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Pour ne pas oublier trop vite tout en essayant de profiter de la vie et  de partager ses envies...

Essayez de trouver ici les quelques sorties qui peuvent vous inspirer...

 



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Avez-vous un peu froid en ces temps reculés où l'ombre de l'hiver plane sur vous, très certainement et pas de belle écharpe en vue, ni de mitaine sympathique à vous mettre. Quand à la Chapka, ne m'en parlez pas, on est très loin de pouvoir les mettre tous les jours, on se croirait en Russie...


Eh bien j'ai ce qu'il faut pour vous, de belles écharpes, des mitaines des plus chaudes et même brodés avec des Space invaders pour ceux qui veulent, en stock où à la demande, c'est vous qui choisissez avec Devi, le monde de la laine vous est ouvert, et vous redécouvrez le pourquoi de cette matière si noble et si agréable à porter.


Donc, pour ceux qui ont envie de sortir un peu des sentiers battus, d'avoir chaud et d'être dans le vent, une seule adresse possible : Wool and Stuff by Devi Kernem

"MES CRÉATIONS SONT DES PIÈCES UNIQUES, FAITES MAIN. LA COULEUR, LA MATIÈRE ET L'ASYMÉTRIE MÈNENT LE JEU. COMME ME DISAIT MA MAMAN : RIEN NE SE PERD, TOUT SE TRANSFORME! J'EN AI PRIS BONNE NOTE ET JE TRANSFORME LA LAINE EN PARURE, REMANIE ET REDONNE UNE SECONDE VIE AUX VIEUX VÊTEMENTS. ENTREZ DANS MON UNIVERS OU LE DÉCALAGE EST ROI".



Comme vous pouvez le voir, c'est tout autant pour Messieurs que Mesdames, alors faits vous plaisir et étonnez-vous un peu que diable... c'est de la pure qualité tout en étant abordable et original, elle était hier à Viens dans mon dressing dans le Marais...



Le site de Devi Kernem : http://devikernem.blogspot.com/


 

Joachim Patinir, un peintre « méconnu » contemporain de Bosch, de Durer qui pu le rencontre et qui en parle dans ses carnets, un peintre qui un peu à l’instar de Jérôme Bosch est une espèce d’ovni incommensurable dans le monde de la peinture. Un de ses génies que l’on découvre après coup et sur lequel on a finalement peu d’informations, juste qu’il était un précurseur, un grand homme et ce n’est pas rien déjà.

 

On ne sait que peu de choses sur lui, une rapide biographie, quelques écrits par ci par là et puis une trentaine de toiles authentifiées quelques autres qui seraient de lui. Un flambeur majestueux et sublime. Une vie qui s’arrête en 1524

 

Il suffit juste de se plonger dans ses toiles réparties un peu partout en Europe pour comprendre de quoi il retourne.

Nous sommes aux 16ème siècle et déjà vous êtes ailleurs, loin de là et proche à la fois par la technique, la vision qu’à Joachim Patinir, ou Patiner. Etrange et magique à la fois de n’en savoir que si peu, il nous reste pour ainsi dire la matière brute, ces petits personnages dont souvent Saint Jérôme, le pénitent qui est là en arrière plan, presque toujours présent sur ses toiles. Il faut regarder minutieusement et lire au-delà des lignes de fractures, se laisser prendre par ses montagnes qui se dessinent, ses lacs, cette verdure et surtout au combien, ce bleu si particulier dans lequel vous pouvez vous laisser happer, aspirer

 

Patinir offre un mode de rêve et de poésie. Stangerup indique : « Les paysages d’éternité, d’une beauté inouïe et la courbe de l’horizon a l’infini évoquent, eux, le temps circulaire des grecs pour lesquels le cercle et sphère symbolisaient la perfection » (…) « Le Monde de la mémoire demeure éternel, alors que le monde objectale sera jamais qu’une image dans le mouvement de l’éternité. Lorsque Kierkegaard écrit « pour définir l’idée du temps chez les Grecs, il faudrait parler d’un passage non pas relatif à un présent ou à un passé, mais qui constitue l’essence même du temps, un pur « passer », on voit les tableaux de Patinir. Ses petits personnages humbles mais aussi ses personnages centraux, saint Jérôme ou encore saint Christophe, semblent passer comme passe le temps et ne laissent aucun doute sur leur auteur. »

 

Je ne peux que vous conseiller la lecture d’une idée du bleu par Henrik Stangerup où vous trouverez un nombre certain de toiles toutes plus belles les unes que les autres et une explication de texte quelque peu originale. On part de l’Utopie de Thomas More, écrite à l’époque en passant par les flandres, les grecs et leur conception cyclique du temps, Durer, une petite biographie, un peu de philosophie et d’histoire de l’art pour en ressortir avec une autre vision, celle d’un grand peintre incontournable.

