Alors qu'il y a une rétrospective Gus van Sant à la Cinémathèque en ce moment et jusqu'au 4 novembre, voilà que Paranoid park arrive sur les écrans. C'est une adaptation du roman Paranoid Park
de Blake Nelson.
Nous voilà reparti dans le monde de Gus Van Sant et de l'adolescence. On est à Portland, où un jeune Skateur Alex est happé par des évènements qui le dépasse, qui le surpasse même. C'est Jared, un de ces
potes avec qui il va pour la première fois à Paranoid park, endroit mythique ou se rencontre le tout Portland de l'underground entre skateurs, drogués, va nu pieds... Étonnant Skatepark où tout
semble différent. Il y a trop de monde et ils décident de revenir le samedi, Jared ne peut pas y aller et il s'aventure dans cet univers, rencontre quelques personnes, bois une bière ou deux ou
autres chose et part à la conquête d'un train....
Le drame est là, inexorable mais que son inconscient a bloqué, que sa mémoire a déjà oubliée, on comprend pourquoi ... vous comprendrez...
Un accident ou un meurtre a été commis près de Paranoid park indique l'officier en charge du dossier, tous les skateurs sont convoqués et que ce passera t-il
maintenant. Solitude et impossibilité de communiquer, de dire quoique ce soit, choix délibéré et salvateur, choix difficile et marquant à vie,étatd e choc et vie qui se désagrège, sentiment de
mal être... Tout cela est en suspens dans l'air, écriture et déversoir l'espace d'un instant, d'un long moment sur le papier qui absorbe cette réalité pour aller de l'avant. Et puis tout brûler
et oublier et Vivre, vivre envers et contre tout
Un film pas simple qui peut paraître difficile d'abord mais comme l'indique bien Jacques Mandelbaum dans le Monde du 23 mai
dernier "Toute l'intelligence et la sensibilité de Gus Van Sant consistent à faire de même avec le film, qui est construit comme une toile d'araignée autour de
l'infigurable horreur de cet événement. Paranoid Park prend ainsi la forme d'un récit très hétérogène, à la fois déconstruit et vibratile, léger comme une bulle et lourd comme du plomb, vaporeux
comme le fantasme et solide comme un corps dont on voudrait en vain s'échapper"
Commentaires
oui j'ai bien aimé, c'est vrai que c'est difficile de rentrer dedans mais quand on y est, on ressent bien les difficultés d'Alexe, ce choix qui va le façonner à jamais
commentaire n° : 2 posté par : herwann (site web) le: 02/11/2007 14:05:41
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De mon côté, j'ai eu l'impression d'entrer dans un brouillard dense et pesant (la tête d'Alex, ses émotions, son regard hargard, son égarement ...) et d'avoir hâte d'en sortir ... J'ai cru aimer ce film parfois, mais vraiment je n'ai pas réussi à être captivée.