Publicité

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Livres Photos

Ecrivez-moi à
herwann[@]gmail.com
Au coeur du Rajasthan
By Herwann Perrin
Make a book with Blurb
Sur la route des incas
By Herwann PERRIN
Make a book with Blurb
Traits de femmes
By Herwann Perrin
Make a book with Blurb
Le pays au-delà
 
By François et Herwa...
Visit Blurb.com
 
Déambulation urbaine
 
By Herwann PERRIN
Visit Blurb.com
 
Nuit de nacre
Paris dans la nuit
By Herwann Perrin
Visit Blurb.com
 
 
Jeudi 13 mars 2008


HELOISE de Patrick Cauvin avec une mise en scène de Patrice Leconte

Bon, avec comme teaser ceci : "Un cours de danse, à l'enseigne "HELOISE et ROMEO". On y apprend les danses de salon, mambos, tangos, pasos, valses et rumbas… Mais monsieur Roméo est seul à enseigner. Héloïse est partie. Ou morte. Ou bien peut-être n'a-t-elle jamais existé.
Il y a là quelques élèves, les derniers sans doute: Serafina et Ramos, qui s'entraînent pour se présenter à des concours de danse en province; madame Delat qui, depuis des mois, apprend la valse pour préparer le mariage de sa fille, du moins c'est ce qu'elle raconte; Aristide Bénard qui se dit prof de français, mais n'est que chauffeur livreur… Ils s'inventent tous des vies qu'ils n'ont pas. Parce que, lorsque l'on entre ici, on est ailleurs, sur une autre planète, et l'on peut, le temps d'uncha cha, être quelqu'un d'autre.
Entre les factures qui s'empilent, les soirées solitaires, les bouteilles de whisky qui finissent par se finir, monsieur Roméo va bientôt mettre la clef sous la porte.
Jusqu'à ce soir d'automne où une jeune fille, Mona, discrète et menue, pousse la porte du cours de danse, et, d'une voix brisée par la timidité, demande à monsieur Roméo: "Apprenez-moi à danser". Alors va commencer la lente remontée vers la surface de deux naufragés, Mona et Roméo, chacun servant de bouée à l'autre. Jusqu'à ce que Mona, élève appliquée, devienne une danseuse épanouie, et que monsieur Roméo reprenne goût à la vie.
Reste cette Héloïse, dont on ne saura jamais très bien qui elle était, ni ce qu'elle est devenue. Même en pleine lumière, chacun a le droit de garder une part de mystère…"

on pouvait se dire que cela allait être sympathique.

Eh bien non, au final nous sommes partis au bout d'une heure (sur 1h30) non pas que cela soit complètement mauvais et que les acteurs jouent mal, loin de là mais il faut reconnaître que le texte ne les sert pas, il est assez creux et malgré leurs efforts on arrive pas à se fasciner pour cette histoire qui met sûrement trop de temps à arriver, à sortir de la danse et ce d'autant plus que la mise en scène de PatriceLeconte n'est pas des plus formidable.

Donc, je ne vous conseillerai pas d'y aller ; c'est d'ailleurs l'avais des Trois Coups...

Ce n'est pas possible deux pièces et toujours la moitié de la salle qui est présente, que se passe t-il ? Où sont les belles pièces comme L'Hiver sous la table ou encore de 84 Charing cross road et bien d'autres aussi, j'aimerai retrouver cette vitalité d'antan, le théâtre de l'Atelier étant un de ces petits théâtre plein de la magie de Paris...

Théâtre de l'Atelier
1 place Charles Dullin - 75018 Paris
Mercredi 12 mars 2008


Merci à Mister Lo pour cette chaude recommandation, un petit spectacle d'une heure et demie qui fait bien fonctionner les zygomatiques, cela détend et c'est bon en ces journées pleines de pluies et d'humidité. Un bon petit condensé de vie à déguster.