 

Encore une fois penchez vous en détail sur ces tableaux et regardez bien les différents plans présentés, ne vous laissez surtout pas captiver par le seul premier plan, le second et le troisième recèle de trésors a qui sait les voir.

 

D’une beauté à vous en couper le souffle alors pour ceux qui ont la chance de faire quelques voyages au long cours, je vous suggère d’aller voir dans le désordre à Paris, le Louvre, à Dijon le musée des beaux arts. A Londres la National Gallery, à Rotterdam le boymans van beuningen, en Suisse, à Zurich au Kunsthaus ou à lugano à la fondation Thyssens-Bornemizza, en Espagne au Prado, au Danemark au Statens Museum for kunst, en Belgique à Anvers et à Bruxelles au Musées royaux des beaux-arts , en Autriche à vienne au Kunsthistorisches et en Allemagne à Karlsruhe au Staatliche Kunshalle ou à Berlin au Staatliche Museum et évidemment au Metropolitan à New York

 

Je n’ai trouvé que le livre d’Henrik Stangerup chez Flohic en 1992 d’occasion car il n’est plus édité pour me souvenir de ces magnifiques paysages mais je suis preneur d’autres livres si vous en connaissez

 

En tout cas, si vous avez l’occasion eh bien plongez dans ce bleu, n’hésitez plus ; le bonheur est au rendez-vous


Eh bien après avoir découvert il y a peu ce groupe avec leur album Beach House – Beach House, voici qu’un nouvel album est arrivé et je dois dire que je suis assez fan, le ticket d’entrée est assez léger, on apprécie rapidement.

 

Il n’y a rien de neuf vous diront certains, eh bien pas si sûr que ça, …. Avec cet album, on est à la fois dans la continuité et dans la construction d’une complexité qui se créé de manière itérative, un entrelacs de petites nouveautés qui rendent cette musique d’autant plus charnelle, que l’on ne s’y trompe pas. Avec le duo de Baltimore, on se sent bien, on est content de se retrouver a leurs côtés, de partager ce sentiment et cette musique, des mélodies telles que Used to be, Lover of mine, Take care ou tout simplement la sublime Zebra en ouverture de l’album, vous voyez vous avez le choix…

 

Pour vous conforter, il n’y a qu’à lire Wow magazine si vous aviez un doute : « Pensé comme une voix en contrepoint, son jeu (et ses arrangements) berce fiévreusement le corps et l’esprit sur un rythme hypnotique, créant des chemins contrastés, troués de lumières. C’est certainement l’un des musiciens les plus intéressants à suivre actuellement, tant son esprit semble s’être libéré de toute contrainte et s’élancer haut. Les deux forment enfin une créature hybride, où masculinité et féminité, sens et mélodies, se mélangent et se répondent de manière si intime, qu’il est impossible de rationaliser leur écriture et de discerner autre chose que les sensations magnétiques qu’elle déverse, laissant l’auditeur partir dans un ressac de lave et de glace.
Chaque titre éloigne un peu plus du monde quotidien : Silver Soul, premier point d’orgue construit en une unique montée en tension, et sa passion irrationnelle et sexuelle appuyée sur un choeur ambigu à rendre fou, les vrilles cycliques de Walk In The Park qui encerclent l’esprit, tandis que le chant monte si fortement qu’il vous renverse en arrière sur la phrase oh you want more…
Used To Be, réarrangé depuis sa première édition, martèle frontalement l’évidence de la rupture, l’inanité des souvenirs, plus vivants que le présent, mêlés d’espoir absurde.
Petit à petit, Teen Dream, poursuit son insensée progression.
Paysages mobiles et nocturnes (Norway), étendue calcinée de lucidité et de douceur (Better Times), cavalcade hypothétique en forme de galop féérique (10 Mile Stereo), pour s’arrêter net sur l’hallucinant Real Love.
»

 

Voilà un album qui vous fera craquer gentiment alors allez les écouter, les découvrir sur  Spotify : Beach House – Teen Dream ou sur leur espace mys space




Cela fais quelques temps maintenant que j’écoute MIdlake, j’aime assez, le premier album en particulier et puis également les deux autres

 

Donc je me suis dis que cela pouvait être pas mal en concert même si j’avais un petit doute du fait que c’est quand même pas super pêchu mais bon les groupes en concert sont rarement les albums

 

Eh bien hier sir cela a été un peu la déception, en effet, le groupe est là, c’est le dernier album qui est joué avec quelques aller-retour sur les autres albums quand même mais ce qui manque en concert c’est l’espace, pour cette voix, pour qu’elle s’épanouisse pleinement et qu’elle ne reste pas enchâssé par les 6 autres musiciens, cela fait beaucoup.


On les verrait bien dans l’Ecosse, dans les grandes plaines, ils joueraient dans leur élément et les chansons quelques peu lancinantes sortiraient comme par magie de la terre et du ciel. Mais là, au Nouveau Casino, c’est un peu trop restrictif, on manque d’air et eux aussi

 

Alors c’était un petit peu décevant d’autant plus que je ne suis pas plus fan que cela du dernier album…

 

Pour vous faire une idée, écouter leurs albums sur Spotify

 

Midlake – Milkmaid Grand Army EP (my favourite)

Midlake – The Trials of Van Occupanther

Midlake - The courage of others

 

 

 

 

Rendez-vous en enfer, c’est un peu ça la guerre, enfin on ne sait pas mais c’est vers quoi cela mène en tout cas. Aucune certitude, aucune possibilité de faire marche arrière.

 

C’est cette histoire que l’on nous raconte un peu, beaucoup.

L’histoire de deux frères aussi, l’un mauvais garçon et ne suivant la pas droit chemin alors que l’autre est celui sur lequel on peut compter, celui qui a l’assise pour faire face. Jusqu'à quand ? jusqu'à où ?

Tobey Maguire est cet homme là, mari de Grace, la sublime Nathalie Portman et le bad guy c’est oncle Tommy alias Jake Gyllenhaal.

 

Sam par à la guerre, en Afghanistan alors que Tommy reste aux États-Unis, il sort de prison, sa relation avec son père (Sam Shepard) ancien militaire également n’est pas bonne, ce dernier n’a pas un passé serein, cela se sent. D’anciens mauvais souvenirs du Vietnam doivent le hanter, c'est inévitable mais la communication est quelque chose qui ne n'ait pas aisé, surtout lorsqu'on ne l'a jamais fait.

La  vie continue, dans l’attente du retour de Sam.

 

Mais, tout s’effondre lorsqu’ils apprennent la mort de Sam sur le terrain, une embuscade, deux hommes arrivent et lorsque la porte s'ouvre, c'est un monde qui s'éteint.

 

Quelques non-dits arrivent à percer et Tommy se rapproche petit à petit de la famille de Sam et de Grace qui ne l’a jamais apprécié outre mesure; une relation se noue entre le frère et la femme de son frère. Les enfants semblent heureux et le deuil commence à s’estomper jusqu’à ce qu’une autre nouvelle arrive…

 

Le bonheur tant attendu n’est pas, n’est que de courte durée;  l’appréhension et la peur sont là qui rodent dorénavant, tel un spectre qui hante et qui ne s'en vas plus jamais. La guerre n’est pas compréhensible à ceux qui ne l’ont pas vécue, tout semble dérisoire dans ce monde pour un revenant du royaume, il n’y a pas d’échappatoire envisageable, le goût de la vie n'est plus le même et derrière les apparences il n'y a plus rien que le vide.

 

Un film assez dur qui nous rappelle les horreurs de la guerre, les soldats sont bien des êtres humains et lorsque l’on revient, si l’on revient de cet enfer, le décalage est là, ce qui a été vécu n’est que rarement racontable et la question qui demeure est de savoir si l’on peut encore vivre en tant qu’Homme après ça.

 

 

A voir également avec Tommy Lee Jones le très bon Dans la vallée d'Elah qui traite également même si de manière assez différente la même problématique.

 


 

 

Eh bien j’ai appris, une fois n’est pas coutume, la sortie de Vexations de Get well soon par un très bel article du Monde, aussi je me suis empressé d’aller l’écouter sur Spotify pour savoir si la très bonne critique était à la hauteur de ce nouvel opus après le très bon Songs Against The Glaciation ou encore Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon


Les rêveries démesurées de Get Well Soon : "Intituler Nausea le morceau d'ouverture de son nouvel album, en citant Sartre, invoquer ensuite le parrainage des stoïciens dans la chanson Seneca's Silence, avant d'évoquer le siècle des Lumières dans We Are Ghosts ou bien les cinq étapes de la mort (5 Steps-7 Swords) formalisées par la psychiatre américaine Elisabeth Kübler-Ross... On en voit déjà s'enfuir devant cet improbable mélange de pop et d'ambitions philosophico-littéraires. Ils auraient tort de ne pas s'immerger dans Vexations, le second album du jeune Allemand Konstantin Gropper (27 ans) , démiurge du groupe Get Well Soon. Ce disque ne cesse de frémir de mélodies crève-coeur, serties à la fois de fragilité folk et d'orchestrations luxuriantes.


Comme à la sortie du premier disque du groupe, Rest Now Weary Head ! You Will Get Well Soon (2008), on repère un chant influencé par la noirceur mélancolique de Thom Yorke, la voix de Radiohead, une dynamique émotionnelle également chère à Arcade Fire, des flâneries balkaniques croisées chez Beirut. Ses désirs de se façonner, en bricoleur solitaire, avec une énergie presque enfantine, un univers démesuré range Konstantin Gropper du côté de rêveurs magnifiques tels Sufjan Stevens ou Neil Hannon de Divine Comedy.

Difficile d'affilier Get Well Soon à une tradition rock allemande. Si, après des études de philosophie et de musique à l'université d'Heidelberg, le jeune homme a emménagé à Berlin, attiré par la bohème artistique locale, il se sent plus proche des cinéastes de la ville que de ses confrères musiciens.


(...)

Références littéraires et expériences personnelles s'entremêlent avec ce qu'il faut d'ironie pour ne pas crouler sous la prétention. L'illumination existentielle du narrateur de La Nausée devant les turgescences d'une racine de marronnier se greffe, par exemple, à des souvenirs de jeunesse. "Au début du morceau, on entend les bruits de la forêt située derrière la maison de mes parents. Elle représente à la fois le symbole de mon enfance, quand tout avait un sens, puis ce moment de ta vie où tu t'aperçois que le monde n'a plus rien d'enchanté et que tu dois trouver ta propre réalité.
"


 

Assez différent du dernier opus, je me laissez aller avec ce nouvel album assez planant il faut dire.


La très belle We Are Free, pour commencer et vous laisser entre de plein pied dans cet album tout comme la très douce et lancinante Werner Herzog Gets Shot. Vous êtes bercé dans un univers où tout commence à prendre forme, à se dessiner et se mettre en mouvement. Avec Angry Young Man, on change de registre et cela démange un peu, on se retrouve dans une sort de manoir, l’imagination faisant miroiter le reste. vous allez faire des sauts, vous élever d’un coup. Ecoutez également Teenage FBI, tout en douceur

 

 Quelques chansons plus tranquille, comme, Avec My Door,, A Burial At Sea, Nausea ou encore We Are The Roman Empire mais cela me va bien, le temps est blanc, plus on avance, plus le paysage et le ciel deviennent uniformes, le blanc recouvre ces grands espaces et l’on peut se perdre sans ménagement, on s’engouffre plus profondément vers les Vosges, je me laisse porter par cette musique lancinante et je me prends à rêver

 

Enfin voilà, à vous découvrir le reste, l’album… mais je dois dire que je suis au final assez content de ce nouvel album qui devraient vous permettre de découvrir un tout autre univers

 

C’est la poésie qui prédomine dans cet album, la rêverie vous envahit avec cette voix mélodieuse, ces sons et ces chœurs/voix qui vous bercent comme dans Red Nose Day, on arrive au sublime tout comme avec La Chanson d'Hélène

 

Si vous avez Spotify, eh bien c’est Get Well Soon – Vexations et puis sinon, regardez leur espace My space par exemple


 

 

Avec cette exposition, Patrick Messina revient en force sur des images qui font partie d'anciennes séries, ses premières.

Une exposition à la galerie Philippe Chaume qui permet de se faire une idée assez précise du travail du photographe.

 

Une manière de faire disparaître les alentours pour se focaliser sur une zone d’1m² ou presque, à la manière d'une sorte de gigantesque macro qui permet de rendre cet effet.


Elise Legris-Heinrich indique : "Il réduit la profondeur de champ des vues devant lesquelles il se poste, créant des zones de flou inhabituelles et réduisant la partie nette. Par réflexe physiologique, l’œil interprète ces paysages comme des maquettes. Les voitures et les piétons de New York, de Rio et de Toronto semblent tout droit sortis d’une boîte à jouets. Non sans humour, Patrick Messina a fait de ces métropoles des miniatures presque interchangeables : Pékin ressemble à Tokyo, Beyrouth à Los Angeles et Chicago à Hong Kong. Ici ou là, les villes sont les mêmes, mieux vaut en rire plutôt que de constater l’uniformisation de l’urbanisme."


En tout cas, ce mélange de genre entre netteté et flou e plaît beaucoup, je trouve que cela donne une poésie certaine à ces photographies, de la grandeur et un petit effet rétro également qui ne sont pas pour me déplaire, au contraire.

 

C’est plus présent ou plus identifiable sur des espaces urbains aux reliefs assez différents, on perd un peu de cet effet lorsque l’on se retrouve face à des étendus géantes comme la mer et une coquille de noix qui s’y ballade ou encore lorsque la vue prise de trop loin comme dans ce quasi-désert ; il faut se rapprocher et regarder plus précisément, se pencher

 


 

Galerie Philippe Chaume

5ue marseillaise – 75010 Paris


PS : sympathique nouveau site web de la galerie

 


Une bande dessinée qui ne peut être qu’autobiographique. L’histoire d’un enfant, d’une famille, de lui de son enfance et des rapports plus que difficile avec une mère qui ne l’aime pas, un père toujours absent, qui ne parle pas, un frère avec lequel il n’est pas vraiment en phase, une vie pas évidente.

 

Des séances de rayons X qui le marqueront à vie, deux opérations successives qui lui enlèveront la parole et presque la vie. Une grand-mère qui n’est pas franchement sympathique, c’est le moins que l’on puisse dire, la découverte d’un psychiatre qui lui sera d’un grand secours, le dessin comme seule arme et laquelle, il nous raconte sa vie celle vécue, ressentit.

 

Les traits sont fins, les émotions transparaissent à travers les cases, le noir et blanc est là qui renforce cet aspect, l’absence de bulles est parlante,

 

Une vie comme il en existe tant, sûrement, un exutoire te une libération permettront à certains de s’y reconnaître et d’eux aussi s’affranchir de ces barrières mentales qu’on a pu leur imposer, même insidieusement, c’est le pire d’ailleurs

 

Émancipation et reconquête du soi peut être sont la clé des songes et surtout de la vie, enfin lorsque cela est encore possible.

 

Une histoire assez dure mais qui vaut la peine d’être lue


Sur du9.org, la critique n'est pas ambigüe mais a des airs de désabusement : "Pour qui s’intéresse à la bande dessinée depuis longtemps, Sutures  sera un livre de plus. Honnête, plaisant à lire, mais peut-être aussi plus intéressant dans le fait qu’il sort en 2009 alors que l’auteur est de la même génération que Crumb par exemple, que son style évoque Eisner dans certaines gestuelles, etc.

Sutures est un livre intéressant répétons-le, il aura du succès c’est certain, le même que Blankets en son temps par exemple, et ce sera tant mieux pour l’auteur. Mais on peut aussi lui trouver des allures de story board qui fait se demander si le fait qu’il soit une bande dessinée ait une réelle importance. Un livre indéniablement sincère, mais qui n’est pas le jalon d’« une nouvelle ère pour le roman graphique », plutôt une suite logique de son évolution récente. L’importance de Sutures tiendra plus certainement à son succès public, voire son éventuelle adaptation cinématographique".


Ils ont certainement raison, cela va s'en dire mais il reste indéniable qu'il n'y a finalement pas tant de bandes dessinées de la trempe de Blankets and co, donc une très "belle" découverte

 

A vous de voir maintenant...




Retour pour cette troisième exposition de Roger Ballen à la galerie Kamel Mennour avec comme projet une ancien bâtiment de 3 étages et les gens qui le peuple en Afrique du sud. Plus exactement cette « Boarding House », nom donné par l’artiste, est située en périphérie de Johanesburg



Ancienne entre servant lors de l’exploitation des mines, maintenant désaffectée mais toujours habitée par les laisser pour compte qui sont pléthores là-bas comme ici d’ailleurs. Des criminels, des sorcières, des gens sans le sous, un véritable microcosme qui se partage bon an mal an cet entrepôt complètement délabré.

Une exposition qui met en scène peut d’hommes, de femmes ou d’enfants même si elle est « habitée » en permanence par ceux-ci, notamment les enfants.



Des mises en scènes qui tendent à rappeler au travers des dessins laissés, des objets retrouvés, des compositions et des murs taggés de dessins ou d’autres symboles que bon nombre d’enfants et donc de familles sont passées par ici ; dans ce lieu de perdition où il ne fait évidemment pas bon vivre. La zone est là et les photos rappellent cela tout de par leur composition qui tissent des liens entre les différents supports donnant par là du sens, une certaine résonance à ces instants figés par l’artiste. 

Des photographies en noir et blanc, comme à son habitude et au format carré qui révèle une grande maîtrise du cadrage, de la composition, de la lumière

On retrouve du Brassaï et du Doisneau of course mais sous une autre forme, un documentaire moderne

Une exposition à ne pas manquez en tout cas et qui est en place jusqu’au 6 février prochain

Galerie Kamel Mennour
47 rue saint andré des arts – 75006 paris
Tel : 01 56 24 03 63

Dans la suite de l'exposition à la galerie applicat-prazan en novembre me voilà en semaine, oh chance inespérée, dans le Centre Pompidou et dans l’exposition rétrospective de Pierre Soulages.
Parcourir cet espace lorsqu’il est presque vide de personnes et où seules les toiles s’expriment est assez exceptionnel. Alors préférez les nocturnes ou la semaine, vous y gagnerez en visibilité d’ensemble et de détails aussi.
 
L’exposition se veut un parcours quelque peu chronologique sur l’œuvre de Soulages même si ce dernier n’aime pas forcément les découpages purement chronologiques, il a participé a l’accrochage donc a pu être force de proposition dans ce sens.
 
En exergue du catalogue, on peut lire de Pierre Soulages : "je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est libre et nécessaire  interprète. cette position du spectateur dépend et répond de son attitude général dans le monde et ceci avec d'autant plus de force qu'il n'est pas pris à parti à travers cette peinture qui ne renvoie pas à quelque chose d'extérieur à elle-même. c'est non seulement le peintre entier que ma peinture engage, mais aussi le spectateur, et le plus fortement qu'il soit possible"
 

Les salles du début concernent sa période antérieure à 1979 et à l’outrenoir. On retrouve les débuts avec les tableaux au brou de noix puis l’évolution vers les formes architecturales; composites qui se dégagent des compositions, les couleurs qui raisonnent et qui éclairent déjà d’une certaine manière le noir qui les composent majoritairement ; les essais de nouvelles techniques que cela soit le raclage, le lissage ; la densité du noir se faisant plus impressionnante de loin, un bloc dans lequel on pourrait se perdre, le rapprochement effrite un peu cette densité. Le goudron sur verre ou encore les peintures de 1968/1970 qui me rappelle quelque peut certaines photographies en noir et blanc de Jean-Claude Gautrand dans sa série Metalopolis.
 

Le noir envahit l'espace de la toile tout en se dispersant, les masques se divisent, des mondes s'opposent, entre la densité de l'un les stries de l'autre, le brossé et ses entremêlements qui se chevauchent, les polyptyques et leurs variations infinies, telles des dents, des paysages qui se dessinent et qui apparaissent différemment à chaque regard. Ces tableaux de pâte noire dans lesquels des écorchures, des cicatrices qui divisent la toile pour mieux en faire ressortir les lignes de force. Ces couleurs entre noir et bleu qui s'interpénètrent pour aller de l'une vers l'autre où plutôt se faire absorber, qui sait.
 
"La réalité d'une oeuvre, je l'ai dit souvent, c'est le triple rapport qui se crée entre la chose qu'elle est, celui qui l'a produite et celui qui la regarde, marquant bien le fait que la peinture ne transmet pas de sens mais qu'elle fait sens; elle n'en communique pas - tout ce qui en elle se réduit à la communication n'est qu'un moyen remplaçable. Elle est avant toute une chose qu'on aime voir, qu'on aime fréquenter, origine et objet d'un dynamique de la sensibilité"
 
Des lignes de fractures et des ciels de nuit qui sont fracturés par un ligne d'horizon, des toits de tuiles et la pluie qui tombe tout à côté, et plus encore; tels sont quelques unes des visions que l'on peut avoir dans ces salles où retentit calme et plénitude, un nouveau monde s'offre à vos yeux. Perdez-vous un tant soi peu sinon ce ne serait pas la vie.
 
L’outrenoir tel un nouveau monde s’offre bientôt à nous et avec lui un autre regard sur l’œuvre, sur les tableaux qui émergent de ce monde de noir et de lumières. Car en effet, il est avant tout question de lumière avec Pierre Soulages ; cela peut paraître irréaliste et complètement hors propos mais non, le maître du noir est un peintre de la lumière, de la clarté, de la découverte du monde tout simplement. Dans Connaissance des arts, on peut lire de Jean-François Lasnier : "Le noir, " c'est la couleur d'origine", affirme Pierre Soulages. origine de l'art qui serait né, selon la légende antique, d'une ombre cernée par un trait; origine de sa peinture qui naît dans le noir, s'y ébat et s'y reproduit sous des formes toujours inédites. (...) Alors qu'il était encore enfant, il dessinait des traits noir à l'encre sur une feuille blanche; A une parente l'interrogeant sur le sujet de son dessin, il répond : un paysage de neige. Grâce au noir de l'encre, le blanc du papier lui apparaît, par contraste, aussi éblouissant que la neige !"
 

Lorsque vous regardez ces toiles, l’éclairage de celle-ci, les matérialise de manière différente, suivant les tons de noirs (brillant), mat, les écorchures, les stries, vous allez apercevoir d’autres tableaux, des ombres,… "Si j'ai inventé ce mot "outrenoir", c'était pour montrer qu'il ne s'agissait pas seulement d'un phénomène optique de réflexion de la lumière. Ce mot désigne ce qui se passe en nous quand on aime ce genre de travail, provoqué par la réflexion de la lumière sur des surfaces noires. il ne revêt à mes yeux aucune nuance poétique. Je l'ai cherché pour une signification très précise : à l'image d'outre-Rhin, d'outre-Manche, d'outre-Atlantique qui désignent d'autres pays, l'outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui atteint par le simple noir".
 
Voici donc une exposition que je vous conseille très vivement d’aller voir, elle ne pourra que vous interpeller et vous faire réfléchir que vous l’appréciez ou pas d’ailleurs, un de ses artistes humbles et qui apporte une autre vision de l’art, de la peinture à ne pas manquer donc
 

Et puis je vous conseille vivement l’achat du catalogue de l’exposition, le prix est modique (8,5€) dont la lecture ne pourra que vous ravir, Pierre Soulages y racontant quelques anecdotes de son enfance, l'une sur cette tâche de l'autre côté de la rue et sa transmutation, l'autre sur un lavis de Rembrandt qui maqué se révéla d'autant plus à ses yeux, le drapé de la robe prenant alors une tout autre signification,... tout en lisant également l'article de Pierre Encrevé dont on notera par exemple ce passage : "Dans la déclaration de Soulages à pierre Schneider, en 1963, à propos du noir : "il est l'absence de couleur la plus intense, la plus violente, qui confère une présence intense et violente aux couleurs, même au blanc", il faut retenir les termes absence et présence indissolublement liés par les qualificatif : intense, violente. Pour Soulages, la picturalité du noir tient dans l'intensité et la violence de son absence ( de couleur) qui produit la présence intense et violente des couleurs et du blanc : de la lumière. Inversement, la présence du noir n'est fidèle que dans la mesure où la lumière l'installe dans l'absence". Vous l'aurez compris, il y a de la matière et cela vaut la peine de s'y pencher... A compléter également par Connaissance des Arts qui vous donne une vision d’ensemble du travail de Pierre Soulages y compris sur les vitraux de Conques et le futur Musée Soulages qui devrait bientôt ouvrir ses portes et puis sinon il y a des écrits plus complet disponible chez vos libraires préférés
 
Centre Georges Pompidou




Nouvelle exposition du grand maître de la photographie à la fondation Henri Cartier Bresson. Elle permet de voir des photographies inédites de Robert Doisneau, des photographies qui sortent du cadre habituel des expositions qui lui ont été consacrées : "une centaine d'épreuves originales, choisies en majorité parmi les trésors de son atelier et dans diverses collections publiques ou privées" qui s'étalent de 1933 à 1966.

Un parcours dans le Paris d’alors nous est servis qui permet de croiser de voir ce qu’était la ville à l’époque. Finalement pas tant de différences que ça par rapport à aujourd’hui, tout proportion gardée bien entendu.

On retrouve les amis en terrasse, se délassant autour d’un verre rafraîchissant, les jeunes parents et leurs poussettes de compétition se retrouvent pour un repas en extérieur. Les laissés pour compte vivent dans des cabanes, les clochards sont toujours sur le trottoir et les bouches de chaleurs, la ville a évolué, certes, elle s’est peuplée d’âmes mais finalement pas tant que ça. Le cirque n’est plus dans le centre mais en périphérie, les voitures plus nombreuses et colorées ; la neige restera toujours immaculé recouvrant Paris de son manteau soyeux.

Un parcours qui vous permet de vous replonger un temps dans l’avant maintenant, l’instant qu’il soit anodin ou pas a été figé dans le temps et l’espace par Robert Doisneau. Cela peut paraître hétéroclite et désordonné, cela l’est un peu mais c’est normal, quand le photographe se ballade dans la ville ouverte, son regard capte les émotions, les détails et les figent.

Un parcours que je vous conseille de faire plutôt en semaine car quand nous y sommes allés un dimanche, la queue était trop longue, nous avons renoncé, c’est vrai que c’était le we de démarrage avec un article dans le Monde et que le lieu n’est pas gigantesque. Donc, en semaine, vous aurez une meilleure vision d’ensemble et vous pourrez vous arrêtez sur quelques détails significatifs à vos yeux
 

L'exposition a commencé il y a peu et reste en place jusqu'au 18 avril prochain, avis aux amateurs...

Une petite biographie lui est consacrée sur le dite de la Fondation Henri Cartier Bresson


Avec John Fante, on est propulsé dans l’Amérique des années 30, celle de la dépression, les immigrés italiens n’ayant malheureusement pas assouvi et réalisé le rêve américain.

Dans ces deux récits, il s’agit de deux familles d’origines italiennes où le père se saigne au travail, la mère essaye d’éduquer ses enfants dans le respect de la religion catholique. 

Dans les deux récits le père est poseur de briques. Dans l’orgie, le père rêve de pouvoir donner plus à sa famille et son fils n’a que des égards et de l’admiration pour lui. Ils espèrent tous, surtout le fils que la mine qu’on lui a donnée sera cette occasion qui lui faisait défaut et que bientôt il n’aura plus à travailler. Mais que se cache t-il vraiment dans cette mine et que fait le père avec son acolyte Frank Gagliano tous les dimanches… la fin d’un monde

Dans 1933 a été une mauvaise année, on retrouve encore un père poseur de briques et joueur de billard pour améliorer les fins de mois (quand il ne perd pas) et son fils Dominique Molisse qui a un bras magique, enfin c’est ce qu’il nous en dit.
Un jeune homme de 17 ans qui las de la pauvreté dans laquelle sa famille se trouve a envie de changer d’air. Son ami Kenny bien qu’il ne soit pas du même milieu semble également intéressé par l’aventure californienne.

Deux univers dans lequel on s’immerge très rapidement pour comprendre, sentir les sentiments de chacun, le rire est là également avec Dominique et ses onguents à bras, son expérience avec la sœur de Kenny ou encore ses visitations, les personnages sont attachants, singuliers. Les vies défilent sans que leurs acteurs puissent vraiment arriver à joindre les deux bouts mais il faut croire en l’avenir…

A lire définitivement pour découvrir cet univers si particulier de John Fante

Un très beau conte initiatique qui nous est servis là par Spike Jonze. On pouvait effectivement se demander comment allait être mis en scène cet opus de quelque 20 pages écrites par Maurice Sendak en 1963 sous le titre « Where the wild things are »
 
Originellement Max qui a été privé de dîner s’invente un monde ans lequel il rencontre d’étranges créatures et en devient finalement roi. Eh bien dans cette adaptation, cet épisode est quelque peu chamboulé et même si le résultat est sensiblement le même, de mon point de vue il est passé dans l’autre monde, il y reste d’ailleurs un certain temps et la rencontre avec les maximonstres est tout à fait exceptionnelle, un sentiment étrange vous assaille et vous replongez dans l’univers de l’enfance avec grand bonheur
 
Une belle traversée qui l’amène à se découvrir un peu plus et à découvrir les autres, à essayer de comprendre les enjeux, les peurs et les attentes de chacune de ces immenses boules de poils pour lesquelles il n’y a pas de frontières car ils sont lui et lui eux, tout du moins en partie, chacun de ces monstres représentant peu ou prou les angoisses, la peur, la solitude,… qui peuvent assaillir Max dans sa vie, transposition rêvée, imaginaire du monde dans lequel il évolue. Une plongée en plein subconscient dont il sortira sûrement grandit
 

Un beau film plein de poésie mais que je ne conseillerai pas au jeunes enfants, un peu trop en avance sur son temps, enfin quelques uns s’en rappelleront comme peut être l’expérience que j’ai eu rétrospectivement avec Jonathan, le goéland, également mythique (enfin dans mon souvenir).
 



On continue dans la lancée. 

Après 1974 on retrouve 3 ans après jack Whitehead, le reporter de l'année de l'époque qui est de retour, enfin c'est assez étrange, on est entre le passé et aujourd'hui, un autre tueur, le même allez savoir tue des prostitués à coups de marteaux et autres objets contondants... 

En tout cas l'horreur est là qui s'accélère. Sur fond d'amour entre un flic et une prostituée, un jack complètement déboussolé, des flics plus pourris que pourris, une ambiance malsaine qui suinte de tous côtés, des non dits, des intrigues, le noir est là qui s'insinue de partout pour nous emmener vers la vérité, mais laquelle car il y a beaucoup d'éléments qui restent cachés, les flics savent, c'est sûr du moins quelques uns mais se taisent, la toile se referme sur ceux qui essayent d'en savoir plus, Bon Fraser sera de ceux là et on aimerait pas être à sa place. 

Un canevas dans lequel il faut trouver le chemin, les voies qui vous permettront peut être d'en savoir plus avant le prochain opus. Une écriture qui se découpe en deux temps en deux personnages qui s'entrechoquent, des pensées qui remontent et toujours la lumière qui se fait de plus en plus ténue, les pintes qui descendent et l'envers du décor.

Encore une fois David Peace nous emmènent dans les profondeurs du monde, du Yorkshire

To be continued...




Impressionnante et tragique série de photographies de Stephan van Fleteren sur la pauvreté en Belgique.

Le noir et blanc rend à ces personnes cette noblesse du regard malgré la situation, leur situation de précarité extrême. Non nous ne sommes pas au début du siècle ou après la guerre, c'est aujourd'hui que cela se passe et il est bon de se souvenir que la pauvreté est là à nos portes ou presque et qu'elle tue tous les jours bon nombre d'hommes et de femmes...




Lire cet article du Post de 2008 : "Pauvreté - 7,9 millions de Français vivent avec moins de 880 euros par mois
Ce taux représente 13,2% de la population.
Le Secours populaire soutient 1,4 million de personnes démunies et la fréquentation de ses permanences d'accueil augmente. Mais au-delà des statistiques, ce sont les conditions de vie des plus fragiles qui se dégradent. L'angoisse du lendemain, combinée aux besoins matériels, démultiplie les risques de dérive."



D'autres séries a découvrir sur son site telles que Waiting for the promised land: Ethiopia, Hobo's in the U.S.A.

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