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Mardi 7 juillet 2009


Vous connaissez sans aucun doute le photographe Martin Parr fameux notamment pour ses photographies sur la société contemporaine et parfois le kitsch qui s'en dégage. Au jeu  de paume, est exposé son âme, son intérieur, ce qui le fait lui et ce qu'il a amassé au cours des "siècles", son trésor de guerre si l'on peut dire car Martin Parr est un collectionneur, un virtuose éclectique qui ouvre les portes de son caveau avec à la fois des objets qui vous paraîtront souvent kitsch mais c'est si amusant de voir ce que produit également notre monde. En passant par une collection d'assiettes à l'effigie de Maragret Tatcher, une série de montre où c'est le portrait de Saddam Hussein qui vous suit tout au long de votre journée ou encore en version plus diversifié, Obama et ses objets dont une superbe paire de tong... ou encore un slip... je vous laisse découvrir les autres types d'objets au coeur de sa collection

Ensuite nous avons droit a une vaste collection de cartes postales plutôt ancienne (fin 19ème jusqu'à nos jours) dont certaines séries sont tout a fait sublimes, d'autres un tantinet kitsch et pour finir avec des cartes écossaises que l'on achète pour son pire ennemi ou lorsque l'imagination manque, on peu entrer alors dans les premières salles où vous allez pouvoir admirer, voir, revoir des photographies d'artiste tels que Tony Ray-jones, Chris Philip, Graham Smith côtoyant des oeuvres de Robert Frank, William Egglegston (superbe) et puis une ribambelle d'autres artistes que vous avez pu voir dernièrement dans différentes expositions présentées à paris que cela soit dans le cadre de galeries ou de musée, il serait trop long de les énumérer mais vous serez agréablement surpris en tout cas.


Une série également sur le luxe et les rapports induits, Martin Parr voyage a travers le monde en passant en revue les différentes foire artistiques et réception. L'on peut par exemple voir un maître et son chien avec un diamant où le grotesque et son apparition... les rapports entre luxe, argent versus pauvreté sont à envisager différemment... Les séries de 2008 sur les habitants de différentes villes sont plus des focus contemporain mais je ne les trouve pas extraordinaire sauf une photographie peut être mais c'était de circonstance, enfin j'ose espérer qui montre de dos une jeune fille avec des dreads locks ou une chevelure abondante bariolée de tissus de couleurs or devant cette photographie était une personne similaire en tout cas au niveau de la coupe, cela devait être elle, ce n'est pas si commun ce genre de personnage... Elle faisait également un clin d'oeil à la photographie tirée de la série Luxe où l'on voit un homme avec une chemise bigarrée regarder une toile dans les couleurs similaires...


Voilà voilà, un parcours rapide dans cette exposition du monde Martin Parr sans réel parcours sur ses photos

Vous avez un peu de temps, c'est en place jusqu'au 27 septembre

retrouvez tous les détails de l'exposition dans le Petit journal

Jeu de Paume (site concorde)
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris

Métro : Concorde (lignes 1, 8, 12)
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94

Renseignements : 01 47 03 12 50
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Dimanche 5 juillet 2009




Voilà une exposition à ne pas voir en famille (VRAIMENT), les photographies présentées pour la série Bondage, art érotique par excellence et dans la tradition du Shibari : "Le bondage japonais (緊縛 kinbaku « bondage » ou kinbaku-bi « magnifique bondage » est un type de bondage sexuel japonais entrant dans le cadre de jeux sadomasochistes. Il implique d'entraver celui (ou celle) qui tient le rôle de personne soumise en utilisant des figures géométriques pré-définies à l'aide d'une cordelette, habituellement de 6 à 8 millimètres de diamètre, faite de chanvre ou de jute. Le mot de shibari (しばり signifiant « attaché, lié », utilisé au Japon pour décrire l'art de ficeler les colis) est devenu l'appellation la plus courante, dans les années 1990, en Occident, pour désigner l'art du bondage kinbaku".