Le résumé de la pièce est fort simple : "Un couple avec trois enfants en bas âge, dont l'amour s'est un peu étiolé avec le temps, décide de se retrouver en vacances. Pour cela il fait appel à une «baby-sitteuse» qui, au lieu de s’occuper des enfants, va  tourner la tête des adultes. Bref, c’est la bombe dans tous les sens du terme pour des vacances «sexplosives»"

On est d'accord, "la Bombe [n'est pas à] laisser à la portée des enfants de plus de 30 ans !".

Alors voilà, tout est dit ou presque, 3 adultes et une bomba dans la maison de vacances, entre un ancien mari qui a trompé sa femme avec sa soeur et qui est un dusudoKu... caro(line ) qui aimerait se refaire une santé et revivre quelques moments intimes avec son cher mari Stéphane qui l'aime mais qui voit dans la bomba, une autre partie de lui...

Voilà voilà allez y ce sera l'occasion de bien rire en charmante compagnie...

Sur TicketTac, les billets sont à 14€ + frais de réservation...

Melo d'Amélie
4 rue Marie Stuart - 75002 Paris
Jeudi 28 février 2008


Eh bien franchement, pas la peine d'y aller, c'est assez mauvais comme pièce sans véritable mise en scène et assez lourd et pas spécialement très amusant de surcroît.


L'Ours c'est la rencontre entre un créancier et une veuve éplorée qui veut finir ses jours au couvent pour être fidèle à feu son mari, assez pitoyable et sans grand intérêt pour tout vous dire.

La demande en mariage se fait, elle, entre deux voisins qui d'ores et déjà on a pas mal de reproches cachées à se faire, trop de tics et de mimiques pour que cela soit crédible et le comique de répétition ne fonctionne pas, à éviter également...

La bonne nouvelle pour ceux qui ont déjà pris leurs places c'est que cela ne dure qu'une heure et quart en gros donc il vous reste la soirée pour vous faire plaisir...

A bon entendeur...
Vendredi 15 février 2008



« Sécurité et discrétion ! Hôtel du Libre-Échange, 220, rue de Provence ! Recommandé aux gens mariés... ensemble ou séparément !... » : voilà qui annonce la couleur de cette pièce de Georges Feydeau dont la première représentation a eu lieu en 1894 et qui est aujourd'hui mise en scène par Alain Françon au Théatre de la Colline

On peut lire dans le dossier de présentation de la pièce (au format PDF) un résumé qui me va bien : "Une succession d’événements imprévus et de quiproquos réunissent à l’hôtel du Libre-Échange : un expert venu pour découvrir la source de bruits suspects, sa femme, prête à le tromper avec sonmeilleur ami, un avocat bègue et ses quatre filles et, enfin, le neveu de l’expert désireux de passer quelques heures avec la petite bonne du meilleur ami de son oncle". Le programme, s'annonçait chargé...

Voilà qu'entre en scène les protagonistes sur une mise en scène d'Alain Françon, eh bien je peux vous dire que c'est tout simplement excellent, il n'y a pas grand chose à dire de plus en fait, le jeu des acteurs est excellent, la tension va crescendo, les connivences également, la représentation d'une durée de deux heures est le timing idéal, le vaudeville qui se présente à nous pour une fois au Théâtre de la colline, est bien agréable. On sourit, on rit, on est heureux tout bonnement, les quiproquos se font plus subtil et on s'étonne qu'une pièce en date de 1894 soit aussi actuelle aujourd'hui car c'est également cela qui impressionne, cette capacité deFeydeau à peindre les moeurs de son époque qui sont on en convient, dissolus, c'est à peine mieux qu'aujourd'hui, comme quoi la nature humaine sur certain domaine reste assez constante au final...

