Tulsa "1963-1971" de Larry Clark, c'est l'histoire qui a
fait scandale du retour de Larry Clark dans sa ville natale et de la prise de photographies tout a fait exceptionnelle, représentation du monde d'alors, on est dans les profondeurs des Etats-Unis
et la drogue est là qui se prend de manière presque instantanée, les photographies sont saisissantes de vérité, une bonne parruie des personens sont mortes d'overdose. La femme enceinte qui se
pique est une des photographies les plus dures de cette série à mon sens.
C'est également de lui qu'il est question quand il indique en 1971 : "Je suis né à Tulsa, Oklahoma en 1943. j'ai commencé à me shooter aux amphétamines à 16 ans. je me suis shooté tous les
jours, pendant trois ans, avec des copains, puis j'ai quitté la ville mais je suis revenu. Une fois que l'aiguille est rentrée, elle ne ressort plus."
Peut être que les films de Larry Clark sur les adolescents sont un peu un essai de mémorisation du présent de ce présent qui comme à Tulsa est là sous nos yeux mais
que l'on ne veut pas toujours envisager. Pour ceux qui ne connaissent pas, il est important d'avoir vu au moins deux ou trois de ces films avec par exempleAnother Day in Paradise (1997), Bully
(2001), Ken Park (2002), Wassup Rockers (2006), Impaled (in Destricted, compilation de 7 courts-métrages de différents réalisateurs, 2006)
"Autoportraites aux enfer de Choi",
Portraits distendus, défigurés, déliés, contractés de Choi qui ressemblent un peu sur quelques unes des photographies au Cri, à l'idée que l'on peut se faire des
personnes confrontées aux monstres de Lovecraft, saisi d'effroi, la panique montant, la vision se troublant ou se déréglant du fait d'avoir pu entre apercevoir l'indicible, la face cachée de la
nuit. Une texture toute particulière pour ses photographies très réussies.
Étonnant parcourt que celui proposé apr Choi avec son propre visage mis en scène.
Le sujet est important, brûlant même, on sait que cela arrive de plus en plus souvent depuis des années maintenant dans certaines favelas deRio de janeiro," de jeunes trafiquants d'armes et
de drogue torturent et condamnent à mort leurs ennemis dans des "micro-ondes", sorte de crématoriums improvisés dans des pneus arrosés d'essence auxquels ils mettent feu. Cette "méthode" ne
laisse aucune trace des corps calcinés, les victimes ne peuvent être identifiées par la police et les coupables sont, de ce fait, rarement jugés".
Cette forme de torture est impitoyable comme on peu le voir sur les photographies de Rogerio Reis, vision impitoyable de l'homme sur l'homme, de sa capacité à créer de l'horreur et à éliminer son
prochain de la manière la plus atroce qu'il soit. Deux amis de Rogerio Reis feront les frais de cette mort "micro-ondes", hommage à eux également
Et pour connaître un peu plus le travail du photographe
Rogerio Reis, rendez-vous sur son site Internet
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