Je me rappelle bien le moment où j'avais envie d'aller le voir, cela se passait il y a très peu de
temps, le jour du Concert, au Mk2 Quai de Loire, on voyait au loin l'affiche de The limts of controls de Jim Jarmusch avec Isaach de Bankolé qui arrivait le 2 décembre. D'ailleurs, je trouve
toujours l'affiche assez belle
Par contre, pour ce qui est du film eh bien c'est plouf plouf dans l'eau et on recommence.... non vraiment, j'ai été très déçu.
Autant j'avais adoré Dead Man, Ghost Dog, Brooklyn Boogie, Night on eart ou Mystery train autant je n'ai que peu, vraiment peu accroché, adhéré à The limts of controls.
2 heures ou comment suivre un Isaach de Bankolé, qui a une sacré gueule entre parenthèse déambuler d'un endroit à l'autre, menant
une activité des plus palpitantes sans qu'aucun dialogue ou si peu ne rythme le film, que l'on s'échange des petites boites d'allumettes, qu'une femme à lunettes nue se ballade dans un imper
transparent, de minutes contemplatives devant des oeuvres d'art, ...
Soi disant un voyage à l'intérieur de sa conscience, eh bien c'est à vrai dire très chiant et donc je ne vous le conseillerai
pas...
Par contre vous pouvez cous faire une idée avec par exemple ou encore Culture
o Poing qui a apparemment bien apprécié : "Un film qui s’inspire beaucoup de la beat generation, comme le suggère le titre emprunté à un
des livres de Burroughs, consacré justement à cette fameuse parole… Et les références littéraires se multiplient un peu partout, de cette phrase introductive de Rimbaud à
certaines lectures de nos protagonistes… Des indices parsemés pour nous éclairer sur le cinéma de Jarmush et son parcours. Les réminiscences de "Permanent vacation" et de
"Down by Law "affleurent dans ces rues madrilènes ou ces bars nocturnes, mais le personnage, comme son créateur, se rapproche de la maturité acquise par ses
prédécesseurs Dead Man et Ghost Dog.
Car si le spectateur est perdu, Isaac lui sait où il va, avec détermination et sans jamais plier sur aucune de ses règles de vie. Notre homme est
méticuleux, les décors le sont aussi, formant un film tout en résonance, entre sons et images, tableaux de maîtres et phrases de poètes.
Evitant tous les pièges narratifs, il crée une œuvre naturaliste, humaine et drôle, proche de l’esprit de Jacques Rivette à qui il a voulu rendre
hommage. "The limits of control" signe le vrai retour de Jim Jarmusch, prouvant qu’il faut savoir tourner la page « blanche » pour pouvoir mieux revenir là où tout
avait si bien commencé… Et l’affiche composée pour l’occasion n’en est qu’un des heureux indices."
Soyez prévenu, les frontières du réel ne sont peut être pas si lointaine...
Jeudi 3 décembre 2009
4
03
/12
/2009
23:03
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Par Herwann PERRIN
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Publié dans : Cinéma
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