La salle était bourré à craquer, n'arrivez pas en retard, après 20h30 on ne vous garde plus votre place, en tout cas, si vous n'avez pas encore votre place, dépêchez-vous, les représentations se terminent le 24 février, c'est dire presque demain et pour une fois que le Théâtre de la colline propose une pièce un peu légère, il ne faut pas s'en priver, au contraire.Clovis Cornillac ne vous décevra pas tout autant que la dégaine complètement atypique et dégingandé de Paillardin, sa femme gesticule et s'emballe à tout moment alors que madame Pinglet est là, qui impose sa loi. Le réceptionniste stylé de l'Hôtel du Libre-échange est franchement totalement décalé et avec un jeu excellent, une indifférence et un timbre de voix qui vaut tout l'or du monde... EntrePinglet, Paillardin et les Mathieu, c'est un très bon moment que passez...



Une interview d'Alain Françon



Attention, il n'y a lus que quelques jours aussi dépêchez-vous, c'est jusqu'au 24 février 2008

Théâtre de la Colline
15, rue Malte-Brun - 75020 Paris
Tel : 01 44 62 52 52
Métro Gambetta avec notamment, Clovis Cornillac
Mercredi 6 février 2008


Bon voilà un petit one man show avec à la barre un Jérôme Commandeur qui commence, cela se sent mais bon il y a quelques sketchs qui valent le coup.

Je dois dire que je n'étais pas à l'unisson des autres spectateurs qui, pour certains, se fendaient littéralement la poire mais bon cela m'a bien fait sourire à plusieurs reprises et le bonhomme est tout à fait sympathique.

Plusieurs sketchs qu'ils interprètent tout seul face à nous, l'épisode le moins réussi de moins de vue étant le WE à l'île-d'Yeu et la partie avec Pénélope. Par contre les autres personnages en partant du dragueur fou au camionneur d'autoroute avec Gisèle du Conseil Général (quand même un peu caricatural...) et j'en passe sont assez bien ficelés.

Alors voilà pas grandiose mais un très bon début dans le genre

Allez faire un tout sur son espace My space pour vous faire une idée de votre envie d'y aller ou pas...






Petit palais des glaces
37 boulevard du Faubourd Saint denis - 75010 Paris
Vendredi 1 février 2008


Le constat est simple : bien joué mais très chiant.

C'est quand même dommage que la pièce baigne dans le noir ou presque une grande partie du temps. Cela n'apporte pas grand chose à part amener la salle dans une salle de torpeur qui est douce et enveloppante, fatalement vous vous endormez. C'est ce qui a été le cas de plusieurs personnes à nos côtés et je dois dire que j'ai même eu quelques fermement de paupières. Sinon, les décors sont beaux même si un peu éloigné du coeur de la pièce.

Et puis côté histoire, cette histoire impossible d'un amour entre le comte et la petite catherine de Heilbronn, de la rencontre maintes fois renouvelée avec Dieu à travers ce que l'on pourrait en quelque sorte nommer Ordalies, les rites de passages... En tout cas, elle n'a rien de réellement émouvant et l'abnégation de la petitecatherine ne me touche guère, elle vit son rêve et son annonciation, elle va au bout d'elle même pour lui, dans cette certitude absolue.

Bon a priori, c'est complet alors vous avez de la chance en quelque sorte...

Théâtre de l'Odéon
Ateliers berthier
2 rue André Suares 75017 Paris
Jeudi 31 janvier 2008


Tout simplement grandiose, géant et génial


Voilà, vous aurez vite compris mon enthousiasme lorsque vous serez dans la place mais encore une fois, n'hésitez pas. Bale de rua, c'est un mélange subtil de danses, d'acrobaties, de hip hop et de percussions en provenance directe du Brésil. Cela a été la révélation de la Biennale de la Danse de Lyon en 2002, acclamé par le public du Théâtre Mogador en 2006, le Balé de Rua (ballet de la rue) est de retour au Trianon.

15 danseurs, 14 hommes et une femme qui vont vous enivrer dans une sarabande folle et inimaginable. Mélange des différentes danses dont la capoiera et sa beauté lancinante associé à la force brute, physique; la samba et son rythme tribal qui retentit et qui vous met presque en transe. Vous allez être subjugué par cette troupe qui a une pêche d'enfer, on se demande comment ils peuvent tenir 1h30 à cerythme, c'est mené tambour battant avec une vigueur et une intensité inégalée.



La mise en scène et les chorégraphies de Marco Antônio Garcia sont étonnantes d'ingéniosité et de découvertes, un mixage sans fin et qui se succèdent à une vitesse vertigineuse. L'appel tribal se fait ressentir également lors de plusieurs tableaux, la peinture et les rites qui l'accompagne participe à cette transe collective et on reste subjugué, ébahi par les performances chaque fois nouvelle de ces êtres venus d'ailleurs. Des comédiens qui d'ailleurs pour la plupart sont issues des favelas. Un juste retour au sources est également évoque avec l'attente de l'émancipation des noirs qui ont du attendre près de 300 cents pour s'affranchir de leur condition d'esclave et devenir des hommes libres. D'après ce que j'ai pu rapidement lire, c'est le 13 mai  1888 avec la loi Aurea (ou loi d'Or) que sonne la fin de l'esclavage au Brésil. A cet égard, il semble (sur Hérodote ) que l'empire du Brésil soit le dernier État occidental à avoir rompu avec cette  pratique honteuse. En complément, on pourra lire L'esclavage au Brésil sur le site de l'Unesco et l'histoire du brésil sur Wikipedia.


C'est de la joie et du bonheur que l'on retourve dans l'ensemble du spectacle qui est là jusqu'au 17 février prochain et pour info, il y a des réductions de 30% sur TickeTac... avis aux amateurs, trices...





Le Trianon
80 boulevard Rochechouart - Paris 75018
Tel : 01 44 92 78 03
Jeudi 17 janvier 2008


Bon, soyons clair dès le départ, c'est de la comédie de Boulevard et c'est très bien, rondement menée cette affaire, c'est moi qui vous le dis...

L'histoire est assez simple au départ puis se complexifie. Jean, chauffeur de taxi à Ivry marié à Charlotte a un fils, Guillaume; Jean chauffeur de taxi à Montreuil marié à Mathilde à une fille, Alix. Tout va bien pour lui jusqu'au jour ou Alix décide par hasard de rencontrer Alix... un imbroglio sans nom se met en place et l'art divin du mensonge de Gilbert jardinier (alias Francis Perrin) va être appelé à al rescousse avec des scènes complètement loufoques, des croisements dans tous les sens, un travail mené de main de maître...


C'est avec une frénésie et une vivacité sans égal que cette pièce est jouée. cela virevolte, cela fait rire, le rythme est là enivrant et entraînant qui donne tout son ossature à la pièce et l'entente des acteurs est visible, ils s'amusent et quand les acteurs sont bien, le public suit de manière transparente, on se demande comme cela va évoluer,comment cela va se terminer car la situation est critique...  La pièce repose essentiellement sur Jean-Luc Moreau et Francis Perrin qui sont tout à fait excellents, c'est un peu moins vrai pour les femmes de Jean-Luc et ses enfants respectifs...

Une pièce montée par par Jean-Luc Moreau avec dans les rôles principaux Jean-Luc Moreau et Francis Perrin, accompagné par les femmes respectives et enfants ainsi que le père Jardinier en l'occurrence : Cécile Magnet , Marc Bertolini , Murielle Huet des Aunay , Bunny Godillot , Benjamin Wangermée

Allez-y vous vous amuserez bien, c'est jusqu'au 27 janvier prochain
Vendredi 28 décembre 2007


Vous avez envie d'un moment de détente bien mérité, allez voir Le plus heureux des trois au Ciné-Théâtre 13.

Une comédie de boulevard d'Eugène Labiche dont l'intrigue est simple : "La femme, le mari et l'amant… Mais aussi l'amant de l'ancienne femme du mari, un cocher maître chanteur, de drôles de domestiques, une bonne qui a tout vu, une femme qui veut absolument épouser l'amant de l'autre femme, l'amant dans la maison, et même une gouttière et des poissons... Une folie burlesque en trois actes, un vaudeville étourdissant mené tambour battant ou les situations farfelues se succèdent à toute vitesse. Quel est le plus heureux des trois ?"

coupé La réussite de la pièce tient à cette palette d'acteurs grimés, sur les 6 acteurs, il n'y a qu'une femme, elle sera à la fois pétunia et la cousine Berthe; la femme de Marjavel, le mari dupé n'est rien d'autre qu'une homme... on rentre dans le vif du sujet et la femme de l'alsacien n'est autre que l'oncle d'Ernest... une pièce avec des femmes mais joué par des hommes, cela donne un petit piquant très savoureux... Le couple d'alsacien est excellent, entre Lisbeth toujours joyeuse avec ce sourire béat et cette naïveté éternelle; son mari à la coupe rorkiennegéométriquement, mari perdu, mari sans honneur mais si bon... Ernest qui vadrouille d'une femme à l'autre,...

En tout cas, vous ne pourrez que rire et vous détendre dans cette pièce; alangui dans des fauteuils de cuirs pour les mieux placés, vous passerez un moment bien agréable. Rien d'intellectuel... de quiproquos en quiproquos, vous vous laissezentraîner dans le délire de cette troupe.

C'est la compagnie "Les sans cou" avec Paul Jeanson (Ernest) , Fanny Deblock (Berthe et Pétunia) , Clément Aubert (Marjavel) , Noam Morgenstern (Krampach) , Arnaud Pfeiffer (Hermance)  et Jérémy Buis (Jobelin et Lisbeth)

Regardez le teaser fimé à l'ancienne, c'est juste un bon début qui n'ira que crescendo pendant la représentation




Ciné 13 Théâtre
1, avenue Junot - 75018 Paris
Jeudi 20 décembre 2007

Sublime pièce de théâtre qui nous a été présentée au Théâtre de la Commune. C'est la première fois que je m'y rendais, sûrement pas  la dernière.  Pour ceux qui ne voudraient pas s'aventurer trop loin sachez que c'est à peine à 5 minutes du Métro et que le théâtre met à disposition une navette gratuite pour revenir sur Paris à l'issue de la représentation. Il n'y a pas à hésiter surtout lorsque l'on vous présente pour un prix ridicule par rapport à d'autres théâtres parisiens une pièce de cette qualité.

L'Orestie où Agamemnon, Les Choéphores  et  Les Euménides d'après Eschyle avec une traduction de Daniel Loayza et une adaptation et mise en scène de David Géry. Pour ne rien vous cacher c'est la lecture d'un article de Martine Silber dans l'édition du 11 décembre dernier dans le journal Le Monde qui a eu raison de moi et heureusement. La trilogie antique qui ne représente rien d'autres que la naissance de la démocratie nous interroge à la fois sur le passé avec la force tout à fait incommensurable du texte, de l'homme (Eschyle) et des paroles dites. Le présent se juxtapose ici pour nous renvoyer vers nos institutions, notre société dans laquelle la Justice doit reprendre ses droits, son indépendance et sa force de probité qui souvent lui échappe de part le rallongement des procédures, des erreurs et autres difficultés inhérentes à notre espèce mortelle.