Voilà, le cadre est posé et si les photographies sont assez esthétiques il n'en demeure pas moins que cela puisse en choquer plus d'un et d'unes, il est vrai que le spositions des modèles sont parfois quelque peu aérienne, et certains passages de cordes semblent ne pas être des plus agréables... est-ce d'ailleurs le but ultime... En tout cas, souvent un petit dinosaure est là pour le clin d'oeil, une fois c'est la rose qui dévoile d'autres secrets. Voilà en tout cas des morceaux de choix.

L'artiste a quand même près de 70 ans, l'oeil reste alerte et pleins de visions d'un art et d'une pratique héritée de la période où cette technique était plutôt utilisée, au départ, pour torturer les prisonniers... l'art de la torture, qu'on se le dise quand même... En toutétatd e cause, l'Art reste l'Art et il faut aller voir ce que cela donne pour avancer un peu, l'enfermement des mentalités n'est plus de cette époque et cette mise en scène permet une peu de réfléchir sur cet enfermement des corps et des esprits...

On pourra également avoir quelques éclairages via un vieil article en date de 2005 de Lunettes Rouges et le site de Nobuyoshi Araki pour en savoir un peu plus... en tout cas, allez faire un tour à la Galerie, l'exposition est en place jusqu'au 25 juillet avec quelques oeuvres visibles sur le site internet de la galerie

Galerie Daniel Templon
30 rue beaubourg - 75003 Paris
Tel : 01 42 72 14 10
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Jeudi 2 juillet 2009



Amy Stein, est photographe et suite a quelques conversations elle entreprend de matérialiser, recréer les rencontres entre le monde animal et le monde humain telles qu'elles peuvent survenir à l'aube, au crépuscule. des rencontres un peu du troisième type quand vous voyez un ours brun près de votre piscine ou un coyote hurler contre un lampadaire, un renard vous caressant les doigts de pied ou presque. Elle s'est inspirée des histoires contées dans la petite ville de Matamoras en Pennsylvanie...

Du réel à l'irréel, une très belle rematérialisation qui vaut le coup d'oeil. Il y a plein de tendresse dans ces photos qui nous montre un peu de cet éden perdu, de cette connivence et coexistence perdue qui pourrait exister entre le monde animal et le monde des Hommes, cet espèce animale un peu étrange...







Retrouvez les photographies en ligne sur le site internet d'Amy Stein, et découvrez également sur son site la série d'Halloween à Harlem évoqué dans Purpose 8 sur l'enfance ou encore la relation des femmes avec les armes...
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Lundi 29 juin 2009

Quelques nouvelles acquisitions présentées à la Maison Européenne de la photographie dont notamment Christophe Draeger et Saul Leiter même s’il y a aussi Mohamed Bouroussia vu récemment à la Galerie Les Filles du Calvaire, Rob Horsntra, Marion Tampon-Lajaritte ou encore Massao Yamamoto.

Saut Leiter et ces photographies en couleurs du milieu des années 50 et après sont d’une beauté peu commune, il suffit pour s’en rendre compte de commencer à les regarder, se perde dans leur contemplation, en découpé pour certaines les flocons, humecter la fraîcheur où l’ambiance qui en ressort pour savoir au plus profond de vous-même que vous êtes en présence d’un grand artiste sans même savoir de qui il s’agit. Et effectivement, c’est bien d’un grand monsieur qu’il est question ici et il faut juste aller lui rendre un petit hommage il vous rend la vie plus belle


Quand à la photographie exposée de Christophe Draeger, elle est dune autre dimension, une œuvre d’artiste engagé qui porte sur les conflits et cette faculté des Hommes à faire le mal, à détruire ce qui est beau, notre planète évidemment et les hommes et femmes qui la peuple, on pourrait se demander si ce n’est pas dans la nature de l’être humain que des’auto-détruire , il y a un peu de ça dans ces œuvres puzzle, décomposition d’un réel à la photographie, reproduction d’un réel carnivore qui s’assemble comme il a étédéassemblé, explosion et déstructuration de l’espace primordial pour dire, revendiquer une réalité trop triste.

Ce travail qu’il effectue doit nous permettre de nous poser, une fois encore, les questions de notre avenir, des perspectives que nous donnons, que nous laissons aux générations futures, le bel exemple….

"Dans la série "Les plus belles catastrophes dans le monde”, Christoph Draeger transforme des photographies de presse en puzzle géant. Le principe du puzzle, généralement support d'une imagerie conventionnelle -paysages idylliques ou œuvres d'art-, est ici détourné pour servir des images terrifiantes, qu'habituellement nous consommons de façon fugitive."


Par contre juste avant d’arriver à ces collections je n’ai pas trouver franchement très intéressant le travail d’Alair Gomes sur « A new sentimental journey 1983 » où l’illustration d’un texte sur le divin sur Eros, une création exemplaire de Dieu, une esthétique de pensée, de vie, des corps nus à foison d’homme-statue, représentation d’un idyllique, d’un monde perdu…

De même, le travail de Gabriele Basilico sur le « théâtre Carignano de Turin », une institution à part entière qui a subit de grands changements un grand coup de nettoyage m’a semblé un peu vide de sens. Je comprends l’initiative mais je ne trouve pas que le résultat soit à la hauteur, sauf peut être une ou deux photographies. Il est vrai qu’il est difficile de sentir ces choses là, cela doit plus parler à des êtres ayant fréquentés ces lieux,ayan t humer l’atmosphère, ayant embrassé leur premier amour ou verser leur première larme mais voilà, je me suis senti un peu étranger en ce monde offert à ma vue…
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Lundi 29 juin 2009

Voir et revoir Henri Cartier-Bresson est, reste et sera toujours un grand plaisir. De ce promener dans cette exposition est bien agréable a plus d’un titre. Tout d’abord par ce que l’on se trouve en terrain familier, non pas conquis car cela a déjà été fait par le maître mais parce que l’on est à mi-chemin entre le Paris d’avant, celui que je n’ai pas connu et celui d’aujourd’hui. Lorsque l’on se promène, quelques vestiges sont encore présents, hérité d’un passé perdu qui a été figé parHenri Cartier-Bresson alors, en ces temps où la magie de l’argentique et du hasard était encore l’apanage de quelques uns, de quelques arpenteurs du monde.

Aussi, même si vous avez déjà vu à la Fondation Cartier-Bresson où ailleurs certaines des photographies présentées, il n’en demeure pas moins que le plaisir est là : celui de l’observation, des jeux de lumière, au travers des clins d’œil dont l’exposition est remplie, ils sont semés pour votre œil, pour qu’il s’ouvre etentraperçoive ce que lui également a saisi au vol, cet instant de temps gelé à jamais et qui nous revient. C’est le rêve qui vous accompagne durant cette très belle promenade en sa compagnie. J’aime tout particulièrement la série sur lesAbbruzzes

Ces images reflètent bien celui qui souhaitait « mettre sur une même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur ».


Maison Européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Jeudi 25 juin 2009

Quelques dizaines d'artistes exposés à la Galerie Dorothy's jusqu'au 2 juillet prochain et dans ce lot 2 ou 3 ont particulièrement retenu mon attention : Clark et Pougnaud, Emanuelle Fèvre et Béatrice lecomte et ses mises en boite..


Avec Clark et Pougnaud et leur série Dorothy et l'enfance (un clin d'oeil à la galeriste...) on s'en va voguer dans l'enfance mais aussi et surtout dans le théâtre, représentation de portraits posés dans un décor tout à fait réel, imaginaire, on peut lire sur leur site : "L’enfant est seul dans un monde qui n’est pas à sa mesure; Impuissant à changer la réalité, il la transcende par un extraordinaire pouvoir d’imagination qui l’emmène à tout moment dans l’univers des contes de fées."

Les autres séries sont également très réussies et je vous invite à faire un tour sur leur site et à passer à la Galerie pour les voir devisu...

Il y a également les photographies présentées par Emanuelle Fèvre et la magie de la composition/décomposition ou surimpression, le numérique est là parfois en aide, complément et les effets de rendus de l'espace urbain s'en trouvent transformés de manière assez exceptionnelle


Bétarice Lecomte, elle n'est pas photographe, elle propose de la mise en boîte, de la miniature de scènes qui ma foi sont assez réussie, l'atelier dePollock, un semblant de Calder, l'affiche interdite, les voitures autruches,... et pleins d'autres que vous pouvez retrouvez sur son blog d'ailleurs

Enfin, vous pourrez également découvrir les oeuvres de street art composées à partir de matériaux usés d'Alain Louiset et son Franck Sinatra par exemple ou encore un hommage à la culture afro-américaine et ses origines avec Jonathan French et son Children Wendy ou encore partir à la découverte des mondes surréalistes avec Stephen Tamiesie et son par exemple Meteor Crater Arizona de 2007

Voilà à vous de jouer maintenant...

Galerie Dorothy's
27, rue Keller - 75011 Paris
Tél : 01 43 57 08 51
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Lundi 22 juin 2009

Je vous invite à aller découvrir les très belles photographies exposées à la galerie Brasilia. 

Il n'y a pas un thème en particulier mais plutôt la beauté immanente des images, des tirages, des angles de vues ou des regards qui percent dans la lumière. 
Il faut se rendre sur place pour prendre la mesure de ce qui est visible lorsque l'on est en présence des 

Regardez cette femme de pierre dans l'attente d'un réveil
De même ce coureur de l'absolu qui s'envole vers les cieux
Vous avez jusqu'au 25 juillet pour voir cela... à vous de voir

Regardez les photographies sur le site des frères Vital-Durand


19, rue charlemagne - 75004 Paris
Tel : 01 42 72 38 84
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Vendredi 19 juin 2009


Un petit cadeau qui est arrivé à point nommé, un portrait photographie intitulé Détails Obscurs de Roger Lemoyne, un photographe canadien qui donne une vision un peu différente des conflits armés dans le sens ou son regard se pose sur les principales victimes de ces conflits modernes, actuels, les civils. les laissés pour compte dont la vie a été bouleversé, changé, détruite et qui doivent le plus souvent se reconstruire intérieurement si cela s'avère possible... les traumatismes vécus lors des conflits que cela soit pour les adultes et plus encore pour les enfants marquent à vie.

Le livre de portraits photographiques qui s'étale de 1995 à 2003 est là pour nous indiquer à travers différents conflits que le photographe a couvert que le monde d'aujourd'hui a radicalement changé et que la guerre s'est déplacé sur les populations civiles sans que les grandes organisations onusiennes, nationales, régionales puissent faire vraiment quelque chose pour endiguer la folie des hommes qui est bien souvent sans limites....




Les enfants sont exposés au premier titre comme on peut le voir sur certaines photos où à vélo un enfant porte une kalachnikov tout en essayant d'enlever la boue de ses bottes, un autre absorbe la détresse de sa mère penché sur son frère mort, une femme pleure son fils tués par une balle perdue... autant de situation illustrant la difficulté de ces populations, de ces hommes devant un état de guerre non voulu, non désiré mais auquel il faut faire face. l'exode est souvent au rendez-vous comme on peut le voir avec ces chariots humains, ces populations déplacés... La mort rode tel ce squelette perdu dans la montagne dont le crane surgit de la première neige. Dans ce fatras, tel les deux photos en illustration, une équipe d'homme mutilé jouent au football alors qu'un enfant fait du trapèze dans un décor surréaliste...


de très belles photos et des textes qui invitent à comprendre, à vouloir aller plus loin, une analyse de certaines photographies et le parcours de RogerLemoyne tout en humilité et en délicatesse. Un très beau livre que je vous conseille vivement

"Des êtres trahis par un monde ayant les ressources, les idéaux et les structures internationales pour les protéger et pour assurer le respect de leurs droits. Le conflit est-il une part inévitable de ce monde?"

On peut lire sur un site un témoignage qui reprend en partie certains éléments du livre : "À voir ces photographies, parfois terribles, on en vient à se demander comment il se fait, qu'au XXIe siècle, de tels actes de barbarie soient encore possibles. Blâmer les seuls habitants des pays touchés relève de la facilité. RogerGraham souligne avec justesse que « les intellectuels parlent la langue des statistiques » et que « [leurs] calculs froids effectuent un 'tri' social, désignant ceux que l'on secourra et ceux qu'on abandonnera ». Il cite le généralDallaire affirmant avoir reçu, pendant le génocide au Rwanda, un appel d'un haut fonctionnaire américain déclarant qu'il faudrait la mort d'au moins 85 000 Rwandais pour justifier de risquer la vie d'un seul soldat américain.

Mais, pour être juste, il n'y a pas que les Américains en cause, puisque personne n'a voulu intervenir, ou si peu, au Rwanda. Ni au Congo d'ailleurs, où les victimes de la guerre qui perdure se chiffrent par millions. Quoi qu'il en soit, les photos prises par RogerLemoyne sont là pour nous rappeler que le barbare est là, tapi au fond de chacun de nous, et qu'il faut parfois bien peu de choses pour le réveiller".

Retrouvez le travail de Roger Lemoyne sur son site internet et dans un autre genre, un portofolios....
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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Samedi 13 juin 2009

Autour des oeuvres de Didier Massard, la galerie Beaudouin Lebon expose des oeuvres de photographes connus nous permettant ainsi de partir à la découverte du monde de l'animal ou en tout cas de la mise en situation, de la composition autour de, des situations ironiques, kitsch qui sont parfois associés aux animaux.

Cette exposition de photographies se rapprochent aussi de la peinture avec certaines oeuvres telles les animaux étranges et fascinants de Joel Peter Witkin, le monde la publicité s'invite aussi en quelque sorte à travers les quelques photographies de Bertrand Desprez, Mikel Uribetxeberria qui peuvent faire penser à une mise en situation tel ce cerf dominant dans un aéroport par exemple, ce gorille en situation ou ce loup perdu...

On peut également apercevoir la série Animal de Bettina Rheims qui est assez intéressante notamment avec les titres des photographies, tel celle avec Charlotte Rampling par exemple

La série présentée par Maarten Wetsema est également assez exceptionnelle dans la mesure où les chiens sont portraitisés presque de manière humaine ou mobilière tel ce chien sur étagère... à voir en tout cas

Et puis, ma préférée, une photographie d'Elliott Erwitt tout à fait exceptionnelle...

Voilà, vous retrouverez d'autres artistes mais faites un tour à l'exposition, c'est assez chouette et pour les fans d'animaux, n'oubliez pas d'aller faire un tour sur Woopets, qui propose d'ailleurs en ce moment un concours photo

L'exposition est en place jusqu'à aujourd'hui donc dépêchez vous...


38 rue ste croix de la bretonnerie, 75004 paris
Tel : 01 42 72 09 10
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Mardi 9 juin 2009


Une superbe rétrospective sur le travail réalisé par Patrick Zachmann depuis les années 80 jusqu'à nos jours. Un homme de talent dont l'intérêt s'est rapidement porté sur la banlieue et les liens qui existaient entre celle-ci, la vie sur place, la vie dans la cité. Retour aussi également sur les habitants qui composent nos banlieues, leur déracinement et le statut d'étranger à la fois dans leur pays d'accueil mais également de retour dans leur pays d'origine, un parcours à suivre qui permet de s'imprégner des différents modes de vies.
Un regard intéressant pour essayer de comprendre, ou faire comprendre la difficulté qui existe à vivre dans cet espace.


Vu d’ailleurs où la vision de l'étranger des émeutes de 2005 en France. Une réalité pour ainsi dire vécu car j'étais moi même au Vietnam lors de ses évènements et je fus surpris d'apprendre par des amis canadiens qu'il semblait se passer quelque chose en France, une connexion sur le site du journal Le Monde à l'époque m'indiquant "L'Etat d'urgence"... vision altérée et déformée par le prisme des médias qui ne propose que sensation et perte de repères...


No man’s land ou la nuit près de Sangate, des hommes, des femmes cherchent à s'échapper à s'enfuir... la France terre d'accueil...
Ensuite, on enchaîne avec une série de paysage sans force visible sauf qu'ils nous montrent cette banalité, cette uniformisation et cette absence de charme de la banlieue, une terre sans vie, banale et froide comme il le souligne


En parallèle vous pourrez suivre la série Portraits de familles qui permet de naviguer entre les différents logements proposés et renter directement dans le quotidien de ces gens, une décoration on ne plus kitsch qui vous fera sourire à plus d'un titre entre l'appartement ou les bouteilles sont perchées au-dessus de la porte, les petites cadres et détail ornementaux ou encore les fusils-pelle objet d'une décoration du plus mauvais goût... avec les commentaires des habitants : "« On est tranquille […] dans nos pyramides, tous les gens sont bien » (Madame Nys, Les Econdeaux), pour d’autres, en revanche, «les enfants se font racketter. Y a toujours eu des problèmes. C'est chacun pour soi. Y a rien du tout comme animation » (Monsieur et Madame Guignard, Villiers-le-Bel)".

La série sur les jardins ouvriers ouvre de nouvelles perspectives dans la mesure où souvent déracinés, les personnes essayent de reproduire leur environnement perdu, cela leur permet aussi de socialiser plus facilement et surtout de sortir de leur quotidien lugubre. "« Moi, j’suis au cinquième étage, alors quand j’descends, j’suis content », clame Ernest. Mais aussi comme un lien à sa terre d’origine : « Je ne conçois pas un jardin sans choux. C'est la base. On fait la soupe avec », me dit Madame Da Silva…

La pose ou une série d femmes maliennes dans des boubous colorés puis la série sur les Lieux de prière qui permet de voir des mosquées et autres lieux de prières vidés de gens, après la cohue et la rencontre avec le très-haut, les salles redeviennent vierges.

La série Maliens, ici et là-bas donne à voir entre noir et blanc pour le mali et en couleur ici la vie dans deux endroits, un déracinement équivalent des deux côtés, une quête d'identité : "Si les immigrés maliens gardent généralement un lien très fort avec leur pays d'origine, ils n'en sont pas moins perçus, dans leur village, comme des émigrés et considérés, ici, comme des étrangers". 

Une des plus belle série est intitulé Quartiers Nord de Marseille, ou Patrick Zachmann prend des photographies lorsqu'il a trente ans lors d'un stage de photographie et 23 ans après, les mêmes personnes retrouvées, le choc des images est parlant....


Et l'exposition se termine avec Implosion qui correspond à : "Lors de la première démolition d’une barre de la Cité des 4 000 à La Courneuve en 1985, j’ai tenu à être témoin de cet anéantissement et à en fixer les traces. J’aurais pensé que la disparition instantanée d’une tour créerait plus d’horizon. Je découvre, en fait, d’autres barres cachées par la première". Les photographies parlent d'elles-mêmes, le paysage urbain se redécouvre...


Voilà, une exposition que je vous recommande vivement dans un lieu qui mérite le détour

Retrouvez le détail de l'exposition et des thèmes abordés sur le site de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration


Palais de la Porte Dorée
293, avenue Daumesnil 75012 Paris
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Photographie - Communauté : Blog Culturel
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