Blog Culturel

Pour ne pas oublier trop vite tout en essayant de profiter de la vie et  de partager ses envies...

Essayez de trouver ici les quelques sorties qui peuvent vous inspirer...

 



Bookmark and Share

Détente


Livres Photos

Ecrivez-moi à
herwann[@]gmail.com

Quelques pas avec Miss Tic...
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb
Lignes de fuites
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb
Traits de femmes
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb
Le pays au-delà
By François et Herwa...
Make a photo book with Blurb
Déambulation urbaine
By Herwann PERRIN
Make a photo book with Blurb
Nuit de nacre
Paris dans la nuit
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb
Espace d'expression urbain
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb
Le rouge vous va si bien
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb
Sur la route des incas
By Herwann PERRIN
Make a photo book with Blurb
Au coeur du Rajasthan
By Herwann Perrin
Make a photo book with Blurb

W3C

  • Flux RSS des articles
Dimanche 14 juin 2009




Je ne recommanderai pas de commencer par l'envol du migrateur pour ceux qui ne connaisse pas l'oeuvre de ce grand écrivain alabanais. Par contre pour ceux qui connaisse, ils retrouveront sa patte sous différents angles. La nouvelle la plus marquante et la plus caractéristique de l'ambiance qu'il a su donner à nombre de ses romans et d'autres nouvelles est le Chevalier au faucon qui retrace l'histoire d'un crime mais pas un simple crime, plutôt un évènement inéluctable dont la maturation est lointaine, diffuse, les imbroglios nombreux et diffus, les non-dits et la chape de plomb aussi autant que le poids des coutumes, de l'histoire, les époques fascistes et communistes... enfin du vrai Kadaré...

Pour ce qui est de l'Histoire de l'Union des écrivains, c'est surtout le rapport que Kadaré "entretient", entrevoit avec cette femme qui pourrait être, en quelque sorte le miroir de cette institution étrange où les intellectuels devaient oeuvrés pour "dynamiser" le peuple et redonner espoir aux masse en perte de repères, de vitesse...

Pour l'envol du migrateur, cela tourne autour du poète albanais Lasgush Poradeci qui à l'aube de sa mort redevient vivant, redevient homme et offre une fin assez magique, ajoutant à la légende l'Amour en dernier soubresaut.   

En grand fan d'ismail Kadaré l'envol du Migrateur ne m'a que moyennement emballé je dois dire, le Chevalier au faucon restant la nouvelle phare de ce recueil en tout cas. 

Pour ceux qui aimerait connaître davantage l'ouvre, je conseille pour commencer :

Le général de l’armée morte, Le palais des rêvesle pont aux trois archesLa niche de la honteAvril brisé, Qui a ramené Doruntine ? et le Le dossier H
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 juin 2009
Seul dans le noir, le dernier roman de Paul Auster est surprenant et vous plaira me semble t-il. 
 
Même ceux qui ne l'apprécie guère seront surpris, il n'y a pas la même ambiance que d'habitude. On est dans un autre univers, proche de celui de Jorge Borges pour certains passages, l'imagination d'un écrivain de renom August Brill ne s'arrête pas et elle va au delà de la création elle-même. L'écrivain se surpasse pour trouver une autre réalité, sortir de la sienne et inventer des possibles. C'est son rôle et peut importe les conséquences car elles sont toujours là, au détour d'une rue, d'un hélicoptère ou encore dans vos rêves. Ce soir, vous dormirez différemment, espérant que vous ne soyez pas au coeur de l'oeuvre d'un Homme. Propulsé dans une réalité aux contours si vrais que le réel se superpose à un autre réel, une autre facette et d'autre temps s'offrent à vous. 

Après Seul dans le noir, vous envisagerez la réalité d'une autre manière, sous un autre angle après cette lecture même si tous les possibles sont encore là, en gestation. Mais il y a surtout deux parties dans ce roman, un retour sur un homme, son passé ce qui le caractérise, ses actions mais aussi son passé et sa manière d'être lui, d'être avec les autres, avec ses proches. Une belle histoire que je vus conseille très vivement d'embrasser afin de découvrir un autre monde 

Et puis pour ceux qui ne connaisse pas encore je ne peux que vous conseiller les titres suivants : Trilogie new-yorkaise, Moon Palace, La Musique du hasard pu encore Mr. Vertigo et Le Livre des illusions pour commencer l'oeuvre de Paul Auster

Si le coeur vous en dit, voici le lien Amazon

 
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
Avant de vous parler de ce livre, je dois vous parler de Chloe Nolife. En effet, il y a quelques temps j'ai reçu un premier courrier électronique d'une jeune fille qui voulait quelques conseils afin de créer un Blog. Cela me paraissait une bonne initiative et dans cette optique, je lui ai conseillé quelques plate formes telles que word press, Blogger, over-blog ... 
Je reçois alors un nouveau courrier électronique de cette même Chloé Nolife dont vous aurez  remarqué l'avatar assez explicite. Dans ce second courrier électronique, voilà qu'elle commence à me parler de sa vie, de son petit frère et que la discussion commence à dévier de façon pas très clean à mon sens. Aussi, je ne réponds pas. Un autre courrier électronique suit alors dans lequel elle continue à me parler alors que je n'ai pas répondu au second courrier électronique. Je réponds alors que le mieux est qu'elle s'exprime directement sur son blog et que je n'ai pas le temps à lui consacrer. 
Suit alors un quatrième courrier électronique m'invitant à aller voir une vidéo posté sur You tube. Intrigué quand même, j'y vais et voilà que l'on m'annonce qu'il s'agit d'une opération marketing sur le dernier livre, un thriller d'Olivier Descosse les enfants du néant.  
Je réponds alors en indiquant que c'est bien joué et demande si l'on peut m'envoyer le livre afin que je lise de quoi il retourne maintenant... 

Tout cela pour vous dire qu'il faut maintenant être assez méfiant et que les frontières du Marketing reculent chaque fois un peu plus, s'investissant dans notre vie privée avec des messages et des engrenages qui s'ils ne sont pas contrôlés peuvent s'avérer extrêmement dangereux surtout pour une population jeune et sans réel repères...

Et le Chloé Nolife de lafon de tourner au vinaigre...chez Lafon et un résumé également disponible ici et là et la et... ou comment le buzz marketing se retourne contre ses auteurs....

Pour ce qui est du thriller, Les Enfants du Néant, à vrai dire j'ai du le lire en un temps record et sans vouloir lui jeter la pierre, il m'a semblé est "trop linéaire". En effet, tout s'enchaîne et s'emboîte à la manière d'un empilement de situations et l'on a du mal à croire à ce que cela ait jamais pu arriver ni que cela arrive jamais de cette manière. De plus, les personnages sont un peu trop transparent, évident, leurs parcours et les possibles qui arrivent sont par la trop évident, il n'y a quasiment pas de surprises même le dénouement final ne surprend pas plus que ça. Aussi, bien que toutes les recettes soient là, condenser cela ne m'a pas convaincu outre mesure...

Enfin, je ne comprends pas pourquoi il est indiqué sur le quatrième de couverture qu'il s'agit d'un roman sur Internet et ses dérives potentielles. Il s'agit juste d'adolescents en souffrance qui cherche des échappatoires comme ils le peuvent... Rien d'exceptionnel sous le soleil....
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 9 décembre 2008


Amusant de lire ce petit conte de Dostoïevski, on est en 1860 et déjà c'est le capitalisme qui est décrié à travers cet homme, Ivan se fait carrément avaler dans le Passage par un crocodile paisible qui n'est pas si content qu'on le critique.

Son propriétaire, un allemand ne veut évidemment pas que l'on ouvre la bête pour sauver l'Homme, c'est son gagne-pain et il prend d'entrée de jeu de plus en plus de valeur... il est vrai qu'il y a peu de crocodile-homme. de son côté Ivan part dans des délires sans fin, étant persuadé qu'il va pouvoir exploiter au mieux cette situation rocambolesque pour devenir le centre du monde et être connus de tous et de toutes, que son destin miraculeux se dévoile au grand jour... Sa femme Elena Ivanovna, la belle et douce ne le voit pas de cet oeil et déjà espère pouvoir divorcer ... 

Petite fable sur le capitalisme et ses dangers, cette quête absolue du pouvoir qui corrompt tout... rêve de grandeur et décadence... cela se lit d'un trait, amusant sans être grandiose
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 3 décembre 2008

Un livre poignant que celui de Guillermo Rosales, un exilé cubain communiste et révolutionnaire du début qui est exilé sur le sol américain. 