Avec Agamemnon, c'est un passé guerrier magnifique qui ressurgit avec la prise de Troie. Elle sera de courte durée cette victoire de 10 ans, la lame de Clytemnestre s'abat a plusieurs reprises sur son torse et le voilà aux portes de l'enfer, lui le valeureux guerrier qui avait sacrifié telle une chèvre sa filleIphigénie pour plaire aux dieux. La vengeance de Clytemnestre, c'est la vengeance de la mère sur sa fille accompagné dans sa sarabande d'Egisthe le neveu d'Agamemnon en souvenir d'un repas funeste ou son père mangea sans le savoir les chairs de ses enfants égorgés. Juste retour de bâton mais dans cette spirale infernale, où s'arrête le cycle interrogeEschyle . Le conseil ne sait trancher et c'est la tyrannie qui s'installe au Palais. C'est sans compter sur l'oracle et la venue tant attendued'Oreste , le fils vendu qui revient vengé le meurtre de son père auprès des amants réunis qui règnent en maître absolus. C'est avec le concoursd'Appolon, qui est le coeur de Zeus , de par qui sa volonté se fait mais dans la nuit grecque, le matricide est un crime qui ne peut rester impuni car dans la nuit veille lesÉrinyes, déesses vengeresse. C'est sans compter sur la sagacité d'Appollon qui permet pour un temps à Oreste de s'enfuir et d'aller se présenter devant Athéna elle-même afin que l'infernal cycle de la vengeance s'arrête, c'est là qu'Athéna fait appel au jugement du tribunal des citoyens grecs (Aréopage) et qu'Oreste est épargné; de cette date, les Érinyes deviennent les Euménides (les bienveillantes). La Justice dans la cité sera dès lors rendu de cette manière, ni anarchie ni despotisme, " la création d'une justice faite par les hommes pour les hommes" est un peu le message que par delà les siècles voulait faire passer Eschyle.

La mise en scène proposé par David Gery allie modernité et aspects contemporains de manière dosée et subtile et l'antique devient presque familier, l'histoire grecque revient à notre esprit rapidement, expliqué de manière simple et limpide; le texte est là pour s'assurer de cette force, de cette vitalité qui lui est propre, la densité du propos et des enjeux sousjacents renforce d'autant plus le discours. J'avais lu il y a longtemps maintenant Eschyle ou l'éternel perdant par Ismail Kadaré, je vais essayer de voir s'il n'y a pas d'autres écrits intéressant sur cette homme qui déjà dans les années 500 avant Jésus-christ avait compris nombre des enjeux à la fois sociétal et politique propre au monde des hommes.

Emporté par une troupe multiple et variée alliant jeunesse et expérience, j'ai été sous le charme de Clytemnestre, d'Egiste, d'Appolon et surtout d'Orete qui par sa gestuelle et son jeu complexe dans un rôle des plus difficile réalise une très belle performance mais il ne faut pasoublir le reste de la troupe avec  Maurice Bénichou, Bruno Blairet, Mounya Boudiaf, Célia Catalifo, Caroline Chaniolleau, Yann Collette, Sylvain Dieuaide, Sarah Gautré, Laëtitia Guédon, Ivan Hérisson, Arthur Igual, Keren Marciano, Véronique Sacri, LouWenzel et Alexandre Zeff. On notera également, " la scénographie de Jean Haas [qui] fait déplacer les personnages devant deux lourdes portes simulant la pierre qui s'ouvrent, se ferment, dissimulent le palais, la ville ou ses faubourgs" très sobre et réussie.

Pour ceux qui ont un  peu de temps, lisez l'Orestie, en achetant le livre ou en lisant sur Google Books la version numérisée de l'oeuvre de De Aeschylus, Paul Mesnard en date de 1863.

Voilà, vous l'aurez compris, c'est une pièce à ne pas manquer, pour ceux qui ont une peu de temps, prenez le, elle ne se joue que jusqu'au 21 décembre prochain mais cela vaut vraiment la peine et sinon, il faut espérer qu'elle tourne en France pour que vous puissiez en profiter .

Pour plus de renseignements, le site internet du Théâtre de la Commune sur lequel vous pouvez voir une vidéo de la représentation.

Recherche

Achat rapide sur...





Esprit critique

Vie

Podcast

BD et Bouquins

Arts

Music

Photos

Purpose

 

.
 

 

paperblog member
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus