d'avant, au temps de l'Apartheid puis celui de la réconciliation et les séquelles qui en découlent et aujourd'hui voir demain avec en ligne de mire la Mondial de Football en 2010.
Est-ce que la situation est celle décrite dans le bouquin de Caryl Ferey ? Est-ce cette réalité qui semble vivante, réelle qui est de mise aujourd'hui ! C'est quand même assez flippant cet état de fait qui règne enAfrique du Sud, pour ne pas dire en Afrique tout court. L' Afrique du Sud, première puissance économique du continent africain.
On peut lire sur Wikipedia qu'au niveau criminalité cela ne va pas en s'arrangeant : "D'après le journal Le Monde du 28 décembre 2004, le pays bat des records en matière de criminalité : on y compte environ 20 000 meurtres par an, 30 000 tentatives de meurtre, plus de 50 000 viols et environ 300 000 cambriolages. Les publications officielles des statistiques de la criminalité de 2004 puis celles de 2005 montrent cependant que la tendance est en baisse assez sensible, surtout en ce qui concerne les meurtres et cambriolages. Ceux de 2006 montrent à nouveau des signes encourageants de baisse, mais moins marquée que les deux années précédentes. Les chiffres de 2007 indiquent une légère hausse.
En 2005, l'Afrique du Sud a compté quelques 19 000 personnes assassinées, 55 000 personnes violées et 120 000 hold-up selon les chiffres cités par leSunday Times. André Brink , le romancier sud-africain, a dénoncé cette criminalité et l'inaction du gouvernement en la matière dans deux articles du journal Le Monde en septembre 2006, y voyant un risque pour la stabilité politique du pays. Il y a dénoncé également la corruption, l'arrogance de certains ministres et les ravages duSida , et appelé à la démission pour incompétence des ministres de la santé et de la sécurité. En juillet 2008, après l'assassinat de son neveu à son domicile dePretoria, André Brink , pessimiste pour l'avenir du pays, dénonce encore une fois l'incompétence des forces de police, mais aussi plus globalement dénonce « l'incompétence, l'irresponsabilité, la corruption » des dirigeants du pays et la «démagogie » des principaux chefs de l'ANC[25] ".
Aussi, devant cet état de fait réels, lorsque l'on se plonge littéralement dans Zulu, on est en terre familière si l'on eut dire et c'est toute cette ambiance, ces évènements que l'on revoit, ressent. De la fuited'Ali Neuman face aux milices de l'Inkhata tout jeune; il est aujourd'hui en charge de la police criminelle à Cape Town et il est difficile de combattre avec peu de moyens autant de violences et autant de problématiques liées au VIH qui n'est toujours pas considéré comme une maladie à part entière.
Des fléaux auxquels se rajoutent des meurtres sauvages notamment sur une jeune fille de bonne famille. Puis c'est autour de la mèred'Ali de se faire voler son sac alors qu'un surfeur non violent décide de braquer une banque. Une succession d'évènements qui ne sentent pas bon surtout que l'autopsie révèle une substance inconnue... Tout même vers lesTownships, ces zones de non-droit sous le contrôle de gangs dont celui des Americas avec le Chat qui est un sadique notoire.. ainsi que son bras droit... Rien n'est très clair dans cette histoire et Neuman met Brian Epkeen et Dan Fletcher sur le coup afin de déterminer quel est le tueur psychopathe qui est derrière tout cela.
C'est sans réellement savoir dans quel mic mac autrement plus complexe qu'ils se jettent, les ennemis auxquels ils ont affaire ont plus d'un tour dans leur sac et plusieurs longueurs d'avances, rien ne sera plus comme avant et à la fois il y a quelques résurgences du passé qui ne passent pas, qui ne s'effacent pas. La corruption est endémique et la volonté de négation de l'autre aussi, la biologie moléculaire a son rôle à jouer comme aux heures les plus noires de l'histoire.
A lire en tout cas, d'une traite et sans discontinuité...
par Herwann PERRIN
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Lectures
Bon, autant vous le dire d'entrée de jeux, rien d'exceptionnel avec cette petite comédie canadienne, je me suis laissé dire que c'était assez marrant. Au final, franchement rien de très original et assez longuet quand même (2h04 minutes).
L'histoire est assez simple : Trois frères, un père décédé, une mère ayant relativement souvent des attaques et des discussions des trois zigotos autour de leur vie, de leurs questions et plutôt toutestournées vers le sexe. Entre les mérites et les plaisirs de la fidélité versus les aventures, les films pornos et les strip-tease via Internet. Des histoires qui commencent à se réaliser pour le meilleur mais aussi et surtout pour le pire avec toutes les conséquences qui en découlent, évidemment sauf peut être pour un des frères qui semblent résister et être bien dans sa peau mais saurat-il tenir jusqu'au bout de ces désirs et fantasmes...
Voilà, une toute petite comédie de moeurs où rien de neuf n'apparaît, c'est gentil quoi... à éviter quand même....
par Herwann PERRIN
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Cinéma










