Quelques nouvelles acquisitions présentées à la Maison Européenne de la photographie dont notamment Christophe Draeger et Saul Leiter même s’il y a aussi Mohamed
Bouroussia vu récemment à la Galerie Les Filles du Calvaire, Rob Horsntra, Marion Tampon-Lajaritte ou encore Massao Yamamoto.
Saut Leiter et ces photographies en couleurs du milieu des années 50 et après sont d’une beauté peu commune, il suffit pour s’en rendre compte de commencer à les regarder, se perde dans leur
contemplation, en découpé pour certaines les flocons, humecter la fraîcheur où l’ambiance qui en ressort pour savoir au plus profond de vous-même que vous êtes en présence d’un grand artiste sans
même savoir de qui il s’agit. Et effectivement, c’est bien d’un grand monsieur qu’il est question ici et il faut juste aller lui rendre un petit hommage il vous rend la vie plus belle
Quand à la photographie exposée de Christophe Draeger, elle est dune autre
dimension, une œuvre d’artiste engagé qui porte sur les conflits et cette faculté des Hommes à faire le mal, à détruire ce qui est beau, notre planète évidemment et les hommes et femmes qui la
peuple, on pourrait se demander si ce n’est pas dans la nature de l’être humain que des’auto-détruire , il y a un peu de ça dans ces œuvres puzzle, décomposition d’un réel à la photographie,
reproduction d’un réel carnivore qui s’assemble comme il a étédéassemblé, explosion et déstructuration de l’espace primordial pour dire, revendiquer une réalité trop triste.
Ce travail qu’il effectue doit nous permettre de nous poser, une fois encore, les questions de notre avenir, des perspectives que nous donnons, que nous laissons aux générations futures, le bel
exemple….
"Dans la série "Les plus belles catastrophes dans le monde”, Christoph Draeger transforme des photographies de presse en puzzle géant. Le principe du puzzle, généralement support d'une
imagerie conventionnelle -paysages idylliques ou œuvres d'art-, est ici détourné pour servir des images terrifiantes, qu'habituellement nous consommons de façon fugitive."
Par contre juste avant d’arriver à ces collections je n’ai pas trouver franchement très intéressant le travail d’Alair Gomes sur « A new sentimental journey 1983 » où l’illustration d’un texte
sur le divin sur Eros, une création exemplaire de Dieu, une esthétique de pensée, de vie, des corps nus à foison d’homme-statue, représentation d’un idyllique, d’un monde perdu…
De même, le travail de Gabriele Basilico sur le « théâtre Carignano de Turin », une institution à part entière qui a subit de grands changements un grand coup de nettoyage m’a semblé un peu vide
de sens. Je comprends l’initiative mais je ne trouve pas que le résultat soit à la hauteur, sauf peut être une ou deux photographies. Il est vrai qu’il est difficile de sentir ces choses là, cela
doit plus parler à des êtres ayant fréquentés ces lieux,ayan t humer l’atmosphère, ayant embrassé leur premier amour ou verser leur première larme mais voilà, je me suis senti un peu étranger en
ce monde offert à ma vue…
Par Herwann PERRIN
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Voir et revoir Henri Cartier-Bresson est, reste et sera toujours un grand plaisir. De ce promener dans cette exposition est bien agréable a plus d’un titre. Tout d’abord par ce que l’on se trouve
en terrain familier, non pas conquis car cela a déjà été fait par le maître mais parce que l’on est à mi-chemin entre le Paris d’avant, celui que je n’ai pas connu et celui d’aujourd’hui. Lorsque
l’on se promène, quelques vestiges sont encore présents, hérité d’un passé perdu qui a été figé parHenri Cartier-Bresson alors, en ces temps où la magie de l’argentique et du hasard était encore
l’apanage de quelques uns, de quelques arpenteurs du monde.
Aussi, même si vous avez déjà vu à la Fondation Cartier-Bresson où
ailleurs certaines des photographies présentées, il n’en demeure pas moins que le plaisir est là : celui de l’observation, des jeux de lumière, au travers des clins d’œil dont l’exposition est
remplie, ils sont semés pour votre œil, pour qu’il s’ouvre etentraperçoive ce que lui également a saisi au vol, cet instant de temps gelé à jamais et qui nous revient. C’est le rêve qui vous
accompagne durant cette très belle promenade en sa compagnie. J’aime tout particulièrement la série sur lesAbbruzzes
Ces images reflètent bien celui qui souhaitait « mettre sur une même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur ».
Par Herwann PERRIN
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Quelques dizaines d'artistes exposés à la Galerie Dorothy's jusqu'au 2 juillet prochain et dans ce lot 2 ou 3 ont particulièrement retenu mon attention : Clark et Pougnaud, Emanuelle Fèvre et
Béatrice lecomte et ses mises en boite..
Avec Clark et Pougnaud et leur série Dorothy et l'enfance (un clin d'oeil à la galeriste...) on s'en va voguer dans l'enfance mais aussi et
surtout dans le théâtre, représentation de portraits posés dans un décor tout à fait réel, imaginaire, on peut lire sur leur site : "L’enfant est seul dans un monde qui n’est pas à sa mesure;
Impuissant à changer la réalité, il la transcende par un extraordinaire pouvoir d’imagination qui l’emmène à tout moment dans l’univers des contes de fées."
Les autres séries sont également très réussies et je vous invite à faire un tour sur leur site et à passer à la Galerie pour les voir devisu...

Il y a également les photographies présentées par Emanuelle
Fèvre et la magie de la composition/décomposition ou surimpression, le numérique est là parfois en aide, complément et les effets de rendus de l'espace urbain s'en trouvent transformés de
manière assez exceptionnelle

Bétarice Lecomte, elle n'est pas photographe, elle propose de la mise en boîte, de la miniature de scènes qui ma foi sont assez réussie, l'atelier dePollock, un
semblant de Calder, l'affiche interdite, les voitures autruches,... et pleins d'autres que vous pouvez retrouvez sur son blog d'ailleurs
Enfin, vous pourrez également découvrir les oeuvres de street art composées à partir de matériaux usés d'Alain Louiset et son Franck Sinatra par exemple ou encore un hommage à la culture
afro-américaine et ses origines avec Jonathan French et son Children Wendy ou encore partir à la découverte des mondes surréalistes avec Stephen Tamiesie et son par exemple Meteor Crater Arizona
de 2007
Voilà à vous de jouer maintenant...
Galerie Dorothy's
27, rue Keller - 75011 Paris
Tél : 01 43 57 08 51
Par Herwann PERRIN
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