Miami, cette grande dame lui tend les bras et sa famille qui l'accueille comme un moins que rien et lui dénie tout place dans cette nouvelle société. La seule issue proposée est le Boarding Home, un asile de fous. Tenu par Curbelo, un ancien cubain exilé sans foi ni loi et Arsenio son homme à tout faire qui n'est plus qu'un homme bière volant, violant et violent. C'est l'antre de la misère qui attend William Figueras, lui qui a lu tout Proust, Joyce, Hemingway,.. à quinze ans. C'est le fond du fond, la vie qui s'arrête où plutôt qui s'effondre d'elle-même pour que commence une longue agonie faite de violence, de dégoûts. Dans cet asile des gens en perdition se croisent, errent dans les limbes de la société devenant pour ainsi dire des fantômes, des non-humains sans plus aucune dignité. 

Le refus de la mise en cage sera plus fort enfin quelques jours mais la société ne laisse pas s'échapper aussi facilement les êtres en perdition, la manne financière et l'absence de perspective font le reste. Difficile de redevenir normal lorsque l'on est tombé dans ce monde là et que l'on a plus d'autres repères qu'un vieil ami qui ne peut plus rien pour vous...

Longue descente aux enfers de cette homme brisé, critique acerbe à la fois du régime castriste, des exilés cubains, de la société américaine...

Dans le réel, Guillermo Rosales a été dépressif, malade et a été interné dans un asile semblable à son Boarding home... 

On peut lire sur le quatrième de couverture que "Reinaldo Arenas et Carlos Victoria ont célébré dans leurs œuvres Guillermo Rosales, l’ami génial et fou qui s’est donné la mort".

Extrait : "On pouvait lire boarding home sur la façade de la maison, mais je savais que ce serait mon tombeau. C’était un de ces refuges marginaux où aboutissent les gens que la vie a condamnés. Des fous pour la plupart. Mais aussi des vieillards que leurs familles abandonnent pour qu’ils meurent de solitude et n’empoisonnent plus la vie des triomphateurs.
– Ici tu seras bien, dit ma tante, assise au volant de sa Chevrolet dernier cri. Il n’y a plus rien à faire, tu l’admettras.
Je comprends. Je ne suis pas loin de la remercier de m’avoir trouvé ce taudis pour rester en vie sans avoir à dormir sur des bancs publics, dans des parcs, couvert de crasse, en traînant mes baluchons de vêtements.
– Il n’y a plus rien à faire.
Je la comprends. J’ai été enfermé dans trois asiles de fous au moins depuis que je suis ici, dans cette ville de Miami où je suis arrivé il y a six mois pour fuir la culture, la musique, la littérature, la télévision, les événements sportifs, l’histoire et la philosophie de l’île de Cuba. Je ne suis pas un exilé politique. Je suis un exilé total. Je me dis parfois que si j’étais né au Brésil, enEspagne, au Venezuela ou en Scandinavie, j’aurais fui tout autant leurs rues, leurs ports et leurs prairies. 
– Ici tu seras bien, dit ma tante.
Je la regarde. Elle me regarde avec dureté. Aucune pitié dans ses yeux secs. Nous descendons. On pouvait lire boarding home sur la maison. Une de ces maisons qui recueillent la lie de la société. Des êtres aux yeux vides, aux traits anguleux, aux bouches édentées, aux corps malpropres. Je crois que de tels lieux n’existent qu’ici, auxEtats-Unis . On les connaît aussi sous le nom de homes tout court. Ce ne sont pas des établissements publics. N’importe quel particulier peut en ouvrir un à condition d’obtenir la licence del’Etat et de suivre un stage paramédical. "
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 2 décembre 2008


Bon voilà le troisième opus des scènes intempestives à Grignan qui vient de paraître aux Editions Triartis. Alors je crois que cela vaut la peine que vous vous le procuriez juste pour le plaisir de vous plonger de manière rapide, légère et bien intéressante dans la vie de Van Gogh, Gauguin et Theo le frère. Enfin c'est surtout sur cette amitié entre Vincent et Paul que focalise l'attention dans cette correspondance/pièce qui a été joué puis mise sous presse pour notre bonheur.

C'est vrai que cela ne remplace d'aucune manière les lettres à Théo mais cela permet d'en un tryptique de mettre en relation trois grands messieurs et deux grands Hommes. Cela vous apprend quelques mésaventures, quelques déconvenues, la difficulté de Vincent, son dénuement le plus total...une vie rêvée qui se met en place dans des conditions précaires, qui continue bon an mal an, des difficultés sans cesseplus importantes, la maladie qui rattrape Van Gogh, ses visions, son génie et les controverses que cela a pu amener... La folie qui pointe, les corbeaux qui peuplent les esprits et la lente descente vers la fin que je ne connaissais pas, j'avais du oublier un épisode quelque part. du coup cela m'a donné envie de me replonger dans l'oeuvre, les cérits pour redécouvrir d'un nouvel oeil cette lumière, cette matière qu'il a façonné et revoir aussi quelques Gauguin des Marquises

A lire assurément pour vous redonner des envies de plus encore...




Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 26 novembre 2008

Ohyez oyhez braves gens et dames, il est des histoires, des quêtes qui commencent aux premiers âges, c'est bien de la genèse du Seigneur des Anneaux dont il est question. 
Découvrez la naissance du monde d'Arda qui correspond globalement à la terre et inclut la Terre du Milieu et Valinor (les Terres immortelles). Arda est né d'une musique originelle composée par les Ainur, sous l'égide d'Eru. Et l'on voit ensuite comment les Valar ont vécu dans cet environnement avec deux figures emblématiques représentant un peu le bien et le mal : Manwë et Melkor (Morgoth Bauglir); ce dernier était le plus grand, le plus puissant des Valar, mais il s'est opposé à Eru... cela devrait vous rappeler au moins un petit quelqu'un qui traîne au fond de notre histoire judéo-chrétienne....

Après les exactions perpétrées par Morgoth et son premier emprisonnement, Fëanor, orfèvres improbable va créer 3 joyaux sublimes ; les Silmarils. Les Silmarils qui contiennent La Lumière des deux arbres de Valinor avant qu'ils ne soient plus et que viennent, longtemps après le soleil et la lune... C'est sans compter sur la haine et le désir de posséder les Silmarils de Morgoth qui aidée de la monstrueuse Ungoliant (araignée) il tue les arbres de Valinor et s'empare des Silmarils. Il se réfugie à Angband et les combats millénaires commencent. 

Entre malédictions, traîtrises, victoires, collaboration entre les elfes, les humains contre Morgoth et ses légions d'orcs, de Balrog, le dragon maléfique Glaurung et ses rejetons sont à côté de lui et bien sûr notre ami Sauron qui est un de ses lieutenants fidèle. Des hommes, des elfes et des nains de haue lignée. C'est cette histoire des temps anciens qui est là, qui nous guide à travers cette nébuleuse inventée par Tolkien, un véritable monde créé de toutes pièces.

le début est un peu ardu dans la mesure où vous êtes assailli de noms, de lieux et que le monde se construit et évolue vite mais ensuite vous vous laissez porter par cette lutte de toute éternité entre Morgoth et les elfes et les hommes...





Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 novembre 2008


Voilà un livre charmant, enfin cela dépend pour qui. 

Peut être pas pour le narrateur, héros éponyme de cette histoire d'amour d'une vie. Car il s'agit bien de cela, d'un amour complexe, torturé, d'une passion au long cours entre Ricardo, ricadito, le bon garçon et la petite chilienne, alias la vilaine fille. Leur première rencontre date de Miraflorès, au Pérou, un endroit qui a bien changé depuis lors mais qui reste un peu, comme c'était à l'époque, le quartier huppé... Il est question d'amourettes, de jeunesse, du temps d'avant, du bon temps de l'insouciance peut être

Ensuite, on retrouve Ricardo à paris, sa passion, sa vie, il ne veut que rester là-bas et y vivre. Il devient traducteur tout en continuant tranquillement à apprendre d'autres langues et c'est alors que ressurgit de ce passé péruvien la vilaine fille, alias une farouche guérillera qui devrait partir s'entraîner dans les camps via le MIR, un parti révolutionnaire... Ricardo se meurt d'amour pour elle sans avoir de nouvelles jusqu'au jour où revenu en France et épouse d'un diplomate elle le recontacte. C'est le début de la fin, entre envolées amoureuses, ruptures et autres amusements ou désagréments, la vie de Ricardo évolue professionnellement tout en stagnant amoureusement, lui qui n'arrive pas à l'oublier alors qu'elle est partie et qu'elle réapparaît à Londres auprès d'un aristocrate, elle n'aime personne mais fais souffrir. On a droit a une petite appartée et la rencontre étonnante avec un ancien clochard hippie d'origine péruvienne reconverti en peintre chevalin...puis c'est l'épisode japonais avec une sorte de bandit de grand chemins, l'apparence est belle mais on apprendra ensuite que ce n'est pas si simple et que l'humiliation était plutôt au rendez-vous...

Petit jeu entre eux, jeu dangereux pour l'un qui est accroc enfin jusqu'à quand et de l'autre un tempérament sans foi ni loi ou presque, meurtrie de toutes parts. En un mot toutes les recettes de la tragédie amoureuse sont réunies dans cette quête d'un amour fou et l'on ne sait trop bien que souvent ce n'est pas la raison qui prime...
Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 4 novembre 2008

 

Me voici rapidement de retour avec Siegfried et le crépuscule des dieux, c'est vrai que comme les deux premiers volets de la tétralogie de Wagner, cela se lit d'une traite, sans discontinuité ou presque. Le temps s'efface devant la quête d'absolu et il est bon de se retrouver aux côtés de Siegfried dans son épopée fantastique, cet instant reconnaissable de tous et par tous, cet instant où naît le héros qui surpassant le Maître Mime forge Notung, l'épée fabuleuse pour partir à la quête de la peu, de Fafner le dragon qui garde son trésor, le trésor des Nibellungen et l'anneau maître, celui maudit lequel tue inexorablement. 
 
C'est avec cette témérité et cette absence de peur que terrasse d'une seul trait Siegfried. Il est ensuite mené par les oiseaux au roc sur lequel a été exilée, laissée pour compte la Belle Bünnhilde, celle qui attend derrière son rideau de feu le héros, l'Homme par lequel elle sera délivré et connaîtra la félicité. Et Wotan lui-même ne peut rien faire, sa lance se brise devant Notung et cet homme libre sans autre pensée que celle de délivrer la belle. Dans un réveil charmant, elle revient au monde et c'est alors l'Amour éternel qui est mis en gage...

Romantique et suave à souhait, on ne saurait loupé une oeuvre aussi belle et enivrante, les sentiments sont là, la légende est dite, les Dieux sont dans l'attente de leur fin, la vie vient de renaître et c'est tout simplement d'une beauté irréelle

La fin de la tétralogie est là qui pointe de l'oeil et déjà le pouvoir de l'eau non encore rendu à l'or du Rhin pèse sur les destinées. les nornes, dans l'ombre du monde sauve ce qu'il adviendra comme Wotan le subodore, le frêne éternel n'est plus qu'une tronc desséché, la lance a été brisée, Fafner n'est plus, les dieux et les héros du Wallhalla attende l'issue fatale, leur fin et la venue d'un nouveau monde. Dans l'ombre, Alberich et son fils Hagen trame des pièges, la trahison de Siegfried est là dans l'attente. Après lui avoir fait boire le filtre de l'oubli, il commet l'irréparable et livre Bunnhilde à son frère de sang, l'anneau qui est revenu au doigt de son maître, celui qui a terrassé le dragon bientôt scelle son destin fatal, chanté par els filles du Rhin. Bunnhilde révèle à hagen le point faible de Siegfried et celui-ci meurt attaqué lâchement dans le dos, le brasier majestueux est constitué et c'est dans les flammes absolus qu'il part se reposer auprès des bienheureux. L'anneau enfin retrouve le Rhin qui devrait laver la malédiction qui le suit, rien n'est moins sûr.
Les dieux ne sont plus, ils brûlent d'un feu incandescent et seul l'Or maudit reste 

Un voyage aux frontières des cultures et des mythes que je poursuivrai bientôt par quelques autres lectures mais déjà profitez de ces pages sublimes pour vous imprégner de cette substance, de cette beauté immanente et je vous conseille un petit Cat Power pour ce voyage initiatique...


Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 31 octobre 2008



Et pourquoi pas après tout, lire l'Or du Rhin du Wagner avant d'aller l'écouter. En fait, tout part d'une bande dessinée assez sublime, celle d'Alexe Alice intitulé Siegfried que je lis avidement et voilà que je m'interroge sur mes vagues connaissances de la légende de Siegfried et de son combat contre le dragon. De vieilles réminiscences me reviennent mais plus que partielles, c'est normal, je n'ai jamais trop rien lu globalement là-dessus aussi me voilà en quête de livre sur la mythologie nordique. 

Eh bien figurez-vous que ce n'est pas si simple à trouver... Récemment, on m'a parler de Régis Boyer mais dans cette attente, je tombe sur l'opéra deWagner, la tétralogie et voilà ni une ni deux, l'or du rhin, la Waakyrie, Siegfried et le Crépuscule des dieux sont dans mon panier. Y tombe aussi, un bouquin de Dumézil et un autre sur Loki, l'hiver arrive, cela me permettra d'affiner un peu plus mes connaissances en attendant de récupérer les fameuses sagas... 

Cet interlude passé, me voilà plongé dans l'Or du Rhin et le commencement. Se lève devant mi Wotan tout puissant et sa lance dans laquelle les pactes sont gravés, il ne peut s'en défaire et l'or qui tombe dans l'eau du Rhin, Alberich, le nibelungen veille et veut jouer avec les gardiennes, mais refusant à l'Amour il s'empare du bien tant convoité et s'enfonce dans les profondeurs de la terre pour apprivoiser son trésor et forger avec Mime le terrible anneau desNibelungen, celui par lequel tout est possible, tout est pouvoir. Le casque d'invisibilité est forgé. Au ciel, c'est Wotan qui est perplexe, les géants lui ont bien construit sont palais mais le prix est de leur donner la soeur de son épouse, Freia, celle par laquelle les dieux goûtent à l'éternité, l'heure est grave et c'est Loge qui trouve une solution, c'est Alberich qui en paiera le prix. Mais en échange, il maudira l'anneau, prophétie qui ne tardera pas à se réaliser d'ailleurs... 

Il est de ces moments, où le temps s'arrête et plongé dans les délices de la lecture, vous pouvez tout oublier et avidement, encore et encore vous buvez ces paroles délicieuses. Il y a dans ces pages tout le ravissement de Wagner qui aura mis près d'un quart de siècle pour arriver au bout de sa tétralogie... Une ouvre en musique qui me faudra appréhender également...


Et puis, vient le second épisode avec la Walkyrie. On est au Walhalla, Fricka, l'épouse de Wotan vient lui demander de tuer son héros, celui qu'il chérit parmi tous, Siegmund, un Walse qui après s'être battu contre ses ennemis se retrouve dans l'antre même d'un de ceux-ci, Hungrid. Il rencontre Sieglinde, femme d'une beauté étincelante dont il tombe instantanément amoureuse, il s'agit de sa soeur jumelle perdue qui femme devient et c'est contre les loi sacrées que se dresse Fricka. 

Bien que Siegmund ait pu arracher Notung, l'épée de son père, l'épée donné par Wotan lui-même, il ne pourra pas vaincre, son destin vient de s'arrêter brusquement et c'est Brünnhilde, une des 8 walkyries, celle qui protège les héros qui devra le tuer. Mais elle ne peut se résoudre à tuer cet homme au coeur pur, elle brave alors les ordres deWotan lui-même, déchaînant sur elle les foudres du maître des dieux, Notung, se brisera contre la lance de frêne, elle n'est plus... Brumhilde arrive cependant à sauver Sieglinde qui attend dans ces chairs cet être libre de tout qui n'aura peur de rien et qui seul peut défier le dieu des dieux 

Encore une fois, c'est un ravissement que de poursuivre la lecture de ces pages et l'on ressent cette force millénaire, on sait que c'est ces moments que se joue un avenir incertain. Déjà on sent unWotan prisonnier de sa condition, de son être, de la destinée que lui a révélée la sagesse primordiale. 

Déjà je vous en ait dis trop mais le bonheur de la lecture vous sera encore plus profitable en attendant que Siegfried se réveille et aille chatouiller Fafner, le géant transformé en dragon qui veille sur le trésor, sur son trésor; celui qui lui a fait commettre le meurtre de son frèreFasolt... 

Plongez-vous également dans le Siegfried d'Alex Alice, c'est juste le début... mais déjà, il y a du répondant.

Avec en prime, quelques images en vidéo, on arrête pas le progrès...




Par Herwann PERRIN - Publié dans : Livres - Communauté : Blog Culturel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Rechercher

Un petit tour sur...

Photoblog

définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus